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FEMMES, FEMMES, FEMMES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la gent féminine et du roti Wellington réunis, bonjour !

Nous voici le 28 avril, jour de la Hyacinthe. Pourquoi dit-on LA alors que Hyacinthe était un beau jeune homme qui fut aimé d’Apollon et de Zéphyr ?

Alors qu’Apollon lui apprend à lancer le disque, Hyacinthe est accidentellement (ou à cause de Zéphyr, selon la version) frappé à la tempe par le disque, et meurt. De son sang naissent des fleurs qu’on appelle, d’après le nom du jeune homme, qui ne sont probablement pas des jacinthes mais plutôt des iris. Voyez cette représentation de la mort de Hyacinthe par Jean de Broc.

 

Je ne sais plus qui a dit: les femmes font l’histoire, les hommes l’écrivent. Voilà pourquoi j’aime à vous parler d’icelles qui ont participé aux grandes luttes du passé. Louise Michel, Olympe de Gouge, Nathalie Lemel, Victorine Brocher et tant d’autres.

 

Anna Paulina Mekarski, plus connue sous le nom de Paule Mink où Minck, naît à Clermont-Ferrand. Son père est un comte polonais, cousin du Roi Stanislas II. Ayant pris part à la révolution polonaise de 1830, il doit fuir son pays et se réfugie l’année suivante en France, où il devient Saint-simonien.

Vers 1867, Paule s’installe à Paris, où elle gagne sa vie, comme lingère et en donnant des cours de langue. Paule Mink est républicaine et s’oppose à l’Empire. Bien plus, elle milite pour le socialisme et la cause des femmes. Elle collabore à divers journaux tel que celui de la fédération rouennaise de l’A.I.T., La Réforme sociale, et prend la parole lors de conférences. Elle créait également une organisation féministe et révolutionnaire dans une forme mutualiste, la Société fraternelle de l’ouvrière.

En 1870, alors que la France est en guerre avec la Prusse, Paule Mink participe activement à la défense d’Auxerre. On veut, par la suite, lui décerner la Légion d’honneur, mais elle la refuse.

Durant la Commune, elle s’implique fortement dans l’agitation sociale. On la retrouve en tant qu’oratrice dans des Clubs, notamment celui de l’église St Sulpice et celui de l’église Nôtre Dame de la croix. A Montmartre, elle fait partie du Comité de Vigilance des citoyennes aux côtés d’André Léo et de Louise Michel et ouvre une école gratuite dans l’église Saint Pierre. Elle part, également, en province, à plusieurs reprises, pour y porter l’idéal communal et tenter de la rallier à Paris. La semaine sanglante a lieu alors qu’elle est justement en tournée, ce qui lui permet d’échapper à la répression versaillaise. 

Elle se réfugie en Suisse où elle rencontre James Guillaume dont j’ai parlé ici. Elle participe au 5e Congrès de la Paix à Lausanne et continue à mener son combat pour le féminisme et le socialisme.(Ici à droite en compagnie de Louise Michel)

A la faveur de l’amnistie de 1880, elle revient en France et s’installe dans le Midi. Elle assiste, en tant que déléguée des ouvrières de Valence, au congrès du Parti Ouvrier de France, au Havre, en novembre 1880. Elle y plaide pour une instruction civile, intégrale et identique pour toutes et tous.

Le 31 mai 1881, elle se voit infligée un mois de prison pour avoir participé à un meeting de protestation contre la condamnation d’une nihiliste russe du nom de Jessy Helfman. 

Menacée d’expulsion du territoire français, du fait de son origine russo-polonaise, Negro, un ouvrier mécanicien anarchiste, l’épouse. Il reconnaît également deux de ses filles nées en Suisse. 

Elle meurt à Paris le 28 avril 1901. Son incinération, le 1er mai au Père-Lachaise, donne lieu à une grande manifestation rassemblant des socialistes, des anarchistes et des féministes. Elle se termine en affrontements avec la police.

 

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, merci encore de votre visite, je ne le répéterais jamais assez, portez vous bien et à demain peut-être.


 

Bonjour, je pourrais vous parler de l’armistice mais, cela ne m’inspire guère. J’ai donc choisi de vous entretenir d’une Brestoise comme je les aime.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour, je pourrais vous parler de l’armistice mais, cela ne m’inspire guère. J’ai donc choisi de vous entretenir d’une Brestoise comme je les aime.

Le 8 mai 1921, mort de Nathalie LEMEL à l’hospice d’Ivry, elle était née à Brest où ses parents, les époux Duval, tenaient un bistro..
Révolutionnaire, internationaliste, communarde et féministe; voilà ce que l’on pourrait écrire sur sa carte de visite. Étonnante histoire que celle de ce petit bout de femme, elle mesurait moins de un mètre cinquante, qui fut une des meneuses de la Commune de Paris. (elle a pas l’air commode, la bougresse…)
Elle est née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un atelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du coeur de l’époque, on appelait cela:coopérative alimentaire. Pendant la Commune de Paris, des centaines de repas seront ainsi servis aux plus démunis.
En compagnie d’Élisabeth DMITRIEFF, une russe noble devenue socialiste, elle organise « L’union des femmes pour la Défense de Paris et les soins aux blessés ». On la retrouve également, un drapeau rouge à la main, sur la barricade de la place Pigalle qu’elle a elle-même érigée, exhortant les gardes nationaux à plus de courage.
Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe!), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos.
Graciée en 1879, elle revient à Paris et trouve un travail à « L’intransigeant ». Devenue aveugle, elle mourra dans la misère. Brest, Quimper et Paris ont rendu hommage à cette combattante en donnant son nom à une rue, mais je doute que quelques passants se souviennent de Nathalie Lemel née Duval.

Eugène Kerbaul lui a consacré une étude sous le titre « Une Bretonne, révolutionnaire et féministe » aux éditions Le temps des cerises. La chanson qui illustre ce billet s’intitule « la semaine sanglante » et nous la devons à J.B. Clément.

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Et puis, souvenons nous que c’est un 8 mai en 1999 que disparaissait une figure des plus pittoresques du pavé parisien et qui se définissait lui même comme: Anarcho-ploum-ploum-tralala…

C‘est en effet un 8 mai en 1999 que décède Aguigui MOUNA, de son vrai nom André Dupont.

Cavanna disait de lui : « Mouna c’est une manif à lui tout seul. C’est l’indignation. Sa philosophie ? Un amour universel, boulimique. »  Mouna hantait depuis plus de 40 ans

Sa philosophie est un mélange d’antimilitarisme, d’anarchisme et d’écologisme. Il a mené campagne contre le travail des enfants dans le tiers monde et pour l’aide aux réfugiés du Chili, et il a été l’un des premiers à s’opposer au programme nucléaire de la France.

Il fut nommé chevalier des arts et des lettres par le ministre de la culture Jack Lang qui médaillait beaucoup, il faut bien le reconnaître.

Pour certains, son prédécesseur se nommait Diogène, tandis que pour d’autres il s’appelait Ferdinand Lop, qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer afin que les étudiants puissent se baigner plus souvent. Pour beaucoup, Mouna était tout simplement un apôtre de la bonne humeur.

Quelques unes des citations qu’il aimait à faire:

  • C’est en parlant haut qu’on devient haut-parleur.

  • Du gazon, pas de béton, des moutons, pas de canons.

  • Aimez-vous les uns sur les autres.

  • La grossesse à 6 mois ! La retraite à 15 ans !

  • On vit peu mais on meurt longtemps. 

  • Riez et vous serez sauvé.

  • Aguigui, le cri de la vie !

  • Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse.

  • Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain.

Allez, puisse cela vous apporter le sourire, portez vous bien et à demain peut-être.