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SOUS LES PAVES…LA PLAGE !..

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Chicago blues et du canard laqué réunis, bonjour !

Oui nous sommes le 24 mai, cinquième jour de prairial dédié au canard. Un qui en faisait rarement et qui va rejoindre notre galerie de portraits, c’est Elmore JAMES.

Il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago.

Né sur une petite plantation il partage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du Delta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues.

Il a gravé son premier disque, Dust my broom (ici en vidéo), sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il en restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec des compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau.Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Tout à fait autre chose, quoique…

Je viens de retrouver dans mes cartons le premier numéro de l’enragé daté du 24 mai 1968. Ce premier numéro fut publié avec l’appui de l’éditeur Jean-Jacques Pauvert et sur une initiative de SINE (déjà). Extraits: Il peut servir de cache matraque. Il peut servir de mouchoir anti-gaz. Nous sommes solidaires, et nous le resterons, de tous les enragés du monde… Dans ce journal rien n’est interdit, sauf d’être de droite !

Je ressens dans le mouvement citoyen actuel qui se développe en Espagne et qui emplit la Puerta del sol de Madrid de milliers de manifestants, comme un parfum de 68.Sous les pavés, la plage ! Pourvou qué ça doure…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.



BLOAVEZ MAT HA YEC’HED MAT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Comme promis, voici la chanson de Akmal SHAIKH, exécuté par le pouvoir chinois. Il semblerait que le pauvre garçon, dans sa douce folie, se soit fait abuser par des maffieux et se soit trouvé en possession de drogue. Les chinois en ont profité pour règler leurs comptes avec la couronne britannique et lui ont fait connaître les méfaits d’une over dose.

Bon anniversaire à SINE.

Né un 31 décembre en 1928 et toujours la rage au ventre. La liste serait trop longue s’il fallait énumérer ses combats: Anticapitaliste – Antisioniste -Anticlérical -Anticolonialiste – Antiraciste… On le retrouve tous les mercredis dans SINE-HEBDO et toujours avec la même délectation. Il se trouvera bien un dieu libertaire et paien pour lui accorder encore quelques belles années. Voici un dessin qui date de 68, paru dans « L’enragé », journal qu’il avait créé à l’époque et dont j’ai retrouvé tous les numéros au fond d’un carton.

Lui, il est mort un 31 décembre: GUSTAVE COURBET.

Tout le monde bien sur connait Gustave COURBET. Peintre de génie auteur de  » l’origine du monde »  tableau source de polémiques, de scandales et de censures. Mais qui connaît le Peintre de renom, socialiste révolutionnaire, proudhonien, communard et libertaire.
Après l’école chez les curés qui le rendra anticlérical, il poursuit ses études à Paris. Passionné de peinture, il est admis au Salon de 1844 et devient le chef de file du « réalisme ». Devenu socialiste en 1848, il ouvre un club social qui s’opposera au clubs jacobins et montagnards
« Républicains sans nature propre »
. Le 4 septembre 1870, c’est le retour de la république.
La Commune de Paris proclamée, il en est élu membre et s’occupe de la commission de l’enseignement, puis devient un des responsables de la Fédération des artistes. La destruction de la colonne Vendôme ayant été décrétée, il en réclame l’exécution, ce qui le désignera ensuite comme responsable de sa destruction. Arrêté le 7 juin 1871, il est condamné à six mois de prison, mais la réaction conçoit ensuite le projet de lui faire payer la reconstruction de la colonne. Courbet se réfugie en Suisse, mais ses biens et tableaux sont saisis.
On peut citer parmi ses oeuvres, un magnifique portrait de Proudhon entouré de ses filles, ainsi que le tableau « L’origine du monde », qui fait toujours scandale chez les tenants de l’ordre moral.
« Je me suis constamment occupé de la question sociale et des philosophies qui s’y rattachent, marchant dans ma voie parallèlement à mon camarade Proudhon. (…) J’ai lutté contre toutes les formes de gouvernement autoritaire et de droit divin, voulant que l’homme se gouverne lui-même selon ses besoins, à son profit direct et suivant sa conception propre ».

J‘admire ces gens qui ont l’élégance d’attendre le dernier jour de l’année pour tirer leur révérence, quelle classe !

Voici donc que 2009 tire à sa fin et, vaille que vaille, nous aurons réussi notre pari d’un petit billet quotidien. Je vous remercie tous d’y avoir jeter un oeil indulgent, je vous souhaite plein de bonnes choses, bloavez mat ha yec’hed mat, et je vous dis: A l’année prochaine, peut-être.