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Poètes, vos papiers…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la poésie et de l’ormeau poêlé réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 24 octobre 2013, troisième jour de Brumaire dédié à la poire. L’actualité n’a vraiment rien de réjouissant par les temps qui courent. La série Léonarda commence sérieusement à me les briser menu, les états d’âme de l’équipe de France de fouteballe m’en touchent une sans faire bouger l’autre, et l’union sacrée contre les portiques écotaxe me confirme dans l’idée qu’on nous prend vraiment pour des perdreaux de l’année… Ecoutez Victor JARA avant de lire la suite.

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Pourtant, une brève a attiré mon attention de cénobite scrupuleux, toujours à la recherche de la petite bête. La justice du Qatar, un pays qui s’est posé en fervent soutien des soulèvements du Printemps arabe, a condamné hier un poète à 15 ans de prison pour un poème jugé critique envers le régime des Al-Thani. La Cour de cassationimages-1 de Doha a confirmé la peine de 15 ans de prison prononcée en appel contre Mohamed al-Ajmi, alias Ibn al-Dhib, pour « un poème du jasmin » saluant le Printemps arabe et exprimant l’espoir qu’il s’étende aux monarchies du Golfe. « Il a été condamné en cassation à 15 ans de prison », a déclaré à l’AFP son avocat, Néjib al-Naïmi. 15 ans de prison ferme. Oui. Pour un simple petit poème d’une quinzaine de vers, soit un ratio de un an de prison par vers. Cela donne une idée du tarif de la liberté au pays du cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani. « Ainsi, il aura suffi d’un «petit poème» pour mettre à nu le régime de Doha.  Et, sur ce coup, le sourire «marketing» de Beckham n’occultera pas le verbe flamboyant de cet homme révolté. Oui, lui, Mohammed Al Ajami. Le griot qui a refusé d’être un «poète de cour». » extrait de:  El Watan.

Allez, c’est sympa d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.