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Il est libre Max…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la chronique locale et du Baekoffe réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 13 mars 2016, 23è jour de ventôse dédié à la Cochléaire. Quoi ! Vous ne connaissez pas la cochléaire, cette jolie plante des estuaires qui apprécie les prés salés et qui doit son nom au latin cochléa: cuiller ? Très riche en vitamine C, les marins avaient cochléaire-300x225l’habitude d’en manger pour prévenir le scorbut d’où son autre nom d’ « herbe au scorbut ». Dodoens, médecin flamand de la Renaissance très connu dans son canton, avait déjà noté les remarquables propriétés antiscorbutiques de la cochléaire dans sa Pratique médicale des simples. Et mon aïeule qui se targuait d’en connaitre un rayon en matière de plante médicinale, nous invitait à l’utiliser en guise de dentifrice. Elle a un goût âcre et piquant (pas mon aïeule, la plante) qui rappelle le raifort et elle est parfois ajoutée en petite quantité aux salades. J’ai « emprunté » l’illustration sur le site Les taxinomes, photo prise sur les dunes de Plouarzel.

Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules LUCE à Paris, (mort à Paris le 7 février 1941). Peintre, graveur et militant anarchiste. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce signe alors LUCEde nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à GUINGAMP, au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A droite, son portrait par Signac. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte » (Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».

En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à gauche) Luce 790k3-L-execution-d-Eugene-Varlindonnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques. Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commision des substances et directeur général des approvisionnements militaires, Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Si le temps ne vous manque pas de trop, vous pouvez visiter la galerie de portraits des cénobites, y’a que du beau monde. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

PERE PEINARD & CENOBITE TRANQUILLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la démondialisation et de la saucisse de Molène réunies, bonjour !

Nous sommes le 12 octobre, 21è jour de vendémiaire dédié au chanvre, Cannabis Sativa, comme dirait le petit Nicolas qui connait toutes les plantes par leur nom savant. Savez vous que le mot de Canebière, cher aux marseillais, vient du mot chenevière qui désignait un champ de chanvre. Faut pas s’étonner que l’O.M. ait un peu de mal ces temps ci. Etonnant, non !

Tiens, avant le débat de ce soir entre nos deux grands révolutionnaires des primaires citoyennes, relisons Le père peinard, formidable journal d’Emile Pouget, et fêtons ensemble le 30 000è visiteur de ce modeste blog auquel vous voulez bien accorder un peu de votre temps.

« …Autre chose, les cénobites tranquilles a eu une sacrée veine : un peu partout, dans les cambrousses, comme dans les grandes villes, il s’est trouvé des bons bougres à qui il a tapé dans l’œil. Et les gars lui ont donné un bath coup d’épaule !

C’est pas le tout, en effet, de pisser des tartines à tire-larigot. Faut encore que ces tartines soient lues, mille bombes ! C’est à ça que se sont attelés les fistons. Et pourquoi donc se sont-ils tant grouillés ? Parce que les cénobites tranquilles n’a pas froid aux châsses, mille marmites ! Parce qu’il gueule toutes les vérités qu’il sait; même celles qui sont pas bonnes à dire ! Y en a qui vont jusqu’à affirmer qu’il a le caractère si mal bâti, que c’est surtout celles-là qu’il dégoise. Et puis, parce qu’il y a autre chose, nom de dieu ! Si les cénobites tranquilles gueule dur et ferme, c’est pas par ambition personnelle: la politique… ouh là là, faut pas lui en parler !

Oui, voilà la grande binaise. Si les bons bougres gobent les cénobites tranquilles , c’est parce que les cénobites tranquilles est un bon bougre kif-kif à eux: il est resté prolo, tout en pissant des tartines, – et y a pas de pet qu’il fasse sa poire comme un daim.

Et, sacré tonnerre, il ne flanchera pas ! Il continuera son petit bonhomme de chemin, cognant dur sur les exploiteurs, braillant ferme après tous les fumistes, criant à la chienlit derrière les députés et les sénateurs.

Et ça, en attendant le grabuge final, où on foutra en capilotade toute cette racaille.»

Texte extrait de :Le Père Peinard; Almanach du Père Peinard, 1894.

Emile Pouget (ici à gauche plongé dans la lecture de La voix du peuple) ne me tiendra pas rigueur de la supercherie, j’ai remplacé le nom de son journal le père peinard par celui d’un blog qui vous est cher.

Le journal de Pouget, dans un style bien particulier, à la fois mélange d’argot, de néologismes et d’expressions savoureuses de son cru, va faire des bourgeois, patrons, curés, militaires et autres profiteurs, ses cibles favorites.

Aujourd’hui, c’est sûr, Le père peinard serait un blog, leftblog assurément, dans lequel on pourrait lire les coups de gueule de son auteur ; mais je ne suis pas certain que François et Martine y soient particulièrement dorloté.

Ça c’était des blogueurs, milles marmites !

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

 

LE PERE PEINARD…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la littérature libertaire et du canard à l’orange réunis,
bonjour !

Troisième
jour de ventôse, le 21 février est dédié au violier, c’est une espèce de giroflée.
Cela me rappelle une comptine que nous imposait mon aïeule lors des
sorties nature le jeudi après-midi:

Giroflée, girofla, on dit
qu’elle est malade. Giroflée, girofla, on dit qu’elle en mourra. Giroflée, girofla…
Si
vous connaissez la suite. Je crois que c’est sur un air de polka.


Tout
à fait…

« …Autre chose, le
« cénobite tranquille » a eu une sacrée veine : un peu
partout, dans les cambrousses, comme dans les grandes villes, il
s’est trouvé des bons bougres à qui il a tapé dans l’œil. Et
les gars lui ont donné un bath coup d’épaule !

C’est pas le tout, en effet, de
pisser des tartines à tire-larigot. Faut encore que ces tartines
soient lues, mille bombes ! C’est à ça que se sont attelés
les fistons. Et pourquoi donc se sont-ils tant grouillés ?
Parce que le cénobite tranquille n’a pas froid aux châsses, mille
marmites ! Parce qu’il gueule toutes les vérités qu’il
sait; même celles qui sont pas bonnes à dire ! Y en a qui vont
jusqu’à affirmer qu’il a le caractère si mal bâti, que c’est
surtout celles-là qu’il dégoise. Et puis, parce qu’il y a autre
chose, nom de dieu ! Si le « cénobite tranquille »
gueule dur et ferme, c’est pas par ambition personnelle: la
politique… ouh là là, faut pas lui en parler !

Oui, voilà la grande binaise. Si
les bons bougres gobent le « cénobite tranquille »,
c’est parce que le « cénobite tranquille » est un bon
bougre kif-kif à eux: il est resté prolo, tout en pissant des
tartines, – et y a pas de pet qu’il fasse sa poire comme un daim.

Et, sacré tonnerre, il ne
flanchera pas ! Il continuera son petit bonhomme de chemin,
cognant dur sur les exploiteurs, braillant ferme après tout les
fumistes, criant à la chien-lit derrière les députés et les
sénateurs.

Et ça, en attendant le grabuge
final, où on foutra en capilotade toute cette racaille. » Le
Père Peinard; Almanach du Père Peinard, 1894
.

Emile
Pouget
ne me tiendra pas
rigueur de la supercherie, j’ai remplacé le nom de son journal
le
père peinard
 par
celui d’un blog qui vous est cher.


C‘est
un 21 février en 1894 que paraît le dernier numéro de son journal (il y en a eu d’autres par la suite édités depuis l’Angleterre notamment).
 Celui-ci,
dans un style bien particulier, à la fois mélange d’argot, de
néologismes et d’expressions savoureuses de son cru, va faire des
bourgeois, patrons, curés, militaires et autres profiteurs, ses
cibles favorites.

Aujourd’hui,
c’est sûr, Emile Pouget aurait un blog dans lequel on aurait pu lire
ce billet.

Ça
c’était des blogueurs, milles marmites !

Allez, le bonjour vous va, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

C’EST LE JOUR DU MELON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
du libertinage et des cucurbitacées réunis, bonjour !


Pour
ce troisième jour de thermidor, il faut avouer que Fabre d’Eglantine
ne s’est pas beaucoup remué les méninges en consacrant ce jour au
melon…


Le 21
juillet 1931 voit la disparition d’Emile POUGET dont je vous
ai déjà parlé à propos de l’étymologie du mot « sabottage »
(voir mon billet du 10 février).

Il
était né en 1860 et s’investit très tôt dans le mouvement
ouvrier. Marqué à jamais par le procès des Communards, il crée
dès ses jeunes années son premier journal ,Le lycéen
républicain
.

En
1883, alors qu’il mène un cortège vers le boulevard St Germain, il
est arrêté alors qu’il tente de soustraire Louise Michel aux
policiers. Il sera condamné à huit ans de prison pour « pillage
à main armée » et incarcéré à Melun.

En
1889 il édite le fameux périodique « Le père peinard »
ancètre de nos journaux satiriques. Emile Pouget prone l’action
directe et surtout la grève générale. Après l’assassinat de Sadi
Carnot et la répression qui s’abat sur les anarchistes, il émigre
en Angleterre jusqu’en 1895 date de l’amnistie. On lui doit un
célèbre slogan « à mauvaise paye, mauvais travail »,
il paraphrase ainsi les ouvriers terrassiers américains de Bedford
qui, apprenant la prochaine réduction de leur salaire, rognèrent
leurs pelles de deux pouces et demi au cri de « à petite
paie, petite pelle
».



Les
ouvriers de Général Motors à qui la direction propose un gel des
salaires et la suppression des RTT feraient bien de s’en inspirer.


Il
s’éteindra discrètement en 1931 mais laisse derrière lui une
marque indélébile dans l’histoire ouvrière.




L’histoire
bégaie, raison de plus pour ne pas oublier ceux qui nous ont
précédé. Allez, merci de votre visite, passez de bonnes vacances,
portez vous bien et à demain peut-être.