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QUI VEUT LA PEAU DE L’APOCOPE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’apocope et de la cotriade réunies, bonjour !

Nous sommes le 26 septembre, c’est pour vous dire si ça passe vite, et cela correspond au 5è jour de vendémiaire, dédié au cheval. Et puisque l’automne est là, les sorties forestières ont débuté et avec elles, les cueillettes saisonnières.

Histoire de vous faire saliver, je vous joins une petite photo représentant la fameuse tourte aux champignons, façon cénobite. Cèpes, girolles, pieds de mouton, ail, persil, oignon, saucisse Hénaff, sel poivre, un jaune d’oeuf (un œuf mais pas deux) ; n’oubliez pas les dix gouttes de cognac dans la farce, le tout emballé dans une pâte feuilletée, 30mn au four à 200°.

Vous dégustez cela avec un château Guitignan 2005 et le tour est joué. Le dessert était assuré par la maison Traon, la meilleure pâtisserie de tout l’Ouest, sise à Morlaix…J’ajoute que Stéphane Traon, c’est le pâtissier, réalise un des meilleurs Kouign-amann que j’ai jamais dégusté, et c’est un douarneniste qui vous le dit…

 

Et puisque nous en sommes aux confidences géo-gastronomiques, après avoir milité pour l’interdiction de la feuille de salade accompagnant toutes commandes dans votre restaurant préféré ; je voudrais m’élever avec force contre l’emploi démesuré et aujourd’hui largement répandu du désormais fameux  S’aaaaété ? qui ponctue votre repas. Que ce soit la créperie bretonne, la taverne alsacienne ou la pizz au coin de la rue, il est difficile d’y échapper. J’avais imaginé un instant que la réduction de la TVA à 5,5% dans la restauration allait faciliter la mise à mort de cet horrible borborygme que la plus charmante serveuse qui soit n’arrive pas à transformer en aimable inquisition quand à votre état d’esprit au terme d’un repas forcément divin…Hélas, le mal semble profondément enraciné. Ma plus récente expérience date de vendredi dernier alors que ma fiancée et moi même abusions (une fois n’est pas coutume) des bienfaits de la succulente cuisine du « Ruffé » en cette bonne ville de Brest. Dès la dernière cuillerée de crème brulée engloutie, la serveuse s’approche et, comme pour faire oublier que quelques instants plus tôt elle vient de renverser un grand verre d’eau sur votre serviteur, elle annone dans cette étrange langue propre à la restauration française:S’aaaaaété, ioradécafé ?

Ah, l’accorte servante n’est plus ce qu’elle était, le langage se Tweetise, se SMSise, on doit faire court, on pare au plus pressé, on va à l’essentiel.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

JOLI COUCOU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la nouvelle Atlantide et du camembert au lait cru réunis, bonjour !

Le 22 novembre étant le jour de frimaire dédié au navet, restons dans les produits de bouche.

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, je suis encore sous le charme du repas d’hier soir au « Ruffé », rue Yves Collet à Brest-même. A défaut de s’empiffrer de charcutailles pour accompagner un Beaujolais dégoulinant d’arômes synthétiques de banane, ma tendre amie et moi avons opté pour une vraie cuisine autour de vrais produits.
Histoire de vous faire saliver quelque peu, je vous narre la soirée. D’abord un millefeuilles de truite Fario, beurre blanc aux algues et oeufs de truites fumés, suivi d’un suprême de « coucou » de Rennes (en direct de chez Paul Renaud, éleveur à Louvigné de bais) farci au foie gras et enfin, blinis au miel de Ouessant et fruits de saison flambés au lambig du manoir de kinkiz. A gauche, le coucou rennais.

Tous ces produits appartiennent au patrimoine breton et Thierry Beauvy ne se lasse pas de vous en conter l’histoire. Les fraises de pleine terre arrivent de chez nos voisins de Plougastel, le miel est celui des abeilles noires de l’île d’Ouessant, le « coucou » est cette race de poules sauvée de l’extinction par le conservatoire et qui n’existe que dans le pays rennais. Même le pain est fabriqué à partir d’un blé dont il ne subsiste qu’une parcelle du côté de Daoulas et qui répond au joli nom de « le barbu du Finistère« . Enfin, un vin rouge rarissime, issu du cépage César, apporté par les légions romaines et dont il reste quelques hectares cultivés dans l’Auxerrois. Vous remarquerez que je n’ai encore usé ni abusé d’aucun adjectif du genre, bon, sublime, savoureux, succulent, mais j’aurais pu…

Inutile de vous dire que pour les papilles il s’agit d’une promenade de santé des plus revigorantes. Si par bonheur vos pas vous conduisent dans la cité du Ponant, n’hésitez pas une seconde.


Et bien entendu, l’illustration sonore ne pouvait être que celle là: « Joli coucou » interprètée par les frères Morvan accompagnés par « Red Cardell ».

C‘est le moment choisit par l’alimentation de mon PC pour faire des siennes. Résultat, je vais être dans l’obligation d’écourter ce billet; à peine le temps de vous remercier pour votre visite et de vous dire, portez vous bien et à demain peut-être.