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La poule et le frelon…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’ésotérisme et du café-cognac réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 28 novembre 2016, huitième jour de Frimaire dédié au Miel. Je dis cela en sachant pertinemment que le 28 Novembre 2016 est en réalité le Jeudi 26 As 144 St Mensonger, évêque dans le calendrier de pataphysique. Je pourrai rajouter que pour les bretons c’est la saint Eodez dont je vous ai conté les aventures dans un récent billet. Maintenant, c’est vous qui voyez…

En attendant, la production de miel agonise. Une étude vient d’annoncer que la France affichait les plus grosses pertes du continent : 13,6 % de taux de mortalité des colonies d’abeilles en saison apicole, et plus de 27 % sur l’ensemble de l’année. A ce rythme, les ouvrières survivantes peuvent toujours usiner : leur butinage ne suffira pas. Ni à enduire nos tartines, ni à polliniser le tiers des cultures qui en ont besoin pour se reproduire. C’est la disette. Dès le mois de septembre, l’ Union nationale de l’apiculture française (Unaf) avait tiré la sonnette d’alarme. Avec moins de 9.000 tonnes estimées cette année, laRuches pres de la Balme-de-Thuy, Haute-Savoie, France. production française de miel a atteint un plancher historique. Dans certaines régions de France – en Provence Alpes Côte d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon – ce sont de 60 à 80 % de récoltes en moins pour les professionnels. Dans toutes les régions, les récoltes sont en baisse de 60 à 80 % par rapport à 2015. La Bretagne est la seule à s’en sortir un peu mieux, avec tout de même des récoltes en baisse de 50 % par rapport à l’année dernière pour les miels toutes fleurs. En outre, les abeilles risquent aussi d’avoir du mal à passer l’hiver à cause des attaques de frelons, qui frappent maintenant les trois quarts du territoire français, mais surtout à cause de la dégradation de leur environnement : « Aujourd’hui, le taux de mortalité dans les ruches est d’environ 40 % alors que dans les années 1990 il n’était que de 5 % ».

Introduit par erreur en 2004 dans le sud-ouest de la France, le frelon asiatique n’a cessé depuis de se répandre dans l’Hexagone, dont il colonise désormais les deux tiers du territoire. Cette espèce très invasive raffole des abeilles, dont elle décime les colonies. Christophe Bitauld, qui possède une vingtaine d’hectares de pommiers à cidre bio et une quinzaine de ruches près de Janzé, en Ille-et-Vilaine, a pu s’en rendre compte. « L’année dernière, nous avons perdu 20 % de nos ruches à cause des frelons. Or les abeilles sont essentielles pour polliniser les vergers », observe l’agriculteur. Il pense néanmoins avoir poule noiretrouvé l’arme fatale pour lutter naturellement contre l’agresseur : la poule noire de Janzé, une race locale en voie de disparition. Dans un premier temps, grâce à l’Ecomusée du pays de Rennes, Christophe Bitauld avait introduit le gallinacé dans ses vergers pour venir à bout des anthonomes, des coléoptères qui s’en prennent aux pommiers. C’est là qu’il a découvert que les petites poules noires de Janzé avaient plus d’une corde à leur arc et s’attaquaient aussi aux redoutables frelons asiatiques. « Elles les attrapent d’un coup de bec quand ils sont en vol stationnaire devant les ruches. Puis elles les décapitent pour ne manger que le corps qui est plein de protéines. » D’un côté les néonicotinoïdes s’attaquent au système nerveux des abeilles, causant une augmentation terrible de la mortalité : de 5% en 1995 à 30% en 2015, une véritable hécatombe. Parmi les autres causes possibles, on retrouve la dégradation de l’habitat des abeilles, la prolifération de parasites (varroa destructor) et de prédateurs (frelon asiatique) ainsi que la pollution atmosphérique. Et dans mes crêpes, qu’est-ce que je mets dans mes crêpes ?

Allez, faut pas que ça vous coupe l’appétit. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Ma santé, mon santo…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la nature naturante et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 30 octobre 2015, 9è jour de Brumaire dédié à l’Alisier. Pas une raison pour en faire des tonnes (tonnes à lisier) dirait mon aïeule dont l’humour n’avait d’égal que son intérêt pour les l'abeillelichouseries comme on dit à Douarnenez… A propos de gourmandise, je suis je l’avoue, un gros consommateur de miel et je serai très marri si nos butineuses cessaient de produire ce délicieux nectar qui explique à lui tout seul mon teint de rose et ma santé de fer…  L’abeille étant le premier et plus important pollinisateur dont la nature nous ait doté, l’humanité commettrai une folie en ne s’inquiétant pas de sa disparition.

Or voici plusieurs boutiques par moi visitées et dont les rayons (amusant) sont désespérément vides si ce n’est quelques ersatz à la provenance douteuse. Pourtant, il est hors de question que les crêpes qui constituent l’essentiel de mes petits déjeuners soient enduites massacred’autre chose que de ce miracle de la nature. Je lance donc un appel aux lecteurs, aux twittos, à l’ONU, au SAMU, à Dédé l’Abeillaud, aux Pages Jaunes, à madame Irma, pour me signaler une adresse où je puisse me ravitailler avant l’hiver en miel breton garanti grand teint. Notre petite bébête est victime du méchant frelon asiatique mais, bien davantage encore, des tonnes de pesticides et autres cochonneries déversées dans les champs et que l’on retrouve des années plus tard là où on ne les attendait pas.

C’est ainsi que des chercheurs de l’université de Plata, en Argentine, se sont récemment penchés sur la composition du coton utilisé dans les produits d’hygiène féminine. Dans 85% d’entre eux, les chercheurs ont retrouvé des traces importantes de glyphosate, une molécule qu’on retrouve notamment dans de l’herbicide plus connu sous le nom de Herbicide-Tampon-Pad-485x273Roundup. Ce désherbant est commercialisé par la compagnie Monsanto. Et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le glyphosate comme « cancérogène probable ». Comme si cela ne suffisait pas, l’Assemblée nationale a rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi dernier la demande d’appliquer un taux de TVA à 5,5% aux produits de protection hygiénique féminine. Ceux-ci n’ont pas été jugés par l’Assemblée Nationale comme des produits de « première nécessité » et continueront donc à être taxés à 20%.

Ah, on vit une drôle d’époque, madame Michu ! Même la viande rouge vient d’être classée par l’OMS comme probablement cancérogène (à ce propos, je suis passablement agacé de ne pas comprendre pourquoi, cancérIgène est devenu cancérOgène.) Consultons l’Académie: a-VIANDE-ROUGE-CANCER-640x468Cancérigène : capable de provoquer une tumeur maligne, un néoplasme (à ne pas confondre avec le pléonasme). Synonyme : cancérogène, carcérigène, oncogène. Voilà pour la définition du Petit Robert. Pour l’Académie française donc, pas de différence entre les deux termes… Vive la langue française pour sa simplicité. Je comprends pourquoi le Sénat vient d’enterrer le projet de ratification de la charte des langues régionales. Mais, nom d’un petit bonhomme, pourquoi à chaque fois que l’on découvre qu’un truc donne le cancer, c’est jamais le boulot, les évangiles ou Nadine Morano ?

Allez, oui, je le reconnais, c’est un peu tout et n’importe quoi mais bon, il y a des jours comme ça. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Miel alors…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

Amis de la nature naturante et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 28 novembre 2014, huitième jour de frimaire dédié au miel. Mieux vaut nectar que jamais disait mon aïeule dont l’humour n’avait d’égal que son le mielintérêt pour les lichouseries comme on dit à Douarnenez… Par ailleurs, elle n’aurait pas manqué de nous faire remarquer que ce jour en Bretagne est dédié à Eodez, celle-la même à qui son frère Tangi coupa la tête (je vous en ai parlé il y a peu) puis elle aurait rajouté, non sans insister sur sa maîtrise du subjonctif:  « Plût au ciel que ces choses là ne fussent point advenues. » Il existe encore dans le Léon une gwerz (complainte) qui raconte la légende; pas celle de mon aïeule mais de Tangi et de sa sœur… Tiens, à propos d’Eode, voici le quatuor Eode pour Babelouest qui en a marre de mon jazz… Octuor en Fa Majeur de Franz Schubert. Extrait du concert du 4 août 2012 à l’église de Fertreve en partenariat avec l’Orchestre des Sages Folies:

 

A propos de gourmandise, c‘est de manière très égoïste que je m’intéresse aux abeilles. Je suis en effet un gros consommateur de miel et je serai très marri si celles-ci cessaient de produire ce délicieux nectar qui explique à lui tout seul mon teint de rose et ma santé de fer… L’abeille étant le premier et plus important pollinisateur dont la nature nous ait dernier potdoté, l’humanité commettrai une folie en ne s’inquiétant pas de sa disparition. Or voici plusieurs boutiques par moi visitées et dont les rayons (amusant) sont désespérément vides si ce n’est quelques ersatz à la provenance douteuse. Pourtant, il est hors de question que les crêpes qui constituent l’essentiel de mes petits déjeuners soient enduites d’autre chose que de ce miracle de la nature. Je lance donc un appel aux lecteurs, aux twittos, à l’ONU, au SAMU, à Dédé l’Abeillaud, aux Pages Jaunes, à madame Irma, pour me signaler une adresse où je puisse me ravitailler avant l’hiver en miel breton garanti sans OGM, sans sirop de glucose et autres cochoncetés. En attendant portez vous bien et à demain peut-être.