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Et pourtant, elle tourne…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du pendule de Foucault et de Qui veut gagner des millions ? réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 17 février 2016, 29è jour de Pluviose dédié à la Chélidoine. La Grande Chélidoine (prononcer kelidwan) ou Grande Éclaire (Chelidonium majus, « grande hirondelle » en latin) est une plante de la famille des Papavéracées et la seule espèce du genre Chelidonium. On l’appelle aussi herbe aux verrues (ou herbe à verrues), car son latex jaune-orangé toxique passe pour 290px-Chelidonium_majus20100511_10éliminer les verrues. Mon aïeule la nommait herbe de sainte-Claire; je n’ai jamais su pourquoi. Selon Maurice Mésségué, le nom serait dû au fait que les hirondelles frottent les yeux de leurs petits avec des fragments de cette plante pour les ouvrir. Le latex caustique permettrait l’ouverture de l’ourlet de peau chez les petites hirondelles. La grande chélidoine était considérée depuis des temps reculés comme une plante magique associée à la magie noire. Les alchimistes du Moyen Âge ont vu dans la sève de la grande éclaire de couleur jaune, le moyen de transformer les vils métaux en or. Il semble que jusqu’à présent cette herbe n’ait pas tenu toutes ses promesses.

Le 17 février 1600, mort de Giordano BRUNO, à Rome, torturé et brûlé vif par l’inquisition pour avoir refusé d’abjurer ses idées antidogmatiques et rationalistes. Né à Nola (Italie) en 1548, d’abord moine dominicain, il écrit de nombreux ouvrages philosophique brunoqui lui valent un procès en hérésie. Il s’exile à Genève, puis parcourt l’Europe, enseignant ses idées. Mais l’Église le poursuivra sans relâche. Il sera extradé de Venise et livré au Saint Office, qui en le condamnant à être brûlé vif en fera un martyr de la libre pensée. Pourtant, sur cette gravure, on lui donnerait le bon dieu sans confession… Parmi les livres de Giordano Bruno, on peut citer « De la cause, du principe et de l’unité » (1584), « Sonnets, dialogues », etc. Si vous passez à Rome, vous pouvez voir une statue dressée sur le campo dei fiori.

Cela me rappelle une citation de Victor HUGO que je trouve très appropriée: « Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. tour-de-France1-241x300Enfer hindou, des flammes. À en croire les religions, Dieu est né rôtisseur. » Avec Thomas More et le jeune chevalier de la Barre, voici un autre libre penseur victime des amabilités de la très sainte et très généreuse église catholique, apostolique et romaine. En France, avant la première guerre mondiale, le livre de lecture le plus lu et le plus célèbre de l’école laïque est intitulé : Le tour de la France par deux enfants. Il est signé par son auteur (Augustine Tuillerie la mère de Jean-Marie Guyau, poète et philosophe libertaire) du pseudonyme G. Bruno. C’était un hommage discret au philosophe.

Bon, du tour de la France au tour du jardin, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement. Portez vous bien et à demain peut-être.

Laisant et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des mathématiques modernes et du pigeonneau laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 1er novembre 2013, onzième jour de Brumaire dédié au salsifis. N’y voyez aucun rapport mais c’est un plaisir pour moi que d’évoquer devant vous ce grand bonhomme que fut Charles-Ange Laisant. Le 1er novembre 1841 en effet,naissance de Charles-Ange LAISANT, à La Basse-Indre, département de la Loire-58466248_pAtlantique. Militaire, mathématicien, député d’extrême-gauche, franc-maçon, il devient ensuite anarchiste, pédagogue rationaliste, libre-penseur, espérantiste. Parcours atypique que celui d’Ange Laisant, après de brillantes études au lycée de Nantes, il intègre l’École Polytechnique. Capitaine du génie lorsque éclate la guerre de 1870, il assurera durant le siège de Paris la défense du Fort d’Issy  jusqu’en janvier 1871. Après la chute de l’Empire, il se présente en février 1871 aux élections sur une liste républicaine (il sera battu) mais, en octobre de la même année, il devient Conseiller Général du canton de Nantes. Il se trouve en garnison à Tours lorsque la Commune de Paris est proclamée mais ses opinions avancées lui vaudront d’être muté en Corse puis en Algérie. Il quitte ensuite la carrière militaire pour se consacrer à la politique et sera élu député de Nantes le 20 février 1876 (à l’époque en Loire inférieure), il siégera alors sur les rangs de l’extrême-gauche (mandat qui sera renouvelé cinq fois). Le 29 novembre 1877, à Paris, il soutiendra avec succès deux thèses pour un doctorat ès sciences mathématiques. En 1885 il est élu député de la Seine, puis en 1889 à Paris (18ème) sous l’étiquette Boulangiste (il avait fait ses études avec Boulanger) puis Dreyfusard. Mais, dégoûté de la carrière politique, il y renonce en 1893 pour se consacrer à l’enseignement.

C’est par son fils Albert, devenu anarchiste, qu’il rallie à son tour les libertaires. Il sera un des responsables de la « Ligue internationale pour l’éducation rationnelle de l’Enfance » fondée par Francisco Ferrer et l’inspirateur de Freinet pour l’enseignement des mathématiques. Néo-malthusien, libre-penseur et franc-maçon, il écrit des textes éducatifs pour les enfants, 58466269_pen mathématique, physique, etc., et se passionne pour l’espéranto. Il collabore aux journaux « La Bataille syndicaliste » , « l’École rénovée », « l’École émancipée », « L’idée Libre », et écrit également des brochures ou des essais théoriques comme « La barbarie moderne » (1912). On lui doit la préface d’une édition moderne du « discours de la servitude volontaire » de Etienne de la Boëtie. Durant la première guerre mondiale, dans le sillage de Jean Grave et Kropotkine il signera le « Manifeste des seize » favorable à l’intervention contre l’Allemagne. Pourtant, ce grand mathématicien et philosophe est pratiquement inconnu en France, offrons lui la place qui lui revient dans notre galerie de portraits.

Et bien voila pour ce 1er novembre, jour de tous les saints (et Dieu sait si il y en a). Merci d’être passé en ce jour férié, profitons pendant qu’il y en a encore, portez vous bien et à demain peut-être.

Liberté, j’écris ton nom…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la libre pensée et de la pensée libre réunies, bonjour !

Nous sommes le dimanche 1er juillet, 13è jour de Messidor dédié au Girofle. On me glisse à l’oreille que c’est la fête des Thierry. Celui-ci se reconnaîtra…

Le 1er juillet 1766,   à Abbeville (dép.de la Somme). Jean-François LEFEBVRE, Chevalier DE LA BARRE, est supplicié   (langue coupée, puis décapité) à   l’âge de 19 ans, pour avoir refusé de saluer une   procession religieuse. C’est le bourreau Sanson qui lui coupera la tête. Il deviendra un symbole de la « Libre  Pensée ». Enfin, il est condamné à être brulé avec « le dictionnaire philosophique » de Voltaire accroché à sa poitrine. Voltaire qui écrira à ce sujet « le cri d’un sang innocent ». Cela m’a fait penser à cette magnifique chanson de Christina Branco: J’écris ton nom Liberté.

C‘est en 1897 qu’un collectif de libres penseurs obtiendra l’érection d’une statue à Montmartre.

 

Un monument à Montmartre et à Abbeville rappelle son   martyre.

A noter que la première statue parisienne ayant   été fondue par les nazis durant la guerre 39-45, une   nouvelle statue, différente de la première, a  été inaugurée récemment. Si vous vous promenez à Paris vous découvrirez une petite rue Chevalier De La Barre qui jouxte le Sacré-Coeur à Montmartre. Amusant non !

Le chevalier De La Barre reste un symbole pour tous les libres penseurs, athées, anticléricaux et autres mécréants amoureux de la liberté de penser dont votre serviteur se réclame.

Allez, les barbus enturbannés ne sont pas encore aux portes de Brest…Raison de plus pour rester vigilants et, raison garder… En attendant portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le 1er juillet 1766,   à Abbeville (dép.de la Somme). Jean   François LEFEBVRE, Chevalier DE LA BARRE, est supplicié   (langue coupée, puis décapité) à   l’âge de 19 ans, pour avoir refusé de saluer une   procession religieuse. C’est le bourreau Sanson qui lui coupera la tête. Il deviendra un symbole de la « Libre   Pensée ». Enfin, il est condamné à être brulé avec « le dictionnaire philosophique » de Voltaire accroché à sa poitrine. Voltaire qui écrira à ce sujet « le cri d’un sang innocent ».

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la libre pensée et de la précocité réunies, bonjour !

La valeur n’attend pas le nombre des années…Celui ci a une belle carrière devant lui pourvu que les dieux du showbiz lui prêtent vie. Nous sommes le 1er juillet c’est à dire le 13 de Messidor jour habituellement consacré à la giroflée et non pas au clou de girofle comme voudrait nous le faire croire quelques arracheurs de dent.

Un autre qui lui n’a pas eu le temps de vivre sa vie c’est le chevalier De la Barre:

Le 1er juillet 1766,
  à Abbeville (dép.de la Somme). Jean
  François LEFEBVRE, Chevalier DE LA BARRE, est   Pensée". Enfin, il est condamné à être brulé avec "le dictionnaire philosophique" de Voltaire accroché à sa poitrine. Voltaire qui écrira à ce sujet "le cri d'un sang innocent"."> supplicié
  (langue coupée, puis décapité) à
  l’âge de 19 ans, pour avoir refusé de saluer une
  procession religieuse. C’est le bourreau Sanson qui lui coupera la tête. Il deviendra un symbole de la « Libre
  Pensée ». Enfin, il est condamné à être brulé avec « le dictionnaire philosophique » de Voltaire accroché à sa poitrine. Voltaire qui écrira à ce sujet « le cri d’un sang innocent« .

C’est en 1897 qu’un collectif de libres penseurs obtiendra l’érection d’une statue à Montmartre.


Un monument à Montmartre et à Abbeville rappelle son
  martyre.
A noter que la première statue parisienne ayant
  été fondue par les nazis durant la guerre 39-45, une
  nouvelle statue, différente de la première, a
  été inaugurée récemment. Si vous vous promenez à Paris vous découvrirez une petite rue Chevalier De La Barre qui jouxte le Sacré-Coeur à Montmartre. Amusant non !

Le chevalier De La Barre reste un symbole pour tous les libres penseurs, athées, anticléricaux et autres mécréants amoureux de la liberté de penser dont votre serviteur se réclame.

Allez, les barbus enturbannés ne sont pas encore aux portes de Paris…Raison de plus pour rester vigilants et, raison garder…En attendant portez vous bien et à demain peut-être.

VIVE LE SPORT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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VIVE LE SPORT.

Nul besoin de connaître l’italien ou le néerlandais pour comprendre ce spot. La question est de savoir si certains coureurs, comme ici Cancellara, ont eut recours à ce stratagème pour améliorer leurs performances. De prime abord cela semble un peu gros mais, après le dopage physique voici peut-être le dopage mécanique. Cest Davide Cassinni, ancien coureur lui même et aujourd’hui consultant pour la RAI qui est à l’origine de la rumeur. Fallait oser !

Amis Républicains, bonjour ! Nous sommes le 3 juin, c’est à dire le 15è jour de Prairial, habituellement consacré à la Caille, allez savoir pourquoi…  Voici pour compléter notre galerie de portraits, un bref aperçu de la vie d’un « P’tit zef » (un Brestois) qui s’illustra au cours de la Commune notamment. Il est né le 3 juin 1840 dans la cité du ponant. Faut-il rappeler qu’une tentative d’instauration d’une Commune à Brest eut lieu dès le 2 octobre 187O; elle était l’oeuvre d’un certain Constant Le Doré qui tenta de s’emparer de l’hôtel de ville. La décision avait été prise lors d’une réunion publique réunissant plus de 3000 personnes. Un détail, il y avait parmi ces personnes des volontaires américains débarqués le matin même et qui venaient combattre les Prussiens.

Jean-Louis PINDY est communard et anarchiste, il est menuisier de son état, en 1867, il est membre de la section brestoise de l’Internationale.
Résidant ensuite à Paris, il sera condamné en avril 1870 à un an de prison (lors du 3e procès contre l’Internationale). Libéré le 4 septembre à la proclamation de la république, il est, en janvier 1871, l’un des signataires de l’affiche rouge (ne pas confondre avec celle de Manoukian) qui revendique
« Place au peuple! Place à la commune! ».

Le 18 mars 1871, il prend part à l’occupation de l’Hôtel de Ville dont il deviendra gouverneur, puis est élu, le 26 mars, membre de la Commune. Il s’opposera au Comité de Salut Public.

Le 24 mai 1871, pendant la Semaine Sanglante, c’est lui qui donne l’ordre d’incendier l’Hôtel de Ville. Condamné à mort par contumace, il se cache à Paris, avant de rejoindre Lausanne, en Suisse, puis la Chaux-de-Fonds où, en contact avec James Guillaume, il devient un militant actif de la Fédération Jurassienne.

Le 16 septembre 1872, il assiste au Congrès de l’A.I.T anti-autoritaire à Saint-Imier, puis participera aux Congrès qui suivront. En 1877, il crée, avec Paul Brousse et François Dumartheray, une section française de l’A.I.T (association internationale des travailleurs), avec son journal « L’Avant-Garde ». Il participera, par la suite, à la fondation de la Libre Pensée, à la Chaux-de-Fonds, où il mourra le 24 juin 1917. L’illustration de droite est parue dans « l’idée libre » en 1926 et s’intitule: La libre pensée contre le Fascisme.

Et bien voila, c’était le 267ème billet des « cénobites tranquilles » un blog d’humeur et d’humour, ouvert 7 jours sur 7…Vous êtes de plus en plus nombreux à le consulter et, ne serait-ce ma modestie légendaire, j’en serais très fier. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.