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Le poète a toujours raison…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la magistrale poésie et de la potée bretonne réunies, bonjour !

Nous sommes le dimanche 08 avril et l’on me dit que c’est Pâques… Les seules qui m’aient un jour inspiré ce sont les Pâques irlandaises, en 1916, lorsqu’une poignée d’utopistes déclarèrent imprudemment l’indépendance de leur pays…

C‘est aussi le jour anniversaire de la naissance de François de Montcorbier dit Villon en 1431 à Paris. Sans doute le poète français le plus connu de la fin du Moyen Age.

Écolier de l’Université, maître de la Faculté des Arts dès 21 ans, il a d’abord mené au Quartier Latin une vie joyeuse d’étudiant indiscipliné. À 24 ans, il tue un prêtre dans une rixe et s’enfuit de Paris. Amnistié, il doit de nouveau s’exiler un an plus tard après le cambriolage du Collège de Navarre. Accueilli à la cour de Charles d’Orléans, le prince-poète, à Blois, il échoue à y faire carrière. Il mène alors une vie errante et misérable sur les routes. Emprisonné à Meung-sur-Loire, libéré à l’avènement de Louis XI, il revient à Paris après six ans d’absence. De nouveau arrêté dans une rixe, il est condamné à être pendu. Après appel, le Parlement casse le jugement et le bannit pour dix ans de la ville. Il a 31 ans. On perd alors complètement sa trace. Il nous a laissé, entre autres, la fameuse Ballade des pendus interprétée ici par un Léo Ferré génial.

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Mais déjà l’imagerie populaire a transformé Villon. Elle a fait du poète le type de l’escroc par excellence, grand farceur et grand buveur, toujours habile à tromper le bourgeois pour vivre d’expédients. Il est le héros du Sermon des repues franches de maistre Françoys Villon, un petit recueil sur l’art de vivre aux dépens d’autrui, dont le succès est considérable autour des années 1500. Le poète apparaît comme un bouffon, vivant d’escroqueries journalières avec ses compagnons. Son nom devient si populaire qu’il entre dans la langue : on dit villonner pour duper, tromper, payer en fausse monnaie. Villon, villonner, villonnerie avec le sens de fripon, friponner. Qui a dit : Le poète a toujours raison…

Allez, à chaque jour suffit sa peine, portez vous bien et à demain peut-être.

L’AFFICHE ROUGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la résistance active et du riz pilaf réunis, bonjour !

Nous sommes le 27 novembre, 7è jour de frimaire dédié au chou-fleur, autant dire que c’est un peu la fête nationale dans le Léon (Finistère)…

Nous venons d’apprendre le décès de Henri KARAYAN, avant-dernier survivant du groupe Manouchian, vous savez, l’affiche rouge…

« Je n’ai jamais tué d’Allemands, je n’ai tué que des nazis », répondait-il lorsqu’on l’interrogeait sur ses actions armées durant la Résistance.

Né en 1921 à Istanbul, d’une famille arménienne victime du génocide de 1915, Henri Karayan arrive en France à l’âge d’un an et demi.
En 1938, quand ce comité est dissous, Missak Manouchian militant communiste depuis 1934, met en place une structure sous le nom d’Union populaire franco-arménienne et fait la tournée des communautés arméniennes en France. C’est dans ce cadre que le jeune Henri Karayan, âgé de seulement dix-sept ans, fait sa connaissance.

« La première fois que j’ai rencontré Manouchian, rappelait-il, nous avons passé l’après-midi ensemble. Tout ce qu’il me disait résonnait en moi. Nous partagions les mêmes convictions « .  » Je pensais ne jamais le revoir. Nos routes avaient peu de chances de se croiser de nouveau. C’était compter sans la pression des événements « , ajoutait Henri Karayan, dans un entretien publié en 2000 par L’Humanité. Ces  » événements «  se traduiront d’abord, en mai 1940, par son incarcération à la prison de Saint-Paul de Lyon comme – faute d’autres charges – « individu douteux ».

Après un transfert au camp de Loriol (Drôme) puis celui de Vernet (Ariège), il est contraint au STO, où il retrouve un jeune communiste juif, Léo Kneler, ancien des Brigades internationales et dont il avait fait connaissance à Vernet. C’est en sa compagnie qu’il s’évade et, rejoint Paris où il reprend contact avec Manouchian.

C‘est de justesse qu’il échappe, avec son camarade Arsène Tchakarian, à la rafle qui mena au peloton d’exécution 23 membres du groupe le 21 février 1944 au Mont-Valérien. C’est en hommage à cet épisode tragique que Louis Aragon devait écrire, en 1955 le poème Strophes pour se souvenir, plus connu sous le nom de l’Affiche rouge, qui sera mis en musique et chanté, en 1959, par Léo Ferré Arsène Tchakarian, 95 ans, est désormais le dernier survivant du groupe Manouchian.

Sources : Un article du Monde signé Dominique BUFFIER.

Bon voila, c’est pas gai mais il est bon de se souvenir de ces indignés là. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

CIGARETTES ET WHISKY ET P’TITES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du tartan et du single malt réunis, bonjour!

Ah qu’il est doux de retrouver son crachin brestois pour célébrer le 7è jour de fructidor dédié au sucrion, que l’on appelle aussi l’escourgeon. C’est une céréale qui mériterait d’être remboursée par la sécurité sociale car elle sert à produire du malt qui entre dans la composition du visseki. On en trouve particulièrement sur l’île de Islay dont je vous recommande les breuvages. A mes yeux et à mes papilles, sans aucun doute le meilleur de tous est le Caol Ila suivit du Lagavulin; je mettrai en dernière position le Laphroaig et je ne parle pas du Bowmore qui est victime de sa très (trop) grosse production. L’illustration vient du site Claude & Flo:Vous pouvez toujours visiter The Islay Distilleries : http://www.islaywhisky.com/


Difficile pour « les cénobites » de ne pas saluer le jour anniversaire de la naissance du grand Léo.
Le 24 août 1916, naissance de Léo FERRÉ à Monaco. Poète, anarchiste, auteur-compositeur-interprète de chansons et écrivain. Il naît dans une famille aisée et très jeune se passionne pour la musique. A 9 ans, ses parents le placent en pension dans un collège religieux à Bodighera en Italie; il y passera 8 ans (lire « Benoît Misère ») et découvrira à 14 ans le mot « anarchie » dans les pages d’un dictionnaire. En 1935, il arrive à Paris pour y étudier le droit. Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé jusqu’en août 40.
De retour à Monaco, il commence à composer. En février 1941, il se produit pour la première fois en public. En 1946, il retourne à Paris, où commence véritablement sa vie d’artiste. Il se produit dans des cabarets, il y rencontre Jean-roger Caussimon, rencontre fertile en amitiés et en créations. Mais le succès tarde à venir et sa compagne le quitte, écoutez La vie d’artiste.

Edith Piaf lui vient en aide en interprètant une de ses chansons « Les Amants de Paris ». En juin 1950, il enregistre son premier disque (78t). En 1952, Catherine Sauvage enregistre sa chanson « Paris-Canaille » qui devient rapidement un succès national. Léo est véritablement lancé. En mars 1955, il est en vedette à l’Olympia.
Dès lors tout va très vite, il adapte les textes des poètes, Rimbaud, Verlaine, Aragon, Baudelaire. Le succès est au rendez-vous et l’argent aussi. Mais en 1961, il est victime de la censure, un de ses albums est pilonné: « Mon général », « Regardez-les », etc. Dès lors ses chansons se font plus engagées: en 1964, c’est « Franco la muerte », mais aussi « Ni Dieu ni Maître ». Début 1968, il collabore au « Monde libertaire » (qu’il aidera ensuite par des galas de soutien comme ce 10 mai 68) et à la revue « La Rue ». En 1969, il enregistre son spectacle à Bobino, puis part s’installer en Toscane (Italie). Sa carrière et son succès se poursuivront au delà des frontières, mais il continuera de soutenir « Le Monde libertaire », « Radio Libertaire » et le « Théatre Libertaire de Paris ». Malade, il meurt en Toscane le 14 juillet 1993.

 » Cette parole d’Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l’horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n’a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite NI DIEU NI MAITRE
« 


Il fallait bien ça pour une reprise. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

GRAINES D’ANANAR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’Anarchisme individualiste et du jarret de porc réunis, bonjour !

Mine de rien nous voici le 7 septembre c’est à dire le 21 de fructidor qui est, comme chacun le sait, le jour de l’églantier appelé aussi rosier des chiens; sans doute parce que ses racines étaient censé guérir de la rage. C’est la sainte Reine,  écoutons mon aieule:à la sainte Reine, plante tes graines ! Et comme disait l’ami Philippe (il se reconnaîtra) à propos du plan du métro: « Bourg la reine mais Choisy le roi« .

Pour ma part, je ne vois que la graine d’ananar qui puisse avoir un effet sur l’outrecuidance des malfaisants qui nous gouvernent. Encore en faudrait-il plus d’un pour en venir à bout. Aujourd’hui on va se compter, et même si il y avait un ou deux millions de manifestants, cela signifierait que 20 millions de salariés ne sont pas descendus dans la rue.

 

Bon, l’avenir nous dira rapidement à quelle sauce nous allons être mangé. Le gouvernement semble prêt à quelques concessions sur la pénibilité mais, ce qu’il y a de plus pénible, c’est d’avoir à les supporter à chaque JT que fait TF1.

Pour ce qui nous concerne, amis des « cénobites tranquilles », demain nous fêterons notre 365ème billet, Champomy pour tout le monde. A raison d’un par jour, cela signifie que nous cheminons de conserve depuis un an. Le petit blogue se porte bien, il reçoit des visites nombreuses et régulières de tous les horizons et se dirige vers sa maturité en assurant son pas chaque jour. Mon coach perso travaille sans relâche à la création d’un support publicitaire qui devrait booster la fréquentation. Quand on sait les millions de blogues qui existent sur le Net, on mesure la difficulté à « faire son trou » mais, perseverare is not diablolicum… E tous cas, j’ai encore beaucoup de progrès à faire, notamment sur l’insertion des vidéos, c’est vraiment pas un truc que je maîtrise.

En attendant la suite des évènements, dont je ne manquerais pas de vous tenir informé, portez vous bien et à demain peut-être.


Léo Ferré – Graine d’ananar
envoyé par Leboc. – Clip, interview et concert.

NI DIEU NI MAITRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la poésie et des pâtes all’arrabiata, bonjour !

Difficile pour « les cénobites » de ne pas saluer le jour anniversaire de la naissance du grand Léo.
Le 24 août 1916, naissance de Léo FERRE à Monaco. Poète, anarchiste, auteur-compositeur-interprète de chansons et écrivain. Il naît dans une famille aisée et très jeune se passionne pour la musique. A 9 ans, ses parents le placent en pension dans un collège religieux à Bodighera en Italie; il y passera 8 ans (lire « Benoît Misère ») et découvrira à 14 ans le mot « anarchie » dans les pages d’un dictionnaire. En 1935, il arrive à Paris pour y étudier le droit. Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé jusqu’en août 40.
De retour à Monaco, il commence à composer. En février 1941, il se produit pour la première fois en public. En 1946, il retourne à Paris, où commence véritablement sa vie d’artiste. Il se produit dans des cabarets, il y rencontre Jean-roger Caussimon (voir le billet du 24 juillet), rencontre fertile en amitiés et en créations. Mais le succès tarde à venir et sa compagne le quitte « La Vie d’artiste ». Edith Piaf lui vient en aide en interprètant une de ses chansons « Les Amants de Paris ». En juin 1950, il enregistre son premier disque (78t). En 1952, Catherine Sauvage enregistre sa chanson « Paris-Canaille » qui devient rapidement un succès national. Léo est véritablement lancé. En mars 1955, il est en vedette à l’Olympia.
Dès lors tout va très vite, il adapte les textes des poètes, Rimbaud, Verlaine, Aragon, Baudelaire. Le succès est au rendez-vous et l’argent aussi. Mais en 1961, il est victime de la censure, un de ses albums est pilonné: « Mon général », « Regardez-les », etc. Dès lors ses chansons se font plus engagées: en 1964, c’est « Franco la muerte », mais aussi « Ni Dieu ni Maître ». Début 1968, il collabore au « Monde libertaire » (qu’il aidera ensuite par des galas de soutien comme ce 10 mai 68) et à la revue « La Rue ». En 1969, il enregistre son spectacle à Bobino, puis part s’installer en Toscane (Italie). Sa carrière et son succès se poursuivront au delà des frontières, mais il continuera de soutenir « Le Monde libertaire », « Radio Libertaire » et le « Théatre Libertaire de Paris ». Malade, il meurt en Toscane le 14 juillet 1993.

 » Cette parole d’Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l’horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n’a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite NI DIEU NI MAITRE
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Il fallait bien ça pour une reprise. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

RENE LOCHU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la revolucion et du chili con carne réunis, bonjour !


Ayons une pensée pour cet infatigable militant qui eut la mauvaise idée de disparaître un 6 juillet en 1989 alors qu’il était né le 26 août 1899, à Vannes, il s’appelait René LOCHU. Militant anarchiste, syndicaliste et pacifiste. Fils d’un maréchal-ferrant et d’une cantinière, il devient ouvrier tailleur dans la confection. En 1914-15 ses trois frères aînés sont mobilisés, puis c’est son tour en janvier 1918.
Affecté dans la Marine et envoyé en Mer Noire, il prend part en avril 1919 à l’évacuation d’Odessa, puis au convoyage des
troupes contre-révolutionnaires du général tsariste Dénikine. Démobisé en janvier 1921, il reprend son métier de tailleur qu’il exercera ensuite à l’Arsenal de Brest.
C‘est à la « Maison du Peuple » de Brest qu’il découvre l’anarchie et rencontre les compagnons Jules Le Gall, René Martin, Jean Tréguer, Paul Gourmelon, etc. et commence à militer en 1924 au syndicat CGT de l’habillement puis au groupe anarchiste de Brest. Il prend part aux activités du groupe artistique de la « Maison du Peuple » puis du « Théâtre du Peuple ». Trésorier du « Comité de défense sociale de Brest », il participe aux actions de soutien à Sacco et Vanzetti et aide les libertaires italiens fuyants le fascisme. En 1927, il rencontre Nestor Makhno venu se reposer en Bretagne.

Début août 1935, il prend part aux manifestations contre les « décrets de misère » du gouvernement, qui seront réprimées dans le sang par la troupe. En août 1936, il apporte son aide au « Comité pour l’Espagne libre » crée par Louis Lecoin pour soutenir la révolution espagnole puis aider les réfugiés. A la déclaration de guerre, il diffuse le tract de Lecoin  » Paix immédiate » ce qui lui vaudra de subir une perquisition (infructueuse). Il est ensuite contraint de fuir les bombardements intensifs sur Brest pour Lorient puis Vannes où il reprendra son militantisme à partir de 1944.
Il se liera d’amitié avec Léo Ferré pour lequel il organisera des galas en Bretagne, en avril 68. Léo lui dédiera une chanson « Les Etrangers » (en vidéo) et préfacera son livre de souvenirs : « Libertaires, mes compagnons de Brest et d’ailleurs »(1983).

Petit clin d’oeil donc aux anars Bretons, je crois qu’il y a un groupe dans le Morbihan qui porte le nom de Lochu. Dans l’actualité, le grand n’importe quoi de chez Pinder-sarko continue sa tournée estivale. Déjà deux ministres démissionnaires ! Bravo au Canard enchainé qui avait « levé » les deux affaires. Le Canard: 2, Gouvernement: 0 . Vivement la prochaine manche… En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.