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A bicyclette…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de l’ésotérisme et du café-cognac réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 28 novembre huitième jour de Frimaire dédié au Miel.

Dans la série des grands bonshommes, un petit mot sur ce monsieur né un 28 novembre en 1900. Je gage qu’il existe près de chez vous une école, un stade, une maison des jeunes, qui porte son nom. Léo LAGRANGE.

Adolescent, il est inscrit aux Éclaireurs de France, mouvement de scoutisme alors neutre au point de vue confessionnel.  En août 1917, il s’engage dans l’armée, alors qu’il n’a pas encore 18 ans. À son retour, il s’inscrit en faculté de droit et à l’Institut d’études politiques. Au lendemain du congrès de Tours (décembre 1920), il adhère à la SFIO et rejoint le groupe des étudiants socialistes.

Devenu avocat, il s’inscrit en 1922 au barreau de Paris. Touché par les horreurs de la guerre, il réserve, en particulier, ses services aux tuberculeux, aux malades des poumons et aux gazés. Léo Lagrange se mêle ensuite au bouillonnement intellectuel des années 1930, s’unissant à nombre d’écrivains, historiens, artistes et savants. Devenu rédacteur au journal Le Populaire, organe de la SFIO, il y relate, dans sa chronique, l’actualité judiciaire.

Lors des élections de mai 1932, il est désigné comme candidat socialiste pour reconquérir la première circonscription d’Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord. Lors des réunions publiques, il met l’accent sur la nécessité, pour la classe ouvrière, d’être instruite et organisée si elle veut diriger un jour. Une fois élu, il est ensuite nommé sous-secrétaire d’État aux Sports et à l’organisation des Loisirs auprès du ministre de la Santé publique Henri Sellier sous le gouvernement du Front populaire, en 1936. C’est la première fois qu’un maroquin de cet ordre est créé en accompagnement des congés payés et de l’apparition pour les masses laborieuses d’un temps libre, dans lequel Léo Lagrange à la suite d’Albert Thomas voit la condition de la dignité de l’homme. Sa mission s’adresse donc à toute la société et non pas exclusivement à la jeunesse. Il se fonde néanmoins sur celle-ci parce qu’elle constitue le futur d’une société plus juste sans chercher à l’embrigader :( illustration de Jehan sennep ( 1894-1982) , in « Le diable au palais Bourbon » par Georges Suarez (1890-1944), editions litteraires de France)

« … Il ne peut s’agir dans un pays démocratique de caporaliser les distractions et les plaisirs des masses populaires et de transformer la joie habilement distribuée en moyen de ne pas penser. »

Il s’emploie à développer les loisirs sportifs, touristiques et culturels. Il est à l’origine de la création du billet populaire de congés annuels qui accorde 40 % de réduction sur les transports ferroviaires, tandis qu’il encourage et impulse le mouvement des auberges de jeunesse. Léo Lagrange s’occupe aussi des Olympiades populaires, Jeux olympiques alternatifs qui devaient se substituer aux Jeux olympiques de Berlin. Prévues à Barcelone, les épreuves officielles qualificatives pour ces Olympiades populaires se déroulent le 4 juillet 1936 au stade Pershing à Paris. À travers leur club, la FSGT, ou individuellement, 1 200 athlètes français s’inscrivent à ces olympiades anti-fascistes. Pourtant, le 9 juillet, toute la droite vote « pour » la participation de la France aux Jeux olympiques de Berlin, tandis que l’ensemble de la gauche (PCF compris) s’abstient — à l’exception notable de Pierre Mendès France. Néanmoins, des sportifs français se rendent tout de même à Barcelone, où les Olympiades sont interrompues le 18 juillet 1936 par le pronunciamento militaire du général Franco.

Après avoir quitté le sous-secrétariat, il devient alors président du Comité laïc des auberges de jeunesse. À la déclaration de guerre, en 1939, alors parlementaire, il rejoint volontairement le commandement militaire, avant d’être tué le 9 juin 1940 à Évergnicourt d’un éclat d’obus. (Wikipédia)

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

N’ALLEZ PLUS EN TUNISIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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N’ALLEZ PAS EN TUNISIE...

Il se fait dans ce pays entendre un bruit de bottes des plus inacceptable. Depuis son procès, ses amis, sa famille, sont sans nouvelles du journaliste Taoufik Ben Brick. Comme d’autres opposants au régime de « notre ami Ben ALI », il a subi les foudres du dictateur. Selon « Courrier International » il est impossible de lui rendre visite et, ceux qui le soutienne, s’inquiètent de cette disparition. Que fait la France au delà de ce silence assourdissant ? La France qui veut rétablir la démocratie en Afghanistan, la France des droits de l’homme, la France de Kouchner ? A t-elle délibérément choisit entre la peste et le choléra, entre Ben Ali et les islamistes ? Pendant que les touristes se dorent sur les plages d’Hammamet ou de Kelibia, on torture, on réprime, on emprisonne. Une seule réponse. N’allez pas en Tunisie !

 

IL S’APPELAIT LEO LAGRANGE…

Je ne sais pas si vous lu le bouquin de B. LAPORTE, ancien secrétaire d’État aux sports. Très franchement je crois que je vais m’en passer mais cela me fournit une transition avec mon billet du jour.

Dans la série des grands bonshommes, un petit mot sur ce monsieur né un 28 novembre en 1900. Je gage qu’il existe près de chez vous une école, un stade, une maison des jeunes, qui porte son nom.

A l’heure où TF1 prépare les cerveaux à recevoir la pub, on se remémore avec plaisir cette déclaration de Léo LAGRANGE.

« … Il ne peut s’agir dans un pays démocratique de caporaliser les distractions et les plaisirs des masses populaires et de transformer la joie habilement distribuée en moyen de ne pas penser. »

Il fut le premier Secrétaire d’État chargé de la jeunesse et des sports. On lui doit la création des auberges de jeunesse. Il a tenté sans succès d’organiser des Olympiades populaires en substitution des J.O. De Berlin. Las, toute la droite de l’époque a voté pour la participation de la France aux jeux fascistes. Il rencontra la grande faucheuse en juin 1940 sous la forme d’un éclat d’obus.

Et bien voila, un coup de gueule et un coup de chapeau…C’est bien pour un samedi pluvieux. Demain d’autres aventures bloguelesques, en attendant, portez vous bien et, à dimanche peut-être.