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Sacré Jules…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du paradoxe et du tiramisu aux spéculoos réunis, bonjour ! Nous voici le Mardi 14 juin 2016, 26è jour de prairial dédié au jasmin. Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin blanc jasmin-300x218est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopâtre serait allé à la rencontre de Marc-Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin… Il est vrai qu’elle avait du nez !

Aujourd’hui donc, anniversaire de la mort d’un syndicaliste brestois, anarchiste et Franc-Maçon. J’en ai déjà parlé mais cela ne suffit jamais à compenser l’assourdissant silence qui entoure la mémoire de ces militants anarchistes. Jules Le Gall occupe une place conséquente dans Jules Pengaml’histoire du mouvement anarcho-syndicaliste brestois, de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Avec son ami Victor Pengam, il fonde une section de la Jeunesse Syndicaliste de France, regroupant de jeunes ouvriers de l’Arsenal. Pengam et lui ont adhéré à la Fédération Communiste Anarchiste en 1911. 4 juillet 1904, la bourse du travail de Brest est officiellement créée. Jules le Gall en devient le secrétaire et Pengam le trésorier. La municipalité la dote d’un immeuble provisoire et d’un budget de fonctionnement de 5000 francs. Les militants vont y développer un bureau de placement, une bibliothèque, des cours professionnels, des campagnes d’éducation… En 1907, 13 syndicats regroupant près de deux milles salariés sont affiliés à la bourse du travail. Dès 1905 ils seront la cible de la répression, Pengam est exclu de l’arsenal pour une durée de cinq mois et Le Gall est inculpé pour incitation de militaires à la désobéissance.

Lui qui fut inculpé pour incitation au meurtre et au pillage pour un discours prononcé le 1er mai 1907, se retrouva évidemment dans le combat pour mobiliser l’opinion contre l’exécution des deux syndicalistes américains, Sacco et Vanzetti, en 1927. L’Abbé Madec, inaugurationpourtant catho-social (il a rejoint le mouvement de Marc Sangnier) écrit sur lui dans la Quinzaine Ouvrière : «Sa propagande criminelle ne marchant pas au gré de ses désirs, il ne se contente plus de la ville de Brest pour champs de ses exploits, il veut aussi pervertir nos belles campagnes brestoises. Et on peut voir ce triste camelot traînant son ennui et sa haine parmi nos populations rurales. ». No comment ! A droite, hommage rendu par des Francs-Maçons brestois à Jules Le Gall lors de l’inauguration d’un square qui porte son nom.

Il fit venir à Brest le chef du mouvement anarchiste ukrainien, Makhno, (ici à gauche) persécuté par le po220px-Mahno_sans_dateuvoir soviétique; voir mon billet du 26/10 2013. La création de la Maison du peuple, c’est encore lui. Il n’est pas étonnant que cet homme, promoteur d’idéaux de fraternité, ait adhéré à la loge maçonnique « Les Amis de Sully ». Il en fut même le président de 1930 à 1938. Anarcho-syndicaliste, franc-maçon, il fut bien évidemment la cible du régime de Vichy. Et, c’est la très « républicaine » police française qui  l’arrêtera en 1941. Il sera interné à Compiègne, puis déporté en Allemagne, au camp de concentration de Buchenwald. Il y est mort le 14 juin 1944.

Allez, voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Ida Mett, de Makhno à Durruti…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’Utopie réjouissante et des sciences occultes réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 27 juin 2015, 9è jour de Messidor et c’est le jour de Stéphanie qui s’offre le luxe d’avoir son anniversaire le jour que les républicains dans leur calendrier ont dédié à l’absinthe… C’est très fort !  Donc, je vous invite à vous joindre à moi pour le lui souhaiter le meilleur possible (pour les fleurs, l’adresse c’est ICI). Un autre anniversaire, c’est celui de la disparition d’une militante anarchiste, fort injustement oubliée: Ida Lazarévitch-Gilman, dite Ida Mett.

Née dans une petite ville industrielle de Russie, Smorgone, et issue de parents (dont Meyer Gilman) marchands d’étoffe, Ida Mett se consacre à la médecine. Elle est arrêtée pour menées subversives, quelques semaines avant d’obtenir son diplôme. À vingt-trois ans, elle s’enfuit seule de Russie avec des Ida-mettcontrebandiers juifs. Elle vit deux ans chez des parents en Pologne, puis arrive à Paris en 1926. Avec Voline et Pierre Archinoff, elle co-rédige la revue Dielo-Trouda (L’œuvre du travail). En 1928, elle se voit exclue du groupe pour rites religieux. Elle avait allumé une bougie à la mort de son père. (cela me rappelle l’histoire du groupuscule « Molotov » qui sévissait  après 68 à Rennes. Proches du PCMLF, c’étaient des purs et durs. En fait, ils étaient trois; deux furent exclus par le troisième pour déviance petite bourgeoise, ils étaient sortis ensemble.) Ida Mett et son mari Nicolas Lazarévitch seront expulsés la même année.
En 1932, elle donne naissance à un fils qu’ils appellent Marc. Ils s’installent en Belgique jusqu’en 1936. Ils font des incursions illégales en France, pendant deux ans, puis en Espagne. Là, ils rencontrent  Ascaso et Buenaventura Durruti. Grâce à leur aide, ils y organisent plusieurs réunions publiques. À cette même période, Ida Mett fréquente les milieux anarchistes et pacifistes belges. Elle reprend ses études de médecine et obtient son diplôme en 1930, mais n’a le droit d’exercer ni en Belgique ni en France. Avec son mari, elle revient clandestinement en France en 1936.

Le 8 juin 1940, ils sont de nouveau arrêtés puis emprisonnés. Lui est envoyé au camp du Vernet et en ressort au bout de trois mois ; quant à Ida Mett et son fils, ils sont enfermés au lazarevitch03camp de Rieucros jusqu’en avril 1941. Ils sont transférés à Marseille, prévoyant un exil aux États-Unis. Mais cela leur est refusé. Elle devient secrétaire du syndicat du gaz de banlieue à la bourse du travail. De 1948 à 1951, Ida Mett travaille comme médecin dans un préventorium d’enfants juifs à Brunoy (Var). En février 1948, elle termine d’écrire son seul livre rédigé en français Souvenirs sur Nestor Makhno et dans La Commune de Cronstadt, crépuscule sanglant des soviets, elle est une des premières à dénoncer la répression. À partir de 1950, elle est traductrice technique dans l’industrie chimique et ce jusqu’à la fin de ses jours.

Allez, voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Le révolté (poil au nez)…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la bande dessinée et de la bande à Siné réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 09 décembre, 19è jour de Frimaire dédié à la Sabine (la sabine de bain comme disait l’autre). On en profite pour se souvenir de la naissance, le 9 décembre 1842, de Pierre Alexeiévitch KROPOTKINE à Moscou.

Descendant du grand-prince de Kiev Vladimir II Monomaque, donc issu de la haute noblesse moscovite, il intègre l’armée impériale russe à partir de 1857. Il est alors affecté comme 49644920_pofficier de Cosaques en Sibérie. À partir de 1867, il quitte l’armée pour faire des études de mathématiques et de géographie à l’université de Saint-Pétersbourg. Il publie plusieurs travaux sur l’Asie septentrionale et explore la péninsule scandinave. Il repart à Saint-Pétersbourg où il mène une activité de militant clandestin. Il est emprisonné en 1874 et s’évade deux ans plus tard. Réfugié en Grande-Bretagne, il revient en Suisse, reprend son activité militante et publie plusieurs ouvrages politiques. Il fonde en 1879 le journal Le Révolté. Il est détenu à Lyon et amnistié en 1886, grâce à l’intervention, en particulier, de Victor Hugo. Il s’installe alors en Angleterre et publie différents ouvrages de géographie et de politique. Il collabore notamment à la Géographie Universelle d’Élisée Reclus. Il retourne en Russie en 1917 et refuse un poste de ministre, proposé par Aleksandr Kerenski. Il prend une attitude critique vis-à-vis du pouvoir bolchévique, notamment de la personnalité de Lénine, et des méthodes autoritaires de la nouvelle URSS.(ici, une photo de Kropotkine que l’on doit à Nadar. Jaime bien le côté père Noël.)

En 1919, l’insurrection anarchiste menée par Nestor Makhno (qui se réfugia en France et fit escale à Brest) à travers l’Ukraine revendiquera l’application effective des principes exposés dans l’Entraide. Le 13 février 1921, à Moscou. Les kropot_cortege-300x215funérailles de Pierre KROPOTKINE sont le théâtre de la dernière manifestation libre et de masse  en Russie bolchévique. On sait ce qu’il en est advenu par la suite. Sous la pression des libertaires, des prisonniers anarchistes sont relâchés pour leur permettre d’assister aux obsèques. Une foule de cent mille personnes suit le cercueil jusqu’au cimetière. Des drapeaux noirs sont déployés, mais aussi des banderoles proclamant : Où il y a de l’autorité, il n’y a pas de liberté. Sources:

Allez, merci à vous de suivre les tribulations du cénobite; portez vous bien et à demain peut-être.

Lochu, est-ce que l’oie oit ?

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis du néo-Malthusianisme et de la pêche Melba réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 26 octobre 2013, c’est le cinquième jour de Brumaire et, c’est le jour de l’oie… Je ne sais pas si l’oie oit,  comme disait Raymond Devos, ni si ce que nous oyons, l’oie l’oit-elle? mais, en attendant, oyez donc ceci.

A plusieurs reprises, j’ai évoqué ici la figure de ce grand anarchiste révolutionnaire, à moins que ce ne soit l’inverse, je veux parler de Nestor Makhno. Et puisque le 26 octobre est le jour anniversaire de sa naissance, petite piqure de rappel. C’est par une nuit qu’il vit le jour  le58336366_p 26 octobre 1889 à Houliaïpole en Ukraine. Issu d’une famille d’anciens serfs, il a connu une enfance très miséreuse.. C’est sans doute cette condition qui va l’amener à se révolter très jeune. C’est en 1906, période de grande répression tsariste, qu’il fait la rencontre de paysans anarchistes de Goulaï Polié. A la suite des attentats contre le gouverneur de la province, il est arrêté mais échappe à la peine de mort grâce à son jeune âge. Il ne sortira de prison que neuf ans plus tard au moment de la révolution et va découvrir les idées de Kropotkine. Je vous renvoie à de précédents billets pour plus de détails sur le contexte de l’époque. Toujours est-il que L‘Ukraine, sous protectorat austro-allemand, est de nouveau confrontée aux exactions commises et au retour des Allemands et des propriétaires terriens. Septembre 1918 voit donc la naissance de la fameuse « Makhnovchtchina » (en vidéo la chanson écrite par Etienne Roda-Gil en 1961 et interprétée par Les Béruriers noirs) et de ses drapeaux noirs.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

En moins de 3 mois, les makhnovistes libèrent une importante partie de l’Ukraine orientale. La réaction ne tarde pas à se réorganiser et le Général Dénékine compose une nouvelle armée que l’on appellera « les blancs » en opposition à l’armée rouge de Trotsky. Makhno est pris 58336404_pentre le marteau et l’enclume, il se soulève contre les blancs mais les rouges se méfient des anarchistes et ne tardent pas à les laisser tomber. Makhno mène la lutte jusqu’en 1919, contre les forces blanches et les troupes d’occupation allemandes et autrichiennes. Puis, les makhnovistes, déclarés hors-la-loi par les bolcheviques, prennent les armes contre les rouges . En août 1920, Makhno est blessé lors d’un combat contre l’armée bolchevique. Craignant pour sa vie, le Conseil décide de lui faire quitter l’Ukraine. On le retrouve à Paris où il reprend ses activités sous une forme plus théorique. Dans ses mémoires, « mes compagnons de Brest et d’ailleurs », préfacées par Léo Ferré, René Lochu dit avoir rencontré Makhno à Brest (Finistère) en 1927. Contre laimages-15 tyrannie des possédants, contre la dictature – fusse t-elle du prolétariat – contre le fascisme, contre le stalinisme, le Franquisme… Les anarchistes n’ont jamais hésité à se mobiliser. Peut-être un jour comprendra t-on que, quelle que soit la langue employée, Anarchisme, ça veut pas forcément dire «chaos,désordre, bordel ». En attendant, des petits blogueurs sur leur petit clavier continuent d’entretenir la mémoire.

Allez, je vous remercie d’être passé par ici, vous savez que vous pouvez revenir quand ça vous chante, c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Lochu tu t’en souviens…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, HISTOIRE

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Amis du néo-Malthusianisme et des demoiselles* du Guilvinec réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 26 octobre 2012, c’est le 05 Brumaire et, c’est le jour de l’oie… Oyez donc ceci.

A plusieurs reprises, j’ai évoqué ici la figure de ce grand anarchiste révolutionnaire, à moins que ce ne soit l’inverse, je veux parler de Nestor Makhno. Et puisque le 26 octobre est le jour anniversaire de sa naissance, petite piqure de rappel.

Il a vu le jour en effet le 26 octobre 1889 à Houliaïpole en Ukraine. Issu d’une famille d’anciens serfs, il a connu une enfance très miséreuse.. C’est sans doute cette condition qui va l’amener à se révolter très jeune. C’est en 1906, période de grande répression tsariste, qu’il fait la rencontre de paysans anarchistes de Goulaï Polié. A la suite des attentats contre le gouverneur de la province, il est arrêté mais échappe à la peine de mort grâce à son jeune âge. Il ne sortira de prison que neuf ans plus tard au moment de la révolution et va découvrir les idées de Kropotkine. Le 6 janvier 1918, l’assemblée constituante Russe est dissoute. La situation est si confuse que les armées austro-allemandes en profitent pour pénétrer en Russie et menacer le régime bolchevique. Le 3 mars 1918, par l’accord de Brest-Litovsk, Lénine accepte le démantèlement de l’ex-Empire russe.

L‘Ukraine, sous protectorat austro-allemand, est de nouveau confrontée aux exactions commises et au retour des Allemands et des propriétaires terriens. Septembre 1918 voit donc la naissance de la fameuse « Makhnovchtchina » (en vidéo la chanson écrite par Etienne Roda-Gil en 1961 et interprétée par Les Béruriers noirs) et de ses drapeaux noirs.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

En moins de 3 mois, les makhnovistes libèrent une importante partie de l’Ukraine orientale. La réaction ne tarde pas à se réorganiser et le Général Dénékine compose une nouvelle armée que l’on appellera « les blancs » en opposition à l’armée rouge de Trotsky. Makhno est pris entre le marteau et l’enclume, il se soulève contre les blancs mais les rouges se méfient des anarchistes et ne tardent pas à les laisser tomber.

Makhno mène la lutte jusqu’en 1919, contre les forces blanches et les troupes d’occupation allemandes et autrichiennes. Puis, les makhnovistes, déclarés hors-la-loi par les bolcheviques, prennent les armes contre les rouges . En août 1920, Makhno est blessé lors d’un combat contre l’armée bolchevique. Craignant pour sa vie, le Conseil décide de lui faire quitter l’Ukraine. On le retrouve à Paris où il reprend ses activités sous une forme plus théorique. Dans ses mémoires, « mes compagnons de Brest et d’ailleurs », préfacées par Léo Ferré, René Lochu dit avoir rencontré Makhno à Brest (Finistère) en 1927. Contre la tyrannie des possédants, contre la dictature – fusse t-elle du prolétariat – contre le fascisme, contre le stalinisme, le Franquisme… Les anarchistes n’ont jamais hésité à se mobiliser.

Peut-être un jour comprendra t-on que, quelle que soit la langue employée, Anarchisme, ça veut pas forcément dire « bordel ». En attendant, des petits blogueurs sur leur petit clavier continuent d’entretenir la mémoire.

Allez, je vous remercie d’être passé par ici, vous savez que vous pouvez revenir quand ça vous chante, c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.

*je parle des langoustines bien entendu.

 

NI BLANC NI ROUGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du néo-Malthusianisme et des demoiselles* du Guilvinec réunis, bonjour !

Nous sommes le 26 octobre, toujours en brumaire et, c’est le jour de l’oie…Oyez donc ceci.

A plusieurs reprises, j’ai évoqué ici la figure de ce grand anarchiste révolutionnaire, à moins que ce ne soit l’inverse, je veux parler de Nestor Makhno. Et puisque le 26 octobre est le jour anniversaire de sa naissance, petite piqure de rappel.

Il a vu le jour en effet le 26 octobre 1889 à Houliaïpole en Ukraine. Issu d’une famille d’anciens serfs, il a connu une enfance très miséreuse.. C’est sans doute cette condition qui va l’amener à se révolter très jeune. C’est en 1906, période de grande répression tsariste, qu’il fait la rencontre de paysans anarchistes de Goulaï Polié. A la suite des attentats contre le gouverneur de la province, il est arrêté mais échappe à la peine de mort grâce à son jeune âge. Il ne sortira de prison que neuf ans plus tard au moment de la révolution et va découvrir les idées de Kropotkine.
Le 6 janvier 1918, l’assemblée constituante Russe est dissoute. La situation est si confuse que les armées austro-allemandes en profitent pour pénétrer en Russie et menacer le régime bolchevique. Le 3 mars 1918, par l’accord de Brest-Litovsk, Lénine accepte le démantèlement de l’ex-Empire russe.
L‘Ukraine, sous protectorat austro-allemand, est de nouveau confrontée aux exactions commises et au retour des Allemands et des propriétaires terriens.
Septembre 1918 voit donc la naissance de la fameuse « Makhnovchtchina » (en vidéo la chanson écrite par Etienne Roda-Gil en 1961 et interprétée par Les Béruriers noirs) et de ses drapeaux noirs. En moins de 3 mois, les makhnovistes libèrent une importante partie de l’Ukraine orientale.
La réaction ne tarde pas à se réorganiser et le Général Dénékine compose une nouvelle armée que l’on appellera « les blancs » en opposition à l’armée rouge de Trotsky. Makhno est pris entre le marteau et l’enclume, il se soulève contre les blancs mais les rouges se méfient des anarchistes et ne tardent pas à les laisser tomber.

Makhno mène la lutte jusqu’en 1919, contre les forces blanches et les troupes d’occupation allemandes et autrichiennes. Puis, les makhnovistes, déclarés hors-la-loi par les bolcheviques, prennent les armes contre les rouges . En août 1920, Makhno est blessé lors d’un combat contre l’armée bolchevique. Craignant pour sa vie, le Conseil décide de lui faire quitter l’Ukraine. On le retrouve à Paris où il reprend ses activités sous une forme plus théorique.
Dans ses mémoires, « mes compagnons de Brest et d’ailleurs », préfacées par Léo Ferré, René Lochu dit avoir rencontré Makhno à Brest (Finistère) en 1927. Contre la tyrannie des possédants, contre la dictature – fusse t-elle du prolétariat – contre le fascisme, contre le stalinisme, le Franquisme…Les anarchistes n’ont jamais hésité à se mobiliser.
Peut-être un jour comprendra t-on que, quelle que soit la langue employée, Anarchisme, ça veut pas forcément dire « bordel ».
En attendant, des petits blogueurs sur leur petit clavier continuent d’entretenir la mémoire.
Allez, je vous remercie d’être passé par ici, vous savez que vous pouvez revenir quand ça vous chante, c’est ouvert tous les jours. Vous avez même la possibilité de voter pour ce blogue (colonne de droite en bas). Portez vous bien et à demain peut-être.

*je parle des langoustines bien entendu.

LES CISEAUX D’ANASTHASIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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QUAND LE TSAR FAIT PEUR…

Magnifique expo que celle qui était prévue dans cette plus ancienne école d’art de notre bonne vieille République. Seulement voilà, il ne faut pas prendre le risque de froisser le prince. Alors on démonte, sans même prévenir l’artiste, SIU LAN KO. Voici ce qu’elle en pense:

« Je trouve dur de découvrir que cette forme de censure brutale puisse se produire en France. Il n’y a même pas de place pour la discussion, tout se passe dans mon dos et celui de la commissaire. Encore plus dur que cela se produise dans la plus ancienne école d’art française, où l’on est supposé encourager l’expression la plus libre des artistes.

Dur de croire encore que les enjeux économiques et politiques l’emportent sur toute autre préoccupation. Cela montre à mes yeux dans quel climat conservateur est tombée la France de Sarkozy, et à quel point celui-ci fait peur.

Je demande que mon travail soit remis sur la façade et que l’école donne une explication officielle à cette censure et s’excuse. Je réfléchis aussi à une éventuelle action judiciaire. »

Selon le chemin que vous empruntiez, vous auriez pu lire:

  • Gagner Plus Travailler Moins
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Je ne sais pas ce qu’en aurait pensé celui dont je dresse le portrait ci après mais j’ai comme dans l’idée qu’il n’aurait pas tellement apprécié…

PIERRE KROPOTKINE.

Descendant du grand-prince de Kiev Vladimir II Monomaque, donc issu de la haute noblesse moscovite, il intègre l’armée impériale russe à partir de 1857. Il est alors affecté comme officier de Cosaques en Sibérie. À partir de 1867, il quitte l’armée pour faire des études de mathématiques et de géographie à l’université de Saint-Pétersbourg. Il publie plusieurs travaux sur l’Asie septentrionale et explore la péninsule scandinave. Il repart à Saint-Pétersbourg où il mène une activité de militant clandestin. Il est emprisonné en 1874 et s’évade deux ans plus tard.

Réfugié en Grande-Bretagne, il revient en Suisse, reprend son activité militante et publie plusieurs ouvrages politiques. Il fonde en 1879 le journal Le Révolté. Il est détenu à Lyon et amnistié en 1886, grâce à l’intervention, en particulier, de Victor Hugo.

Il s’installe alors en Angleterre et publie différents ouvrages de géographie et de politique. Il collabore notamment à la Géographie Universelle d’Élisée Reclus.

Il retourne en Russie en 1917 et refuse un poste de ministre, proposé par Aleksandr Kerenski. Il prend une attitude critique vis-à-vis du pouvoir bolchévique notamment de la personnalité de Lénine et des méthodes autoritaires de la nouvelle URSS.(ici, une photo de Kropotkine que l’on doit à Nadar. Jaime bien le côté père Noël.)

En 1919, l’insurrection anarchiste menée par Nestor Makhno (qui se réfugia en France et fit escale à Brest) à travers l’Ukraine revendiquera l’application effective des principes exposés dans l’Entraide.

Le 13 février 1921, à Moscou. Les funérailles de Pierre KROPOTKINE sont le théâtre de la dernière manifestation libre et de masse  en Russie bolchévique. On sait ce qu’il en est advenu par la suite. Sous la pression des libertaires, des prisonniers anarchistes sont relâchés pour leur permettre d’assister aux obsèques. Une foule de cent mille personnes suit le cercueil jusqu’au cimetière. Des drapeaux noirs sont déployés, mais aussi des banderoles proclamant : »Où il y a de l’autorité, il n’y a pas de liberté« .

Allez, ça devrait suffire pour un samedi. C’est sympa à vous d’avoir pris le chemin des « Cénobites tranquilles », portez vous bien et à demain peut-être.

Brestois, anarchiste et Franc-maçon…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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JULES LE GALL, NE UN 13 DECEMBRE.

Je reprends quelques notes des archives de Ouest-France de l’époque où le conseil municipal de Brest votait pour dédier un lieu public à ce militant. Certains d’entre vous, brestois ou anciens de l’arsenal en ont peut-être entendu parler.

Ouvrier chaudronnier à l’Arsenal de Brest dans le même atelier que le militant libertaire Victor Pengam, Jules Le Gall fondait avec ce dernier en 1903 le groupe local de la Jeunesse Syndicaliste, l’un des premiers à être formé en France, un groupe qui allait compter rapidement une soixantaine de jeunes ouvriers de l’Arsenal. L’année suivante, suite aux importantes grèves de mai-juin, était créée le 4 juillet 1904 la Bourse du Travail de Brest dont Le Gall était nommé secrétaire . Début janvier 1921, Jules Legall était initié à la loge maçonnique des Amis de Sully du Grand Orient de France.

Les 30-31 mai 1936 il présidait en tant que vénérable de la loge « Les Amis de Sully » le congrès des loges de l’ouest.

Jules Le Gall occupe une place conséquente dans l’histoire du mouvement anarcho-syndicaliste brestois, de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Il fit venir à Brest le chef du mouvement anarchiste ukrainien, Makhno, persécuté par le pouvoir soviétique. La création de la Maison du peuple, c’est encore lui. Anarcho-syndicaliste, franc-maçon, il fut bien évidemment la cible du régime de Vichy. La police française l’arrête en 1941. Il est interné à Compiègne, puis déporté en Allemagne, au camp de concentration de Buchenwald. Il y est mort le 14 juin 1944.

LES ACTU…

Bien sur, il y a notre Johnny national qui est bien mal en point. Vous me direz, une hernie discale pour un chanteur c’est le moins qu’il puisse faire. L’idole des jeunes a pris un coup de vieux…

Copenhague, naturellement. « le port des marchands » accueille la fine fleur de la climatologie mondiale, avant les ministres puis les chefs d’États. Le mot d’ordre est le même pour tous:  « Si ça continue, il faut que ça cesse… »

Thibault réélu à la tête de la CGT, on prend les mêmes et on recommence. C’est blanc bonnet et bonnet rouge !

Besson lui, il continue d’avoir la tête près du bonnet. Stéphane Guillon lui a taillé une croupière sur France-inter à propos de sa jeune, très jeune, fiancée et les risques de mariage gris. Le ministre-Judas n’a aucun humour même s’il est vrai que Guillon n’a pas la subtilité d’un Desproges. On peut rire de tout mais, pas avec n’importe qui…

Et les préparatifs pour Noël. Petits fours et dinde, visite à tantine et messe de minuit. La crise de foie fait bon ménage avec la crise de la foi.

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, passez un bon dimanche, portez vous bien et, à demain peut-être.