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Une drôle de dame…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’émancipation féminine et de la potée bretonne réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 06 Juillet 2016, 18è jour de Messidor dédié à la Gesse… Et, chacun le sait, c’est la gesse qui compte !

J‘essaie souvent d’alimenter ma galerie de portraits par des personnages ayant eu un rapport avec la Bretagne. Voici une militante que tout un chacun s’est empressé d’oublier et qui fut pourtant pionnière en son domaine. Anna MAHÉ est née à Bourgneuf-en-Retz, limite BretagnLibertade et Vendée, (le pays de Retz est célèbre pour son Grolleau gris et pour les attaches familiales de ma fiancée mais ça…) on appelait cela à l’époque, la Loire inférieure. Naissance un 31 juillet 1881. Longtemps institutrice, elle sera la compagne de Libertad, de son vrai nom Albert Joseph dont voici la photo (à droite), tout comme sa sœur Armandine. Elle assure avec lui la direction de L’anarchie tandis que sa sœur, institutrice comme elle, se charge de la trésorerie. Elles partagent toutes les deux la vie de Libertad, dont elles ont chacune un enfant. Mais elles s’engagent bientôt dans des relations affectives avec d’autres compagnons qui, comme elles, vivent au 22, rue du Chevalier-de-la-Barre, communauté d’habitat qui est aussi le siège du journal, et qui est surnommé le « Nid rouge » par la police et les journalistes.

Le groupe invente les sorties en musique à la campagne où au bord de la mer (voir photo en dessous à gauche). Anna est l’auteur de nombreux articles parus dans l’anarchie ainsi que dans la presse libertaire régionale et de quelques brochures. Elle écrit en « ortografe simplifiée », estimant que les « la-tribu-libertadpréjugés grammaticaux et orthographiques » constituent une source de ralentissement pour l’apprentissage de la langue écrite et sont au service d’une entreprise de « distinction » des classes dominantes. Elle accuse « ces absurdités de la langue » sanctionnées par l’Académie de casser l’élan spontané de l’enfant vers le savoir et d’encombrer inutilement son esprit. Elle estime d’ailleurs trop précoce l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ; l’initiation scientifique qui fait davantage appel à l’observation et à l’expérimentation devrait selon elle le précéder car il pourrait être un puissant stimulant pour le développement intellectuel de l’enfant.

Anna se réfère aux pédagogues libertaires Madeleine Vernet et Sébastien Faure, qui appliquent des méthodes de pédagogie active dans le cadre des internats qu’ils ont créés et animés. Elle a le projet de fonder à Montmartre un externat fonctionnant selon les mêmes principes pour les enfants du quartier, mais la réalisation de ce projet, longtemps différée pour des raisons anarchie_n1-300x70financières, ne verra jamais le jour. Les rapports de police la décrivent comme une femme de caractère qui possède un fort ascendant sur Libertad, même après la fin de leur liaison. Pourtant, elle ne jouera plus qu’un rôle effacé après la mort de ce dernier et laissera la direction du journal à d’autres militants. Comme quoi, la Vendée n’a pas produit que des Chouans, des contre révolutionnaires, des Puy du Fou et des brioches.

Allez, si vous êtes dans le coin demain, passez donc jeter un œil. En attendant portez vous bien !

Anna Mahé

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’émancipation féminine et de la potée bretonne réunies, bonjour ! Nous sommes le dimanche 06 juillet 2014, 18è jour de Messidor dédié à la Gesse… Et, chacun le sait, c’est la gesse qui compte !

J‘essaye souvent d’alimenter ma galerie de portraits par des personnages ayant eu un rapport avec la Bretagne. Voici une militante que tout un chacun s’est empressé d’oublier et qui fut pourtant pionnière en son domaine. Anna MAHÉ est née à Bourgneuf en Retz (limite Bretagne et Vendée, le pays de Retz est célèbre pour son LibertadGrolleau gris et pour les attaches familiales de ma fiancée mais ça…) on appelait cela à l’époque, la Loire inférieure. Naissance un 31 juillet 1881. Longtemps institutrice, elle sera la compagne de Libertad, de son vrai nom Albert Joseph dont voici la photo (à droite), tout comme sa sœur Armandine. Elle assure avec lui la direction de l’anarchie tandis que sa sœur, institutrice comme elle, se charge de la trésorerie. Elles partagent toutes les deux la vie de Libertad, dont elles ont chacune un enfant. Mais elles s’engagent bientôt dans des relations affectives avec d’autres compagnons qui, comme elles, vivent au 22, rue du Chevalier-de-la-Barre, communauté d’habitat qui est aussi le siège du journal, et qui est surnommé le « Nid rouge » par la police et les journalistes.

Le groupe invente les sorties en musique à la campagne où au bord de la mer (voir photo en dessous à gauche). Anna est l’auteur de nombreux articles parus dans l’anarchie ainsi que dans la presse libertaire régionale et de quelques brochures. Elle écrit en « ortografe la tribu libertadsimplifiée », estimant que les « préjugés grammaticaux et orthographiques » constituent une source de ralentissement pour l’apprentissage de la langue écrite et sont au service d’une entreprise de « distinction » des classes dominantes. Elle accuse « ces absurdités de la langue » sanctionnées par l’Académie de casser l’élan spontané de l’enfant vers le savoir et d’encombrer inutilement son esprit. Elle estime d’ailleurs trop précoce l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ; l’initiation scientifique qui fait davantage appel à l’observation et à l’expérimentation devrait selon elle le précéder car il pourrait être un puissant stimulant pour le développement intellectuel de l’enfant.

Anna se réfère aux pédagogues libertaires Madeleine Vernet et Sébastien Faure, qui appliquent des méthodes de pédagogie active dans le cadre des internats qu’ils ont créés et animés. Elle a le projet de fonder à Montmartre un externat fonctionnant selon les mêmes principes pour les enfants du quartier, mais la réalisation de ce projet, anarchie_n1longtemps différée pour des raisons financières, ne verra jamais le jour. Les rapports de police la décrivent comme une femme de caractère qui possède un fort ascendant sur Libertad, même après la fin de leur liaison. Pourtant, elle ne jouera plus qu’un rôle effacé après la mort de ce dernier et laissera la direction du journal à d’autres militants. Comme quoi, la Vendée n’a pas produit que des Chouans, des contre révolutionnaires, des Puy du Fou et des brioches.

Allez, si vous êtes dans le coin demain, passez donc jeter un oeil. En attendant portez vous bien !

 

Libertad, j’écris ton nom…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la féminine engeance et  des vermicelles aux crevettes réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 12 novembre 2013, 22è jour du mois de Brumaire, dédié à58867732_p l’azérole… Ah, vous ne connaissez pas l’azérolier ? C’est un joli petit arbre fruitier du même genre que l’aubépine que l’on trouve dans le bassin méditerranéen. Dans le sud de la France, ils appellent cela la pomette. On dit qu’en décoction c’est excellent pour lutter contre l’hypertension artérielle, personnellement je préfère la Lagavulin. Ses fruits sont généralement utilisés en gelée ou en confiture.

J‘avais entrepris de vous parler de Joseph Albert conséquemment au fait qu’il était décédé un 12 novembre mais je m’aperçois que j’ai déjà évoqué ce diable boiteux dans un de mes billets (il faut dire que j’en suis au 1637è). Au train où vont les choses, j’aurai bientôt besoin d’un(e) secrétaire archiviste. Simple piqure de rappel 58867809_pdonc pour les ceusses qui n’ont pas tout suivi. Il est né à Bordeaux de parents inconnus et sera recueilli par l’assistance publique. A sa majorité, il monte à Paris et se fera appeler Libertad. A la suite d’une maladie dans sa prime enfance, il perdra l’usage de ses jambes et se déplacera à l’aide de béquilles. C’est Aristide Briand qui va lui trouver une place de correcteur dans son imprimerie où il édite « La lanterne ». Très vite il va faire partie du groupe libertaire montmartrois « les iconoclastes ». Il prend position en faveur de Dreyfus aux côtés de Sébastien Faure et défend l’idée de la propagande par le fait. On lui doit le mouvement dit des « causeries populaires » bien avant celles de Michel Onfray.

Juste une citation de Roger Langlais:  « Si Libertad a fait face, de son vivant, à tant de calomnies, de haine et de dérision… S’il a été travesti en agitateur pittoresque par les chieurs d’encre, c’est sans doute que son existence même était intolérable… ». On peut encore retrouver un certain nombre de ses textes, notamment ceux publiés dans son journal « l’Anarchie » à partir de 1897.

Sacré bonhomme qui mérite bien une petite place dans notre galerie, je le mettrais entre Proudhon et Kropotkine. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Un exemple pour Peillon ?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’émancipation féminine et de la potée bretonne réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 06 juillet, 18è jour de Messidor dédié à la Gesse…

J‘essaye souvent d’alimenter ma galerie de portraits par des personnages ayant eu un rapport avec la Bretagne. Voici une militante que tout un chacun s’est empressé d’oublier et qui fut pourtant pionnière en son domaine.

Anna MAHÉ est née à Bourgneuf en Retz (limite Bretagne et Vendée, le pays de Retz est célèbre pour son Grolleau gris et pour les attaches familiales de ma fiancée mais ça…) on appelait cela à l’époque, la Loire inférieure. Naissance un 31 juillet 1881. Longtemps institutrice, elle sera la compagne de Libertad, de son vrai nom Albert Joseph dont voici la photo (à droite), tout comme sa soeur Armandine. Elle assure avec lui la direction de l’anarchie tandis que sa sœur, institutrice comme elle, se charge de la trésorerie. Elles partagent toutes les deux la vie de Libertad, dont elles ont chacune un enfant. Mais elles s’engagent bientôt dans des relations affectives avec d’autres compagnons qui, comme elles, vivent au 22, rue du Chevalier-de-la-Barre, communauté d’habitat qui est aussi le siège du journal, et qui est surnommé le « Nid rouge » par la police et les journalistes. Le groupe invente les sorties en musique à la campagne où au bord de la mer (voir photo en dessous à gauche). Anna est l’auteur de nombreux articles parus dans l’anarchie ainsi que dans la presse libertaire régionale et de quelques brochures. Elle écrit en « ortografe simplifiée », estimant que les « préjugés grammaticaux et orthographiques » constituent une source de ralentissement pour l’apprentissage de la langue écrite et sont au service d’une entreprise de « distinction » des classes dominantes. Elle accuse « ces absurdités de la langue » sanctionnées par l’Académie de casser l’élan spontané de l’enfant vers le savoir et d’encombrer inutilement son esprit. Elle estime d’ailleurs trop précoce l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ; l’initiation scientifique qui fait davantage appel à l’observation et à l’expérimentation devrait selon elle le précéder car il pourrait être un puissant stimulant pour le développement intellectuel de l’enfant.

Anna se réfère aux pédagogues libertaires Madeleine Vernet et Sébastien Faure, qui appliquent des méthodes de pédagogie active dans le cadre des internats qu’ils ont créés et animés. Elle a le projet de fonder à Montmartre un externat fonctionnant selon les mêmes principes pour les enfants du quartier, mais la réalisation de ce projet, longtemps différée pour des raisons financières, ne verra jamais le jour. Les rapports de police la décrivent comme une femme de caractère qui possède un fort ascendant sur Libertad, même après la fin de leur liaison. Pourtant, elle ne jouera plus qu’un rôle effacé après la mort de ce dernier et laissera la direction du journal à d’autres militants.

Comme quoi, la Vendée n’a pas produit que des Chouans, des contre révolutionnaires, des Puy du Fou et des brioches.

Allez, si vous êtes dans le coin demain, passez donc jeter un oeil. En attendant portez vous bien !

 

CONNAISSEZ VOUS L’AZEROLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la féminine engeance et  des vermicelles aux crevettes réunis,
bonjour !


En ce
12 novembre, 22è jour du mois de Brumaire, dédié à
l’Azérole…Ah, vous ne connaissez pas l’azérolier ? C’est un joli
petit arbre fruitier du même genre que l’aubépine que l’on trouve
dans le bassin méditerranéen. Dans le sud de la France, ils
appellent cela la pomette. On dit qu’en décoction c’est
excellent pour lutter contre l’hypertension artérielle,
personnellement je préfère la Lagavulin. Ses fruits sont
généralement utilisés en gelée ou en confiture. Voilà une info
digne de figurer dans le blog de Madame-dans-ma-cuizine.


J‘avais
entrepris de vous parler de Joseph Albert conséquemment au
fait qu’il était décédé un 12 novembre mais je m’aperçois que
j’ai déjà évoqué ce diable boiteux dans un de mes billets. Au
train où vont les choses, j’aurai bientôt besoin d’un(e) secrétaire
archiviste. Simple piqure de rappel donc pour les ceusses qui n’ont
pas tout suivi.

Il est
né à Bordeaux de parents inconnus et sera recueilli par
l’assistance publique. A sa majorité, il monte à Paris et se fera
appeler Libertad. A la suite d’une maladie dans sa prime
enfance, il perdra l’usage de ses jambes et se déplacera à l’aide
de béquilles. C’est Aristide Briand qui va lui trouver une place de
correcteur dans son imprimerie où il édite « La lanterne ».

Très
vite il va faire partie du groupe libertaire montmartrois « les
iconoclastes ». Il prend position en faveur de Dreyfus aux
côtés de Sébastien Faure et défend l’idée de la propagande par
le fait. On lui doit le mouvement dit des « causeries
populaires » bien avant celles de Michel Onfray.

Juste
une citation de Roger Langlais:  « Si Libertad a fait
face, de son vivant, à tant de calomnies, de haine et de
dérision…S’il a été travesti en agitateur pittoresque par les
chieurs d’encre, c’est sans doute que son existence même était
intolérable…
». On peut retrouver un certain nombre de ses
textes, notamment ceux publiés dans son journal « l’Anarchie »
à partir de 1897.


Sacré
bonhomme qui mérite bien une petite place dans notre galerie, je le
mettrais entre proudhon et Kropotkine.


Allez
voilà pour ce vendredi mais, je m’aperçois que l’heure avance et,
comme dirait Jean-Yves, pas un chapeau de vendu ! Portez vous bien et
à demain peut-être.

NEE UN 31 JUILLET…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’émancipation féminine et de la potée bretonne réunies,
bonjour !

J’essaye
souvent d’alimenter ma galerie de portraits par des personnages ayant
eu un rapport avec la Bretagne. Voici une militante que tout un
chacun s’est empressé d’oublier et qui fut pourtant pionnière en
son domaine.

Anna
MAHE
est née à
Bourgneuf en Retz (limite Bretagne et Vendée, le pays de Retz est
célèbre pour son Grolleau gris et pour les attaches familiales de ma fiancée mais ça…) on appelait cela à l’époque,
la Loire inférieure. Naissance un 31 juillet 1881. Longtemps
institutrice, elle sera la compagne de Libertad, de son vrai nom
Albert Joseph dont voici la photo (à droite), tout comme sa soeur Armandine.
Elle assure avec lui la direction de l’anarchie

tandis que sa sœur, institutrice comme elle, se charge de la
trésorerie. Elles partagent toutes les deux la vie de Libertad, dont
elles ont chacune un enfant. Mais elles s’engagent bientôt dans
des relations affectives avec d’autres compagnons qui, comme elles,
vivent au 22, rue du Chevalier-de-la-Barre, communauté d’habitat
qui est aussi le siège du journal, et qui est surnommé le « Nid
rouge » par la police et les journalistes. Le groupe invente
les sorties en musique à la campagne où au bord de la mer (voir photo en dessous à gauche). Anna est
l’auteur de nombreux articles parus dans l’anarchie

ainsi que dans la presse libertaire régionale et de quelques
brochures. Elle écrit en « ortografe simplifiée »,
estimant que les « préjugés grammaticaux et orthographiques »
constituent une source de ralentissement pour l’apprentissage de la
langue écrite et sont au service d’une entreprise de
« distinction » des classes dominantes. Elle accuse « ces
absurdités de la langue » sanctionnées par l’Académie de
casser l’élan spontané de l’enfant vers le savoir et
d’encombrer inutilement son esprit. Elle estime d’ailleurs trop
précoce l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ;
l’initiation scientifique qui fait davantage appel à l’observation
et à l’expérimentation devrait selon elle le précéder car il
pourrait être un puissant stimulant pour le développement
intellectuel de l’enfant.

Anna se réfère aux pédagogues
libertaires Madeleine Vernet et Sébastien Faure, qui appliquent des
méthodes de pédagogie active dans le cadre des internats qu’ils
ont créés et animés. Elle a le projet de fonder à Montmartre un
externat fonctionnant selon les mêmes principes pour les enfants du
quartier, mais la réalisation de ce projet, longtemps différée
pour des raisons financières, ne verra jamais le jour. Les rapports
de police la décrivent comme une femme de caractère qui possède un
fort ascendant sur Libertad, même après la fin de leur liaison.
Pourtant, elle ne jouera plus qu’un rôle effacé après la mort de
ce dernier et laissera la direction du journal à d’autres
militants.

Comme quoi, la Vendée n’a pas produit que des Chouans, des contre révolutionnaires, des Puy du Fou et des brioches.

Allez, si vous êtes dans le coin demain, passez donc jeter un oeil. En attendant portez vous bien !