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A qui profite the scream ?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’expressionnisme et du ragout de hérisson réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 23 janvier 2016, quatrième jour de Pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes de l’orthographe ne manqueront pas perce-neigede relever qu’il faudrait dire LA perce-neige. Et je ne vous parle même pas du pluriel, un truc à épater maître Capello lui même. Entre ceux qui en font un invariable et ceux qui mettent un S à neige. Personnellement je m’en soucie comme de ma première pipe en terre. Cela me fait penser que dans les jardins de Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez (alors que dans les jardin de mon père, les lilas sont fleuris) et que je suis loin d’avoir terminé mes tailles d’hortensias… Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation.

EDVARD MUNCH, L’ANARCHISTE.

Le 23 Janvier 1944, décès d’Edvard MUNCH à Løten (Norvège). Il naît dans une famille modeste qui sera frappée par la maladie (tuberculose) et la mort (de sa mère alors qu’il n’a que cinq ans puis ensuite d’une soeur et d’un frère). Il abandonne en 1881 des études d’ingénieur pour suivre des cours de dessins. Sa première exposition a lieu en 1883. The_ScreamVers 1885, il commence à fréquenter à Kristiania le groupe anarchiste de Hans Jaeger, dont il réalisera le portrait, et effectue un premier séjour à Paris. En 1889 il est de retour en France où il est un moment élève de Léon Bonnat. A l’automne 1892, à l’invitation du club artistique de Berlin, il expose ses peintures dans la capitale allemande, mais l’exposition est contrainte à la fermeture après avoir provoquée un scandale retentissant, la « bonne société » y voyant une provocation anarchiste. S’y étant fait un nom, il se fixe à Berlin où il fréquente intelligentsia littéraire et artistique, collabore à des revues et des cercles d’avant-garde et se lie en particulier avec le dramaturge suédois August Strindberg, et réalise une nouvelle exposition en 1893, année où il peint son célèbre tableau considéré comme le manifeste expressionniste du désespoir et de la souffrance: « Le Cri ». Mais il est de plus en plus sujet à des crises dépressives, alternant séjours à l’hôpital et voyages. Dans les années trente les nazis pourfendant « l’art dégénéré » s’en prendront à ses tableaux exposés dans les musées allemands. Il meurt à Ekely près d’Oslo, le 23 janvier 1944 après avoir légué de nombreux tableaux et dessins à la ville d’Oslo, qui construira un musée en son honneur, je l’ai visité, ça vaut le détour.

Allez, quand faut y aller, faut y aller. Portez vous bien et à demain peut-être.

Au théâtre ce soir…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la flûte enchantée et de la miche de cinq livres réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 20 mars 2014, ce trentième et dernier jour de ventôse est dédié au plantoir. C’est sans doute l’équinoxe de printemps et demain c’est la journée mondiale de la poésie, proclamée par la conférence générale de l’ONU, en 1999. De la poésie au théâtre il n’y a qu’un petit pas que je franchis allègrement pour évoquer  aujourd’hui un théâtreux venu du froid.

Vous le savez (peut-être) j’aime la Scandinavie en général et la Norvège en particulier. J’ai du être viking dans une vie antérieure… Cette introduction pour vous parler de Henrik IBSEN, né un 20 mars en 1928 à Skien en Norvège. 220px-Schaarwächter_Henrik_Ibsen_croppedApothicaire, Henrik Ibsen ne tarde pas à quitter le laboratoire où il s’ennuie et à écrire deux drames historiques, Catilina et Le Tertre du guerrier. Ses pièces seront longtemps refusées à Christiana (Oslo). En 1864, il quitte la Norvège et voyage en Europe. Après avoir été instructeur au théâtre de Bergen, il part à Copenhague où des rencontres philosophiques et artistiques alimentent son œuvre : Dame Inger d’Ostraat, La Fête à Solhaug… L’allemand Herbert Fritsch a réalisé une mise en scène absolument inégalée de la pièce Une maison de poupée dont on voit un extrait ci-après.

 

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Le théâtre d’Oslo dont il devient directeur à son retour en Norvège fait faillite, il part alors en Europe et développe de nouveaux grands thèmes comme celui de la défense de l’individualisme. Après ses pièces traditionnelles, il n’écrira plus que des drames contemporains où il décrit les tares de la société bourgeoise et l’affrontement entre l’individu et la 53356001_p« majorité compacte » : L’ Union des jeunes, Une maison de poupée, dont le rôle de Nora, la joyeuse épouse, a été, il y a quelques années, confié à Audrey TAUTOU (malheureusement on dit certains critiques) Le Canard sauvage, Hedda Gabler… Ces pièces, aux personnages denses, expriment, grâce à une profondeur psychologique et symbolique, la position ambiguë de l’auteur : s’il critique la morale traditionnelle et défend l’idée que tout homme détient une passion, la clef du tragique ‘ibsénien’ réside dans le doute, lié à la condition humaine, qui reste infranchissable. Individualiste forcené, il se plaisait à répéter: L’Etat est la malédiction de l’individu… Petit rajout: L’écrivain et dramaturge autrichien handkepeterPeter Handke a reçu le prestigieux prix Ibsen 2014, doté de 2,5 millions de couronnes norvégiennes (environ 300 000 euros). Il succède à Heiner Goebbels (2012), Jon Fosse (2010), Ariane Mnouchkine (2009) et Peter Brook (2008).
Le prix Ibsen récompense un individu, une institution ou une organisation qui a apporté une nouvelle dimension dans le domaine de l’art dramatique ou du théâtre. Il est remis tous les deux ans depuis 2010 et révélé le 20 mars, date anniversaire de la naissance d’Henrik Ibsen. Le prix n’est décerné qu’en septembre, pendant le Festival de théâtre d’Oslo.

A droite, une lithographie de Frank Weddekind. Sources 

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

HORS LA LOI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Vous le savez (peut-être) j’aime la Scandinavie en général et la Norvège en particulier. J’ai du être viking dans une vie antérieure…Cette introduction pour vous parler de Henrik IBSEN. Décédé un 23 mai en 1906.

Apothicaire, Henrik Ibsen ne tarde pas à quitter le laboratoire où il s’ennuie et à écrire deux drames historiques, ‘Catilina’ et ‘Le Tertre du guerrier’. Ses pièces seront longtemps refusées à Christiana (Oslo). En 1864, il quitte la Norvège et voyage en Europe.

Après avoir été instructeur au théâtre de Bergen, il part à Copenhague où des rencontres philosophiques et artistiques alimentent son oeuvre : ‘Dame Inger d’Ostraat’, ‘La Fête à Solhaug’… Le théâtre d’Oslo dont il devient directeur à son retour en Norvège fait faillite, il part alors en Europe et développe de nouveaux grands thèmes comme celui de la défense de l’individualisme. Après ses pièces traditionnelles, il n’écrira plus que des drames contemporains où il décrit les tares de la société bourgeoise et l’affrontement entre l’individu et la ‘majorité compacte’ : ‘L’ Union des jeunes’, ‘Une maison de poupée’, le rôle de Nora, la joyeuse épouse, a été récemment confié à Audrey TAUTOU (malheureusement on dit certains critiques) ‘Le Canard sauvage’, ‘Hedda Gabler’… Ces pièces, aux personnages denses, expriment, grâce à une profondeur psychologique et symbolique, la position ambiguë de l’auteur : s’il critique la morale traditionnelle et défend l’idée que tout homme détient une passion, la clef du tragique ‘ibsénien’ réside dans le doute, lié à la condition humaine, qui reste infranchissable. Individualiste forcené, il se plaisait à répéter: L’Etat est la malédiction de l’individu… A droite, une lithographie de Frank Weddekind.

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Sur la croisette.


« Hors
la loi » le film de Bouchareb – c’est à lui que l’on doit
« Indigènes » – ravive les plaies du passé.

A
cannes, deux manifestations sont prévues pour (contre) la présentation de
son film qui raconte le parcours de trois frères qui ont survécu au
massacre de SETIF. Elles sont dues à l’initiative de la mairie de
Cannes et du Front National…

Il
faut croire qu’en France, en 2010, certains n’ont toujours pas
accepté l’idée de décolonisation. Les événements de SETIF se
sont produits en 1945 et ont donné lieu à une sanglante répression
de la part des autorités Françaises. On parle d’une centaine de
morts côté Français et entre 8000 et 15 000 côté Algérien.
C’est à la suite de l’arrestation De Messali HADJ, qui était un
grand leader Algérien qu’ont eu lieu les manifestations. Les
historiens considèrent que c’est l’acte fondateur du mouvement
d’indépendance et de la lutte armée en Algérie.

A voir les pancartes qu’arboraient les manifestants (photo de droite et même d’extrème droite) on se rend compte que les nostalgiques ont la dent dure et la mémoire longue.

Fort heureusement, voici venir Rolland Garros et la coupe du Monde de fouteballe et puis le tour de France de la seringue et enfin les congés payés du mois d’août…Et tout ça va faire, d’excellent Français, comme le chantait Maurice Chevalier. A la rentrée, les cerveaux seront disponibles pour recevoir les bonnes nouvelles.

Allez, continuez à rendre visite aux « Cénobites tranquilles », ilot de résistance au milieu d’un océan où, comme le disait Boris Vian, le cerceau humain ressemble de plus en plus à de la sauce blanche. Portez vous bien et à demain peut-être.