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Bebel, le Jaurès allemand…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la liberté de conscience et du gin tonic réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 09 novembre 2015 qui correspond au 19è jour de brumaire et que nos amis républicains, toujours à l’affut d’une plaisanterie, avaient dédié à la grenade (le fruit bien entendu). Le 9 novembre 1880, Louise MICHEL rentre du bagne grâce à la loi d’amnistie, après 9 ans de prison et de déportation. Elle est attendue matilinGare Saint-Lazare par une foule énorme qui l’acclame aux cris de « Vive Louise Michel, vive la Commune, A bas les assassins! ». En Bretagne on s’apprête à célébrer les Mathurin ( Matilin en breton) tel Matilin an dall,  « Prince des joueurs de hautbois de la Bretagne » selon Hersart de La Villemarqué, le célèbre auteur du Barzaz-Breiz.  On dit qu’en 1847, le roi Louis-Philippe le fait venir aux Tuileries pour l’entendre jouer. En 1858, Napoléon III vient en Bretagne, et un grand bal est donné en son honneur à Quimper, animé, entre autres, par quatre couples de sonneurs, dont le vieux Matilin. Hélas Matilin décèdera quelques mois plus tard, en janvier 1859 dans l’incendie de sa maison. Bon, le lundi matin, c’est histoire; sortez vos cahiers…

Le 9 novembre 1911, l’Europe s’inquiète des roulements de tambour en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne. À Berlin, un vieil homme monte à la tribune du Reichstag. D’une voix que les témoins disent claire et envoûtante, il s’adresse à ses collègues : « Ainsi, on armera de tous les côtés et l’on ira jusqu’au point où l’un ou l’autre des adversaires dira :  »Mieux vaut une fin rapide dans l’horreur qu’une horreur sans fin ». C’est à ce moment-là que viendra la catastrophe. L’Europe entière bebel-4suivra le tambour et seize à dix-huit millions d’hommes dans leur plus bel âge, la fleur des différentes nations, sortiront équipés des meilleurs instruments d’assassinat. Le crépuscule des dieux approche pour le monde bourgeois ». À ces mots, la plus grande partie de l’assemblée éclata en risées et trépidations, sur quoi l’orateur poursuivit : « Soit, vous prenez le parti d’en rire. Et bien, vous verrez le résultat : après la guerre, nous serons confrontés à une faillite massive, à la misère générale, au chômage universel et à une grande famine ». Ce prophète de malheur allait mourir deux ans plus tard, le 13 août 1913, dans la station suisse de Passugg, près de Zurich. Il a nom Ferdinand August Bebel… Homme affable, orateur redouté, intellectuel marxiste, Ferdinand August Bebel a connu la pauvreté et la prison. Mais il a aussi conduit le parti social-démocrate révolutionnaire aux portes du pouvoir.

Né le 22 février 1840 près de Cologne, dans la famille d’un sergent prussien, August Bebel connaît la misère après la mort de son père et apprend le métier de tourneur. Il s’engage dans le mouvement ouvrier et découvre le marxisme sous l’influence de Wilhelm Liebknecht, un intellectuel de quinze ans son aîné. Ensemble, bebel-jeuneils militent pour renverser le régime capitaliste et fondent en 1869, à Eisenach (Thuringe), le Parti ouvrier social-démocrate (Sozialdemokratische Arbeiterpartei). August Bebel devient en 1871 député au Reichstag du nouvel Empire allemand et ne va plus quitter son siège… sauf pour des séjours en prison. De 1878 à 1890, aussi longtemps que perdurent les lois antisocialistes de Bismarck, il apparaît comme la figure de proue du socialisme allemand. On peut voir chez August Bebel beaucoup de similitudes avec Jean Jaurès, même si sa popularité en Allemagne, aujourd’hui, n’a rien à voir avec celle du tribun français dans son pays. Il suffit de consulter le web pour s’en rendre compte. Il est vrai que Bebel est un théoricien marxiste qui a, pour le moment, perdu la bataille des idées tandis que Jaurès, qui a reçu l’auréole du martyr, peut être récupéré par tous les camps. Les deux hommes s’estimaient et se fréquentaient. Ils se sont opposés aussi dans de vigoureuses joutes oratoires comme au Congrès de l’Internationale socialiste d’Amsterdam, en 1904. Sources.

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

BREVES DE CONTEUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la sémantique agricole et de la potée auvergnate réunies, bonjour !


Le 9 novembre correspond au 19è jour de brumaire et nos amis républicains, toujours à l’affut d’une plaisanterie, l’avaient dédié à la grenade (le fruit bien entendu).

Les bretons vont célébrer les Matilin (Mathurin). L’un d’entre eux, sonneur de bombarde, en Breton on dit Talabarder, est entré dans la légende sous le nom de Matilin an dall (Mathurin l’aveugle). C’était un véritable virtuose. Il alternait les airs traditionnels bretons et parisiens, dans les noces et les pardons de la région avec son compère Yann ar Chapel mais il se produisait aussi dans les fêtes agricoles et devant les hommes politiques. Il a été invité pour jouer aux Tuileries devant le roi Louis-Philippe. Il a joué également devant Napoléon III en visite à Quimper en 1858. Il est mort  en 1859 dans l’incendie de sa maison. Bernard de Parades lui a consacré un ouvrage des plus intéressants.


Tout à fait autre chose.

Dans la catégorie « y’a plus d’sous », le directeur général adjoint de LVMH, Antonio Belloni, à acquis le 26 octobre dernier, 200 000 actions de son groupe à 37 euros l’unité et 50 000 autres au prix de 61,77 euros. Le même jour il a revendu le tout au prix de 112,35 euros empochant une plus value de 17,6 millions d’euros. Vous êtes donc prié de ne pas vous étouffer de rire quand on vous dit qu’il va falloir travailler davantage. Les Anglais eux ont trouvé la solution en décidant de faire bosser les chômeurs…Gratuitement of course !




Et puis aussi.

Il en va en littérature comme aux bains de mer, il y a des saisons. Actuellement, c’est la saison des prix littéraires et, le prix Goncourt 2010 a été attribué à Houellebecq, a annoncé ce lundi à 12h45 Didier Decoin, un quart d’heure avant l’horaire prévu. Annoncé dans la foulée, ce qui me ravit davantage, le prix Renaudot est attribué à Virginie Despentes dont je vous avais signalé son «Apocalypse bébé» (Grasset).

Grand favori avec « la Carte et le Territoire » (Flammarion), Houellebecq, 54 ans, n’avait jamais reçu le plus prestigieux des prix littéraires français, pour lequel il était régulièrement cité depuis dix ans. Les jurés de l’Académie Goncourt l’ont consacré au premier tour par sept voix contre deux à Virginie Despentes, qui se console avec le Renaudot. C’est la première fois depuis 1980 que le Goncourt est attribué à un livre publié chez Flammarion.

Et puis encore.

A l’heure où je rédige ces petites brèves sans importance, il souffle sur Keramoal un vent d’Ouest des plus tumultueux. Je ne me souviens pas avoir vu le baromètre faire une telle chute en si peu de temps. Vous le savez maintenant, vous qui êtes des habitués de ce blogue, ces considérations climatologiques n’ont d’autres but que de remplir mon quota de lignes nécessaire à un blogue qui se respecte. Et comment pourrait-il en être autrement ? Même le fameux blogue de madame « dansmacuizine » m’a consacré un billet vantant l’accueil que les cénobites de Keramoal réservent aux pélerins qui s’aventurent jusqu’ici. C’est vous dire que je suis désormais tenu à l’observation d’une certaine rigueur.

Et puis enfin.

Entre 20.000 et 40.000 personnes ont participé à une manifestation dimanche à Séoul pour protester contre le sommet du G20 prévu jeudi et vendredi, sous la présidence de Sarko 1er, dans la capitale sud-coréenne, où les autorités s’emploient à renforcer les dispositifs de sécurité. L’armée nationale est, elle, en état d’alerte maximum et environ 50.000 policiers – le tiers des effectifs nationaux – sont mobilisés pour des patrouilles renforcées depuis samedi.

Et bien voilà pour ce mardi, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.