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La vérité toute nue…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’Hypnérotomachie et de la galette au lait ribot réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 18 décembre 2014, la vérité28è jour de frimaire dédié à la truffe. Et puisque Noël n’est plus très loin, voici en cadeau de fin d’année ce magnifique croquis de KUPKA, peintre Tchèque né en Bohème, intitulé « La vérité ». Il est dédié à Malato, écrivain anarchiste qui accompagna Louise Michel en Nouvelle Calédonie. KUPKA est considéré comme un des pères de l’abstraction avec Kandinsky et Mondrian. Le fait qu’il ait longtemps fréquenté les anarchistes explique peut-être que sa notoriété soit moindre que celle des deux autres.

Au printemps 1896, il arrive à Paris et s’installe dans le quartier de Montmartre, lieu de la bohème artistique où il vit d’abord pauvrement. En 1898, il loue un atelier et commence à travailler comme illustrateur. Il collabore à la célèbre revue satirique anarchisante « L’Assiette au Beurre » y réalisant kupka_autoportraitplusieurs numéros, mais aussi aux « Temps Nouveaux » de Jean Grave (qu’il soutiendra également en faisant des dons aux tombolas de 1908 et 1912), à « La Cravache », au « Rire », au « Cri de Paris », ainsi qu’à des revues anarchistes tchèques. De 1904 à 1908, il illustre « L’Homme et la Terre » d’Elisée Reclus, publié de façon posthume entre 1905 et 1908 par Paul Reclus.
En 1904, il s’installe définitivement avec Eugénie Straub à Puteaux, et poursuit des études de physiologie à la Sorbonne, puis de biologie et d’archéologie.

En 1909, il dessine la couverture pour la réédition de la brochure (n° 37) sur Le Salariat de Pierre Kropotkine. Il aurait préparé des illustrations pour « La Grande Révolution » de Argent-Kupka-01Kropotkine, mais le projet ne se réalisa pas et les dessins n’ont pas été retrouvés. En 1909, il était en correspondance avec Francisco Ferrer pour donner des illustrations à une série de brochures de l’école moderne (Escuela Moderna). Vers 1910, il s’oriente vers l’art non figuratif et abstrait. En 1912, il est au Salon d’automne avec des œuvres non-figuratives, puis au Salon des Indépendants où il est exposé avec les peintres cubistes, tout en refusant d’y être assimilé. Il se joint au Groupe de Puteaux ou Groupe de la Section d’Or, regroupant divers artistes comme Marcel Duchamp, Francis Picabia, etc.

En 1913, il publie un recueil de textes « La Création dans les arts plastiques ». A la déclaration de guerre en août 1914, bien qu’antimilitariste et fréquentant le milieu anarchiste, il s’engage comme volontaire et se retrouve sur le front de la Somme. En 1915, gravement malade, il est évacué sur Paris 250px-Assiette-au-beurre-162mais n’en poursuit pas moins son action auprès de la communauté tchèque. Il est de nouveau mobilisé en 1918 et finit la guerre comme capitaine et reçoit la Légion d’honneur. Après-guerre, il reprend sa palette, et participe à diverses expositions. En 1931, il participe à la fondation du mouvement « Abstraction-Création », mais quittera le groupe en 1934. En 1936, il participe à l’exposition « Cubism and Abstract Art » à New York. Entre 1939 à 1945, il vit à Beaugency avec sa compagne Eugénie Straub. Il meurt à Puteaux le 24 juin 1957. Il laisse de nombreuses œuvres, impressionnistes et symbolistes, avant 1910, abstraites après 1910. En 1958, le Musée d’art moderne de Paris organisera une rétrospective posthume. Plus récemment, Le Musée d’Orsay lui a consacré une importante exposition en 2002.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA VERITE SI JE MENS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’Hypnérotomachie* et de la galette au lait ribot réunies,
bonjour !


Après
tout
, nous sommes samedi et puisque Noël n’est plus très loin,
voici en cadeau de fin d’année ce magnifique croquis de KUPKA,
peintre Tchèque né en Bohème,
intitulé « La vérité ». Il est dédié à Malato,
écrivain anarchiste qui accompagna Louise Michel en Nouvelle
Calédonie.

KUPKA
est considéré comme un des pères de l’abstraction avec Kandinsky
et Mondrian.

Le fait qu’il ait longtemps fréquenté les anarchistes
explique peut-être que sa notoriété soit moindre que celle des
deux autres.

Il est mort en France, à Puteaux, en 1957 et c’est en
France qu’il a vécu une grande partie de sa vie. Bien qu’antimilitariste, il a participé à la grande boucherie de 14/18, a fini capitaine et a même reçu la légion d’honneur. Ce qui n’enlève rien à son talent.

*Dès que vous aurez quelques années devant vous, lancez vous dans la lecture de: « Hypnérotomachie ou le songe de Poliphile« 





Ca c’est un autre petit cadeau signé « Paris-Paname » groupe de jazz manouche et chansons swings animé par Gilles Cunin. A déguster sans modération, je sais que vous allez aimer.

Le froid  est là et à Keramoal, les mésanges ont pris leur quartier d’hiver. Il faut préciser que dans la pure tradition d’asile des cénobites, on leur assure le gite et le couvert. Pour autant, ça se bouscule au portillon et les rouge-gorges, moineaux et bergeronnettes aimeraient être du festin.

De temps à autre, un gros merle moqueur vient semer la zizanie dans la file d’attente. Allez savoir pourquoi, les lapins semblent avoir désertés le secteur, les enfoirés les chasseurs ont peut-être nettoyé les alentours. Tout cela ne semble pas perturber le quotidien des taupes qui ont décidé une fois pour toutes qu’elles auraient le dernier mot.

Allez, je vous abandonne, j’ai un long trajet à faire pour rejoindre le home de la « Giennoise » qui a eu la bonne idée de nous inviter ma fiancée et moi à quelques agapes d’avant Noël. Portez vous bien et à demain peut-être.