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Cigarettes, Whisky et p’tites pépées…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la quadrature du Net et des ronds de jambe réunis, bonjour ! En ce lundi 25 mai 2015, sixième jour de prairial, nous célébrons la mélisse. Si vous trouvez l’actualité particulièrement indigeste, je vous recommande expressément mélissela tisane de mélisse. Mon aïeule, pour qui l’herboristerie n’avait aucun secret, faisait bouillir deux branches de mélisse dans un litre d’eau et laissait infuser. Pour ma part, j’avoue que ma préférence va plutôt à un vieux whisky d’Ecosse. Cela me remet en mémoire le fameux pangramme de Georges Perec : Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume. C’est une phrase qui permet d’utiliser toutes les lettres de l’alphabet, l’exercice est amusant, et par ailleurs, c’est un alexandrin.

Bon, restons dans le ton cigarettes, whisky et p’tites pépées… Le 25 mai 1996 voit le décès de Barney WILEN. C’est un des grands saxophonistes Français et, c’est assez rare pour le noter. Il a débuté sa carrière en se produisant dans les boites la note bleuedu côté de Nice sous l’incitation de Blaise Cendrars ( immense bonhomme à qui j’avais consacré un billet). On lui doit d’avoir travaillé avec Miles Davis sur la bande originale du film « ascenseur pour l’échafaud ». Miles Davis qui lui est né un 25 mai en 1926, étonnant non ! Plus tard il a enregistré avec le fameux quintette de Thélonious Monk et on lui doit aussi la musique du film « Les liaisons dangereuses » de Roger Vadim. La bande dessinée de Loustal, « Barney et la note bleue » est largement inspirée de sa vie. Plus tard il en a d’ailleurs tiré un disque intitulé « La note bleue ». Je vous conseille particulièrement « Cookin’ at st germain » avec Bud Powell.

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Bon voilà, on va s’arrêter là, après tout aujourd’hui est un lundi non-travaillé, enfin je ne sais plus, je crois que ce n’est plus un jour férié mais durant lequel on ne travaille quand même pas sauf ceux qui bossent pour la vignette dédiée à la retraite des vieux à moins que cela soit la journée de solidarité contre la grippe aviaire… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Les mystères de Wes…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis des « cénobites tranquilles » et des soeurs Tatin réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 06 mars 2013, seizième jour de ventôse dédié à l’épinard. Répétez avec moi: l’épinard, ça devrait être obligatoire… Trêve de calembour à la petite semaine et, place à l’homme du jour.

John Leslie « Wes » Montgomery est né le 06 mars 1925 à Indianapolis (Indiana), il est venu sur le tard à la guitare, vers l’âge de 19 ans, en écoutant, comme beaucoup de guitaristes de sa génération, le révolutionnaire Charlie Christian. Bien que n’ayant DownloadedFilejamais appris à lire la musique, Wes avait une grande facilité pour déchiffrer les mélodies à l’oreille, de plus, il évoluait dans un environnement musical grâce à ses deux frères. Les débuts professionnels de Wes Montgomery furent pourtant rapides et prometteurs. Dès juillet 1948 il rejoint l’orchestre du vibraphoniste Lionel Hampton, avec lequel il tourne et enregistre jusqu’en Janvier 1950.  Il retourne pourtant à Indianapolis et choisit de garder un emploi quotidien de soudeur dans une usine d’électronique pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille (sa femme et ses six enfants), il n’enregistrera quasiment plus avant 1957, mais joue toutes les nuits dans les clubs de la ville, ne dormant que très peu afin d’arrondir les fins de mois.

En 1959, il signe chez Riverside Record sur les recommandations du saxophoniste et partenaire de Miles Davis et de John Coltrane, Cannonball Aderley. Les deux musiciens images-1deviendront même amis, et Burrell participera à l’album de Wes Fusion en 1963. Wes Montgomery restera chez Riverside jusqu’à fin 1963 quand le label fit faillite, c’est pour beaucoup de critiques et de fans sa meilleure période artistique, sa musique y est pure et aventureuse, subissant l’influence des boppers et de Miles Davis dont il est proche des musiciens et dont il joue souvent quelques thèmes. Après avoir été dans l’ombre pendant presque toutes les années 50, il connaît le succès en tant que leader sans avoir pratiquement fait le sideman au préalable, ce qui est très rare dans le jazz.

C’est pendant cette période que les amateurs de jazz ont vraiment découvert Wes Montgomery et sa technique unique, terriblement efficace : à tel point que le « Wes Montgomery Tone » est devenu l’idéal d’une grande majorité des guitaristes de jazz. Ce son si particulier, il l’obtenait en jouant avec la chair de son pouce plutôt qu’avec un onglet, la légende veut qu’il ait commencé à utiliser cette technique pour ne pas déranger sa femme en travaillant son instrument.

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Puis Wes Montgomery suit Creed Taylor sur le label A&M, évoluant de plus en plus vers l’easy listening. Il enregistre alors entre autres des versions « jazzy » de images-2classiques de la pop comme « Eleanor Rigby » des Beatles ( en vidéo plus haut) ou « Scarborough Fair » (Simon & Garfunkel), ce qui lui ouvre les ondes radio au point qu’une de ses compositions, « Windy », atteindra la quarante quatrième place des charts américains et la dixième du classement easy listening.

Plutôt bon père de famille, il n’a, contrairement à un grand nombre de musiciens de jazz, jamais touché à la drogue ou à l’alcool.  Malgré cela, et alors qu’il est en train d’enregistrer son 33ème album, Wes Mongomery décède brutalement, le 15 juin 1968, d’une crise cardiaque à l’age de 43 ans seulement.Source:

Allez je m’arrête là pour aujourd’hui; portez vous bien et à demain peut-être.

Ascenseur pour les fachos…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Jazz-dans-tous-ses-états et du double scotch réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 25 mai, c’est le sixième jour de Prairial dédié à la Mélisse. L’an passé les jardins de Keramoal avaient vu fleurir un plant de Mélisse-citronnelle mais hélas, le gel de l’hiver ne lui a laissé aucune chance. Or donc, replantation ce printemps. Le titre de ce billet m’a été inspiré par la montée du vote d’extrême droite en Europe. Quelquefois je rêve que je suis éditorialiste à Libé… Mais ça ne dure pas longtemps, rassurez vous.

Le 25 mai 1996 voit le décès de Barney WILEN. C’est un des grands saxophonistes Français et, c’est assez rare pour le noter.

Il a débuté sa carrière en se produisant dans les boites du coté de Nice sous l’incitation de Blaise Cendrars (il faudra que je consacre un billet à cet immense poète; à moins que je ne l’ai déjà fait…). On lui doit d’avoir travaillé avec Miles Davis sur la bande originale du film « ascenseur pour l’échafaud ». Miles Davis qui lui est né un 25 mai en 1926, étonnant non !

 

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Plus tard il a enregistré avec le fameux quintette de Thélonious Monk et on lui doit aussi la musique du film « Les liaisons dangereuses » de Roger Vadim.

La bande dessinée de Loustal, « Barney et la note bleue » est largement inspirée de sa vie. Plus tard il en a d’ailleurs tiré un disque intitulé « La note bleue ».

Je vous conseille particulièrement « Cookin’ at st germain » avec Bud Powell.

Bon, et bien voilà, le soleil est de retour sur la pointe bretonne; encore un peu et l’on se plaindra de la chaleur… En attendant la canicule, portez vous bien et à demain peut-être.

Asteur, c’est l’heure du 4 heures…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la vérité révélée et du livre de poche réunis, bonjour!

Nous sommes le mardi 1er mai, douzième jour de Floréal dédié au Sainfoin. Cette plante est autant appréciée des ânes que le sarkozisme des électeurs du FN. Plante mellifère par excellence on en fait un des meilleurs miels du marché. Pratiquement disparu par suite de la suppression de la culture du sainfoin comme plante fourragère, en particulier dans le Gâtinais, ce miel clair qui se teinte de jaune en se solidifiant a pourtant des atouts que lui reconnaissent les amateurs : léger, parfumé, fin et aromatique, il offre une cristallisation lente et fine. Je vous le conseille sur une crêpe de froment pour le quatre-heures; car, comme on dit à Dunkerque: Asteur, c’est l’heure du 4 heures…

Aujourd’hui, une chanteuse de jazz à la voix de miel:

Shirley Horn, née le 1er mai 1934 à Washington, D.C. (États-Unis) et décédée le 20 octobre 2005 à Washington DC, était une chanteuse et pianiste de jazz américaine.

Shirley Horn était une virtuose du piano dès son enfance. Elle devient la première pianiste et chanteuse de Jazz à 17 ans après Nat King Cole. Elle enregistre son premier album de jazz en 1960 sur le petit label Stere-o-craft. Ensuite, elle met sa carrière en suspens pendant les années 1970 et 1980 afin d’élever sa fille. Elle signe son retour en 1987.

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Elle remporte le Grammy Award de la meilleure performance vocale sur un album en 1999 pour I Remember Miles (1998). Cet album est un hommage à Miles Davis, qui l’avait découverte en 1960. Cette même année sort un album intitulé « (The ultimate collection) Best Of » dont les morceaux ont été sélectionnés par Diana Krall.

Sa voix chaude et douce souffle les ballades avec une rare profondeur et une intense émotion, sublimées par une retenue délicate. Ses arrangements confèrent une intimité unique à ses enregistrements et ses concerts, servis par une rythmique complice : Charles Ables, à la basse et Steve Williams, à la batterie, qui l’ont accompagnée pendant près de trente ans.

Même limitée par le vieillissement de sa voix, elle garda jusqu’au bout son art intact, capable de donner à une seule note une charge émotionnelle intense, par une véritable construction dramatique de l’interprétation. L’album « You Won’t Forget Me » et notamment le titre co-interprété avec Miles Davis en constitue un exemple magistral.

Voila pour ce mardi, à lire et à écouter calmement au retour de la manif. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

AND NOW, DIZZY GILLESPIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pédale wah-wah et du lapin au cidre réunis, bonjour !

Nous
sommes le 6 janvier de l’an 2011 après J.C. Et c’est normalement
l’Epiphanie, les Orthodoxes disent Théophanie. Du grec épiphanéia:
«apparition» – de épiphainéin: «paraître ou briller sur». La
Solennité de l’Épiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme
Messie, mais si.

Tiens
c’est le jour anniversaire de la disparition du grand Dizzy, le voici
en 1952 en compagnie de Charlie Parker, le morceau s’appelle
Hot
house
.
Dans l’almanach Vermot on disait « hot house en emporte le vent »
bien sûr.


John
Birks « Dizzy » Gillespie
, né à Cheraw en Caroline du Sud le
21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était
un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz. Avec
Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants
trompettistes de l’histoire du jazz (c’est mon avis et je le
partage), ayant participé à la création du style Bebop et
contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz.
Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au
pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un
bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi
que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans
sa popularité auprès du public. En tant que musicien, il avait une
technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante.

Après avoir joué avec Cab Calloway il fonde son propre groupe dans
lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk.
Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker.
N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette
à…Miles Davis ! Gillespie se déclare candidat à l’élection
présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était
élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House »,
que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du
Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney
General… Etonnant, non ?

Voilà, je ne suis pas certain d’avoir réussi à intégrer la vidéo, petit problème technique.Pour le moment je dois me préoccuper de la galette, histoire de respecter la tradition comme disait Boris Vian. Je vous souhaite plein de bonnes choses, portez vous bien et à demain peut-être.

LE GRAND DIZZY…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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John Birks « Dizzy » Gillespie, né à Cheraw en Caroline du Sud le 21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz.

Avec Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, ayant participé à la création du style Bebop et contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz.

Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans sa popularité auprès du public. En tant que musicien, il avait une technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante. Après avoir joué avec Cab Calloway il fonde son propre groupe dans lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk. Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker. N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette à…Miles Davis ! Gillespie se déclare candidat à l’élection présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House », que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney General... Etonnant, non ?

VIDE GRENIER.

Nom d’un petit Bachelot, voila qu’il va falloir organiser un vide grenier pour se débarrasser des vaccins en stock. Personnellement, je préconise de les renvoyer à l’expéditeur avec obligation de se faire piquer jusqu’à épuisement du dit stock. Le gouvernement dit qu’il a résilié les commandes non livrées !!! Il aurait mieux fait de décommander la grippe, on l’aurait davantage pris au sérieux. A moins qu’avec le début des soldes, le Tamiflu devienne accessible aux pays émergents.

RECHAUFFEMENT.

Je ne sais pas comment ça se présente par chez vous mais ici, ce matin, tout est blanc et le thermomêtre extérieur indique -2°. Le resto du coeur ouvert pour mésanges, moineaux et autres rouge-gorges commence à attirer le reste de la faune locale. Tout cela semble se dérouler avec une certaine hiérarchie dans la distribution et, ce ne sont pas forcément les plus gros qui sont servis les premiers. Ah, décidément, nous avons beaucoup à apprendre de la nature.

LA RUCHE.

Je voulais aussi vous parler de Sébastien FAURE.Figure importante de l’anarchisme français.
Il fut séminariste avant d’être libre-penseur, et socialiste du parti ouvrier avant de devenir anarchiste en 1888. En 1895, il fonde avec Louise Michel : « Le Libertaire ». Lors de l’affaire Dreyfus, il soutient activement celui-ci et créera « Le journal du Peuple ».
En 1904 il crée, près de Rambouillet, une école libertaire « 
La Ruche
« . Elle ne cessera de se développer (jusqu’à la guerre qui la contraindra à fermer en 1917). En 1916, Sébastien Faure lance le périodique « Ce Qu’il Faut Dire », qui sera de nombreuses fois censuré. En 1918, il est emprisonné pour avoir organisé un meeting interdit. Il meurt à Royan, le 14 juillet 1942. Mourir un 14 juillet pour un révolutionnaire, avouez que c’est ce qu’on fait de mieux dans le genre.
Outre ses qualités de pédagogue et d’orateur, il est aussi l’auteur de nombreux livres. « La douleur universelle » (1895), « L’imposture religieuse » (1923), « Propos subversifs », etc.

Bon allez, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, c’est assez copieux pour un mercredi et, les affaires domestiques n’attendent pas. Surtout, portez vous bien et, à demain peut-être.


LES ABEILLES BZZ BZZZ BZZZ…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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C’est de manière très égoïste que je m’intéresse aux abeilles. Je suis en effet un gros consommateur de miel et je serai très marri si celles-ci cessaient de produire ce délicieux nectar qui explique à lui tout seul mon teint de rose et ma santé de fer… Cette entrée en matière pour vous parler des suites d’un procès contre les groupes BASF et BAYER où ceux-ci avaient bénéficié d’un non lieu. Au printemps 2003, plus d’un millier de ruches avaient disparu à la suite de l’épandage de REGENT sur les semis de tournesol dans le Gers et la Haute-Garonne.Dossier complet dans « Futura sciences« . Cet insecticide dont la substance active est le Fipronil avait été retrouvé dans les cadavres des abeilles. Ni les apiculteurs ni la confédération paysanne n’ont apprécié ce non-lieu et ont décidé de faire appel. C’est ce pourvoi qui était examiné hier par le tribunal de Toulouse. résultats mis en délibéré bien entendu. En attendant et pendant que la justice délibère, je me demande si je ne suis pas en train de virer « écolo » moi ! L’abeille étant le premier et plus important pollinisateur dont la nature nous ait doté, l’humanité commettrai une folie en ne s’inquiètant pas de sa disparition. Il est vrai que dans mon fameux calendrier Républicain, nous sommes le jour de l’alisier et à ce tarif la, je suis capable de vous en faire une tonne (tonne à lisier, évidemment).

Bon, allez, un peu de beauté dans ce monde de brutes…Heureusement il y a la trompette de Miles, le talent de Duke, le génie du « Bird » , le tempo de Cab’Calloway, la maestria de Bill Evans, les fulgurances de Dizzy Gillespie, les envolées du Big Fats, le spleen de Billie Holiday, pour nous rassurer sur les capacités de l’humanité à produire autre chose que du Régent et du Gaucho, des pesticides, des insecticides, des herbicides, des fongicides…Mais à quand un prix Nobel pour celui qui inventera la connerieticide ? La zénitude étant la force principale désarmée…(Je ne suis pas mécontent de celle-là) je vais reprendre le train-train du retraité pépère et retrouver une activité normale comme disent les guignols de l’info. Portez vous bien et, à demain…Peut-être.                                                

LA VALLEE DES SAINTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Et bien voila, c’est décidé, c’est CARNOËT qui accueillera la vallée des saints de Bretagne. Il s’agit d’un projet titanesque qui prévoit l’implantation de 1250 statues monumentales dont certaines sont déja à pied d’oeuvre. Vous avez même la possibilité d’y faire graver votre nom en tant que généreux donateur. Ce sera une sorte de monument aux morts pour les vivants…

L’Alsace a sa montagne des singes, la littérature enfantine son club des cinq et le Vatican détient le seing du saint père. Nous on aura la vallée des saints. Personnellement j’aurai préféré le vallon des seins pour une promenade bucholique. Mais, les desseins des aménageurs du territoire sont impénétrables au mécréant que je suis. Nous avions déja l’ile de Sein – on dit que l’on y voit sa fin – On aurait peut-être pu faire l’économie de cette armée de granite rappelant à jamais une Bretagne « terre de mission ».

Je lance donc à mon tour une mobilisation générale pour que ne soient pas oubliés , St Frusquin, St Glinglin, Ste Nitouche et surtout, St Emilion. Vous êtes invités à complèter la liste sur ce blog.

A propos de monument, SONY annonce la sortie en novembre d’un coffret regroupant l’intégrale de Miles DAVIS, (1955-1985) c’est à dire 70 CD. C’est pas titanesque ça! Tiens, voila la pluie, y’avait longtemps. Allez, à demain peut-être.

Et moi et moi et moi…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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C’était il y a 60 ans, le 1er octobre, Mao ZEDONG (à l’époque on disait Mao Tsé Toung) proclamait la naissance de la république populaire de Chine. Aujourd’hui, elle joue dans la cour des grands et les grands lui font la cour… Quelques années après, son petit livre rouge innondait la planète. J’en ai encore un exemplaire au fond d’un carton. Et c’est vrai que son best seller avait cartonné. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de Pékin et le vieux Deng Xiao Ping a amorcé le grand virage vers l’économie de marché. Du coup, nos marchés à nous sont innondés de produits made in China. Nos « Mao » Franco-Français sont devenus ministres ou hauts fonctionnaires, éditorialistes ou éleveurs de chèvres dans le Larzac. Le pays s’apprète à célébrer avec faste cet anniversaire et la soupe aux nouilles va couler à flot.

Allez savoir pourquoi, je préfère me souvenir que cette année là, MILES DAVIS inaugurait le style Jazz cool qui allait devenir sa marque de fabrique. A choisir entre le livre du premier et un disque du deuxième pour une soirée automnale, je n’hésite pas l’ombre d’une seconde.

Tout à fait autre chose, un lecteur, qui avance masqué, m’a demandé de préciser ma position par rapport à l’affaire Polanski. Je redis donc que je ne me prononce pas sur le fond. Je vous invite à visionner un documentaire qui vient de sortir -Roman Polanski: Wanted and desired- visible à Paris actuellement au Reflet Médicis, peut-être le trouve t-on sur le Net. Non, il s’agissait pour moi de rappeler que les accords judiciaires entre Etats constituent un garde fou contre l’arbitraire. Ils ont permis de « récupérer » des criminels nazis bien à l’abri dans leurs haciendas, et de traduire Milozeviz devant la justice entre autres. Ils permettront peut-être de rapatrier la jeune française retenue en Iran. Roman Polanski, dont j’admire l’oeuvre, est un citoyen comme les autres. A ce titre, il doit comparaître devant une juridiction qui statuera. Voila pour aujourd’hui, alors, à demain peut-être.