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LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tapinose (j’ai pas dis tapineuse) et du concombre à la crème réunis, bonjour!

Nous sommes le 20 janvier et c’est le premier jour de pluviôse dédié au Lauréole, encore nommé laurier des bois. Joli arbrisseau décoratif, rien à voir avec le laurier-cerises de 20m de haut qui trône au milieu des jardins de keramoal et qui s’est mis en tête de me faire de l’ombre dès trois heure de l’après-midi.

Et puisque le temps est à la pluie, allez donc au cinéma. Voici que paraît Les nouveaux chiens de garde.

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. En 1997, Serge Halimi publiait Les nouveaux chiens de garde. En 2009, Les éditocrates de Mona Chollet et Olivier Cyran exploitait la même veine.
Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise. Voici ce qu’en dit Yannick Kergoat un des auteurs: »Un film est très différent d’un livre. D’abord, on a fait le choix d’un film de combat, qui ne prétend pas chercher la nuance en toute chose… On a fait un film pour réveiller les consciences, pour fournir au spectateur une arme dont il pourra se saisir pour aller lui-même au combat, dans toutes les luttes qui l’occupent, car, à notre sens, la question des médias intéresse toutes les composantes des luttes sociales » (interrogé sur le site allocine.com)

Allez, bonne toile, portez vous bien et à demain peut-être.