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MARIE-LOUISE BERNERI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du cinémascope et de la cotriade réunis, bonjour !

 

Nous sommes donc le 13 avril et, c’est pas des salades, c’est le jour de la roquette. C’est aussi le jour de la « Giennoise », fidèle lectrice de ce blog, et je vous invite à vous joindre à moi pour lui souhaiter un excellent anniversaire en attendant de pouvoir le faire de vive voix (il faut cliquer sur le dessin à droite). Bon, c’est pas pour me vanter mais…Il fait beau.

 

Le 13 avril 1949 voit la disparition d’une grande figure de l’anarchisme, Marie-Louise BERNERI.

Militante et propagandiste anarchiste.
Fille aînée du militant et penseur anarchiste italien Camillo Berneri, elle est née le 1er mars 1918 à Arezzo (Toscane). Suite aux persécutions de son père par la police fasciste, la famille émigre en France en 1926, où Marie-Louise va faire ses études en psychologie infantile à la Sorbonne. Elle commence à militer avec des anarchistes français à la même époque. En avril 1936, elle part s’installer à Londres. Elle retourne ensuite en France, avant d’aller rendre visite à son père en Espagne. Elle retournera à Barcelone pour assister aux funérailles de son père, assassiné en mai 1937.
Elle rentre ensuite en Angleterre auprès de Vero Recchioni avec qui elle assurera la rédaction et l’édition du journal « Spain and the World » (1936-1939) et deviendra sa compagne en décembre 1937. Bonne oratrice, elle prend part à diverses conférences et actions militantes, récolte des fonds pour les orphelins de la guerre d’Espagne et anime l’Union des groupes anarchistes de Grande Bretagne. Elle sera également rédactrice des journaux « Revolt! »(1939), puis « War Commentary » (seul organe antimilitariste dans un pays en guerre). Elle fera également vivre les éditions « Freedom Press ». Elle entretiendra une importante correspondance avec les compagnons d’Amérique et d’Europe. En 1945, les autorités anglaises désirant mettre un terme à ces « 
activités séditieuses » (antimilitaristes) intentent un procès à Marie-Louise, Vernon Richards, Philip Sansom et John Hewetson, mais alors que ses compagnons sont condamnés à 9 mois de prison, elle est acquittée (grâce un article de la loi anglaise qui dit qu’une femme ne peut conspirer avec son mari (sic). Son action ne se limite d’ailleurs pas à la stricte propagande militante; passionnée par la psychologie, elle popularisera en Angleterre les ouvrages de Wilhelm Reich, et s’intéressera avec son compagnon à la photographie.

Après sa mort, se constituera un Comité en sa mémoire, lequel éditera ses ouvrages posthumes: « A tribute » (1949), » Journey through Utopia  » (Voyage à travers l’Utopie) 1950, « Neither East nor West »(1952) anthologie de ses articles de 1939 à 1948.
A noter également que son nom sera donné, de 1951 à 1957, à une Colonie libertaire d’enfants (Colonia Maria Luisa Berneri), créée par sa mère Giovanna et Cesare Zaccaria, à Piano di Sorrento (Italie).
« Nous ne bâtissons pas notre mouvement sur d’obscures idées. Peut-être que nous devrions produire moins d’idées, mais nous devrions être capables de les comprendre complètement et de les expliquer aux autres à tout moment. »

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.