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L’Assiette au Beurre…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la métempsychose et du caramel au beurre salé réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 04 avril 2015, quinzième jour de Germinal dédié à l’abeille.

Le 04 avril 1901 paraissait le premier numéro de L’assiette au Beurre. Dès son apparition, L’Assiette au Beurre se distingue de la plupart des autres feuilles humoristiques françaises par sa composition inédite : chaque numéro comprend majoritairement dessins et caricatures en bi ou trichromie et pleine (ou double) page (au lieu de quarts de page habituels), avec un minimum de 16 pages illustrées. Régulièrement, un médiocratieartiste se voit confier la réalisation d’un numéro sur un thème précis, ce qui fait de chaque livraison un véritable album. Des numéros spéciaux peuvent aller jusqu’à 48 pages. Son directeur et fondateur, Samuel-Sigismond Schwarz, est un immigrant hongrois naturalisé français et assez fortuné. Il arrive à Paris en 1878 et devient courtier en librairies, se spécialisant dans l’œuvre de Victor Hugo par le biais de Paul Meurice, puis gère Le Frou-frou (où Picasso livre des croquis), Le Tutu, Le Pompon, des magazines assez légers, voire grivois. Installé  rue Sainte-Anne à Paris en tant qu’éditeur de romans paraissant en feuilletons, il lance le premier numéro de L’Assiette au Beurre le 4 avril 1901 qui coûte 25 centimes et qui ne porte pas sur un thème précis.

La première de couverture est illustrée par Steinlen (« Caisse de grève ») et fait sans doute allusion aux mouvements ouvriers de Montceau-les-Mines et à Pierre Waldeck-Rousseau, entre autre ministre de l’Intérieur. Willette signe ensuite une liberté enseignementlettre illustrée qui joue sur l’expression « l’assiette au beurre ». Un dessin de Jean Veber occupe ensuite une double page, suivie par des créations de Charles Léandre, Jossot, Steinlein, Jacques Villon, Charles Huard, Vogel, Jeanniot, Ibels, Kupka, Roubille, et enfin Hermann-Paul. Peu de textes donc, et aucun programme anarchiste franchement avoué : en revanche, le ton est férocement satirique et irrespectueux des institutions et des nantis ; cette tendance ira croissante.

Le niveau des ventes des premiers numéros se situe entre 25 000 et 40 000 exemplaires ; l’éditeur Schwarz se montre donc satisfait, son titre est rentable. En 1902, il enregistre même des ventes approchant les 250 000. En octobre 1903, Schwarz passe la gérance à un certain De Boulay, les affaires semblent 1er maialler de nouveau mal pour lui. La qualité du journal ne baisse cependant pas, ni les ventes. En janvier 1905, l’hebdomadaire est définitivement repris par Joncières, et ce, jusqu’en octobre 1912. Joncières introduit de la publicité et des produits dérivés (cartes postales, almanachs, calendriers) il meurt en août 1920. Georges Anquetil relance L’Assiette au Beurre le 20 novembre 1921 dans une édition mensuelle. D’octobre 1925 à janvier 1927, Le Merle blanc en fait son supplément littéraire. Par la suite, les éditions se font plus rares jusqu’en 1936 où le titre disparaît officiellement, bien qu’entre 1943 et 1944 soient sortis des numéros spéciaux reprenant quelques anciens dessins des années 1910-1912.
Et voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.

Les desseins du dessin…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la caricature et du pigeon rôti réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 07 avril -dans un mois on saura- c’est le 18è jour de germinal dédié à la Cigüe. Ce qui suit n’a rien à voir…Quoique.

Voici le petit portrait d’un grand caricaturiste, ancêtre de nos dessinateurs humoristes et satiriques. Le 16 avril 1866, naissance de Gustave Henri JOSSOT, à Dijon. Individualiste libertaire, dessinateur et caricaturiste de talent et aquarelliste. Né dans une famille bourgeoise, il s’éloigne de son milieu pour se consacrer à la peinture et au dessin. Toute sa révolte passe par le trait de ses caricatures qui prennent pour cibles les institutions de la société : famille, armée, justice, églises, écoles, etc. Jossot, profondément libertaire, refuse pourtant l’étiquette d’anarchiste.Ses premiers dessins sont publiés vers 1891 dans « Le Rire », puis dans « L’Assiette au beurre », « Le Diable » anticlérical, « Les temps nouveaux », etc.

On voit ici une reproduction d’une publicité pour les sardines à l’huile Amieux, dont une fameuse usine était implantée à Douarnenez (Finistère). Tout près de la plage des dames il y avait le non moins fameux « poulic Amieux » dans lequel nous faisions nos premiers essais de « plonjadenn » en chantant: » à la première plonjadenn du haut du mel rocher, un plonge à pic moi j’ai fait, un castrec moi j’ai lonqué.« . Que les non douarnenistes me pardonnent cette petite digression folklorique.

Mais revenons à notre caricaturiste. Morceaux choisis: »La besogne du caricaturiste ne consiste pas à faire tressauter sous le rire les bedaines des brutes, mais à semer dans les cerveaux qui pensent les idées libératrices » in « Le foetus récalcitrant ». « mon sacré tempérament de caricaturiste me pousse à me moquer des choses les plus respectables : les anarchistes eux-mêmes trinquent un peu ô si peu! » in une lettre à Jean Grave en 1906. A partir de 1907, il abandonne ce mode d’expression et, après une longue dépression, il se retire en Tunisie, en 1911, se convertissant même à l’islam en 1913 (nobody’s perfect), après une crise mystique qui ne durera pas. Toujours aussi individualiste et révolté, il défend, dans les journaux, les mariages inter-communautés, une plus grande liberté pour les musulmanes, etc. Il ne peint plus que des paysages et tableaux sur la vie quotidienne tunisienne.Il meurt le 7 avril 1951, à Sidi Bou Saïd. Ayant renoncé à toute religion, il sera enterré civilement.Voila un bonhomme qui mérite bien de rejoindre notre collection de portraits dans notre galerie.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être


Amis de la caricature et du pigeon roti réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la caricature et du pigeon roti réunis, bonjour !

Voici le petit portrait d’un grand caricaturiste, ancêtre de nos dessinateurs humoristes et satiriques. Le 16 avril 1866, naissance de Gustave Henri JOSSOT, à Dijon.
Individualiste libertaire, dessinateur et caricaturiste de talent et aquarelliste.
Né dans une famille bourgeoise, il s’éloigne de son milieu pour se consacrer à la peinture et au dessin. Toute sa révolte passe par le trait de ses caricatures qui prennent pour cibles les institutions de la société : famille, armée, justice, églises, écoles, etc. Jossot, profondément libertaire, refuse pourtant l’étiquette d’anarchiste.

Ses premiers dessins sont publiés vers 1891 dans « Le Rire », puis dans « L’Assiette au beurre », « Le Diable » (anticlérical), « Les temps nouveaux », etc. On voit ici une reproduction d’une publicité pour les sardines à l’huile Amieux, dont une fameuse usine était implantée à Douarnenez (Finistère).

Morceaux choisis:


« La besogne du caricaturiste ne consiste pas à faire tressauter sous le rire les bedaines des brutes, mais à semer dans les cerveaux qui pensent les idées libératrices »
(in « Le foetus récalcitrant »).
« mon sacré tempérament de caricaturiste me pousse à me moquer des choses les plus respectables : les anarchistes eux-mêmes trinquent un peu (ô si peu!) » (in une lettre à Jean Grave en 1906).

 

A partir de 1907, il abandonne ce mode d’expression et, après une longue dépression, il se retire en Tunisie, en 1911, se convertissant même à l’islam en 1913, après une crise mystique qui ne durera pas. Toujours aussi individualiste et révolté, il défend, dans les journaux, les mariages inter-communautés, une plus grande liberté pour les musulmanes, etc. Il ne peint plus que des paysages et tableaux sur la vie quotidienne tunisienne.
Il meurt le 7 avril 1951, à Sidi Bou Saïd. Ayant renoncé à toute religion, il sera enterré civilement.

Voila un bonhomme qui mérite bien de rejoindre notre collection de portraits dans notre galerie.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LE DERNIER POUR LA ROUTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bon
et bien voilà, c’est fait. Fin de l’aventure pour SINE-HEBDO et
puisqu’il est encore temps, chacun a voulu témoigner dans ce
dernier numéro… Delépine, Bedos, Siné, les lecteurs,
l’équipe, les fidèles : ils sont tous là… en mots et en
dessin. En colère ou en rire jaune… Les derniers coups de gueule,
peaux de banane, éclats de rire, et quelques larmes refoulées.

« La
parenthèse de Siné Hebdo se ferme, parenthèse enchantée »
dit Isabelle Alonso, alors que Denis Robert évoque la « Dernière
tournée ». Puig Rosado dessine un joyeux enterrement. On a
raconté à Berth la réaction de Philippe Val à France-Inter !
« Faisons tout tout péter pour tout tout recommencer ! »
suggère Noël Godin. Julie Le Bolzer et Lindingre, déjà au Pôle
Emploi !

Allez,
disons-le, toute l’équipe est assez fière de cette aventure mais
comme le dit Olivier Marbot « les boules à King-Kong »!

On
les aura ! A plus ! Ciao ! Salut ! See you !
Bon vent ! Ne lâchez rien ! Arrivederci ! A la
revoyure ! No pasaran ! Bonne bourre ! Ca va péter !
On vous aime !  Vous nous manquerez !

Siné
craignant qu’un arrêt brutal puisse être dangereux va semer
sa zone sur le web,

mercredi prochain.

Les
parisiens peuvent acheter les journaux et rencontrer l’équipe de
Siné Hebdo, le 1er mai sur le parcours de la manifestation….
(Précisions sur le site de SINE-HEBDO à partir de mercredi).

En
attendant, l’équipe n’en finit pas de se retrouver pour un
dernier verre…

Le
6 mai à 20 h 00, rendez-vous devant le Fouquet’s avec Christophe
Alévêque.

En
octobre, le film sur Siné de Stéphane Mercurio avec en toile de
fond l’aventure du journal, sortira en salles sous le titre de
« Mourir ? Plutot crever ! »

Et nous, pôvres lecteurs,
qu’est-ce qu’on fait de nos mercredis orphelins ?

Allez, règle numéro 1, ne pas se laisser aller à la nostalgie. Il en viendra d’autres, l’impertinence n’a pas dit son dernier mot, la résistance à la pensée unique a besoin de supports et, tout ne passera pas par internet. Je vous fiche mon billet que très bientôt nous verrons les kiosques décorés d’un nouveau bandeau. Depuis « l’assiette au beurre » et « le père peinard », jusqu’à « hara-Kiri » et « Charlie », il s’est toujours trouvé quelques inconscients courageux pour se lancer dans l’aventure de la presse satirique. Voila, portez vous bien et, je vous rassure, « les cénobites tranquilles », ça continue ! A demain peut-être.