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UNE HISTOIRE DE BARBUS…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis athées, libre-penseurs et autres mécréants, bonjour!

Nous sommes le vendredi 23 mars, troisième jour de germinal dédié à l’asperge…

Bon, puisque personne ne me le demande, je vais vous donner mon avis, sinon il se peut bien que je sois le seul blogueur de la planète à n’en point parler. Or donc, le coupable présumé de la tuerie de Toulouse et Montauban vient d’avaler son bulletin de naissance et est actuellement en train de batifoler dans les jardins d’Allah avec les 70 vierges que lui a promis le mollah Omar. Après moultes palabres, les hommes du RAID ont fini par mettre un terme à son itinéraire meurtrier. Il s’agit d’un fou dément comme disait mon aïeule, quand bien même quelques commentateurs trouveront dans ses propos quelques traces apparentées aux courants Salafiste, Djihadiste ou autres idéologies de mort et de haine. Tous les qualificatifs ont été utilisés et les chaînes d’info en continu ont épuisé leur dictionnaire des synonymes… Atroce, innommable, fétide, ignoble, ignominieux, immonde, indicible, infect, inqualifiable, sordide, répugnant, infâme, nauséabond… Certes mais, je persiste à penser que cet acte isolé relève davantage de la psychiatrie que de l’idéologie. Que ce malade mental ait trouvé quelques prédicateurs barbus dans les montagnes d’Afghanistan pour utiliser son délire ne peut en aucun cas justifier les thèses de Samuel Huntington sur le choc des civilisations. Que des déséquilibrés enfourchent le dada islamiste et se mettent à tirer sur tout ce qui bouge n’autorise ni Le Pen ni Guéant à agiter l’étendard de la guerre sainte pour la défense d’une Europe blanche et chrétienne. Il me revient en mémoire la déclaration du maire d’Oslo après la tuerie perpétrée par Anders Breivik un autre furieux : « Nous allons punir le coupable. La punition, ce sera plus de générosité, plus de tolérance, plus de démocratie

Amis républicains, il nous faut raison garder! Ne nous laissons pas emberlificoter par les diatribes nauséeuses de ceux qui, au nom d’une réélection improbable, distillent la haine de l’autre auprès des couches dites populaires. Ce sont ces classes laborieuses qui ont permis au siècle des lumières d’exister et d’éclairer le monde. Ils ont fait 1789, abolit l’esclavage, initié la Commune de Paris, le front populaire, la résistance au nazisme… Ils ont détrôné des rois et des tsars, des empereurs et des dictateurs, ce n’est pas pour endosser aujourd’hui le blanc manteau des croisés. Un autre vieux barbu a écrit en 1864 à propos des luttes du peuple «  Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !« . Car c’est bien de cela qu’il s’agit, les possédants ont, eux, tout à gagner, à nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne, la burqua pour une arme de destruction massive, et le Coran pour un manuel du petit terroriste. Pendant ce temps, ils vaquent à leurs funestes occupations qui consistent précisément à nous saigner à blanc.

Bon, je m’arrête là car cela commence à ressembler à du Mélenchon. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA COMMUNE N’EST PAS MORTE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la phylogénétique et du pâté en croûte réunis, bonjour !
Nous sommes le 25 janvier, 6è jour de pluviôse dédié au laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin…

Allez tiens, portrait d’un communard.

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray, né le 24 novembre 1838 à Toulouse et mort le 25 janvier 1901 à Paris, est un animateur littéraire, journaliste républicain socialiste indépendant et conférencier littéraire français.
Il est surtout réputé pour l’enquête qu’il a menée sur l’histoire de la Commune de 1871,  édité en 1876, et immédiatement interdit en France, événement auquel il a participé. On dira de lui qu’il fut le dernier combattant de la Commune. Il recueille ainsi des témoignages auprès de tous les survivants en exil, à Londres, en Suisse. C’est Eléanor MARX, la fille cadette de Karl, éprise de lui lors de son exil à Londres, de 1871 à 1880, qui va ainsi traduire l’histoire de la Commune en anglais.
Socialiste, républicain ; un « en-dehors » qui ne s’engagera ni pour l’Internationale, ni pour aucun autre parti, bien que ses sympathies aillent des Blanquistes anticléricaux, aux anarchistes.
Il est né en 1838, dans une famille basque. Après un voyage en Amérique, il s’installe à Paris en 1860, fondant une sorte d’Université Populaire. Il s’engage contre l’Empire et publie, en 1868, à Auch, le journal « l’Avenir ». Engagement qui lui vaudra de nombreuses condamnations.
A la chute de l’Empire, il est nommé par Gambetta, commissaire de la guerre, à Toulouse. Le 18 mars 1871, il participe à la Commune de Paris, et combat sur les barricades lors de la « semaine sanglante ». Il écrira « Huit journées de mai derrière les barricades », publié fin 1871 à Bruxelles où il trouve refuge, avant de s’exiler en Angleterre. Ce livre au titre prémonitoire a été réédité en 1968.
A l’amnistie de 1880, il rentre à Paris où il continue son combat en créant le journal « La bataille ». Un combat ponctué de condamnations et de duels. Il  sera également « Candidat aux élections législatives de 1885 et 1893 et à plusieurs élections partielles, non pour obtenir un siège, mais pour exprimer ses idées » ; ça vous rappelle quelqu’un ?

1901, suite à une laryngite, le « mousquetaire de la Sociale » meurt à l’âge de 63 ans et sera incinéré au Père-Lachaise  en présence de deux mille personnes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.
 

C’EST R’PARTI POUR UN AN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des utopies souriantes et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !


A tout
seigneur, tout honneur, débutons l’année en ayant une pensée pour
Louis Auguste Blanqui dit « l’enfermé » à cause
des nombreuses années de sa vie passées en prison (près de 37
ans). Il était né en 1805 dans les Alpes-Maritimes et mourut à
Paris en 1881, un 1er janvier. Toute sa vie fut consacrée à
l’émancipation de l’homme, et de la femme, contre toutes les
discriminations, pour le suffrage universel (un homme-une voix)
contre le travail des enfants… On dit que ses obsèques furent
suivies par cent mille personnes qui écoutèrent Louise Michel lui
rendre un dernier hommage. Il est enterré au Père-Lachaise.

Début
mars 1871
, il est arrêté une fois encore et emmené à Morlaix. Là
il sera enfermé au château du taureau. C’est le début de la
Commune de Paris et plus tard, Karl Marx dira de lui que ce fut le
chef qui manquât à cette insurrection. Thiers refusa toujours de
céder à la demande des communards d’échanger tous les otages
détenus par la Commune contre le seul Blanqui. Il déclara que
rendre Blanqui à Paris équivalait à le renforcer d’un corps
d’armée.  Pourtant Blanqui n’était pas marxiste, loin s’en faut, il
ne croit pas au rôle prépondérant de la classe ouvrière ni au
mouvement des masses. Pour les blanquistes, le renversement de
l’ordre bourgeois et la révolution sont des fins qui se suffisent à
elles-mêmes, du moins dans un premier temps. A la fin de sa vie il
développa des thèses plus métaphysiques, notamment dans son
ouvrage
l’éternité par
les astres
en 1872.
Carbonaro
depuis 1824, au sein de cette
organisation secrète en lutte contre la restauration monarchique,
Auguste Blanqui est mêlé à toutes les conspirations républicaines
de son époque. Dès lors se succédèrent pour lui complots, coups
de force manqués et emprisonnements. Il fut aussi membre de la
société des amis du peuple. En 1879, il est élu député de
Bordeaux mais son élection est invalidée. Un an après, il fonde le
journal « ni Dieu ni maître ».

Ah quelle belle idée que celle de l’anarchisme ! A-t-elle disparue ? Peut-être pas…



Je ne résiste pas au plaisir de débuter l’année en revoyant cette courte vidéo revigorante.
Allez portez vous bien, le meilleur « rince-cochon » après vos excès c’est le maquereau au vin blanc. Portez vous bien et à demain peut-être.

AU HASARD DES 05 MAI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Quelques
05 mai au hasard.


05-05-1789
: Ouverture des États généraux dans la salle des Menus Plaisirs à
Versailles, ce sont les premiers depuis ceux réunis en 1614 par
Marie de Médicis, régente du royaume. Vous connaissez la suite
jusqu’au fameux 14  juillet…On en parle encore !


05-05-1818
: Naissance de Karl Marx. Le bébé joufflu allait devenir un vieux
barbu dont les analyses allaient transformer la façon de voir le
monde.


05-05-1821
: Mort de Napoléon Ier, âgé de cinquante et un ans. A 5 heures 49,
au moment précis où tonne le canon de la garnison anglaise de
Sainte-Hélène, Napoléon Ier rend  »
à
Dieu le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l’argile
humaine
« , selon
Chateaubriand. Il fallait toujours qu’il en rajoute…C’est ça en
fait, le romantisme.

05-05-1926
: Première projection en Allemagne du film « 
Le
Cuirassé Potemkine
« 
d’Eisenstein. Et la poussette qui dévale l’escalier…Mille fois
imité, jamais égalé. C’est le seul point commun avec la Suze
!


05-05-1936
: Victoire du Front populaire aux élections. Ah, les congés payés,
les bains de mer, le départ en tandem, la semaine de quarante
heures. Et « ils » voudraient nous reprendre tout ça
!


05-05-1949
: Création du Conseil de l’Europe. Voici ce que déclarait Robert
Schuman le 5 mai à Londres: «
Aujourd’hui,
nous jetons les fondations d’une coopération spirituelle et
politique, de laquelle naîtra l’esprit européen, principe d’une
vaste et durable union supranationale. »
Pas
mal, hein !

05-05-1955
: La RFA devient un État souverain. Le monde acceptait le mur de la
honte comme aujourd’hui il accepte celui de Gaza…L’histoire bégaie.


05-05-1981
: Mort en prison du militant indépendantiste irlandais Bobby Sands, après 66
jours de grève de la faim. Voir mon billet du 1er mars.


05-05-1988
: Les otages français du Liban sont libérés. Marcel Carton, Marcel
Fontaine et Jean-Paul Kaufmann arrivent à l’aéroport de
Villacoublay. Après trois ans de captivité, ils rentrent à la
maison accueillis par un corse: Charles Pasqua (tiens !)

05-05-1992
: Furiani, Bastia. Une tribune s’écroule lors d’un match de
football. Un premier bilan fait état de 8 morts et de 100 blessés
graves. Pour une fois ce ne sont pas les encagoulés qui sont
responsables.


05-05-2010
:

…………………………….

Et puis, le 5 mai c’est aussi la St Judith. On dit que la sainte Judith voit pinson au nid ! Alors bonne fête, elle se reconnaîtra.

Il y a quelques jours, je vous parlais de Jean Vigo. Et bien, le prix qui porte son nom vient d’être décerné à la jeune réalisatrice finistérienne Katell Quillévéré pour « Un poison violent » avec Lio et Michel Galabru. Le film sera présent en compétition à Cannes dans la quinzaine des réalisateurs. De prestigieux ainés ont inscrits leur nom au palmarès de ce prix: Pialat, Godard…C’est en règle générale un gage de qualité et d’indépendance d’esprit. Sortie prévue au mois d’aout.

Pour ma part, je ne vais pas attendre le mois d’aout pour sortir car, comme disait mon aïeule: « il faut qu’je fait les commissions ». Allez, c’est vraiment gentil à vous de consacrer quelques minutes de votre précieux temps à ce détour par « les cénobites tranquilles ». Cette semaine et grâce à vous nous allons franchir la barre des 4000 visiteurs; merci encore de votre fidélité et de votre indulgence à l’égard de l’auteur. Portez vous bien et à demain peut-être.