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Adieu l’Emile…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la vérité historique et de la soupe au lait réunies, bonjour! Nous sommes le mardi 28 janvier 2014, 9è jour de pluviôse dédié au Peuplier. Chacun se souvient de cette maxime forestière: un seul hêtre vous manque et tout est peuplier… Je sais, c’est archi-nul (même Corsico n’oserai pas) mais bon, j’ai des circonstances atténuantes, j’ai regardé la télé hier soir. C’est aujourd’hui l’anniversaire du jour de la disparition de Emile BIDAULT. Comment ? Vous ne connaissez pas !
Militant du groupe anarchiste de Ménilmontant, Emile Bidault participa, en août-septembre 1886, à la constitution de la 72267839_pLigue des  Antipatriotes. Cette ligue organisa quelques conférences, édita quelques placards, puis disparut au cours des années suivantes. Au début des années 1890, il s’était réfugié à Londres. Son nom figurait sur une liste d’anarchistes établie par la police des chemins de fer pour « surveillance spéciale aux frontières ».
Au début de la guerre, Bidault se trouvait à Yvetot gérant des Galeries cauchoises et il sympathisa avec l’attitude pacifiste de Sébastien Faure. En 1916, en sursis d’appel, il travailla à la fabrication de moteurs d’aéroplanes chez Salmson à Billancourt. Il tenta en 1919 de mettre sur pied une « Bibliothèque circulante gratuite » un siècle avant les bibliobus. Il était alors chargé, ainsi que Louis Rimbault, des correspondances et communications au Libertaire (créé en 1858 à New-York par Déjacques et repris en 1895 par Sébastien Faure. Il faudra que je vous conte un jour bi1332-9ff0fl’histoire de ce qui est devenu Le monde libertaire). En mars 1919, il fut avec entre autres Le Meillour, Sirolle, Boudoux, Renneringer, Doudon et E. Massot signataire d’une protestation parue dans le Libertaire (2 mars) dénonçant les perquisitions effectuées au journal suite à l’attentat de Cottin contre Clémenceau. En 1920 il était le trésorier du groupe de soutien à Kropotkine qui recueillait des fonds afin d’envoyer vivres et vêtements au vieux militant à Moscou.

En 1922, il était trésorier du comité de défense sociale (CDS). Durant l’entre-deux-guerres, son œuvre principale consista dans la publication de La Brochure mensuelle, entreprise de vulgarisation des idées anarchistes et dont il a été gérant, rédacteur et administrateur de 1923 à bi0290-d0b451937. Afin d’écouler les stocks il créera la série La Bonne collection. Bidault fut gérant du journal La Conquête du pain, ouvert à tous les courants de l’anarchisme et dont le n°1 paru le 13 octobre 1934. et le n°45 et dernier le 13 décembre 1935. Fondateur du journal La Raison, il avait également mis son imprimerie à la disposition du journal Terre Libre  publié par L. Laurent et A. Prudhommeaux d’abord à Aulnay-sous-Bois puis à Nîmes.
Émile Bidault mourut le 28 janvier 1938 et fut incinéré au Père-Lachaise. Sources:dictionnaire international des militants anarchistes – Éphéméride anarchiste.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA BONNE A TOUT FAIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des jardins à l’anglaise et des champignons à la grecque réunis, bonjour !

Le 5 mai, 16è jour de floréal, est dédié à la consoude. Cette plante que les anciens appelaient la bonne à tout faire.

Utilisée depuis l’antiquité comme cicatrisant, la consoude sert aussi à la consolidation des fractures. On consomme ses racines crues ou cuites, les feuilles servent dans les soupes, à la façon du tapioca. On confectionne des beignets avec ses feuilles, qui rappellent le goût du filet de sole. Bon, n’exagérez pas car elle renferme des alcaloïdes dangereux pour le foie !
Autrefois, les nourrices utilisaient les racines des « toutes-bonnes » pour soigner les gerçures de leurs mamelons.. Elle est maintenant appréciée comme engrais sous forme de purin. Profitez en avant que cela ne soit interdit par l’Europe.
Il parait qu’on peut même teindre la laine grâce à une teinture brune qu’on obtient à partir de ses racines. Alors, qui dit mieux ?

 

Tout à fait autre chose.

En vérité je vous le dit, tous les anarchistes ne sont pas espagnols. Voici quelques mots à propos de l’un d’entre eux qui naquit un 5 mai, en 1903, à Pontivy (Morbihan – Bretagne). Pierre-Marie Perrin dit Pierre ODEON. Son nom apparaît pour la première fois dans Le Libertaire à la rubrique « tribune des jeunes ». Il fut arrêté pour une affiche appelant à la désobéissance aux ordres de mobilisation et condamné à six mois de prison.

Il fut administrateur du Libertaire au début de 1927 et fut élu secrétaire de l’union anarchiste communiste révolutionnaire (UACR). En décembre 29, appelé au titre de réserviste, il refusa de se présenter et fut arrêté. Le conseil de guerre de Paris le condamne à un an de prison. Enfermé à la prison militaire du Cherche-midi à Paris, il entame une grève de la faim, il sera libéré le 15 décembre 1930.

Pendant la guerre civile espagnole il milite activement en faveur des républicains. Il participe à la création de la centurie Sébastien Faure qui partit combattre en Espagne. Il accompagna des dizaines de fois des camions de vivres, de médicaments et d’armes. Il fut aussi l’un des responsables de la colonie « Ascaso-Durruti » installée par la Solidarité Internationale Antifasciste près de Llansa.

Pendant l’occupation, il fut arrêté une nouvelle fois et déporté à Buchenwald et aux mines de sel de Wansleben. Il est décédé en 1977 et incinéré au Père-Lachaise. Encore un sacré bonhomme !

 

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.