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A l’arrière des taxis…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la mobylette Peugeot (la bleue) et de la truite (au bleu) réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 14 avril 2018, 25è jour de germinal, dédié au pigeon.

Le 14 avril 1930, fin de l’aventure pour Vladimir Maïakovski, il vient de se tirer une balle en plein cœur. Poète, dramaturge, acteur, théoricien, peintre, affichiste et scénariste, Maïakovski est né à Bagdadi (Géorgie) en 1893. Issu d’une famille modeste, il s’installe à Moscou en 1906, après la mort de son père. Maïakovski adhèmaiiakowskire au Parti social démocrate (bolchévique) à 15 ans et participe aux manifestations révolutionnaires de 1905. Arrêté trois fois pour conspiration, il s’initie à la poésie alors qu’il est emprisonné à Boutyrskaïa en 1909. Il devient rapidement un des meneurs du mouvement futuriste après sa rencontre avec le poète et peintre David Bourliouk qu’il a connu en 1911 et qui lui a mis « le pied à l’étrier ». Tout en exploitant cette nouvelle poésie, il atteint des sommets de lyrisme dans La Flûte en colonne vertébrale ou dans son Nuage en pantalon (1914), véritable manifeste du futurisme, qui est le fruit de sa relation troublée avec Lili Brik qu’il a rencontrée en 1910 alors qu’il entretient une relation avec sa jeune sœur qui elle, deviendra célèbre, Elsa Triolet. Comme disait Jabiru dans son blog « c’était en quelque sorte le beauf d’Aragon ». Voici, à droite une photo de Maïakovski en compagnie de Lili Brik, revue et corrigée par la censure soviétique…Il lui écrira et lui dédiera sa vie durant ses plus belles poésies. Lili est déjà mariée avec Ossip Brik qui devient l’ami et l’éditeur du poète. Un ménage complice à trois s’instaure. Avec Serge Tretiakov ils fondent le journal LEF qui influencera toute une génération d’écrivains. Tiens, on me glisse à l’oreille d’utiliser Noir Désir pour l’illustration musicale…

De retour à Moscou et après la révolution d’Octobre de 1917, qu’il accueille d’abord favorablement, il utilise, sincèrement, son talent au service du pouvoir politique, notamment dans le poème « Lénine » mais il se heurte rapidement au conformisme des critiques et du Parti. Il sillonne pourtant l’Europe en ambassadeur et visite Londres et Paris. Partout on écoute ce géant à la voix de stentor célébrer la МАЯКОВСКИЙ БРИКrévolution dont il est le chantre. Il se met au service de l’agence télégraphique russe et conçoit les images et les textes des posters satiriques Agitprop. Après une série de ruptures et de réconciliations, il se sépare définitivement de Lili en 1924. Il part pour une tournée de conférences à New York et il y rencontre Elly Jones, une jeune émigrée russe et de leur passion brève, trois mois, naît une fille Patricia Jones Thompson. Le 14 avril 1930 à 10 h 15, le poète harassé, qui par défi jouait aussi à la roulette russe, se tire une balle dans le cœur. Le dernier acte de la vie de Maïakovski s’est déroulé à Moscou, au numéro 3 du Loubianskyi Prospekt, appartement 12. La thèse du suicide semble évidente. Le poète qui exhortait la jeunesse à vivre à la mort terrible d’Essenine est lui aussi « reparti vers les étoiles ». On trouvera ce mot : « Maman, mes sœurs, mes amis pardonnez-moi – ce n’est pas la voie ( je ne la recommande à personne ) mais il n’y a pas d’autre chemin possible pour moi. Lily aime-moi ! ». Staline ordonne des funérailles nationales pour celui qu’il qualifiera plus tard de « poète de la Révolution ». « Ils l’ont tué une seconde fois » dira Pasternak.

Allez, merci pour la visite, je m’en vais de ce pas à la rencontre d’autres auteurs: festival Des-Lire(s) à l’Ouest. C’est Place Guérin à Brest même. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

KACZINSKI, MAÏAKOVSKI, JARUZELSKI…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Nous sommes le 14 avril et, c’est un prétexte pour se souvenir de cette belle chanson de Renaud « les aventures de Gérard Lambert », aventures qui débutent un 14 avril…

Le 14 avril 1930, fin de l’aventure pour Vladimir Maïakovski, il vient de se tirer une balle en plein coeur.

Poète, dramaturge, acteur, théoricien, peintre, affichiste et scénariste, Maïakovski est né à Bagdadi (Géorgie) en 1893. Issu d’une famille modeste, il s’installe à Moscou en 1906, après la mort de son père.

Maïakovski adhère au Parti social démocrate (bolchévique) à 15 ans et participe aux manifestations révolutionnaires de 1905. Arrêté trois fois pour conspiration, il s’initie à la poésie alors qu’il est emprisonné à Boutyrskaïa en 1909.

Il devient rapidement un des meneurs du mouvement futuriste après sa rencontre avec le poète et peintre David Bourliouk qu’il a connu en 1911 et qui lui a mis « le pied à l’étrier ». Tout en exploitant cette nouvelle poésie, il atteint des sommets de lyrisme dans La Flûte en colonne vertébrale ou dans son Nuage en pantalon (1914), véritable manifeste du futurisme, qui est le fruit de sa relation troublée avec Lili Brik qu’il a rencontrée en 1910 alors qu’il entretient une relation avec sa jeune sœur qui elle, deviendra célèbre, Elsa Triolet. Comme disait Jabiru dans son blog « c’était en quelque sorte le beauf d’Aragon ». Voici, à droite une photo de Maïakovski en compagnie de Lili Brik, revue et corrigée par la censure soviètique…Il lui écrira et lui dédiera sa vie durant ses plus belles poésies. Lili est déjà mariée avec Ossip Brik qui devient l’ami et l’éditeur du poète. Un ménage complice à trois s’instaure. Avec Serge Tretiakov ils fondent le journal LEF qui influencera toute une génération d’écrivains.

De retour à Moscou et après la révolution d’Octobre de 1917, qu’il accueille d’abord favorablement, il utilise, sincèrement, son talent au service du pouvoir politique, notamment dans le poème « Lénine » mais il se heurte rapidement au conformisme des critiques et du Parti.

Il sillonne pourtant l’Europe en ambassadeur et visite Londres et Paris. Partout on écoute ce géant à la voix de stentor célébrer la révolution dont il est le chantre. Il se met au service de l’agence télégraphique russe et conçoit les images et les textes des posters satiriques Agitprop. Après une série de ruptures et de réconciliations, il se sépare définitivement de Lili en 1924. Il part pour une tournée de conférences à New York et il y rencontre Elly Jones, une jeune émigrée russe et de leur passion brève, trois mois, naît une fille Patricia Jones Thompson.

Le 14 avril 1930 à 10 h 15, le poète harassé, qui par défi jouait aussi à la roulette russe, se tire une balle dans le cœur. Le dernier acte de la vie de Maïakovski s’est déroulé à Moscou, au numéro 3 du Loubianskyi Prospekt, appartement 12. La thèse du suicide semble évidente. Le poète qui exhortait la jeunesse à vivre à la mort terrible d’Essenine est lui aussi « reparti vers les étoiles ».

On trouvera ce mot : « Maman, mes sœurs, mes amis pardonnez-moi – ce n’est pas la voie ( je ne la recommande à personne ) mais il n’y a pas d’autre chemin possible pour moi. Lily aime-moi ! ».

Staline ordonne des funérailles nationales pour celui qu’il qualifiera plus tard de « poète de la Révolution ». « Ils l’ont tué une seconde fois » dira Pasternak.


KACZINSKI

Je suis dans le fond assez d’accord avec la belle chanson de Dominique A, « il ne faut pas souhaiter la mort des gens »…Quoique !

Si on m’avait demandé il y a un mois ce que je souhaitais au président polonais Kaczinski, je ne dis pas que… Mais bon, n’épiloguons pas.

Ce monsieur était quand même un conservateur comme on en fait qu’en Pologne. Contre l’avortement, résistant à l’Europe, considérant l’homosexualité comme une maladie; bref, en France sur l’échiquier politique, il serait un peu à droite de Le Pen. Et voilà t-y pas qu’on va l’enterrer auprès des rois de Pologne. Ce petit président riquiqui, qui ne laissera dans les mémoires que sa façon originale d’atterrir, a néanmoins eut un geste historique avant de décéder. En effet, un autre grand guignol polonais, Jaruzelski, l’homme aux lunettes noires,  ancien président qui mena la vie dure à Solidarnosc, sorte de parrain néo-stalinien, lui avait demandé de faire partie de la délégation qui a embarqué dans l’avion présidentiel en route pour Katyn …Requête refusée ! L’histoire nous réserve parfois de ces facéties; celle-ci a permis à un affreux réac de sauver la vie à un affreux tout court.

Allez, encore une fois, c’est fort aimable à vous de passer par ici, revenez quand vous voulez, c’est ouvert toute l’année. Portez vous bien et pour ceux qui l’ignore, pour voter c’est en haut de la colonne de droite, à demain peut-être.

Allez, saluons un gars d’chez nous:Le 19 janvier 1912, naissance d’Armand ROBIN à Plouguernével ( e kichen Rostren).Traducteur, écrivain et poète libertaire.Passionné par l’étude des langues, il en parlera un nombre impressionnant. Après un séjour en URSS en 1933, il fera une critique acerbe du régime soviétique et de sa dictature. Il traduit de la poésie et fait découvrir des auteurs russes tel que Essenine, Blok, Maïakovski, Pasternak, etc. Il se passionne également pour l’écoute radio en ondes courtes, réalisant des rapports d’écoute d’émissions étrangères. Dès 1945, il adhère à la Fédération Anarchiste (qui publiera ses « Poèmes indésirables », dédiés aux peuples martyrisés), et il y côtoiera Georges Brassens. A la libération, Elsa Triolet, qui lui vouait une haine farouche, fit pression sur Aragon pour que Armand Robin figure sur la liste noire des intellectuels.Dans « La fausse parole », parue en 1953, il dissèque les mécanismes de propagande dans les pays totalitaires. Il continuera de traduire et d’écrire d’innombrables poèmes, jusqu’à sa mort, inexpliquée, le 29 mars 1961, à l’infirmerie du Dépôt de la police, à Paris.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Allez, saluons un gars d’chez nous:Le 19 janvier 1912, naissance d’Armand ROBIN à Plouguernével ( e kichen Rostren).
Traducteur, écrivain et poète libertaire.
Passionné par l’étude des langues, il en parlera un nombre impressionnant. Après un séjour en URSS en 1933, il fera une critique acerbe du régime soviétique et de sa dictature. Il traduit de la poésie et fait découvrir des auteurs russes tel que Essenine, Blok, Maïakovski, Pasternak, etc. Il se passionne également pour l’écoute radio en ondes courtes, réalisant des rapports d’écoute d’émissions étrangères. Dès 1945, il adhère à la Fédération Anarchiste (qui publiera ses « Poèmes indésirables », dédiés aux peuples martyrisés), et il y côtoiera Georges Brassens. A la libération, Elsa Triolet, qui lui vouait une haine farouche, fit pression sur Aragon pour que Armand Robin figure sur la liste noire des intellectuels.
Dans « La fausse parole », parue en 1953, il dissèque les mécanismes de propagande dans les pays totalitaires. Il continuera de traduire et d’écrire d’innombrables poèmes, jusqu’à sa mort, inexpliquée, le 29 mars 1961, à l’infirmerie du Dépôt de la police, à Paris.

« Que m’importe qu’on m’abatte au coin de la rue, j’écrirai des poèmes jusqu’à ce qu’on me tue ». Armand Robin.

Bon, et à part cela, quoi de neuf docteur ?

Au secours, la droite revient ! Oui mais c’est au Chili. Sebastian Pinera reprend La Monéda à Michelle Bachelet. Pourtant, depuis l’élection de Lula au Brésil, les « bonnes » nouvelles s’étaient succédées: Vasquez en Uruguay, Morales en Bolivie, Corréa en Equateur, Lugo au Paraguay, Chavez au Vénézuela…Aye, aye, arriba, arriba ! Faut pas relacher vos efforts.

Au secours, Jospin revient ! Oui bon, c’est juste pour son bouquin « Lionel raconte Jospin ». Du coup, on le voit et on l’entend sur toutes les chaînes radios et télés. Il doit quand même se marrer en regardant son successeur (F.Hollande) à la tête du PS déclarer: »je ne suis plus dans les petits rôles… » et se préparer pour les présidentielles. Euuuhhh, comme disent les guignols.

Bon et bien voila pour ce jour d’hui. Vous pouvez à présent vaquer à vos occupations habituelles (encore que reste persuadé que cette expression est un contre sens – vaquer signifiant à l’origine: Cesser ses occupations. Il faudra que j’interroge Capelo. ) Portez vous bien et à demain peut-être.