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Dormez tranquilles…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de l’académie des sciences et du baeckoffe réunis,   bonjour ! Nous sommes le dimanche 26 avril 2015, 7è jour de Floréal dédié au Muguet. A l’heure où j’écris ces lignes, il pleut sur Brest. Vraiment pas un temps à mettre un cénobite dehors… Cela tombe bien car le spectacle du monde n’incite guère à la rêverie ni même à la flanitude (c’est joli ça:  qui-vous-surveilleflanitude). Or donc, plutôt que d’aller faire mon tour sur le port, je me promène sur twitter et je visite quelques blogs amis. La plupart d’entre-eux expriment, chacun à sa manière, leur dégout devant la socialibéralisation du PS. La loi sur le renseignement en est la dernière illustration. Et pourtant, rappelons nous ce qu’écrivait Thomas Jefferson: «Celui qui échange sa liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre et perdra les deux.»

Sur son blog, Raoul Marc Jennar nous rappelle ceci: «Le projet de loi relatif au Renseignement, examiné à l’Assemblée nationale en procédure accélérée, cible toute forme de 20150412-sous-surveillancecontestation des choix politiques nationaux, européens et internationaux et vise à étouffer tout débat sur des projets comme l’accord UE-Canada, l’accord UE-USA, puisque l’article 1 vise à modifier l’Art. L. 811-3. du Code de la Sécurité Intérieure, en y intégrant ceci :»

« Art. L. 811-3. – Les services spécialisés de renseignement peuvent, dans l’exercice de leurs missions, être autorisés à recourir aux techniques prévues au titre V du présent livre pour le recueil des renseignements relatifs aux intérêts publics suivants :

1° La sécurité nationale.
2° Les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements européens et internationaux de la France.
3° Les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France.
4° La prévention du terrorisme.
5° La prévention de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous en application de l’article L. 212-1.
6° La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées.
7° La prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique.

«Ainsi donc en critiquant les choix européens et internationaux du gouvernement français, on risque d’être accusé de menacer « les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements européens et internationaux de la France ». Va-t-on être poursuivi parce qu’on dénoncera le caractère antidémocratique des institutions européennes, des traités européens, des accords de l’OMC, de l’adhésion à l’OTAN ? 4617339_3_226b_manifestation-contre-le-projet-de-loi-sur-le_597391495482795b50026ff3777b185cVa-t-on être poursuivi lorsqu’on dénoncera la politique nucléaire de la France, d’EDF et d’Areva ? Le PS de Hollande-Valls-Cambadélis-Aubry, c’est la SFIO (fondée le 26 avril 1905) qui réprimait et condamnait les mineurs en grève, qui poursuivait les français hostiles à la colonisation, qui adhérait à l’OTAN, qui offrait les secrets nucléaires à Israël… On se trouve devant un texte pire que le Patriot Act de Georges W. Bush ! Ce gouvernement PS qui tue tous les acquis sociaux s’en prend maintenant à nos libertés les plus fondamentales. C’est logique puisque pour imposer l’un, il faut s’attaquer à l’autre. Qui ne voit l’usage qu’il font des évènements dramatiques pour en profiter ? Qui ne voit poindre le danger qui nous menace ? Qui ne voit la société que mettent en place les libéraux de droite et ceux qui osent encore se dire de gauche ?»

La fronde contre le projet de loi sur le renseignement du gouvernement français compte un nouveau soutien, et pas des moindres : la fondation Mozilla, qui développe notamment le navigateur Firefox, a fait part de son inquiétude dans un communiqué.

« Nous sommes particulièrement préoccupés par l’installation de “boîtes noires” au sein des infrastructures des fournisseurs de services de communications ». Le projet de loi, qui doit être voté le 5 mai à l’Assemblée, prévoit en effet la mise en place, chez les fournisseurs d’accès à Internet, les hébergeurs et les grandes plateformes, d’un dispositif d’analyse automatique de données censé « révéler une menace terroriste », selon le texte. 110 000 Français ont quant à eux signé une pétition en ligne exigeant le retrait du projet de loi. Et des organismes comme la CNIL, le Conseil national du numérique et la Commission nationale consultative des droits de l’homme ont aussi fait part de leurs réserves.

Dormez tranquilles, on veille sur vous. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.