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On est entouré de petits…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis du dandysme et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 30 novembre 2018, dixième jour de Frimaire, officiellement dénommé, jour de la pioche, dans le calendrier républicain français.

C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de l’auteur célébrissime des Voyages de Gulliver (Jonathan Swift)à Dublin (30 Novembre 1667), en Irlande, dans une famille anglicane d’origine anglaise. Il entre au service d’un diplomate prestigieux, Sir JonathanSwift-176x300William Temple, avant d’être nommé pasteur d’une paroisse proche de Belfast. Il met son talent de satiriste au service de ses opinions politiques libérales. En 1704, Le conte du tonneau  a l’heur de déplaire à la reine Anne et son auteur doit dès lors se cantonner en Irlande. Là, il ne tarde pas à souffrir des discriminations qui frappent les habitants de l’île, tant catholiques qu’anglicans. Il est l’un des premiers Irlandais à se révolter contre cet état de fait. C’est ainsi qu’il publie en 1720 un Appel pour la consommation exclusive de produits irlandais d’où est tiré l’ironique formule : «Brûlez tout ce qui vient d’Angleterre, hors le charbon».

En 1729, quelques années après la publication de son chef-d’œuvre, Les voyages de Gulliver (à la fois conte d’enfant et satire de la société moderne), il récidive avec une Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public. Dans ce pamphlet inspiré par la profonde misère qui sévit en Irlande, il propose rien moins que de rôtir et manger les enfants en surnombre : «Quand à notre ville de Dublin, on k060-milo-manara-gulliveriana-gulliver-jonathan-swift-turkish-comics-brand-new-87f9c453775b46b4d4fe7f35249f16b7pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu’on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d’acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir»… En 1721, il commence « Les Voyages de Gulliver ». Cette œuvre, écrite à la première personne et divisée en quatre parties, marque un sommet de la satire sociale et politique au travers d’éléments mêlant, sur le mode du pamphlet ou de la description narrative, de la philosophie, de la logique, du fantastique et de la science-fiction. Ceci étant, et toute chose égale par ailleurs comme disait mon aïeule, j’ai une faiblesse pour la version de Manara (illustration ci-dessus).

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les Vénus de Milo Manara…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du Jazz et de la purée andouille réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 15 juin 2014, 27è jour de Prairial dédié à la verveine… Ce n’est pas parce que l’on aime le scat que l’on est scatophile, disait mon Chateau_Kerjeanaïeule qui savait distinguer le vrai du faux. Je dis cela car c’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’Ella Fitzgerald (15/06/1996), la reine du scat. Et en Bretagne armoricaine on fête les Vougay. D’après Albert Le Grand, Vougay était originaire d’Irlande, fut élu évêque d’Armagh, actuellement en Ulster. Il traversa la mer d’Irlande, la Manche et atteint le Cap Caval. La tradition locale le fait atterrir sur l’île Nonna, au large de la pointe de Penmarc’h. Plus tard il s’établit dans une épaisse forêt où il édifia un oratoire et une petite cellule, à l’origine de la paroisse de Saint Vougay; là où se trouve le fameux château de Kerjean encore nommé le Versailles du Léon…

Tout à fait autre chose.

Il y a eu l’expo Corto Maltese chez les Francs-Mac de la rue Cadet dont le créateur Hugo Pratt était né un 15 juin en 1927 à Rimini et puis Métal & (A suivre) chez l’épicier de Landerneau; et bien voici le génial trait de plume de Manara pour les amoureux du genre dans les quartiers chics de la capitale. La galerie parisienne Huberty-Greyne consacre une MANARA1grande rétrospective à l’auteur du Déclic, succès incontesté de la bande dessinée érotique. Une centaine d’œuvres seront présentées où la sensualité le dispute à l’élégance. Courbes vertigineuses, jambes interminables, silhouettes sculpturales et gracieuses, tour à tour insolentes ou sensibles, telles sont les héroïnes de Milo Manara. Du 20 juin au 6 septembre 2014, la galerie parisienne Huberty-Breyne consacre une grande rétrospective au maître de la bande dessinée érotique, Manara de Bergman au Caravage. L’exposition rassemble près d’une centaine d’œuvres du maestro, illustrations, dessins et planches originales, témoignages à la virtuosité indéniable de sa passion pour les femmes. L’art de Milo Manara est avant tout celui de magnifier le corps féminin.

Né en 1945 en Italie, rien ne prédisposait l’auteur à embrasser cette prestigieuse carrière dans la BD érotique, ses débuts dans le dessin découlant d’impératifs financiers pour payer ses études d’architecture. Mais sa découverte de Barbarella créée par Jean-Claude Forest fut une illumination. L’héroïne inspirée par Brigitte Bardot lui donnera définitivement le goût de l’érotisme: «Lorsque j’ai lu Barbarella, j’ai Manara 2d’emblée découvert un univers pour moi, dans la mesure de mes possibilités, pour mon travail… À ce moment-là, j’ai décidé de faire uniquement ce travail dans la vie» explique le maestro sur son site officiel. Le chef de file mondial de la BD érotique est né, s’imposant avec des œuvres comme Le Déclic ou Le Parfum de l’invisible. L’«aventure» chez Manara, influencé par le cinéma italien de son temps (Fellini, Pasolini…), sera avant tout personnelle, corporelle, érotique, et touchera un large public. Des premières péripéties de Giuseppe Bergman, parues en 1978 dans la collection [À SUIVRE] chez Casterman, en passant par le succès planétaire du Déclic et de sublimes dessins en couleurs mettant en scène ses héroïnes, c’est tout l’univers éclectique du génial Italien, que met à l’honneur la galerie Huberty-Greyne.
Les planches issues de ses prestigieuses collaborations avec Hugo Pratt (L’Été indien) et Fellini (Voyage à Tulum), côtoient ses aquarelles en grand format ayant servi pour les couvertures alternatives de l’univers Marvel pour l’album X-Women. Manara, de Bergman au Caravage, du 20 juin au 6 septembre 2014, galerie Huberty-Breyne, 91 rue saint-Honoré 75001 Paris. Allez, bon voyage, portez vous bien et à demain peut-être.