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Le roi du swing…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de Blaise Pascal et de la panse de brebis farcie réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 30 mai 2014, onzième jour de Prairial dédié à la fraise, ce qui laisse à penser que nous ne sommes guère éloignés de la fin du mois.

Tiens, c’est le jour anniversaire de la naissance de Benny Goodman: 30 mai 1909 à Chicago. Clarinettiste exceptionnel, on lui a attribué le titre de Roi du Swing.  Il est le neuvième des douze enfants de David Gutman et Dora Grisinsky, immigrants modestes de l’Empire russe. C’est à l’âge de 10 ans qu’il prend Benny-Goodmanpour la première fois une clarinette, au cours de musique donné à la Kehelah Jacob Synagogue, dont il intègre l’orchestre à l’âge de 11 ans. Avec toute la détermination qu’il possède, il devient professionnel à l’âge de 14 ans, et son salaire lui permet d’aider sa famille. Il est âgé de 16 ans lorsqu’on lui demande de se joindre à un groupe de musique basé en Californie dirigé par Ben Pollack, avec qui il fait ses premiers enregistrements. C’est en 1929, après son séjour en Californie, qu’il s’établit à New York. Il se produit dans de nombreuses formations et dirige plusieurs orchestres.

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En 1934, il crée un big band qui deviendra un des orchestres les plus populaires de l’ère du swing. Cette même année, lui et son orchestre passent une audition pour participer à une émission radiophonique de la NBC (National Broadcasting Company) intitulée Let’s Dance. Il obtient le contrat et, pendant quintetcette émission, joue en rotation avec deux autres orchestres ayant un style de musique différent.  C’est en juillet 1935 que naît le Benny Goodman Trio, grâce à l’arrivée de Teddy Wilson. Rejoint par Lionel Hampton en août 1936, il devient le Benny Goodman Quartet. Photo de gauche: Charlie Barnett – Tommy Dorsey – Benny Goodman – Louis Armstrong – Lionel Hampton. En formant ces petits groupes, Benny est un des premiers musiciens blancs à embaucher, à une époque où sévit une ségrégation raciale, des musiciens noirs. Le premier est le pianiste Teddy Wilson en 1935. Suivent le vibraphoniste Lionel Hampton, le guitariste Charlie Christian et le trompettiste Cootie Williams (ces deux derniers musiciens font également partie du big band).
Enfin, le 16 janvier 1938,  le Carnegie Hall lui ouvre ses portes. C’est dans ce temple de la musique américaine, situé dans la septième avenue en plein cœur de New-York, et où plusieurs grands artistes débutèrent leur carrière (la salle est également la maison de l’Orchestre philharmonique de New York), qu’a lieu la consécration pour Benny Goodman.  Lors de ce concert Carnegiehistorique Benny Goodman, que l’on entend jouer avec Harry James, Ziggy Elman, Teddy Wilson, Jess Stacy, Lionel Hampton et le batteur Gene Krupa partage aussi l’affiche avec des invités prestigieux comme Duke Ellington et Count Basie. C’est également dans cette salle que Benny Goodman débute sa carrière de soliste. En 1947, Benny Goodman dissout son Big Band. Il se produit à partir de cette date essentiellement comme leader de petites formations. Il meurt d’un arrêt cardiaque le 13 juin 1986 à New York à l’âge de 77 ans. On l’enterre au cimetière Long Ridge à Stamford, dans le Connecticut. Cette même année, il est honoré du Grammy Lifetime Achievement Award. Toutes les partitions que Benny Goodman a écrites ont été léguées à l’Université Yale après sa mort.                                        Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

CASSOULET BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 20 avril 2014, premier jour de Floréal dédié à la rose, et, je ne peux faire autrement qu ‘évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

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Lionel HAMPTON, surnommé  » Hamp « , joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une virtuosité époustouflante.  » Mon oncle travaillait avec le célèbre gangster Al Capone, qui se montrait fort bon avec les Noirs, en particulier les musiciens de jazz « . Avec de telles relations, il était normal que Lionel s’installe avec sa famille à Chicago pour tambouriner, non pas Lionel 2sur la tête d’Eliot Ness, mais sur la grosse caisse de l’orchestre d’enfants du Chicago Defender Newsboys Band qui l’accueille à partir de 1920.1930 marque une étape importante puisqu’il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone jamais effectué en jazz :  » Louis a été comme un esprit descendu du ciel ! Lorsque je me produisais avec lui, j’étais au paradis « .En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie.Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big bands de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus. A partir de 1953, il part à la conquête de l’Europe et enregistre à Paris avec Mezz Mezzrow, Claude Bolling, Alix Combelle, Jean-Claude Pelletier et Guy Lafitte…

En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer… » Je ne peux pas décrocher…  » dit Hamp qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car  » Hamp  » aime profondément la France où Lionel 1il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris.  » Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ça ne s’oublie pas « . D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent  » Cassoulet Blues  » ? Car  » Hamp  » est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés…Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme  » Hey-ba-be-re-bop « . Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car  » Hamp  » s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X :  » J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir « 

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le roi du swing…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la transversalité et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 13 juin 2013, 25è jour de Prairial dédié à la tanche. Le seul point commun avec les roses c’est qu’on les trouve souvent en vase… (bon, d’accord, elle est pas terrible) Tiens, pour me racheter voici quelques mots à propos de celui que l’on a surnommé le roi du swing: Benny GOODMAN.

Neuvième d’une famille de douze enfants, Benjamin David Goodman voit le jour le 30 mai 1909 à Chicago (Illinois). Fils d’immigrants d’Europe de l’Est (son père, un tailleur polonais), il fait l’apprentissage de la clarinette dans l’orchestre d’une imagessynagogue. Trois ans après, il passe musicien professionnel et joue dans plusieurs formations lors de fêtes familiales jusqu’à son engagement dans l’orchestre du batteur Ben Pollack en 1925. L’année suivante, seulement âgé de vingt ans, il perd son père et part s’établir à New York en tant que musicien de séance et animateur radio ; il tient notamment le micro de la célèbre émission Let’s Dance

Star des années 1930, il est le premier leader de big band à réunir des musiciens blancs et noirs. Son orchestre compte des solistes de grande valeur comme Teddy Wilson, Lionel Hampton,, Gene Krupa…  Applaudi au Palomar Ballroom de Los Angeles le 21 août 1935, il joue six mois au Congress Hotel de Chicago et signe à son retour à New York une nouvelle série de hits au swing exubérant dont « One O’Clock Jump » (n°1 chanté par Ella Fitzgerald). Le 16 janvier 1938 est une date historique : il est le premier musicien de jazz à fouler la scène du Carnegie Hall de New York.

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Celui que l’on surnomme depuis « le roi du swing »  en trio, quartette, sextette ou big band, continue de composer ou interpréter de nombreux titres appelés à DownloadedFiledevenir des standards… En 1944, Goodman dissous son big band pour des formations plus petites. Le cinéma lui fait toujours les yeux doux et Broadway l’accapare. Après une participation au film A Song Is Born (1948), le compositeur qui touche également au classique (le Concerto pour clarinette de Mozart) s’aventure dans le style bebop. Les années cinquante et soixante sont celles de grandes tournées en Europe, Asie, Amérique du Sud et Japon. En 1962, il est invité à jouer en Union soviétique où le jazz est interdit (Benny Goodman in Moscow).

 

En 1963, RCA réunit son quartette des années 1930 (Goodman, Wilson,images-1 Hampton et Krupa) pour l’album Together Again!. Et en 1977  sort son dernier album Let’s Dance (nommé aux Grammy Awards). Benny Goodman s’éteint le 13 juin 1986. Il est enterré au cimetière de Long Ridge à Stamford (Connecticut) tandis que ses partitions sont conservées à l’Université de Yale. Sources: Loïc Picaud Music story.

 

Allez, voilà pour ce jeudi embruiné (néologisme ?) merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Les mystères de Wes…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis des « cénobites tranquilles » et des soeurs Tatin réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 06 mars 2013, seizième jour de ventôse dédié à l’épinard. Répétez avec moi: l’épinard, ça devrait être obligatoire… Trêve de calembour à la petite semaine et, place à l’homme du jour.

John Leslie « Wes » Montgomery est né le 06 mars 1925 à Indianapolis (Indiana), il est venu sur le tard à la guitare, vers l’âge de 19 ans, en écoutant, comme beaucoup de guitaristes de sa génération, le révolutionnaire Charlie Christian. Bien que n’ayant DownloadedFilejamais appris à lire la musique, Wes avait une grande facilité pour déchiffrer les mélodies à l’oreille, de plus, il évoluait dans un environnement musical grâce à ses deux frères. Les débuts professionnels de Wes Montgomery furent pourtant rapides et prometteurs. Dès juillet 1948 il rejoint l’orchestre du vibraphoniste Lionel Hampton, avec lequel il tourne et enregistre jusqu’en Janvier 1950.  Il retourne pourtant à Indianapolis et choisit de garder un emploi quotidien de soudeur dans une usine d’électronique pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille (sa femme et ses six enfants), il n’enregistrera quasiment plus avant 1957, mais joue toutes les nuits dans les clubs de la ville, ne dormant que très peu afin d’arrondir les fins de mois.

En 1959, il signe chez Riverside Record sur les recommandations du saxophoniste et partenaire de Miles Davis et de John Coltrane, Cannonball Aderley. Les deux musiciens images-1deviendront même amis, et Burrell participera à l’album de Wes Fusion en 1963. Wes Montgomery restera chez Riverside jusqu’à fin 1963 quand le label fit faillite, c’est pour beaucoup de critiques et de fans sa meilleure période artistique, sa musique y est pure et aventureuse, subissant l’influence des boppers et de Miles Davis dont il est proche des musiciens et dont il joue souvent quelques thèmes. Après avoir été dans l’ombre pendant presque toutes les années 50, il connaît le succès en tant que leader sans avoir pratiquement fait le sideman au préalable, ce qui est très rare dans le jazz.

C’est pendant cette période que les amateurs de jazz ont vraiment découvert Wes Montgomery et sa technique unique, terriblement efficace : à tel point que le « Wes Montgomery Tone » est devenu l’idéal d’une grande majorité des guitaristes de jazz. Ce son si particulier, il l’obtenait en jouant avec la chair de son pouce plutôt qu’avec un onglet, la légende veut qu’il ait commencé à utiliser cette technique pour ne pas déranger sa femme en travaillant son instrument.

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Puis Wes Montgomery suit Creed Taylor sur le label A&M, évoluant de plus en plus vers l’easy listening. Il enregistre alors entre autres des versions « jazzy » de images-2classiques de la pop comme « Eleanor Rigby » des Beatles ( en vidéo plus haut) ou « Scarborough Fair » (Simon & Garfunkel), ce qui lui ouvre les ondes radio au point qu’une de ses compositions, « Windy », atteindra la quarante quatrième place des charts américains et la dixième du classement easy listening.

Plutôt bon père de famille, il n’a, contrairement à un grand nombre de musiciens de jazz, jamais touché à la drogue ou à l’alcool.  Malgré cela, et alors qu’il est en train d’enregistrer son 33ème album, Wes Mongomery décède brutalement, le 15 juin 1968, d’une crise cardiaque à l’age de 43 ans seulement.Source:

Allez je m’arrête là pour aujourd’hui; portez vous bien et à demain peut-être.

Buddy TATE…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la médecine vétérinaire et du crabe mayo réunis, bonjour !

Au train où vont les choses, ça devait bien finir par arriver… Nous 62078192_psommes le vendredi 22 février 2013 c’est à dire le quatrième jour de ventôse, dédié au troène. Jolie plante qui égaye nos haies mais qui s’avère mortelle pour les chevaux. Il n’y a, parait-il aucun antidote. Même pas un remède de cheval.

 

Vous ai-je déjà parlé de Buddy TATE, né George Holmes TATE un 22 février en 1913 à Shermann, Texas ? Un saxophoniste bien sur. Il commence par jouer au saxophone alto mais passe rapidement au ténor, se faisant un nom dans des groupes comme celui de Andy Kirk.

Il rejoint en 1939 l’orchestre de Count Basie en raison du décès soudain imagesde Herschel Evans et y reste jusqu’en 1948. Suite à sa collaboration avec Basie, il travaille alors avec d’autres big bands tels que Hot Lips Page ou Jimmy Rushing de 1950 à 1952, avant de jouer avec son propre orchestre à partir de 1953 à Harlem.

Il va par la suite participer à plusieurs tournées en Europe avec son propre Big Band. Il aura enfin l’occasion de co-diriger un big band en 1975 avec le saxophoniste Paul Quinichette au West End Café à New York puis participe en sideman à l’orchestre de Benny Goodman à la fin des années 1970, et joue avec le pianiste Jay McShann et le saxophoniste Jim Galloway. Ci dessous en vidéo, un enregistrement de 1976 à Varsovie je crois. Le fameux standard Mack the Knife.

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Il reviendra en Europe en 83 avec les membres de l’orchestre de Count images-1Basie. Bien que les années 1990 soient pour lui moins actives, il enregistre notamment avec Lionel Hampton ou le groupe des vétérans du jazz, Statesmen of Jazz parmi d’autres. Ici à droite en compagnie de Milt Bruckner.

Il vivra à Massapequa dans l’état de New York jusqu’en 2001, puis s’installe à Phoenix en Arizona afin de rester près de sa fille. Il meurt peu après à 87 ans.

Allez, à vos cassettes, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Une trompette bien embouchée…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la géométrie et du caviar d’aubergine réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 26 juin 2012, il pleut toujours et c’est le 8è jour de Messidor dédié à l’échalote. Autant vous dire que dans le Léon où réside votre serviteur, c’est fête nationale… Aujourd’hui, histoire de ne pas se laisser gagner par la désespérance des jours de pluie; je vous invite à (re) découvrir un trompettiste de jazz.

Clifford Benjamin Brown (ou de son surnom Brownie) est un trompettiste de jazz et compositeur américain né à Wilmington dans l’État de Delaware le 30 octobre 1930 et mort lors d’un accident de la route le 26 juin 1956. embraceable you. Je vous laisse traduire.

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Dernier des huit enfants de la famille Brown, et dont le père rêvait d’avoir un descendant artiste de jazz, Clifford n’a pourtant commencé à jouer vraiment de la musique qu’à partir de 14 ans. Son père lui offrit pour son anniversaire une trompette, qui attendait
dans un écrin au fond d’un cagibi, mais qui attirait l’attention de l’adolescent depuis quelques années.

En 1944, Clifford Brown commence à suivre des cours auprès d’un trompettiste local très doué, Robert Lowery, ami de Dizzy Gillespie. À l’âge de quinze ans, Clifford, devenu lycéen, approfondit auprès de Lowery ses connaissances musicales de façon intensive à la Howard High School, s’initiant même au piano, au vibraphone et à la contrebasse.

Au début des années 50 il enregistre pour la première fois sous son nom pour le label Blue note. En 53 il rejoint Lionel Hampton pour sa grande tournée européenne.

En fin 1954, il accompagne Sarah Vaughan.  Ses derniers enregistrements en studio se font le 22 mars 1956 avec Sonny Rollins. Suivent deux enregistrements « live » avec Max Roach, et une ultime jam session en compagnie de musiciens locaux après une brillante jam session au « Music City Club », à Philadelphie, le 25 juin 1956.

La même nuit, Brown et Powell (le frère de Bud Powell) prennent la Pennsylvania Turnpike pour rejoindre Chicago dans une voiture conduite par Nancy, la femme de Richie. Sous la pluie battante, celle-ci perd le contrôle du véhicule et sort de la route. Aucun des trois occupants ne survécut à l’accident.  Clifford Brown étant tellement modeste qu’il a cherché tout au long de sa courte carrière à se faire oublier. Il a inspiré de nombreux artistes dont Winton Marsalis.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

CASSOULET BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour !

En ce premier jour de floréal, dédié à la rose, je ne peux faire autrement qu ’évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

Lionel HAMPTON, surnommé «  Hamp  », joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une virtuosité époustouflante. «  Mon oncle travaillait avec le célèbre gangster Al Capone, qui se montrait fort bon avec les Noirs, en particulier les musiciens de jazz  ». Avec de telles relations, il était normal que Lionel s’installe avec sa famille à Chicago pour tambouriner, non pas sur la tête d’Eliot Ness, mais sur la grosse caisse de l’orchestre d’enfants du Chicago Defender Newsboys Band qui l’accueille à partir de 1920.

1930 marque une étape importante puisqu’il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone jamais effectué en jazz : «  Louis a été comme un esprit descendu du ciel ! Lorsque je me produisais avec lui, j’étais au paradis  ».

En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie.

Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big bands de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus.

A partir de 1953, il part à la conquête de l’Europe et enregistre à Paris avec Mezz Mezzrow, Claude Bolling, Alix Combelle, Jean-Claude Pelletier et Guy Lafitte…

En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer…

«  Je ne peux pas décrocher…  » dit «  Hamp  » qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car «  Hamp  » aime profondément la France où il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris. «  Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ca ne s’oublie pas  ». D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent «  Cassoulet Blues  » ? Car «  Hamp  » est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés…

Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme «  Hey-ba-be-re-bop  ». Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car «  Hamp  » s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X : «  J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir  ».

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à demain peut-être.

THAT’S THE JAZZ…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la solitude enchantée et du foie gras poêlé réunis, bonjour !

Vous venez d’apprendre qu’il vous faudra travailler deux années supplémentaires, votre taxe d’habitation a augmenté de 15%, le joint de culasse donne des signes de lassitude et la lombalgie qui vous plie en deux n’a pas l’air de vouloir s’arranger. Prenez un verre de scotch et glissez sur la platine un vieux 33t de Illinois Jacquet, du sax, du vrai.

La vidéo fait un peu « amateur »,ça s’appelle « final performance« , je crois que ça a été tourné à Chicago.


Laissez vous porter. Ce saxophoniste ténor était né un 31 octobre en 1922 en Louisiane. A moitié Sioux et moitié créole, il a joué dans les orchestres de Lionel Hampton, Cab Calloway et count Basie avant de créer son propre big band.
C‘est en Californie qu’il sera remarqué par Nat King Cole et très vite il deviendra célèbre autant pour son style propre, le screeching que pour son fameux chapeau en croûte de porc.  Il a été le premier musicien de jazz à être artiste résident à l’université de Harvard. Il a joué le C-Jam Blues avec le président Bill Clinton sur la pelouse de la Maison Blanche au bal inaugural de Clinton en 1993. Il apparaît dans le court-métrage Jammin’ the blues avec Billie Holiday et Lester Young. Il remplace Lester Young dans l’orchestre de Count Basie en 1946.
La légende dit qu’il insistait pour que son nom soit prononcé « à la française », Jacques. Il est mort d’une crise cardiaque chez lui à New-York en juillet 2004. Je vous recommande Swing’s the thing de 1957 qui a été réédité en CD.

Voila pour un dimanche en musique, le vent s’est calmé mais, ce n’est pas pour autant que je vais aller affronter les hordes de camping-cars au cap Fréhel. Le départ de la route du Rhum se fera sans moi. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.