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L’actualité en chanson…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’Internationale ouvrière et  du velouté de potimarron réunis, bonjour !

Oui, nous sommes le jeudi 4  octobre 2012 mais, je n’y suis pour rien. Le treizième jour de vendémiaire était généralement le jour du potiron pour nos amis républicains et le hasard a voulu que ma fiancée nous cuisine une soupe de potimarron. Je dis velouté, ça fait plus chic.

Le 4 octobre 1816 est aussi le jour qui va voir la naissance de Eugène POTTIER, poète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que vous voudrez.

Eugène Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises ou l’Internationale. En voici une qui colle à l’actualité de façon criante.

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Membre de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la commune dont il sera élu pour le 2ème arrondissement.

Il parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux Etats Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale. Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa coloration libertaire.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,

Ni Dieu, ni César, ni Tribun,

Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,

Décrétons le salut commun. »

Comme quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses semblables. Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début des années 1900 et qui portaient le nom de Gais pipeaux, Lice chansonnière, Les bergers de Syracuse, ou la Muse rouge ont généré de nombreux « chefs- d’oeuvres » c’est ainsi que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux « p’tit Quinquin ».

Ici une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier.

Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie.

Tiens, j’aperçois un Clynelish qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun. »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’indignation internationale et du chou braisé réunis, bonjour!

Nous sommes le quatre octobre, l’été joue les prolongations, les champignons attendent un peu d’eau et vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur. Dans le calendrier républicain, c’est le 13è jour de vendémiaire, dédié au potimaron.

 

Le 4 octobre 1816 est aussi le jour qui va voir la naissance de Eugène POTTIER, poète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que vous voudrez.

Eugène Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises ou l’Internationale.

Membre de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la commune dont il sera élu pour le 2ème arrondissement.

Il parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux Etats Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale. Même si cette chanson fut récupérée par les staliniens, elle garde sa coloration libertaire.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,
Décrétons le salut commun. »

Comme quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses semblables. Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début des années 1900 et qui portaient le nom de Gais pipeaux, Lice chansonnière, Les bergers de Syracuse, ou la Muse rouge ont généré de nombreux « chefs- d’oeuvres » c’est ainsi que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux « p’tit Quinquin ».

Ici à gauche, une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier.

 

Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie. ici à droite, une reproduction de la partition originale de « l’Internationale ».


Tiens, j’aperçois un Clynelish ,single malt côtier, qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun. »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’Internationale ouvrière et  du velouté de potimarron réunis,
bonjour !


Oui,
nous sommes le 4 octobre mais, je n’y suis pour rien. Le treizième
jour de vendémiaire était généralement le jour du potiron pour
nos amis républicains et le hasard a voulu que ma fiancée nous
cuisine une soupe de potimarron. Je dis velouté, ça fait plus chic.
C’était donnant donnant, hier soir c’est moi qui cuisinait: Filet
mignon aux girolles et poudre d’amande…

Le 4
octobre 1816 est aussi le jour qui va voir la naissance de Eugène
POTTIER
, poète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que
vous voudrez. sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun."">

Eugène
Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui
oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés
chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très
populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul
doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu
naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises
ou l’Internationale.

Membre
de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de
Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la commune dont il
sera élu pour le 2ème arrondissement.

Il
parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux Etats
Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après
l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses
poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique
par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale.
Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa
coloration libertaire.

« Il n’est pas de
sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,
Décrétons le salut commun. »

sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun."">
C
omme
quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses
semblables. Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début
des années 1900 et qui portaient le nom de
Gais
pipeaux
,
Lice
chansonnière
,
Les
bergers de Syracuse
,
ou la
Muse
rouge
ont
généré de nombreux « chefs- d’oeuvres » c’est ainsi
que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux
« p’tit Quinquin ».

Ici une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier.

Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie.

Tiens, j’aperçois un Clynelish qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.