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Zéro de conduite…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la méditation transcendentale et du coq au vin réunis, bonjour!

Nous sommes le mardi 24 avril, cinquième jour de Floréal dédié au Rossignol.

Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent..

L24 avril 1905, naissance de Jean VIGO à Paris. Cinéaste libertaire, (fils de l’anarchiste Eugène VIGO dit Miguel ALMEREYDA). Son enfance, misérable, est durement marquée par les activités de son père et ses fréquents séjours en prison. A la mort « mystérieuse » de celui-ci dans sa cellule, en 1917, (et le scandale politique qui s’en suit), Jean n’a que 12 ans, et est déjà atteint de tuberculose. C’est grâce à sa rencontre avec Lydou, fille d’un industriel polonais, qu’il peut entamer sa courte vie de cinéaste engagé.
En 1930 son premier film voit le jour : « A propos de Nice ». Il s’agit d’une virulente satyre sociale. En 1933, il tourne « Zéro de conduite ». Ce film est immédiatement interdit par la censure pour « Eloge de l’indiscipline et atteinte au prestige du corps enseignant ».

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Un autre film « Evadé du bagne », censé retracé la vie d’Eugène Dieudonné, restera en projet, et ne pourra être tourné, et c’est « L’Atalante », tournée début 1934, qui voit le jour. Jean VIGO est déjà très malade. Mais, sous des prétextes commerciaux et par peur de la censure, le film ne sortira pas dans sa version intégrale. Ah, le géantissime Michel SIMON ! La Gaumont ira même jusqu’à remplacer la musique du film que l’on devait à Maurice Jaubert par une chanson à succès de Lys Gauty « le chaland qui passe ». C’est Henri Langlois de la Cinémathèque Française qui, dans les années 50 tentera de restaurer ce qu’il restait du film.

Jean VIGO est membre de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires à partir de 1932, il continua à fréquenter les libertaires (et notamment Jeanne Humbert qui était sa « marraine laïque »).
Sa carrière de cinéaste sera stoppée par la maladie, il meurt le 5 octobre 1934, âgé seulement de 29 ans. sources:Ephéméride Anarchiste.

Voila pour ce mardi de l’entre-deux tours où chacun va chercher sa chacune. Hollande à 30%, il en manque encore 20,01 pour être élu… Mon « zéro de conduite » à moi, s’adresse aux millions de franchouillards qui ont voté Le Pen, nous rappelant une fois encore que 20% de l’électorat ne rechigne pas à se vautrer dans les vomissures extrême-droitistes que la médiacratie à largement contribué à dédiaboliser…Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent..

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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LE COURRIER DES LECTEURS.


Cest vrai, je vous parle souvent des lapins de Keramoal et des deux derniers que j’ai baptisé Sacco et Vanzetti. Je crois qu’une sérieuse idylle s’est nouée entre eux, ils passent le plus clair de leur temps à faire des cochoncetés au fond du jardin. Dans quelques semaines, nous devrions avoir une flopée de lapinous dans le coin. C’est donc avec plaisir que j’accède au désir d’un lecteur concernant les têtes à claques et le sketch sur les lapins, voici un voeu rapidement exaucé.


Mercredi 21, une litho de STEINLEN illustrait le billet sur le « guillotinage » des membres de la bande à Bonnot. Une lectrice me demande s’il s’agit du même Steinlen que celui à qui l’on doit les affiches « du Chat noir » célèbre cabaret Montmartrois. Et bien oui c’est le même. Ce dessinateur, peintre, graveur d’origine Suisse, ami de Toulouse-Lautrec et d’Aristide Bruant, vouait une véritable passion à ce noble animal et l’a dessiné sous toutes les coutures, si j’ose écrire.

Adversaire de l’injustice, compatissant envers les déshérités, qui alors ne manquaient pas à Montmartre, il décrivit des scènes de la rue, des usines, de la mine, mettant en scène les malheureux de toute espèce, mendiants, ouvriers dans la misère, gamins dépenaillés et prostituées. Mais ces personnages semblent plus souvent écrasés par leur triste condition que révoltés. Par ailleurs il fut aussi le spécialiste des chats qu’il décrivit sans se lasser, dans toute leur fantaisie, joueurs, endormis ou en colère. Comme tous les autres artistes picturaux, il ne dédaigna pas non plus la représentation des femmes nues, à la différence de Léautaud qui aimait bien les chats mais pas trop les femmes… Il faudrait interroger Geluck sur cette relation au chat.

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Aujourd’hui, une pensée émue, et néanmoins cinéphile, pour Jean VIGO disparu trop jeune pour avoir pu donner toute la mesure de son talent..

Le 24 avril 1905, naissance de Jean VIGO à Paris. Cinéaste libertaire, (fils de l’anarchiste Eugène VIGO dit Miguel ALMEREYDA). Son enfance, misérable, est durement marquée par les activités de son père et ses fréquents séjours en prison. A la mort « mystérieuse » de celui-ci dans sa cellule, en 1917, (et le scandale politique qui s’en suit), Jean n’a que 12 ans, et est déjà atteint de tuberculose. C’est grâce à sa rencontre avec Lydou, fille d’un industriel polonais, qu’il peut entamer sa courte vie de cinéaste engagé.


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n 1930 son premier film voit le jour : « A propos de Nice ». Il s’agit d’une virulente satyre sociale. En 1933, il tourne « Zéro de conduite ». Ce film est immédiatement interdit par la censure pour « Eloge de l’indiscipline et atteinte au prestige du corps enseignant ». Un autre film « Evadé du bagne », censé retracé la vie d’Eugène Dieudonné, restera en projet, et ne pourra être tourné, et c’est « L’Atalante », tournée début 1934, qui voit le jour. Jean VIGO est déjà très malade. Mais, sous des prétextes commerciaux et par peur de la censure, le film ne sortira pas dans sa version intégrale. Ah, le géantissime Michel SIMON ! La Gaumont ira même jusqu’à remplacer la musique du film que l’on devait à Maurice Jaubert par une chanson à succès de Lys Gauty « le chaland qui passe ». C’est Henri Langlois de la Cinémathèque Française qui, dans les années 50 tentera de restaurer ce qu’il restait du film.

Jean VIGO est membre de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires à partir de 1932, il continua à fréquenter les libertaires (et notamment Jeanne Humbert qui était sa « marraine laïque »).
Sa carrière de cinéaste sera stoppée par la maladie, il meurt le 5 octobre 1934, âgé seulement de 29 ans.

Et voila, aujourd’hui c’est samedi ce qui, il faut bien l’avouer, pour un retraité ne change pas grand chose…Je vous remercie de cette visite, toujours sympathique, portez vous bien et, une fois que vous aurez accompli votre devoir électoral, colonne de droite en haut, vous pourrez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Ah oui, j’oubliais…A demain peut-être.

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MADAME DE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous, dimanche matin 4 avril, on dirait que ça s’est calmé un peu côté météo; on en a peut-être fini avec les perurbations des équinoxes.

Il semblerait que ma galerie de portraits ne soit pas très respectueuse de la parité qui, désormais, s’impose à nous. Je profite donc du fait qu’elle soit née un 4 avril pour vous parler un peu d’elle. Elle ? Oui elle, LOUISE LEVEQUE DE VILMORIN. Elle naît dans une célèbre famille de grainetier remontant au XVIIIème siècle.

Sa sœur aînée deviendra une célèbre journaliste culinaire sous le nom de Mapie de Toulouse-Lautrec.

Louise de Vilmorin publie son premier roman, Sainte-Unefois en 1934. Ce succès immédiat et mérité la fait reconnaître du Tout-Paris, et elle enchaîne immédiatement les succès littéraires. Rappelez vous de « Madame de… »

Louise de Vilmorin publie aussi plusieurs recueils de poèmes, imprégnés de fantaisie et de féerie, dont : Le Sable du Sablier, l’Alphabet des aveux. Sa fantaisie se manifeste dans les figures de style dont elle est friande, holorimes (mot qu’elle orthographie « olorime ») dont voici un exemple que l’on attribue souvent à Victor Hugo mais que l’on doit en réalité à Marc Monnier:

Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,

Gall, amant de la reine, à la Tour Magne à Nîmes :

Ma seule Étoile est morte, – et mon luth constellé

Galamment, de l’arène, alla – tour magnanime

Bon, on aime ou pas…

Elle est aussi l’instigatrice du célèbre « Pot au feu » cher au Paris mondain, soirées dominicales au cours desquelles elle réunissait ses amis au « Salon bleu » de son château de Verrières-le-Buisson. S’y retrouvaient régulièrement Alain Cuny, Pierre Bergé, René Clair, Max Ophuls, Anaïs Nin, Paul Meurisse, les peintres Jean Hugo et Bernard Buffet, les danseurs Roland Petit et Zizi Jeanmaire, Léo Ferré, imaginez la brochette.

Plusieurs de ses œuvres furent adaptées au cinéma, comme Le Lit à colonnes, Amélie ou le temps d’aimer (1961) de Michel Drach avec Marie-José Nat et Jean Sorel, ou La Française et l’Amour (1960) avec Darry Cowl et Micheline Dax. Et le chef-d’oeuvre de Max Ophuls, Madame de… (1953) avec Danielle Darrieux, Charles Boyer et Vittorio de Sica.

Cette femme étonnante n’a jamais voulu se plier au conformisme de son temps. Elle a cotoyé, et quelquefois de très près, les plus grands. Elle a été fiancée à Antoine de Saint-Exupéry, puis est devenue la grande amie d’André Malraux dont elle fut un bref moment la compagne, tout en fréquentant l’éditeur Gaston Gallimard. Qu’à cela ne tienne, elle épousa un Américain avec qui elle eut trois filles, puis un Européen dont elle partagea la vie à partir de 1937 dans la région des Carpates. Plus intéressée par la conquête que par l’amour, elle ne prit pas ombrage de l’infidélité de son mari.

Elle signait d’un grand L et d’un trèfle à quatre feuilles, lui rappelant ses quatre frères, qu’elle fit graver sur le cuir d’une porte de sa maison de Verrières-Le-Buisson.Elle fut inhumée sous un cèdre du parc. André Malraux, mort fin 1976, y fut également enseveli, mais sa dépouille en fut retirée en 1996 pour être transportée au Panthéon, sur décision de Jacques Chirac (de quoi j’me mêle) alors Président de la République. Pour son indépendance d’esprit, sa liberté, elle méritait bien de figurer ici. En plus, ma fiancée est une fan et pas seulement à cause de son prénom…

Voila, elle est épatante cette petite femme là, comme disait l’immense Michel Simon dans une de ses célèbres chansons.

Allez, c’est fini pour aujourd’hui, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.