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Le d’Artagnan de la Commune…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, LECTURE

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Amis de l’apophtegme et du Coco boer réunis, bonjour ! Cahin caha nous avons atteint ce dimanche 21 juin 2015, 3è jour de messidor, qui marque le solstice d’été (16h37:55 U.T.C très exactement) et que ces mécréants de révolutionnaires avaient dédié à l’oignon. Hier, samedi 20 juin 2015, s’est déroulée l’inauguration de la rue Maxime Lisbonne dans le 18e arrondissement de Paris. Espérons que cette cérémonie fasse moins de difficultés que celle de la Ferté-Alais en 1970…

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Maxime LISBONNE est né à Paris, le 24 mars 1839, il aura un sacré parcours. Il s’engage très jeune dans la vie militaire, et dès le 7 mai 1854, il embarque comme mousse sur la Belle Poule et participe ainsi à la campagne de Crimée. Maxime Lisbonne fait la campagne en Italie et en Syrie. Envoyé aux lisbonnecompagnies de discipline, il fut gracié pour s’être signalé pendant l’incendie de l’hôpital d’Orléansville. Pendant le siège de Paris, il se range du côté des Fédérés, et joue un rôle très actif dans la défense de la capitale. Il prend part à plusieurs combats (Arcueil, Buzenval). Capitaine au 24ème bataillon de la garde nationale, lieutenant dans un régiment de marche, il prit une part active à la journée du 18 mars 1871, s’empara de la caserne des Minimes et fut nommé le 1er mai 1871 Lieutenant-colonel par la Commune.

Louise Michel dira de lui : « Quand Lisbonne vint le matin ( à Clamart  ) amenant du monde, il fut à la foi content et furieux, secouant ses cheveux sous les balles qui recommençaient à siffler ainsi qu’il eut chassé  des mouches importunes ». Le 26 mai, il est blessé et arrêté. En décembre 1871, le Conseil de guerre le condamne à la peine de mort, mais un second conseil, en juin 1872, commue sa peine en travail forcé en Nouvelle-Calédonie. Après l’amnistie de 1880, il revient en maxime lisbonne edtion dittmarFrance, reprend ses activités théâtrales aux Bouffes du Nord. Il se lance dans le journalisme avec L’Ami du peuple où il prône la révolution sociale. Il ouvre différents cabarets, La Taverne du Bagne, Le Casino des Concierges, Le Ministère des Contributions directes. Il s’y ruine. En juin 1889, un candidat de cinquante ans aux élections législatives à Paris publia un manifeste qui contenait ce passage : « SALTIMBANQUE Je suis ! SALTIMBANQUE Je reste ! Envoyez-moi grossir le nombre de ceux auxquels vous osez donner cette épithète, et vous verrez si j’hésite, en vrai acrobate, à crever le papier du cerceau sur lequel sera écrit : RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE ! » Le texte était signé de Maxime Lisbonne, ancien communard. Il termina sa vie comme débitant de tabac à la Ferté-Alais. Vous pouvez relire: Le banquet des affamés de Didier Daeninckx chez Gallimard. Il fallait bien tout le talent de cet auteur pour nous remettre en mémoire la vie mouvementée de ce héros de la Commune. Ou encore celui-ci de Marcel Cerf: Maxime Lisbonne le D’Artagnan de la Commune de Paris aux Editions Dittmar, 2014.

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

Le banquet des affamés…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’histoire en marche et du café-croissants réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 08 juin, jour de la saint Médard… Comme disait mon aïeule, qui savait de quoi elle causait: S’il pleut à la saint Médard, on est dans le coltar !

Dans notre calendrier républicain, c’est le 20 de Prairial dédié à la fourche. Le 20 Prairial de l’an II voit l’apparition du culte de l’être suprême, une des fantaisies qu’affectionnait Robespierre. Ce dernier, déiste, avait vivement attaqué les tendances athées et la politique de déchristianisation des ultra-révolutionnaires, qui avaient institué le culte de la Raison fin 1793. Il leur opposa une religion naturelle – reconnaissance de l’existence de l’Être suprême et de l’immortalité de l’âme – et un culte rationnel (institution des fêtes consacrées aux vertus civiques) dont le but était, selon lui, « de développer le civisme et la morale républicaine ». Tiens, à propos de républicains, voici une idée de lecture pour vos vacances à venir: Le banquet des affamés de Didier Daeninckx chez Gallimard. Il fallait bien tout le talent de cet auteur pour nous remettre en mémoire la vie mouvementée de Maxime Lisbonne, héros de la Commune.

Maxime LISBONNE est né à Paris, le 24 mars 1839, il aura un sacré parcours. Il s’engage très jeune dans la vie militaire, et dès le 7 mai 1854, il embarque comme mousse sur la Belle Poule et participe ainsi à la campagne de Crimée. Maxime Lisbonne fait la campagne en Italie et en Syrie. Envoyé aux compagnies de discipline, il fut gracié pour s’être signalé pendant l’incendie de l’hôpital d’Orléansville.

Pendant le siège de Paris, il se range du côté des Fédérés, et joue un rôle très actif dans la défense de la capitale. Il prend part à plusieurs combats (Arcueil, Buzenval). Capitaine au 24ème bataillon de la garde nationale, lieutenant dans un régiment de marche, il prit une part active à la journée du 18 mars 1871, s’empara de la caserne des Minimes et fut nommé le 1er mai 1871 Lieutenant-colonel par la Commune.

 Louise Michel dira de lui : « Quand Lisbonne vint le matin ( à Clamart  ) amenant du monde, il fut à la foi content et furieux, secouant ses cheveux sous les balles qui recommençaient à siffler ainsi qu’il eut chassé  des mouches importunes ». Le 26 mai, il est blessé et arrêté. En décembre 1871, le Conseil de guerre le condamne à la peine de mort, mais un second conseil, en juin 1872, commue sa peine en travail forcé en Nouvelle-Calédonie. Après l’amnistie de 1880, il revient en France, reprend ses activités théâtrales aux Bouffes du Nord. Il se lance dans le journalisme avec L’Ami du peuple où il prône la révolution sociale. Il ouvre différents cabarets, La Taverne du BagneLe Casino des ConciergesLe Ministère des Contributions directes. Il s’y ruine. En juin 1889, un candidat de cinquante ans aux élections législatives à Paris publia un manifeste qui contenait ce passage : « SALTIMBANQUE Je suis ! SALTIMBANQUE Je reste ! Envoyez-moi grossir le nombre de ceux auxquels vous osez donner cette épithète, et vous verrez si j’hésite, en vrai acrobate, à crever le papier du cerceau sur lequel sera écrit : RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE ! » Le texte était signé de Maxime Lisbonne, ancien communard. Il termina sa vie comme débitant de tabac à la Ferté-Alais.

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.