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Nobody perfect…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’isolexisme et du crabe mayo réunis, bonjour ! Voilà, nous sommes le dimanche 27 septembre 2015, 6è jour de vendémiaire dédié balsamine-fleurà la balsamine, jolie fleur s’il en est. Je sais, Ô lettrés lecteurs, que vous n’ignorez rien des figures de rhétorique. Néanmoins, petit rappel : L’isolexisme est une figure consistant à réunir au moins deux mots ayant la même racine, dans le but de créer un mot nouveau, un effet emphatique ou comique. Exemple que l’on doit à ce cher Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. » Ainsi, il est parfois difficile de comprendre le parcours politique d’un homme. Oyez l’histoire de Alexandre Cohen.

Le 27 septembre 1864, naissance de Jozef Alexander (Alexandre) COHEN, à Leeuwarden (Pays-Bas). Publiciste anarchiste, antimilitariste et anticolonialiste d’origine néerlandaise . Il est issu d’une famille de commerçants. De 1882 à 1887, il est envoyé aux Indes néerlandaise (Java) pour y effectuer cinq ans de service militaire. Il y découvre les horreurs du colonialisme et du militarisme décrit par son prédécesseur Multatuli dans son roman « Max Havelard ». Son indiscipline lui vaudra de cohen_alexandrepasser trois années, sur les cinq, en prison. A son retour aux Pays-Bas, il devient journaliste au « Groninger Weekblad » où il écrira de nombreux articles anticolonialistes et antimilitaristes. En novembre 1887, il est condamné à 6 mois de prison pour outrage au roi Guillaume III, qu’il qualifie de « gorille ». Un article, écrit en mars 1888, le contraint à l’exil en Belgique. Il travaille un temps au quotidien socialiste « Vooruit », avant d’être expulsé de Belgique et d’arriver à Paris en mai 1888. Il évolue ensuite vers l’anarchisme et fréquente la bohème littéraire.

Polyglotte, Alexandre Cohen collabore sous divers pseudonymes à la presse libertaire française dont : « La Révolte », « Le Père Peinard » et « L’Endehors ». Il se lie avec Victor Barruand et effectue diverses traductions, notamment : Multatuli, Gehardt Hauptmann et Nieuwenhuis en français, et Emile Zola en néerlandais. En 1890, il accompagne Nieuwenhuis chez Elisée Reclus à Sèvres. Le 10 juin 1892, il participe au meeting à la Maison du peuple et y dénonçe l’expédition coloniale française au Dahomey. En décembre 1893, après l’attentatCohen droite d’Auguste Vaillant à l’Assemblée nationale, Alexandre Cohen qui n’avait pu obtenir sa naturalisation française, est expulsé de France. Il se réfugie à Londres, où il collabore au journal anarchiste « The Torch » des sœurs Rossetti.  Il y rencontre Louise Michel et Pierre Kropotkine. Il rentre aux Pays-Bas, et purge la peine de prison qui l’attendait depuis 1888. En 1904, il retourne en Indonésie, chargé par le gouvernement français d’un rapport sur éducation dans l’Indochine française comparée aux Indes néerlandaises. Il entre ensuite comme rédacteur au service international du « Figaro » (!). En novembre 1907, il obtient sa naturalisation française. En mars 1918, sa ferme à Trélou-sur-Marne est détruite par les Allemands. Le même mois, il se marie avec une auvergnate Elisa Batut, qui partagera sa vie durant 68 ans. A partir des années trente, il est difficile de comprendre son parcours vers l’extrême droite et « l’Action française » (bien qu’il ne puisse pas y adhérer, parce que juif). En 1932, il se fixe à Toulon où il publie ses souvenirs en néerlandais « In Opstand » (En Révolte) et « Van anarchist tot monarchist » (D’anarchiste à monarchiste) en 1936. Après la Libération, le couple Alexandre et Kaya vécurent dans la misère. Ils furent parfois aidés par les soeurs Rossetti, et par Rudolf Rocker qui leur garda son amitié. Alexandre Cohen meurt à Toulon, le 1er novembre 1961. Sources

Allez, voilà pour ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

Le café de Max…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la Grèce antique et du jambon-macédoine réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 02 mars 2013, douzième jour de ventôse dédié à l’Orme. Très imagesbel arbre de haute futaie en voie de disparition à cause de la graphiose qui a dévasté cette essence depuis 1925 environ dans tout l’hémisphère Nord. A Paris on comptait 30 000 ormes avant l’épidémie; il en reste à peine quelques centaines. Mais vous pouvez vous exercer à la culture en bonsaï, il s’y prête très bien.

Tous les ans à pareille époque, je repense à Salvador Puig Antich, dernier détenu politique exécuté par le procédé du « garrot vil » dans les prisons franquistes le 02 mars 1974.

 

Dans la catégorie l’homme du jour, le nominé est… MULTATULI.

Le 2 mars 1820, naissance d’ Edouard DOUWES DEKKER, dit MULTATULI, à Amsterdam où il a sa statue (voir photo). Je ne prends pas beaucoup de risques en 50305109_paffirmant que vous n’avez jamais entendu parler de lui et pourtant… Écrivain anarchiste néerlandais, il a donné naissance à un personnage que beaucoup côtoient sans le savoir. Il s’agit de Max Havelaar !

D‘abord fonctionnaire en Indonésie (Colonie Hollandaise), il démissionne, écœuré par le traitement réservé aux indigènes. Il se consacre à la littérature et publie avec succès en 1859 Max Havelaar, œuvre anti-colonialiste et anti-esclavagiste. Le roman dont l’action se déroule à Java est très autobiographique et décrit notamment la difficulté de garantir des prix « raisonnables » aux petits producteurs locaux de café. C’est ainsi que depuis est née l’association Max Havelaar et le label garantissant les produits issus du commerce équitable.

Multatuli, pourfendeur du conformisme bourgeois, mettra en pratique son idéal libertaire et scandalisera ses contemporains, vivant en harmonie avec ses deux compagnes et ses deux enfants. Ses écrits anti-étatiques et anti-parlementaires, et ses combats 50305138_pcontre la religion, la famille, les préjugés de toutes sortes: racistes, sexistes ou sexuels auront une grande influence dans le milieu socialiste et libertaire. Il mourra en Allemagne le 19 février 1887. En 1942, Henry Poulaille préfacera une version française de Max Havelaar : « Iconoclaste, Multatuli n’avait aucun respect des usages sacrés, (…) il avait la haine de l’hypocrisie et le mépris de toute abdication de l’individu. Loi, religion, morale, propriété, étaient autant de masques à arracher. ». On boit du p’tit lait.

Et voila, amis lecteurs, pour cette livraison du samedi. J’espère qu’elle vous trouvera en pleine forme, continuez à bien vous portez et, à demain peut-être.

 

NO SARKOZY DAY…Ah, c’est vrai, je ne vous ai pas encore parlé du NO SARKOZY DAY… Et pourtant cela risque fort d’être le buzz du printemps à venir. A l’instar de ce qui s’est passé en Italie pour exprimer le ras le bol des Berlusconneries, la journée d’action pour marquer son opposition au président de la République se structure et gagne des soutiens : Des organisations, des personnalités d’horizons divers, des journaux appellent à manifester ce jour là. Lasserpe ; Decressac ; Berth ; Jiho ; Vuillemin ; Chimulus ; Olive ; SaT ; Large; Siné-hebdo… Gilles Perrault. Ecrivain – Henri Montant : Journaliste -Susan Georges : présidente d’honneur d’Attac – San Severino: Chanteur , auteur compositeur -Miguel Benasayag: Psychanalyste et Philosophe – Jean-Jacques Reboux, écrivain – Noël Gaudin: entarteur – Pierre Concialdi : économiste – Didier Porte: Humoriste – Guy Bedos: humoriste, acteur, scénariste – Dominique Tricaud: avocat – André Langaney: scientifique – Marie et Marcel Lapierre : vignerons – Christophe Alévèque: humoriste … Avec des soutiens comme ceux là, ça ne devrait pas être triste. En Italie, ce sont les réseaux sociaux qui ont réussi là où les mobilisations traditionnelles avaient échoué à faire descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue. Alors, à bientôt. Et aujourd’hui, le nominé est…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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NO SARKOZY DAY…

Ah, c’est vrai, je ne vous ai pas encore parlé du NO SARKOZY DAY… Et pourtant cela risque fort d’être le buzz du printemps à venir. A l’instar de ce qui s’est passé en Italie pour exprimer le ras le bol des Berlusconneries, la journée d’action pour marquer son opposition au président de la République se structure et gagne des soutiens :

Des organisations, des personnalités d’horizons divers, des journaux appellent à manifester ce jour là.

Lasserpe ; Decressac ; Berth ; Jiho ; Vuillemin ; Chimulus ; Olive ; SaT ; Large; Siné-hebdo…

Gilles Perrault. Ecrivain – Henri Montant : Journaliste -Susan Georges : présidente d’honneur d’Attac – San Severino: Chanteur , auteur compositeur -Miguel Benasayag: Psychanalyste et Philosophe – Jean-Jacques Reboux, écrivain – Noël Gaudin: entarteur – Pierre Concialdi : économiste – Didier Porte: Humoriste – Guy Bedos: humoriste, acteur, scénariste – Dominique Tricaud: avocat – André Langaney: scientifique – Marie et Marcel Lapierre : vignerons – Christophe Alévèque: humoriste …

Avec des soutiens comme ceux là, ça ne devrait pas être triste.

En Italie, ce sont les réseaux sociaux qui ont réussi là où les mobilisations traditionnelles avaient échoué à faire descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue. Alors, à bientôt.

Et aujourd’hui, le nominé est…

MULTATULI OU MAX HAVELAAR ?

Le 2 mars 1820, naissance d’Edouard DOUWES DEKKER, dit MULTATULI, à Amsterdam où il a sa statue (voir photo). Je ne prends pas beaucoup de risques en affirmant que vous n’avez jamais entendu parler de lui et pourtant…
Écrivain anarchiste néerlandais, il a donné naissance à un personnage que beaucoup côtoient sans le savoir. Il s’agit de Max Havelaar !
D‘abord fonctionnaire en Indonésie (Colonie Hollandaise), il démissionne, écœuré par le traitement réservé aux indigènes. Il se consacre à la littérature et publie avec succès en 1859 « Max Havelaar », œuvre anticolonialiste et antiesclavagiste. Le roman qui se déroule à Java est très autobiographique et décrit notamment la difficulté de garantir des prix « raisonnables » aux petits producteurs locaux de café. C’est ainsi que depuis est née l’association Max Havelaar et le label garantissant les produits issus du commerce équitable.
Multatuli, pourfendeur du conformisme bourgeois, mettra en pratique son idéal libertaire et scandalisera ses contemporains, vivant en harmonie avec ses deux compagnes et ses deux enfants. Ses écrits anti-étatiques et antiparlementaires, et ses combats contre la religion, la famille, les préjugés de toutes sortes, racistes, sexistes ou sexuels auront une grande influence dans le milieu socialiste et libertaire.
Il mourra en Allemagne le 19 février 1887.
En 1942, Henry Poulaille préfacera une version française de « Max Havelaar » :
« Iconoclaste, Multatuli n’avait aucun respect des usages acrés, (…) il avait la haine de l’hypocrisie et le mépris de toute abdication de l’individu. Loi, religion, morale, propriété, étaient autant de masques à arracher. ». On boit du p’tit lait.

Et voila, amis lecteurs, pour cette livraison du mardi. J’espère qu’elle vous trouvera en pleine forme, continuez à bien vous portez et, à demain peut-être.