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THELONIOUS MONK…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Thelonious Sphere Monk décédé un 17 février reste à mes yeux, et surtout à mes oreilles, un des plus grands pianistes de jazz que le monde est connu. Monk est souvent considéré comme l’un des fondateurs du style Bebop, avec The Bird au saxo, l’immense Dizzy à la trompette et Kenny Clark à la batterie. Ses compositions autant que son jeu pianistique ont suscité les plus vives réactions tant ils bousculaient la mélodie, l’harmonie et le rythme. Malgré cela, nombre de ses compositions sont devenues de grands « classiques » : Blue Monk, Round about Midnight (c’est la vidéo), Well You Needn’t, Straight, No Chaser… et ses détracteurs des débuts ont dû se rendre à l’évidence que les fameuses « dissonnances Monkiennes » ne sont pas le fruit du hasard, ni d’une maladresse, mais bien l’expression d’un génie musical hors du commun.

Monk était considéré comme un artiste d’avant-garde grâce à son approche unique de l’instrument. D’une manière générale, Monk improvisait beaucoup en jouant ses thèmes, et ses improvisations « collaient » toujours au thème. Les nombreux témoignages et hommages de grands musiciens tels que Miles Davis, John Coltrane, Sonny Rollins, pour ne citer qu’eux ne laissent aucun doute quand au fait que l’influence de Monk, tant sur le jeu que sur les compositions des jazzmen, a été – et est encore – aussi profonde et déterminante que celle de Duke Ellington, Charlie Parker, John Coltrane etc…

En plus d’être un maître en musique, Monk était un humaniste, un humoriste, et un philosophe. On retrouve d’ailleurs ces qualités dans son jeu et dans ses compositions. Les nombreuses anecdotes que l’on rapporte, si elles prêtent à rire, sont aussi une source d’inspiration et de réflexion pour de nombreux artistes. Pour les amateurs, il y a le bouquin de Jacques Ponzio sur la vie et l’oeuvre de Thelonious Monk. Waouuuuh, on se croirait sur france musique !

RETOUR DE NOCE…

Soirée carnavalesque décevante. J’étais parti joyeux à la rencontre de ma ville de prédilection, j’y ai retrouvé une cité endormie, qui n’en finit pas de s’éteindre. Douarnenez l’orgueilleuse, Douarnenez l’insolente n’est plus que l’ombre d’elle même. Les costumes les plus nombreux en cette grande nuit des Gras, ce sont ceux de la maréchaussée. Les voitures du shériff patrouillent sans discontinuer, l’alcool est interdit à la vente dans les commerces et lsa majesté « Den Paolig » pendouille, lamentablement, suspendu au fronton des halles il regarde ses sujets s’enfoncer peu à peu dans les oubliettes de l’histoire, en attendant de finir brulé telle la Jeanne sur son bûcher. Bien sûr, Micheline est toujours derrière son bar, malgré ou à cause de ses 90 printemps et plus, bien sûr il y a quelques inconditionnels qui continuent à faire semblant d’y croire; mais cette fois ci on dirait bien que la fanfare « à bout de souffle », l’est vraiment… Allez, foin de nostalgie, l’année prochaine…Je vais à Rio !

Ah, on voudrait tant que les choses soient comme on voudrait qu’elles soient et non point ce qu’elles sont (philosophie de comptoir). Allez merci de cette visite, portez vous bien et à demain peut-être.

CELESTINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Il y a des commentaires qui ont force de loi, ce que femme veut… Voici donc: DAOUDA LE SENTIMENTAL. Vous avez aimé Franckie VINCENT, Amadou et sa copine, vous allez adorer Daouda. Et justement tiens, à propos de Célestine, admirez l’enchainement.

LE BLOG D’UNE FEMME DE CHAMBRE…

Si l’on en croit Wiquipédia, Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain et un journaliste français, et à priori, il n’y a pas de raison de ne pas les croire. Avouez qu’il faut déjà faire preuve d’esprit pour naître et mourir un 16 février ! Octave Mirbeau a connu une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n’est pas commun. Souvenez vous de l’interprétation somptueuse de Jeanne Moreau en Célestine dans « Le journal d’une femme de chambre » mis en scène par Bunuel.Un roman qui n’a pas pris une ride et qui pourtant date, pour sa première parution en feuilleton, de 1892…

Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, il a été aussi un romancier novateur, qui a contribué à l’évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Mais, après sa mort, il a traversé pendant un demi-siècle une période de purgatoire. Il était visiblement trop dérangeant pour l’establishment, tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social. Littérairement incorrect, il était inclassable, il faisait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étendait à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions culturelles ; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire, il incarnait une figure d’intellectuel critique, potentiellement subversif et « irrécupérable », selon l’expression de Jean-Paul Sartre dans Les Mains sales.

DEUSTA BUGALED,

Deusta war an aod. Paroles ô combien célèbres entonnées par les cortèges chamarrés et quelque peu avinés, qui vont des halles au port et du port aux halles. Bien sûr cela n’est pas Venise même si c’est un port et pas n’importe lequel.

Bien sûr il y a un pont qui enjambe le port Rhu, et des soupirs qui s’y égarent, mais force est de constater que ça ressemble davantage à la fête de la bière Munichoise qu’au concours d’élégance de la cité des Doges. Les costumes sont, comment dire, plus rudimentaires, plus rustiques, moins « incoyables et meveilleuses », moins clinquants, en un mot, moins bling bling. Mais qui n’a pas fréquenté une fois dans sa vie « la grande nuit des gras » le mardi soir à Douarnenez ne sait rien de la liesse populaire, de l’outrance, de la démesure.

Plijadur war an aod, poursuit la chanson traditionnelle que l’on pourrait traduire par: Venez mes enfants, venez sur le port, et vous aurez du plaisir, du plaisir sur le port… Il me revient en mémoire un autre refrain qui se transmettait de génération en génération et qui disait à peu près ceci: « A Douarnenez le carnaval est chouette, tous les gens de la rue Dugay-Trouin, mettent le nez à la fenêtre, pour voir passer pierrots et arlequins… ». Bon, allez, c’est entendu, dès que je suis Président, la semaine des gras sera déclarée fériée.

En attendant ces jours bénis, je vais profiter d’une éclaircie pour terminer (enfin) la taille de mes hortensias, à ma décharge, il faut dire qu’il y en a 128 pieds… Allez portez vous bien et à demain peut-être.