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Mujeres libres…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la pensée Pascalienne et du Vermouth-cassis réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 13 décembre 2017, 23è jour de Frimaire dédié au roseau.

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau pensant. PascalIl ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser: une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il nous faut relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: voilà le principe de la morale. »  Pascal, Pensées, (1660)

Plus près de nous.

Peut-être que, comme moi, vous vous êtes arrêté sur cette photo au cours d’une de vos lectures. Le 13 décembre 1895, naissance de Lucia Sanchez Saornil, à Madrid. Poétesse, artiste peintre et militante anarchiste féminine espagnole. Militante féminine convaincue, elle reste persuadée que les revendications des femmes requièrent une organisation spécifique. En 1936, avec les compagnes Mercedes Comaposada, Amparo Poch y Gascon, elle fonde le mouvement d’émancipation « Mujeres Libres » (Femmes Libres) qui édite, à partir de mai 1936, la revue du même nom. lucia-300x208Lorsque éclate la révolution, elle se démène sans compter, présente sur le front comme à « Radio Madrid ». De retour à Valence, en 1937, elle devient la principale rédactrice de l’hebdomadaire anarchiste « Umbral »; elle y rencontrera sa compagne saphique América Barroso. En mai 1938, Lucia est nommée secrétaire générale de S.I.A « Solidarité Internationale Antifasciste », chargée d’organiser l’aide internationale. La révolution écrasée, elle se réfugie en France début 1939, et tente de secourir les réfugiés. En 1942, pour éviter être déportée dans les camps nazis, elle retourne à Madrid, puis à Valence, vivant jusqu’en 1954 dans une totale clandestinité. Elle est morte à Valence, le 2 juin 1970. « Soñar, soñar siempre (…) Porque un nuevo entusiasmo nos transporta a otro ensueño entrevisto en lontananza y en la vida, el soñar, es lo que importa. » Sources.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A galopar a galopar…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la tautologie et du kouign-amann réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 11 février 2016, 23è jour de pluviôse dédié au Queneauchiendent; plante envahissante s’il en est. Nous souhaitons bonne fête à tous les Ehouarn de la terre. Ils doivent leur nom à un moine de l’abbaye de St Gildas en Rhuys vers le 11è siècle. C’était un disciple de St Félix. Dans Ehouarn, on retrouve houarn, le fer. Par exemple, hent-houarn, le chemin de fer… Tout comme dans l’eau ferrugineuse chère à Bourvil. Profitez des longues soirées d’hiver pour relire le premier roman de Queneau: « Alibiforains et lantiponnages que tout cela, ravauderies et billevesées, battologies et trivelinades, âneries et calembredaines, radotages et fariboles !  »

Aujourd’hui, parlons d’une militante anarchiste espagnole, Mercedes Comaposada. Fille de l’écrivain et militant socialiste José Comaposada et compagne depuis 1933 du sculpteur libertaire Baltasar Lobo, MercédèsMercedes Camaposada avait commencé à travailler très jeune comme monteuse dans l’industrie du cinéma et avait adhéré au syndicat CNT des spectacles publics. Puis elle avait poursuivi des études à Madrid où elle allait rencontrer V. Orobon et surtout Lucia Sanchez Saornil avec laquelle elle se lançait très vite dans une campagne pour la libération de la femme. Et puis tiens, avant de poursuivre, pour le plaisir, quelques notes entonnées par Paco Ibanez. « A galopar », merveilleux poème de Rafael Alberti qui devint l’hymne des républicains espagnols. Las tierras, las tierras, las tierras de Espana…

Après ce petit intermède, continuons.

Pendant les années de la République elle collaborait à de nombreux titres de la presse libertaire (dont Ruta, Tiempos Nuvos, Umbral, Tierra y Libertad) et en avril 1936, de sa rencontre avec Lucia Sanchez Saornil naît l’idée de créer un groupe de femmes spécifique, au sein du mouvement libertaire. Le groupe « Mujeres Libres » (MM.LL) est créé en avril 1936; mouvement qui a compté plus de 20 000 membres, ainsi CNTque la revue du même nom dont elle allait être rédactrice en chef pendant la guerre. Elle est illustrée par le sculpteur Baltasar LOBO (compagnon de Mercedes). Lorsque éclate la révolution, en juillet 1936, elle se rend à Barcelone et y rejoint un autre groupe de femmes, avec lequel elle travaille à la création d’une fédération nationale. Exilée en France après la guerre civile, elle parvenait avec son compagnon à s’installer à Paris avec l’aide de Pablo Picasso dont elle allait devenir la secrétaire. Dans les années 1960-1970 elle participait aux activités du groupe Mujeres Libres en exil. Mercedes Comaposada est morte à Paris le 11 février 1994.

Et voila pour ce frisquet jeudi, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Ay Pepita…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du crétacé supérieur et de la lutte des glaces réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 19 décembre 2014, 29è jour de frimaire dédié à l’olive.

Le 19 décembre 1919, naissance de Pépita CARPENA (Josefa CARPENA-AMAT), à Barcelone. Militante anarcho-syndicaliste et féminine anarchiste espagnole. Aînée d’une famille ouvrière de six enfants, elle commence à travailler à 12 ans comme couturière et milite à 14 ans à la CNT et aux « Jeunesses Libertaires » (JJLL). En juillet 1936, elle prend carpena_pepitapart à la révolution et assiste le 20 juillet comme aide-soignante à l’assaut de la caserne Atarazanas. Le 17 novembre elle s’unit au compagnon Pedro Perez Mir (qui sera tué sur le front). Elle prend part aux événements de mai 1937 et rejoint, fin 1937, le mouvement anarchiste féminin « Mujeres Libres » puis travaille dans une fabrique d’armes. Désignée par « Mujeres Libres » comme secrétaire à la propagande du Comité régional de Catalogne, elle effectue des tournées dans les villages et sur le front et rencontre Emma Goldman. Malade, elle quitte Barcelone le 25 janvier 1939 (veille de l’entrée des troupes franquistes dans la ville) pour la France, où elle sera internée dans un camp près d’un an à Clermont-l’Hérault, à côté de Montpellier.

Elle se marie avec un Français puis le quitte pour rejoindre Marseille où se retrouvent de nombreux réfugiés espagnols. Elle y devient la compagne de l’anarchiste Juan Martinez Vita dit Moreno, et poursuit son militantisme après la Libération. En avril 1945, elle est déléguée à Toulouse, pour le 1er congrès de la « FIJL » en exil. Elle prend ensuite part aux activités théâtrales de la troupe « Acratia » et milite à la CNT en exil. Dès 1979, elle participe aux activités du CIRA de Marseille, elle en réfugiéssera la coordinatrice de 1987 à 1999. En 1992, elle rédige dans un court récit son cheminement « De toda la vida », texte qui sera publié en français dans une brochure des éditions du Monde Libertaire et Alternative Libertaire. Elle a par ailleurs collaboré à divers ouvrages historiques sur le mouvement « Mujeres libres » ainsi qu’à deux Bulletins du CIRA, et à la presse libertaire espagnole et française. Elle apparaît dans le film de Richard Prost « Un autre futur »et dans celui de Lisa Berger et Carol Mazer « De toda la vida ». Après une dure vie bien remplie, elle meurt à Marseille le 5 juin 2005, trois ans après le compagnon Moreno. Sources.

Allez, portez vous bien en attendant l’hiver.

Dans le ventre des espagnols…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la pensée Pascalienne et du Vermouth-cassis réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 13 décembre 2014, 23è jour de Frimaire dédié au roseau.

« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un Pascalroseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser: une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il nous faut relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: voilà le principe de la morale. »  Pascal, Pensées, (1660)

C’est sans doute pour cela que: «Dans le ventre des espagnols il ya des armes…»

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saornil_luciaLe 13 décembre 1895, naissance de Lucia SANCHEZ SAORNIL, à Madrid. Poétesse, artiste peintre et militante anarchiste féminine espagnole.
Née dans une famille modeste, elle obtient en 1916 un emploi à la compagnie de téléphone, mais poursuit des études à l’académie des Beaux-Arts. En 1918, passionnée par la poésie, elle intègre le mouvement littéraire « Ultraïsmo » et publie ses premiers poèmes. Militante anarcho-syndicaliste, elle prend part aux confits sociaux de la « Telefonica ». Mutée à Valence en 1927, elle collabore aux journaux anarchistes « Tierra y Libertad », « Solidaridad Obrera », etc.

De retour à Madrid en 1929, elle devient secrétaire de rédaction au journal « C.N.T ». Militante féminine convaincue, elle reste persuadée que les revendications des femmes requièrent une organisation spécifique. En 1936, avec les compagnes Mercedes Comaposada, Amparo Poch y Gascon, elle fonde le mouvement d’émancipation « Mujeres Libres » (Femmes Libres) qui édite, à partir de mai 1936, la revue du luciamême nom. Lire ce petit texte de 1937 ICI. Lorsque éclate la révolution, elle se démène sans compter, présente sur le front comme à « Radio Madrid ». De retour à Valence, en 1937, elle devient la principale rédactrice de l’hebdomadaire anarchiste « Umbral »; elle y rencontrera sa compagne saphique América Barroso. En mai 1938, Lucia est nommée secrétaire générale de S.I.A « Solidarité Internationale Antifasciste », chargée d’organiser l’aide internationale.
La révolution écrasée, elle se réfugie en France début 1939, et tente de secourir les réfugiés. En 1942, pour éviter être déportée dans les camps nazis, elle retourne à Madrid, puis à Valence, vivant jusqu’en 1954 dans une totale clandestinité. Elle est morte à Valence, le 2 juin 1970.
« Soñar, soñar siempre (…) Porque un nuevo entusiasmo nos transporta a otro ensueño entrevisto en lontananza y en la vida, el soñar, es lo que importa. »
(Rêver, toujours rêver (…) Pour qu’un nouvel enthousiasme nous transporte dans un autre rêve entrevu dans le futur et dans la vie, le rêve, c’est ce qui importe.) Sources
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A GALOPAR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la femme libérée et
de la bouillie d’avoine réunies, bonjour !

Nous sommes le 11 février et vous
êtes encore devant votre ordinateur. Ce jour est le 23è de
pluviôse et est dédié au chiendent, plante envahissante s’il en
est.
Nous souhaitons bonne fête à tous les Ehouarn de la terre.
Ils doivent leur nom à un moine de l’abbaye de St Gildas en Rhuys
vers le 11è siècle. C’était un disciple de St Félix. Dans
Ehouarn, on retrouve houarn, le fer. Par exemple, hent-houarn, le
chemin de fer… Tout comme dans l’eau ferrugineuse chère à
Bourvil.

Aujourd’hui, parlons d’une
militante anarchiste espagnole, Mercedes Comaposada.

Fille de l’écrivain et militant
socialiste José Comaposada et compagne depuis 1933 du sculpteur
libertaire Baltasar Lobo, Mercedes Camaposada avait commencé à
travailler très jeune comme monteuse dans l’industrie du cinéma
et avait adhéré au syndicat CNT des spectacles publics. Puis elle
avait poursuivi des études à Madrid où elle allait rencontrer V.
Orobon et surtout Lucia Sanchez Saornil avec laquelle elle se lançait
très vite dans une campagne pour la libération de la femme. Et puis tiens, avant de poursuivre, pour le plaisir, quelques notes entonnées par Paco Ibanez.
« A galopar« , merveilleux poème de Rafael Alberti qui devint l’hymne des républicains espagnols. Las tierras, las tierras, las tierras de Espana…


Après ce petit intermède, continuons.

Pendant les années de la
République elle collaborait à de nombreux titres de la presse
libertaire (dont
Ruta,
Tiempos Nuvos, Umbral, Tierra y Libertad
)
et en avril 1936, de sa rencontre avec Lucia Sanchez Saornil naît
l’idée de créer un groupe de femmes spécifique, au sein du
mouvement libertaire. Le groupe « Mujeres Libres » (MM.LL)
est créé en avril 1936;
 mouvement
qui a compté plus de 20 000 membres
,
ainsi que la revue du même nom dont elle allait être rédactrice en
chef pendant la guerre. Elle est illustrée par le sculpteur Baltasar
LOBO (compagnon de Mercedes). Lorsque éclate la révolution, en
juillet 1936, elle se rend à Barcelone et y rejoint un autre groupe
de femmes, avec lequel elle travaille à la création d’une
fédération nationale.
 

Exilée en France après la
guerre civile, elle parvenait avec son compagnon à s’installer à
Paris avec l’aide de Pablo Picasso dont elle allait devenir la
secrétaire. Dans les années 1960-1970 elle participait aux
activités du groupe Mujeres Libres en exil.

Mercedes Comaposada est morte à
Paris le 11 février 1994.

Et voila pour ce vendredi, allez, portez vous bien et à demain peut-être.