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Le lapin à Gill…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour !

Nous voici le mercredi 30 janvier de l’an 2013 et nos amis républicains dans leur calendrier avaient dédié ce jour à l’hellébore. A ce propos, ma fiancée a eu la riche idée d’agrémenter les jardins de Keramoal d’une nouvelle plantation, l’helléborus niger, appelé aussi « rose de Noël » qui tient son appellation d’une jolie légende que je m’en vais vous conter ici.

Depuis le Moyen âge la fleur est placée dans certaines crèches. Elle symbolise la DownloadedFile-1pureté et rappelle la légende à l’origine du nom de rose de Noël : la nuit de la naissance du petit Jésus, Madelon, une bergère gardant ses moutons, voit une caravane de bergers et Rois Mages traverser son champ enneigé pour aller offrir leurs cadeaux au nouveau-né. La pauvrette se dit in petto: Tiens, le Paris-Dakar est plus tôt cette année.. N’ayant rien à offrir, elle se met à pleurer. Un ange qui appartenait au comité de course voit ses larmes sur la neige, les effleure et fait éclore son cadeau, une fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël. C’est pas beautiful ça !

Au Moyen-Âge, la plante s’appelait aussi aliboron, terme de l’ancien français issu lui-même du grec elleboros, folie. Considérée comme un remède universel contre la folie dès l’Antiquité, aliboron a pu être associé au nom de maistre pour désigner le médecin, puis le savant et enfin l’âne ou le « maître Aliboron », personnage ridicule car se mêlant de tout. C’est un peu le rôle du blogueur des temps modernes que de vouloir assaisonner de son grain de sel l’actualité.

Aliboron a aussi donné son nom, par anagramme interposé, à un peintre qui défraya la chronique:

Boronali fut célèbre au début du XXe siècle, bien que n’ayant jamais peint Boronaliqu’une seule toile… Au salon des Indépendants de 1910 figure la toile Coucher de soleil sur l’Adriatique. Le catalogue en donne pour auteur « JR. Boronali, peintre né à Gênes ». En raison du caractère abstrait de cette peinture, les critiques s’enthousiasment et l’affaire fait grand bruit, jusqu’au jour où le journal Le Matin reçoit la visite de l’écrivain Roland Dorgelès qui révèle, constat d’huissier à l’appui, que l’auteur se nomme en fait « Lolo », et qu’il est l’âne du patron du Lapin Agile, célèbre cabaret de la butte Montmartre. Sur la photo, le « Père Frédé » et son âne Lolo.

Boronali est l’anagramme d’Aliboron, le nom donné à l’âne par Jean de La Fontaine. Dorgelès, avec deux amis peintres, André Warnod et Jules Depaquit, avait attaché un pinceau à la queue de l’animal qui devint ainsi la vedette du Salon. Et la toile s’est vendue 400 francs… Le images-1fameux cabaret, lui, doit son nom au caricaturiste André Gill qui imagina comme enseigne, un lapin bondissant hors de la casserole. Par jeux de mots, le lapin à Gill devint le lapin agile. L’original de l’enseigne est conservé au musée de Montmartre. dans les veillées, où chacun joue, récite, chante ses œuvres, et reprend en chœur les chansons populaires, on peut reconnaître Picasso, Utrillo, Derain, Braque, Modigliani, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, André Salmon, Pierre Mac Orlan, Francis Carco, Roland Dorgelès, Gaston Couté, Jules Depaquit, Caran d’Ache, Forain, Jehan Rictus, Charles Dullin, etc… Quelle compagnie !

Et voilà, on cause, on cause et on ne sait plus très bien où cela nous entraîne. En tous cas, c’est sympa à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la poésie et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour !


En ce 20 octobre, j’ai voulu rendre un petit hommage à cet immense poète qu’était Jean-Roger Caussimon.

Il est né en 1918 en région parisienne et s’est éteint un 20 octobre en 1987. Entre temps il nous a légué quelques unes des plus belles chansons de son temps reprises par les plus grands depuis Léo Ferre jusqu’à Arno, ici en vidéo, en passant par Catherine Sauvage, les frères jacques, Gainsbourg et tant d’autres.
Il fut l’une des têtes d’affiche du cabaret le lapin agile pendant de nombreuses années et c’est là qu’il rencontra Ferré et que naquit une amitié qui jamais ne se délia.
Acteur de théatre, de cinéma et de télévision, il fut un des pionniers des dramatiques à la radio, notamment sur France culture. Durant la seconde guerre mondiale il est fait prisonnier en Silésie. Il « profitera » de sa captivité pour écrire de nombreux poèmes et une pièce de théâtre qui connu un vrai succès, la parodie de Faust.
Les musiques de léo Ferré vont contribuer beaucoup à sa notoriété, on se souvient de Monsieur William et A la Seine. Marcel Carné lui offrira un rôle dans Juliette ou la clé des songes aux côtés de Gérard Philippe. C’est sur les conseils de José Artur que Pierre Barouh lui fera enregistrer ses premiers disques.
On se souvient encore de sa participation dans le fameux film de Tavernier Le juge et l’assassin pour lequel il écrira plusieurs chansons dont La commune est en lutte et La complainte de bouvier l’étrangleur. Après sa mort, ses cendres furent répandues à la pointe des poulains à Belle-île-en-mer. J’avoue que j’ai une faiblesse pour Comme à Ostende quelque soit l’interprète.
Pour terminer ce billet, quelques vers extraits de si vis pacem:

 

« La grand’rue de la Liberté
  Pour qu’elle reste magnifique
  Faut pas la mettre à sens unique
  Ou qu’on en fasse un’ rue barrée…
   Et tout ce que l’on peut souhaiter
   Etant donné qu’la Terre est ronde
   C’est qu’elle fass’ le tour du monde…
La grand’rue de la Liberté!
« 

Tout a fait autre chose.

Grâce à l’intervention de Stéphanie et à ses relations dans la blogosphère, « les cénobites tranquilles » vont participer aux Golden Blog Awards. Vous trouverez un lien dans la colonne de droite. Bien entendu, c’est encore une histoire de votation… Voici l’annonce que vous auriez pu lire si les organisateurs n’avaient pas décidé de supprimer la catégorie « actualités »…Ces bonnes gens ne veulent pas que l’on puisse causer politique dans leurs salons. Sans commentaires !

Voila pour ce mercredi, maintenant direction le buraliste-épicier-maison de la presse pour ma rencontre hebdomadaire avec un volatile enchaîné. Portez vous bien et à demain peut-être.