Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Neige”

Page 1 de 1

PIED DE CHOU GELE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

Amis de la marine à voiles et de la fondue de poireaux réunies, bonjour !

Le 4 décembre correspond au 14è jour de frimaire que nos amis républicains avaient dédié au sapin. Bon d’accord, sur ce coup là, ils ne se sont pas donné beaucoup de mal.

Bien sûr, l’actualité est toute occupée par l’épisode neigeux qui permet aux journaleux de rivaliser d’imagination dans l’emploi des clichés et des expressions convenues. Passons rapidement sur les naufragés de la route, le malheur des uns qui fait le bonheur des autres à propos des enfants sans école, les « blancs manteaux », les « que-fait-la-DDE », et les « la-Météo-avait-pourtant-prévenu ». ERDF  en profite pour faire passer son sempiternel message: Une centrale aujourd’hui ou des coupures demain. Et les marchands de fruits et légumes nous expliquent qu’ils n’y sont pour rien…C’est le marché qui décide de la hausse des prix.

Savez vous que c’est un 4 décembre que vint au monde ce géantissime poète qu’était Rainer-Maria Rilke. En 1896, il part pour Munich et rencontre un an plus tard, Lou-Andréa Salomé, qui a alors trente-six ans. Leur amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu’à la fin de leur vie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion Léon Tolstoï. Je suis un admirateur inconditionnel de l’oeuvre de Rilke, que j’ai eu la chance de découvrir très tôt à travers les élégies de Duino.

Deux personnages que l’on dirait tout droit sortis de l’imagination d’un Flaubert ou d’un Dostoïesvky tant leurs vies est romanesques. Je me suis promis de faire un billet sur chacun d’eux et de les accrocher à la galerie de portraits.

Pour le moment je ressemble davantage à un « pav kaol sornet » (pied de chou gelé) et je vais donc préparer mon « louzou » (médicament) à base de citron et de miel, mixture qui est censée me remettre d’aplomb si j’en crois mon aïeule, qui, vous l’ai-je assez répété, n’ignorait rien de l’art de guérir de manière naturelle. Ma confiance dans les remèdes de bonnes-femmes étant néanmoins limitée, je double par quelques cachets de Paracétamol.

Je ne manquerai pas de vous tenir informé de l’évolution des choses; en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.


A VOS SOUHAITS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

Amis de la quadrature du cercle et de la soupe de chinchards réunies, bonjour !

Et bien voilà, c’était couru d’avance, je n’aurais jamais du vous parler des recettes de mon aïeule contre le rhume. Des éléments extérieurs et, manifestement hostiles, ont eu raison de ma résistance légendaire. Vous me voyez ci, larmoyant, toussant, reniflant, tremblotant et frémissant de fièvre. La seule chose qui participe à me donner le sourire, c’est que dans « enrhumé » il y a rhum…

Mais, à toutes choses malheur est bon, comme disait…Oui.

Profitant des intempéries qui frappent le Léon et ses habitants, un paparazzi audacieux a pu s’approcher de l’ermitage de Keramoal et fixer sur sa pellicule l’image furtive d’un cénobite vaquant à quelque obscure occupation. Image rare quand on connaît leur légendaire discrétion et qui nous invite à formuler des hypothèses si ce n’est à se perdre en conjectures. Quoique, ainsi que le rappelait avec justesse le professeur Rollin, par les temps qui courent, il vaut mieux se perdre en conjectures qu’en Afghanistan.

Se rend t-il à None ou à Vesprée, la lumière est encore trop forte pour qu’elle annonce l’office de Complies. A moins que, plus prosaïquement, il aille au devant du préposé à la distribution du courrier, le facteur quoi, ou encore, il se presse vers le petit édicule de fond de jardin, autrefois chanté par les frères Jacques


Ah, la belle époque où la chanson fantaisiste avait de tels représentants. Aujourd’hui c’est le retour de Dorothée ou encore Jennifer qui s’est mis en tête de chanter en Breton…Ma Doué beniguet ! Qu’avons nous fait pour être obligé de subir cela en plus de la neige et du verglas ?
Allez, je repars à l’office me faire chauffer un grog. C’est plus un ermitage, c’est une rhumerie !
En attendant le redoux, portez vous bien et à demain peut-être.

REVERIES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , , ,

REVERIES.

Ça devait bien finir par arriver, j’ai autant d’inspiration aujourd’hui qu’une poule devant une clé à molette…Peut-être vais-je me contenter de vous adresser un salut amical en attendant que ma muse sorte de la torpeur dans laquelle l’a poussé ce froid sibérien.

Même l’actualité semble attendre des jours meilleurs. Pas un dérapage à se mettre sous la dent, pas une bavure ministérielle, tout se passe comme si les princes qui nous gouvernent s’étaient mis aux abonnés absents.

Je pourrai bien sur vous parler de mon lumbago, qui lui a décidé de refaire parler de lui, mais j’ai comme dans l’idée que vous n’en auriez cure.

J‘ai néanmoins tenté une sortie qui m’a permis d’admirer une magnifique trace toute fraîche dans la neige immaculée, traces de chevreuil si j’en juge par les empreintes. Le trappeur qui sommeille en moi se rêvait déjà en Jack London, raquettes aux pieds…Mais la bête est discrète et ses visites restent nocturnes. Je ne désespère pas de vous poster un jour une véritable photo de l’animal.

LE PARISIANISME A LA VIE DURE.

C‘est pourtant d’une oreille distraite que je suivais hier soir le journal de Antenne 2( mon attention étant en fait mobilisée par la dégustation d’un single malt de 16 ans qui porte le doux nom de « the Orcadian » en provenance de l’ile de Orkney) journal au cours duquel le journaliste décrivait avec moultes détails les avatars climatologiques de la France profonde. S’agissant des difficultés rencontrées dans le centre Bretagne et le Poher en particulier, il déclarait: » A Carhaix, près de Rennes… » Décidémment pour ces gens là, la Bretagne ça commence après la porte de Saint Cloud. En représailles et après consultation,  ce saint là ne sera pas représenté dans la vallée de Carnoët, et pour protester contre le tapis blanc qui recouvre nos routes, le même sort sera réservé à Saint Maclou. Qu’on se le dise !

Et puisque l’on parle de la pluie et du beau temps, je peux vous dire que ce matin il y a un petit Suroît qui se rappelle à notre bon souvenir et que les prévisionnistes nous annoncent le retour de la neige pour ce midi. Juste pour moi le temps de rentrer un peu de bois et de vous remercier d’avoir fait le détour par « Les cénobites tranquilles ». Allez, portez vous bien, et à demain peut-être.

 

UN DROLE D’OISEAU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , ,

LE TUEUR ET L’OISEAU.

Quel bonheur hier matin de voir que le froid et la neige avaient aussi amené dans leurs bagages une magnifique bécasse qui en profitait pour faire le tour du propriétaire. Malheureusement, la bécasse me fait immanquablement penser à un triste individu que les vicissitudes professionnelles m’ont obligé à fréquenter et qui a consacré une grande partie de son temps à essayer de pourrir celui des autres. Un chasseur de bécasse… J’imagine que vous l’aviez deviné, je n’aime pas les chasseurs, sauf de jupons, et celui-là représente pour moi tout ce qui est détestable chez cette engeance. Je balançais donc entre le plaisir d’admirer cette merveille de la nature et le souvenir désagréable de ce triste sire. La vie est ainsi faite qu’elle équilibre toujours les choses et nous laisse la responsabilité de faire pencher la balance d’un coté ou de l’autre. Entre le tueur et l’oiseau, je n’ai guère hésité.

GRAND CONCOURS: QUI A DIT ?

« …Si le climat avait été une grande banque, ils l’auraient déjà sauvé. »

  • Mme de Fontenay

  • Domenech

  • Hugo Chavez

Bien sûr il s’agit de Hugo Chavez lors de son intervention à la conférence de Copenhague.

LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE.

Pour ceux qui s’interrogent sur le mystère qui entoure l’ermitage de Keramoal, levons une partie du voile. Voici une vue enneigée de ma paisible retraite. Modeste demeure campagnarde en plein pays d’Iroise, battue par les vents de sud -ouest et à quelques encablures de la cité du Ponant et d’où je vous envoie chaque jour ce billet sans prétention.

La neige s’est maintenant arrêtée de tomber et, devinez quoi…Il pleut ! Néanmoins, comme le dit un refrain d’actualité: Noubliez pas de bien vous couvrir. Portez vous bien et à demain peut-être.