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NE ME QUITTE PAS…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la sinécure et du merlan poché réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 21 avril (J-1) et nous sommes le deuxième jour de Floréal dédié au chêne…

Souvenons de cette magnifique interprète qu’était NINA SIMONE

La chanteuse noire américaine est morte un lundi 21 avril en 2003, à Carry-le-Rouet Bouches-du-Rhône, à l’âge de 70 ans. Cette artiste fut l’interprète de standards comme « My Baby Just Cares For Me » ou « Ne me quitte pas ». J’ai retrouvé un article que lui avait consacré Véronique Mortaigne dans « Le Monde » à l’époque, je m’en inspire pour ce billet.Large , grande, magnifique j’aime bien cette photo avec sa coupe à la Angéla Davis, Nina Simone jouait du piano habillée en peau de panthère ou coiffée d’un turban. Femme noire longtemps exploitée par les hommes de son entourage, traitée par le milieu musical comme il se devait à l’époque de ses débuts – c’est-à-dire très mal -, Nina Simone avait changé les paroles du classique de Jacques Brel, Ne me quitte pas, car elle ne supportait pas que quiconque, et surtout pas une Noire, prononce des mots aussi dégradants que « Laisse-moi devenir l’ombre de ton chien ».Derrière Nina la star, il y eut toujours Eunice Waynon, la jeune noire née d’un père barbier et prédicateur méthodiste. Son histoire est celle d’un sacrifice, celui de la jeunesse, passée dans l’étude du piano. Au début des années 1950, Eunice s’enfonce dans le destin obligatoire du musicien noir. Par admiration pour Signoret, elle adopte le nom de Simone. Trois ans plus tard, Nina Simone, avec ses dons hypnotiques, ses drôles d’arrangements au piano et sa voix poignante, enflamme les clubs. I Love’s You Porgy, My Baby Just Cares For Me : les tubes s’enchaînent, Nina a vingt-quatre ans. La jeune et gracieuse jeune fille qu’elle fut avant d’adopter des courbes de madone s’engage dans la bataille pour les droits civiques aux Etats-Unis, avec ses chansons rebelles : Young, Gifted and Black, Mississippi Goddam pour les quatre enfants noirs morts dans un attentat raciste en Alabama en 1963, Why pour l’assassinat de Martin Luther King. « Mes amis -Stokely Carmichael, Malcom X-, tous morts ou en exil.

 

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Nina Simone précisait qu’elle se sentait totalement africaine: » Myriam Makeba, chanteuse sud-africaine, interprète de Pata Pata, exilée aux Etats-Unis et fer de lance de la lutte contre la ségrégation- nina_simone_était dans le secteur. Elle me demande : « Nina, es-tu prête à rentrer à la maison ? » Je lui dis oui. Après avoir réglé quelques affaires, nous sommes parties directement en Afrique. C’est elle qui a choisi le Liberia, car elle y connaissait du monde, de plus, le Liberia était symboliquement important dans l’histoire de l’esclavage », déclarait-elle au Monde en 1991 à la veille d’un des nombreux passages qu’elle fit à l’Olympia.Nina, portée sur l’alcool et les paradis artificiels, fut lâchée et lâcha tout le monde, entama un chemin de croix solitaire, borné d’humeur et d’envies, de petits escrocs amoureux qui partaient avec la caisse. Des humeurs, des envies… Elle eut de brusques illuminations qui la faisaient abandonner les salles de concert au désespoir de tous. D’autres, belles et profondes, qui lui firent porter des stades et des salles vers le swing et la chaleur. Nina Simone était aussi une voix, spéciale, inimitable, grave, avec la quelle elle pouvait chanter aussi bien My Way, I Love’s You Porgy, ou un classique du blues.Nina Simone avait chanté Brel, mais aussi Brassens  » Il n’y a pas d’amour heureux », évidemment. Dans les années 1980, un ami lui avait offert une cassette de Jacques Brel. « J’étais à New York, je l’écoutais et à chaque fois que Brel disait : « Ne me quitte pas », je pleurais. Puis, je suis partie en Suisse et j’ai appris la chanson avec un professeur. Je l’ai répétée pendant trois ans avant d’oser la chanter. »

Allez, demain j’en connais un qui aimerait bien qu’on lui chante « ne me quitte pas »…Et bien c’est râpé mon poulet. Portez vous bien et à demain peut-être.


NE ME QUITTE PAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Amis de la poésie et de la poésie réunies, bonjour !

Aujourd’hui, je vous convie à (re)découvrir une grande dame de la chanson.

Nina Simone, de son vrai nom Eunice Kathleen Waymon, née le 21 février 1933 à Tryon (Caroline du Nord) USA, est une pianiste et chanteuse américaine. Elle avait choisi la première partie de son pseudonyme en raison d’un amant latino américain qu’elle affectionnait énormement et qui l’appellait niña (fille en espagnol). Voici la magnifique chanson de Brel « ne me quitte pas » sur des images du film « les amants du pont neuf »…Sublime !

Son père et sa mère descendaient d’anciens esclaves. Ils étaient tous les deux des chrétiens très pratiquants s’attachant à transmettre des valeurs morales à leurs enfants. Elle était très attachée à son père mais sa mère était très distante envers elle, s’occupant peu de ses enfants, consacrant tout son temps à la religion et laissant les tâches ménagères à sa fille aînée Lucille.
Elle grandit en Caroline du Nord dans une famille de huit enfants dont elle était la sixième. Elle montre très tôt de grandes dispositions pour le chant et le piano qu’elle pratique à l’église. Elle est remarquée par Mrs Miller qui conseille à sa mère d’encourager ses dispositions. Mrs Miller créa un fonds pour recueillir l’argent destiné à payer la formation d’Eunice. Elle proposa également de payer pendant un an les cours de piano de Eunice et la présenta à Muriel Massinovitch « Miss Mazzy » qui deviendra une seconde mère (la mère blanche) pour Eunice.

En 1943, âgée de dix ans, elle donne son premier concert public dans la bibliothèque de la ville. Un couple de blancs demande à ses parents, assis au premier rang, de partir. Eunice, ne comprenant pas, intervient et oblige le couple de blancs à renoncer. C’est son premier contact avec la ségrégation raciale.
Elle décrocha une place de pianiste au Midtown Bar & Grill, payée le triple de ce qu’elle gagnait à Philadelphie. Pour cacher à ses parents cette activité, elle prend le nom de Nina Simone, de Simone Signoret, son actrice favorite, qu’elle vit dans le film Casque d’or à Philadelphie. La première journée, elle ne fait que jouer au piano mais le patron du bar l’avertit que si elle ne chante pas, elle sera renvoyée. Elle chanta donc. Bien que ce ne fut pas un grand succès dans l’immédiat, son style s’imposa peu à peu, entraînant un changement dans l’atmosphère du bar. Puis elle retourna à Philadelphie où sa vie reprit son cours.

Elle rencontre Tex Axelrod, passionné de musique, qui lui fait découvrir les différents types de musique et notamment Billie Holiday. C’est sous son influence qu’elle chante I love you porgy. En rentrant de cette saison, elle renvoie ses élèves et tente sa chance dans les clubs de Philadelphie. . Elle avoue à ses parents d’où vient l’argent qu’elle leur envoie tous les mois. Cette révélation coupe les derniers liens avec sa mère qui est contre la musique du diable.

Le succès vient peu à peu et Nina Simone enregistre ses premiers disques. Son premier album remporte un grand succès et le single qui en est extrait (I love you porgy / he needs me) est vendu à un million d’exemplaires.

Nina Simone, très concernée par les droits civiques et notamment le racisme, enregistre plusieurs chansons à ce sujet. En 1969, elle obtient à nouveau un grand succès en reprenant « Ain’t got no/I got life », issu de la comédie musicale Hair. Toujours très concernée par le racisme, elle quitte son pays et passe les années qui suivent entre plusieurs pays : Libéria, Suisse, Trinité, Hollande, Belgique, Grande-Bretagne et France.

En 1987, sa chanson My Baby Just Cares For Me, extraite de son tout premier album, est utilisée dans une publicité pour le parfum Chanel numéro 5. Le disque est réédité et rencontre un énorme succès. En 1993, Jeff Buckley, le fils de Tim, reprend le sublime « Lilac Wine » dans son album « Grace », et en 2001, son tube Feeling good est repris par le groupe anglais Muse.

En 1993, Nina Simone part vivre vers Aix-en-Provence, dans le sud de la France. Elle décède le 21 avril 2003 dans le village de Carry-Le Rouet dans les Bouches-du-Rhône.

 

En ces sombres heures de « zemmourite » aigüe, il est bon de se souvenir de ces artistes qui ont su enrichir notre culture de la leur…Vive le métissage, portez vous bien et à demain peut-être.

TOUTE LA MUSIQUE QUE J’AIME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Si vous aimez le blues, vous aimez forcément Bessie SMITH.

Bessie Smith est née le 15 avril 1894 à Chattanooga dans le Tennessee, elle est morte en 1937, elle fut surnommée « l’impératrice du blues ».

Élevée par une famille d’une pauvreté extrême, elle commença très tôt à gagner sa vie en chantant dans les rues de Chattanooga avec son frère Andrew. Devenue une jeune femme, elle rejoint le spectacle ambulant de William et Gertrude Rainey, connus sous le nom de « Ma and Pa ».

En 1923,Bessie Smith fait ses débuts d’enregistrement chez Columbia Records avec sa première chanson, « Downhearted Blues » (le Blues abattu). Elle enregistrera finalement 123 chansons pour Columbia au cours de sa carrière musicale. Smith était aussi une des artistes afro-américaines parmi les mieux payées des années 1920, en gagnant quelque $2000 par semaine. Pourtant, sa carrière subit un ralentissement avec le commencement de la Grande Dépression des années 1930.

Le soir du 26 septembre 1937, Bessie Smith est tuée dans un accident d’automobile en traversant Clarksdale dans le Mississippi avec son ami Richard Morgan (oncle du musicien de jazz Lionel Hampton).

Bessie Smith a eu une influence musicale importante sur des chanteuses comme Billie Holiday, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Nina Simone, Janis Joplin et Norah Jones. Sa voix puissante et son style de chant sont une contribution importante à l’histoire de la musique populaire.

Et oui, toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Blues…

L‘actualité étant ce qu’elle est et toutes choses égales par ailleurs (j’adore cette expression !) je voulais vous diffuser une petite vidéo qui met en scène un papy qui dégage de drôles d’ondes mais, la technique en a décidé autrement, ce sera donc pour une autre fois.

Vous avez choisi de visiter « les cénobites tranquilles » à moins que votre présence soit le fruit du hasard et d’une navigation hasardeuse sur le NET; en tous cas soyez en remercié et, repassez donc demain si le coeur vous en dit. C’est ouvert aussi le vendredi. Allez, à demain peut-être.