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LE DESERT DES TARTARES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du surréalisme et des penne all’arrabbiata réunis bonjour !

Ce 28 janvier nous prouve qu’irrémédiablement, on se rapproche de la fin du mois… Nous sommes le 9è jour de pluviôse, généralement dédié au peuplier.
Comment ne pas avoir une pensée pour (et de) Pierre Dac puisque aujourd’hui nous parlons surréalisme: Un seul hêtre vous manque et tout est peuplier… Je l’attribue à Pierre Dac mais très franchement je ne saurai l’attester. C’est peut-être bien le facteur Cheval ou le douanier Rousseau ou le sapeur Camembert ou encore, la femme du boulanger, la cane de jeanne, la famille Duraton ou le soldat inconnu. Il en va des citations comme des objets trouvés, au bout de un an et un jour vous pouvez vous les approprier.

En tous cas, elle n’est pas de moi et, à la vérité je m’en réjouis, car elle n’est pas franchement terrible. Vous avez évidemment remarqué, perspicaces lecteurs, qu’à chaque fois que j’utilise ce style amphigourique c’est que précisément, je n’ai rien à dire de particulier. S’il est un poète qui use et abuse de ce style c’est bien Michele Angelo Murgia. En voici un exemple:

C’était un jour pluvieux aussi sec  qu’à Gobi

L’air était si glacé, et le soleil torride

J’avais mis mon manteau et dessus mon obi

Je transpirais de froid sur la lave sans ride

Je marchais en courant, lentement engourdi

Par le poids si léger d’un amour insipide

J’avançais, défaisant ce que j’avais ourdi

La nuit, tout en veillant, d’un sommeil impavide…

 Etonnant, non !

Non, à vrai dire, aujourd’hui je voulais dire un mot d’un écrivain qui a eu la mauvaise idée de décéder un 28 janvier en 1972 et, ipso facto de se retrouver dans les colonnes des « cénobites tranquilles » – j’ai nommé Dino BUZZATI.

Que vous lisiez le désert des Tartares ou une nouvelle fantastique comme le K ou les sept messagers, vous êtes frappés par l’influence de Kafka mais aussi celle des surréalistes et des existentialistes comme Sartre ou Camus. Par ailleurs, le désert des tartares, oeuvre majeure de Buzzati n’est pas sans rapport avec Les choses de Georges Perec. Buzzati y traite de la fuite du temps, de l’attente et de l’échec, dans le cadre d’un vieux fort isolé à la frontière où le lieutenant Drogo attend la gloire.Et les jours s’écoulent au rythme lent de la routine. Lorsque l’ennemi est enfin là, il est trop tard, le lieutenant ne peut participer au combat et se trouve rendu, au seuil de sa mort, à la vacuité pathétique de sa vie. Et l’immense Jacques Brel en a fait cette merveilleuse chanson:




Sommes nous tous des lieutenants Drogo dans cette vie qui ressemble de plus en plus au désert des Tartares ? En attendant de devenir héros, continuez de fréquenter ce blogue, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !