Amis soixante-huitards et néanmoins optimistes, bonjour!
Le 22 mars est le deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez
prudent si vous prenez la route. Tiens, à propos d’élections, le 22 mars 1871, la Commune de Paris énonce que les membres de l’assemblée municipale sont contrôlés, révocables, comptables et responsables et que leur mandat est impératif. C’est pas interdit de rêver.
On l’oublie souvent mais, mai 68 a en fait débuté au mois de mars. Certains disent même que cela a commencé en Bretagne un an plus tôt. Laissons aux historiens le soin de trancher.Le 22 mars 1968, à la cité Universitaire de Nanterre région parisienne, le mouvement contestataire étudiant qui va prendre le nom de « mouvement du 22 mars », occupe les locaux de l’Université. Il est l’aboutissement d’une contestation grandissante emmenée par des groupes d’extrême-gauche, des anarchistes et des situationnistes. Né d’abord de revendications solidaires, comme la libération des manifestants arrêtés lors des actions contre la guerre du Vietnam, il déborde rapidement sur des questions de société comme la remise en cause du puritanisme social avec la revendication du droit d’accéder à la résidence universitaire des filles.
Rapidement ce mouvement conduit par Daniel COHN-BENDIT qui se réclame alors de l’anarchie va passer de la critique de l’Université à la critique de la société et de l’autoritarisme. Il sera le ferment révolutionnaire du mai 68 français. Le 2 mai 1968, à la Faculté de Nanterre. La contestation étudiante entamée depuis le mois de mars,
s’amplifie, malgré les menaces que font courir les groupes d’extrême droite qui le matin même se sont attaqués à la Sorbonne. Une journée anti-impérialiste est organisée par le « mouvement du 22 mars », mais l’Université est fermée sur l’ordre du doyen.La contestation se transportera alors à la Sorbonne le lendemain. La photo, a fait le tour du monde et traversé l’histoire. D’ailleurs, il est amusant de comparer la photo, à gauche, et l’expression graphique, à droite, qui en a été faite avec les moyens de l’époque.Le 3 mai 1968, à Paris, l’Université de la Sorbonne est occupée par les étudiants de108 Nanterre qui y tiennent meeting. Mais deux cents militants d’extrême-droite du « groupe Occident » certains sont devenus ministres aux cris de: « tuons tous les
communistes » menacent de les attaquer.La police procède dans l’après-midi à l’évacuation de la Sorbonne qu’ils encerclent. Ils arrêtent alors près de 400 étudiants, mais ceux qui ont réussi à fuir se rassemblent à l’extérieur et harcèlent les forces de l’ordre aux cris de « Libérez nos camarades » ou de « CRS=SS » devant la brutalité de la police.Cela va provoquer de nombreux affrontements dans les rues avoisinantes et l’apparition dans la soirée des premières barricades dans le quartier latin, qui est placé en état de siège. Vous connaissez la suite.Et voila, aujourd’hui, Dany le rouge a viré au vert et il a mené Europe-Ecologie-Les-Verts en haut de l’affiche, quand bien même il n’est pas loin de penser que le choix d’Eva est une erreur de casting.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.




















Voila, c’est fait… Ensemble nous venons de franchir la barre des 500 visites. Et, cerise sur le gateau, le jour de mon anniversaire. Traditionnellement, ce jour là je déguste un St Honoré de chez TRAON à Morlaix, la meilleure patisserie de Bretagne. Même ses kouign amann valent ceux de Douarnenez. Tout cela pour expliquer le petit dessin en tête de chapitre. Car, à l’inverse de Cyrano, si je me le sers moi même avec assez de verve, je ne défends pas qu’un autre me le serve… Un grand merci donc à vous fidèles parmi les fidèles et, bienvenue, welcome, degemer mat aux nouveaux visiteurs. J’ai bien conscience que de « durs et difficiles travaux nous attendent » (comprenne qui pourra) pour conserver à ce blog la haute teneur rédactionnelle qui fait sa renommée. Remarquez que je vous associe volontiers car, pour bloguer en toute sérénitude, il faut être plusieurs. Un blog sans commentaire, c’est Castor sans Pollux, Laurel sans Hardy, Jules sans Jim, Chevalier sans Laspallès… En route donc vers la 1000ème.
Celle-ci je la fais en grand car le texte est important. Où l’on voit que les combats pour sauver la poste, ne datent pas d’hier. Cette affiche là date de 1968, oui, le 68 de Mai, de Geismar, de la rue Gaylussac, du Préfet Grimault, des maos, des cocos, des intellos, des fachos, des Trotskos, des situationnistes, des stals, des krypto-léninistes…Autant de termes aujourd’hui désuets, voire oubliés. Ils y avaient des travailleurs et des patrons et, entre les deux, c’était la lutte que certains auraient voulu finale.A présent, on ouvre le capital comme autrefois on ouvrait le bal. Approchez, approchez mesdames messieurs les actionnaires, la curée va commencer. Le service public est en vente libre, à la découpe…Y-a un peu plus, je vous mets tout ?


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