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Et le Couesnon en sa folie…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de le Bretagne éternelle et du lait ribot réunis, bonjour !  Nous sommes le Mercredi 1er août 2018, quatorzième jour de Thermidor dédié au basilic dans le calendrier républicain.

Le 1er août, les nostalgiques peuvent commémorer la bataille de Trans-la-forêt qui mit fin à l’occupation Normande. En effet, la Bretagne était occupée par les Normands depuis la mort d’Alain le Grand en 908. Venant d’Angleterre, Alain Barbetorte, comte du Poher et petit fils d’Alain le Grand débarque près de Dol en 936. Il remporte plaque plourivoplusieurs victoires dont celle de Kastell Auffret à Plourivo (près de Paimpol) une plaque commémorative y est visible. Photo de droite. Continuant sur sa lancée, il prend Nantes en 937 et chasse les Normands de l’estuaire de la Loire tandis que le comte Even débarrasse le Léon de ses pirates (Vikings). Des groupes de Normands retranchés dans la forêt de Villecartier dévastent encore le pays de Dol et le pays Rennais. Le comte de Rennes, Juhel Béranger réclame l’aide de Barbetorte, pourtant son rival, nous sommes en 939. La cavalerie de Barbetorte, environ 1000 hommes écrase les Normands qui doivent repasser le Couesnon.

Le combat se serait déroulé un 1er août, jour qui correspond à peu près à la grande fête de Lug (Dans   l’Irlande d’autrefois, Lugnasad était le temps des rassemblements   et des mariages. C’était aussi une fête agraire, un divertissement   collectif avec des jeux et des compétitions (foire, audition de poètes   et de musiciens, jeux, courses de chevaux,…). Elle était placée   sous le signe des échanges et de l’amitié: on y venait   sans arme. On lançait sur les pentes une roue enflammée qui   illustrait la descente vers l’hiver; et qui terminait sa course lammas-sheena-morgandans   une rivière, unissant ainsi le symbolisme du Feu à celui de   l’Eau.). « Au jour des calendes du mois d’août, jour que les bretons décrétèrent être solennisé par la gent de Bretagne, par toutes les générations, parce que de là et après, commença derechef la Bretagne à être habitée par ses natifs et Bretons user des lois de leurs ayeux. » (Pierre Le Baud cité par La Borderie) Il faut ajouter, pour être honnête, que d’autres historiens comme André Chedeville, conteste cette version guerrière et pense que ce retour de souveraineté est davantage le fruit d’une action diplomatique d’Athelstan, roi d’Angleterre auprès de Guillaume Longue-épée. En tout état de cause, la Bretagne allait naviguer ainsi, bon an mal an jusqu’à son « annexion » en 1532. Allez savoir, c’est peut-être pour cela que l’on est plus galettes saucisses que camembert… Et qu’en revanche, par pure vilénie, le Couesnon en sa folie a mis le mont en Normandie !

Allez, après ce petit rappel historique, portez vous bien et à demain peut-être.

Armor Lug…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de le Bretagne éternelle et du lait ribot réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 1er août 2014, quatorzième jour de Thermidor dédié au basilic.  belle plante aromatique qui sert de base au fameux Pistou. Dans le langage des fleurs de l’Europe du 19è siècle, il exprime la haine car selon la légende la plante poussait mieux si elle était injuriée en la cultivant. Aussi, l’expression française « semer le basilic » signifie « semer la discorde ». Etonnant, non !

Et aujourd’hui, les nostalgiques peuvent commémorer la bataille de Trans-la-forêt qui mit fin à l’occupation Normande en Bretagne au tout début du dixième siècle (il y a prescription). En effet, les combats auraient débuté un 1er août qui correspondait à Lugnasad chez les Celtes. Dans l’Irlande d’autrefois, Lugnasad était le temps des chaudronGundestruprassemblements et des mariages. C’était aussi une fête agraire, un divertissement collectif avec des jeux et des compétitions (foire, audition de poètes et de musiciens, jeux, courses de chevaux,…). Elle était placée sous le signe des échanges et de l’amitié: on y venait sans arme. On lançait sur les pentes une roue enflammée qui illustrait la descente vers l’hiver; et qui terminait sa course dans une rivière, unissant ainsi le symbolisme du feu à celui de l’eau.

C’est la fête de LUG, le plus grand de tous les dieux, c’est l’équivalent celtique du Jupiter. Première fête après le solstice, Lugnasad marque les débuts de la descente vers l’Automne. Lugnasad est placé sous le signe zodiacal du Lion qui représente la culmination végétale, la plénitude du fruit. C’est 320px-Gundestrup_antlered_figurele signe de la pleine affirmation de l’individualité, de la volonté et de la conscience du « je ». Le feu fixe du Lion est l’expression d’une force maitrisée, d’une énergie lumière disciplinée, d’un feu individualisé, consacré aux puissances du Moi, de la volonté dirigée, force centrale régulatrice et irradiante de vie, de chaleur, de lumière et d’éclat. C’est un signe solaire. Cette fête correspond à la maturité de tous les fruits et c’est à ce moment là que la terre et la végétation sont à leur maximum de fructification. C’est la dernière fête de l’abondance, les dernières récoltes, la fête des moissons et sa plante symbolique est le blé que l’on consomme pour la circonstance sous diverses formes : bouillies, pains, gâteaux,etc.

Quand il (LUG) voulut participer à un grand festin donné par Nuada le roi des Tuatha, le portier pour le laisser entrer lui demanda ce qu’il savait faire « car personne ne vient sans art à Tara ». Il se présente successivement comme charpentier, forgeron, champion de lutte, harpiste, héros, poète et historien, sorcier/magicien, médecin, échanson et fondeur de bronze. Tous ces arts étaient déjà représentdieuxés par les différentes divinités convives du festin mais c’est parce que Lug, prototype de l’homme parfait, les possédait tous à lui seul, « Homme des Sciences et de tous les Arts », qu’il fut accepté.

Enfin, la fête de Lugnasad représente un point culminant dans les rapports entre le Roi et la déesse de la Terre. On se rappelle aussi au passage que s’il en faut en croire l’interprétation de J.J.Hatt du chaudron de Gundestrup, c’est à ce moment là que la Grande Déesse (de la Terre) abandonne son époux terrestre pour rejoindre Taranis le dieu céleste (roi du Ciel) (un lien avec l’Assomption chrétienne, fêtée le 15 aout ?) Tailtiu nous est présentée comme la fille de Magmor, roi d’Espagne, femme d’Eochaid, fils d’Erc, dernier roi des Fir Bolg. A la mort de son mari, elle épouse Eochaid Garb, fils de Duach Dall qui commandait dans les Tuatha. Elle était la nourrice de Lug jusqu’à ce qu’il fut capable de porter les armes.

Et voila pour le petite histoire de tonton Erwan. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.