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Les Araras ne sont pas des Bororos…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de l’ésotérisme et du café-cognac réunis, bonjour ! Nous sommes le Samedi 28 novembre 2015, huitième jour de Frimaire dédié au Miel. Je dis cela en sachant pertinemment que Le 28 Novembre 2015 est en réalité le Jeudi 26 As 143 St Mensonger, évêque. Je pourrai rajouter que pour les bretons c’est la sainte Eodez dont je vous ai conté les aventures dans un lointain billet. Maintenant, c’est vous qui voyez…

Puisque la barbarie revient sur le devant de la scène, affichant sans vergogne sur ses étendards de mort les mots de civilisation, de culture, de religion, souvenons nous d’un grand monsieur. C’est un 28 novembre en 1908 que l’humanité a accueilli parmi elle LEVI-STRAUSS  et les jeunes du 93 continue de penser qu’il vendait des jeans dans le sentier. Pour ma part, je lui doit d’avoir appris très tôt que « les Araras ne sont pas des Bororos » . Ethnologue, écolo avant l’heure, c’était surtout un grand humaniste. Lisez ou relisez « tristes tropiques » vous Levi-Strauss3ne regarderez plus le monde tout à fait comme avant. Claude Levi-Strauss nous a fait découvrir qu’il n’y avait pas de hiérarchie dans les cultures et que celle-ci valait celle-là. Chacune, à sa manière participant de l’enrichissement de l’humanité. A force de regarder l’autre à l’aune de notre nombril (ethnocentrisme) on finit par ne plus rien voir et on se prend les pieds dans le tapis de l’identité nationale. Né à l’orée du XXe siècle à Bruxelles, Claude Lévi-Strauss, père du structuralisme, a imprimé une marque profonde dans la pensée contemporaine, tant dans les champs de l’ethnologie que de la sociologie, la philosophie, l’histoire ou la littérature. L’historien Pierre Nora a défini son ouvrage Tristes tropiques comme un «moment de la conscience occidentale». Athée, dénué d’humour et d’un naturel misanthrope qui s’est accentué avec l’âge, il a dénoncé dès les années 1970 une mondialisation synonyme d’uniformisation : « l’humanité s’installe dans la monoculture ; elle s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave».

Et ses prédictions prennent forme tous les jours: les fous de Dieu veulent en imposer un seul: le leur évidemment. Les marchands de lessive clament qu’il n’est qu’un sauveur suprême: le marché. Les idéologues se plaignent d’être au chômage car les idéologies seraient mortes avec le XXè siècle. Et partout: le même smartphone, le même Hamburger, la même musique, les mêmes jeux débiles sur les mêmes écrans tactiles. L’univers à l’unisson en quelque sorte…

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

MURMURE POUR UN MUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Ainsi donc, LEVI-STRAUSS nous a quitté et les jeunes du 93 continue de penser qu’il vendait des jeans dans le sentier. Pour ma part, je lui doit d’avoir appris très jeune que « les Araras ne sont pas des Bororos« . Ethnologue, écolo avant l’heure, c’était surtout un grand humaniste. Lisez ou relisez « tristes tropiques » vous ne regarderez plus le monde tout à fait comme avant. Claude Levi-Strauss nous a fait découvrir qu’il n’y avait pas de hiérarchie dans les cultures et que celle-ci valait celle-là. Chacune, à sa manière participant de l’enrichissement de l’humanité. A force de regarder l’autre à l’aune de notre nombril (ethnocentrisme) on finit par ne plus rien voir et on se prend les pieds dans le tapis de l’identité nationale.

Si j’ai titré aujourd’hui: Murmure pour un mur, c’est parceque, à l’heure où tous les médias se sont mis à l’unisson pour célébrer la chute de celui de Berlin, je n’entend qu’un chuchotement inaudible pour réclamer la destruction de celui qui emprisonne les Palestiniens.

Lorsque j’étais enfant, à Douarnenez, le fond de la ria du Port Rhu était notre terrain de jeu. Il y avait là près du cimetière des bateaux, un vieux thonier qui portait le nom de « Eugène POTTIER« . Je ne savais pas encore ce que nous lui devions à ce grand monsieur et entre-autres, les paroles de l’Internationale. Révolutionnaire, il participe à la commune de Paris en 1871 et d’ailleurs, en fera le thème de magnifiques chansons. Marc OGERET en a fait un disque tout à fait sublime. On célèbre aujourd’hui l’anniversaire de sa disparition. Condamné à mort par contumace, il choisit l’exil et s’en va aux Etats Unis. Humaniste et Franc-maçon il nous lègue un héritage qui mériterait d’être largement diffusé. Le refrain d’une de ses chansons me revient en mémoire et, pourrait s’appliquer à la situation actuelle: « Tout ça n’empèche pas Nicolas, qu’la commune n’est pas morte ».

Tiens, en voila une autre qui s’apprète à subir les foudres de Nicolas 1er. Elle a oublié, notre vénus Hottentote de l’UMP, que ce parti comme ses prédécesseurs, RPR,UDR,MRP, ne produisait que des godillots et que la règle c’était, le petit doigt sur la couture du pantalon. RAMA YADE risque donc de faire les frais de cette discipline de parti qui ne pardonne pas, même si, comme c’est le cas ici, on est très populaire. Et si on la virait pour la remplacer par le gros David DOUILLET à la jeunesse et aux sports. Avouez qu’on y perdrait au change tout de même. Question du jour: Avant ou après les régionales ?

Voila pour aujourd’hui, j’ai un rendez vous que je ne veux pas manquer. Il y a dans une coin de forêt dont je dois taire le nom, une panièrée de trompettes de la mort qui attend et/ou qui attendent( l’un et l’autre se dit et/ou, l’un et l’autre se disent) ma visite. Allez, portez vous bien et, à demain…Peut-être.