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Voici le mois de Mai…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, TRADITION

Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 03 Mai 2019 c’est à dire le 14 de floréal, jour du chamerops, encochamaerops-excelsare nommé le palmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige. D’ailleurs, les jardins de Keramoal s’enorgueillissent d’en posséder un qui semble apprécier sa villégiature. En Bretagne, on célèbre St Event; à La Malhoure (22), où il a sa fontaine on l’invoquait pour guérir les coliques des jeunes enfants.

Le mois de mai doit son nom au latin maius en l’honneur de la déesse de la fécondité, Maia (rien à voir avec l’abeille). la tradition du mât de mai remonte à la nuit des temps. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le Sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été, le 1er Mai, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits. Cette coutume n’a cessé de se perpétuer au fil du temps, malgré l’opposition farouche de l’Église qui y voyait un rite païen arbre-de-Maicélébrant la fécondité. Finalement, comme bon nombre des rites de nos ancêtres, il fut intégré au culte chrétien. Depuis le XVIIIè siècle, et encore plus depuis la Seconde Guerre mondiale, le mât de Mai est devenu le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud. Il représente l’honneur de la commune et de sa communauté. Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour se doter du plus grand et du plus bel arbre. Aussi, des hauteurs de 30 mètres ne sont-elles pas rares… Et jusqu’à ce qu’il soit érigé, le jour de la cérémonie, il fait l’objet de toutes les convoitises et à ce titre, il est jalousement surveillé, jour et nuit, par les hommes de la commune, pour décourager les éventuels ravisseurs… L’enjeu est de taille, car en cas de vol, les victimes se verraient dans l’obligation de verser une rançon en nature (bière et victuailles) et surtout de porter le poids de la honte ! le tronc d’arbre dont on se sert pour ce mât de mai est ensuite peint en bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et le sommet du mât est décoré d’une couronne en branches de sapin. Bien souvent, on retrouve tout le long du mât, des figurines représentant les différents corps de métiers, comme le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier, etc. Allez, en chaîne pour un laridé…

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’elle fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon congés-payésBlum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève !
Souvenons nous des congés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la semaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chômage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte… C’est pas interdit de rêver !

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Voici le mois de Mai…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la mère Michel et de la langue de chat réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 03 Mai 2016 c’est à dire le 14 de floréal, jour du chameropscalendrier républicain dédié au chamerops, encore nommé le palmier nain. C’est une espèce très représentée autour de la méditerranée mais que l’on retrouve dans nos contrées de plus en plus fréquemment, réchauffement oblige. D’ailleurs, les jardins de Keramoal s’enorgueillissent d’en posséder un qui semble apprécier sa villégiature.

Le mois de mai doit son nom au latin maius en l’honneur de la déesse de la fécondité, Maia. la tradition du mât de mai remonte à la nuit des temps. Il s’agirait d’un vestige des Celtes qui ont peuplé le Sud de l’Allemagne : venant des steppes orientales, ils vénéraient la nature et célébraient le début de l’été, le 1er Mai, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits. Cette coutume n’a cessé de se perpétuer au fil du temps, malgré l’opposition farouche de l’Église qui y voyait un rite païen célébrant la fécondité. Finalement, comme bon nombre des rites de nos ancêtres, il fut intégré au culte arbre de Maichrétien. Depuis le XVIIIè siècle, et encore plus depuis la Seconde Guerre mondiale, le mât de Mai est devenu le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud. Il représente l’honneur de la commune et de sa communauté. Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour se doter du plus grand et du plus bel arbre. Aussi, des hauteurs de 30 mètres ne sont-elles pas rares… Et jusqu’à ce qu’il soit érigé, le jour de la cérémonie, il fait l’objet de toutes les convoitises et à ce titre, il est jalousement surveillé, jour et nuit, par les hommes de la commune, pour décourager les éventuels ravisseurs… L’enjeu est de taille, car en cas de vol, les victimes se verraient dans l’obligation de verser une rançon en nature (bière et victuailles) et surtout de porter le poids de la honte ! le tronc d’arbre dont on se sert pour ce mât de mai est ensuite peint en bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et le sommet du mât est décoré d’une couronne en branches de sapin. Bien souvent, on retrouve tout le long du mât, des figurines représentant les différents corps de métiers, comme le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier, etc. Mon aïeule avait coutume de dire: mariages de Mai ne fleurissent jamais…

Le 3 mai 1936 voit la victoire du front populaire et l’immense espoir qu’elle fait naître dans la classe ouvrière. Souvenons nous de Léon congés payésBlum, de Jean Zay, de Salengro, de Léo Lagrange ou encore de Thorez à qui l’on doit cette fameuse phrase: il faut savoir arrêter une grève !
Souvenons nous des congés payés, des conventions collectives, des billets de train avec 40% de réduction pour partir en vacances, la semaine de 40 heures, la retraite des mineurs, les allocations chômage, les nationalisations, les augmentations de salaire, la scolarité à 14 ans, le musée de l’homme, le CNRS, le palais de la découverte… C’est pas interdit de rêver !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.