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Paresseux mais pas fainéant…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la marine à voile et du thé au jasmin réunis, bonjour! Nous sommes le Mardi 26 novembre 2019, 6è jour de frimaire dédié à la mal de dosMâche, pas la mâche à pied madame Michu, non, la salade bien connue des nantais. Encore appelée la doucette, clairette, oreillette, rampon et même Valérianelle… Elle est très cultivée dans le pays nantais mais elle existe aussi à l’état sauvage; on dit qu’elle est très riche en oméga 3 et peu calorique… Pour ma part, même en oméga, je ne suis pas riche mais je me soigne!

Et puisque le 26 novembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Paul Lafargue (1911), l’auteur, saluons ici son combat. Un siècle déjà qu’il s’est donné la mort en compagnie de son épouse Laura. Je lui doit d’avoir découvert (il y a fort longtemps) un livre qui a inspiré paul-lafargue & Lauranombre de mes réflexions: Le droit à la paresse. Soucieux de ne pas connaître l’indignité de la vieillesse et de la dépendance, il se donne la mort en compagnie de son épouse Laura. Paul Lafargue voit le jour le 15 janvier 1842 à Santiago de Cuba. Les Lafargue regagnent la France en 1851, Paul est alors âgé de neuf ans. Il suit des études secondaires à Bordeaux puis des études de médecine à la Faculté de Médecine de Paris où il fait la connaissance de Proudhon.

Suite à une déclaration au premier congrès international des étudiants Karl M.qui eut lieu à Liège en octobre 1865 et dans laquelle il émet le souhait de voir disparaître les rubans tricolores au profit de la seule couleur rouge, il se fait exclure à vie de l’Université de Paris. Il émigre à Londres où il rencontre Friedrich Engels et Karl Marx dont il épouse la fille. Il rentre alors en France où il devient membre de la Première Internationale, dès 1866 il est élu au Conseil général de l’Internationale où il représente l’Espagne jusqu’au Congrès de Bruxelles en 1868. Il participe à la Commune de Paris en 1871 puis gagne l’Espagne où il fonde, à Madrid, une section marxiste (1871) de la 1re Internationale. Un sacré grand bonhomme! Georges Moustaki lui rend hommage dans une de ses chansons.    

Je vais donc faire valoir mon droit et m’arrêter là. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

A CONTRE COURANT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tragédie antique et de la politique en toc, bonjour !

Nous sommes le 11 novembre 2011, 21è jour de brumaire dédié aux Bacchantes, ces nymphes qui célébraient les mystères de Dionysos au cours des fameuses Bacchanales. On dit qu’elles couraient çà et là, échevelées, à demi nues ou couvertes de peaux de tigres, la tête couronnée de lierre, le thyrse à la main, dansant et remplissant l’air de cris discordants. Elles répétaient fréquemment le cri Évoé, comme pour rappeler les triomphes de Bacchus sur les Géants. Berlusconi a du s’en inspirer pour ses Bunga-bungas…

 

Et si on profitait de cette crise et de son cortège de vraies fausses solutions libérales, pour se re-poser la question du partage du travail et du droit à la paresse…

Michel MAJOROS qui est doctorant à l’université libre de Bruxelles a eu la gentillesse d’attirer mon attention sur un colloque dont il est l’un des organisateurs et qui se tiendra outre-Quiévrain le 23 novembre. Ce blog ayant un lectorat international et un message universel, j’en profite pour m’en faire l’écho. En voici le texte de présentation :


Licencier à tours de bras et traquer les chômeurs. Renforcer la compétitivité  – travailler plus et à tout prix !

Et si les agences de notation et la FEB avaient tout faux? Si, face aux dégâts humains et planétaires,LE DROIT À LA PARESSE réalisait le droit à l’emploi et à la vie, en travaillant moins, mais dans de meilleures conditions, et tous. Le programme complet en cliquant sur le lien.

Paul Lafargue, témoin du machinisme triomphant, militant des débuts du socialisme (la manifestation du 1er mai, la journée de 8 heures), écrivit ce manifeste du mouvement ouvrier, diffusé partout, jusqu’à ce que la bataille pour la production et la guerre le jette aux oubliettes des années 30.

À l’occasion du centenaire de la mort de Laura Marx et Paul Lafargue, des acteurs du théâtre, de la recherche, du monde du travail, invitent à construire le droit à la paresse, comme nécessité urgente, alternative aux bricolages de l’Europe et des institutions financières.

Cent trente ans après sa publication, pamphlet pour la réduction du temps de travail, le droit à la paresse se pose à contre-courant, mais dans l’air (ou le contre-air !) de ce temps d’impasses. Vous êtes cordialement invité/e à cette rencontre entre le monde du travail et celui de la recherche. »

Ce visionnaire, qui avait épousé la fille de Karl Marx, déclarait à l’époque « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traine à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture… »

 

Voici quelques mots d’un texte de Moustaki qui rend hommage à Paul Lafargue dont j’avais dressé le portrait ici même au mois de novembre de l’an passé. Et à droite, la photo de la tombre du couple Laura Marx et Paul Lafargue au père Lachaise.


« Je voudrais rendre grâce a celui qui peut-être
A été mon premier et mon unique maître
Un philosophe mort voici quelques décades
Mort de son propre choix ni trop vieux ni malade
Il n’était pas de ceux qui entre dans l’histoire
Nous sommes peu nombreux à servir sa mémoire
Il ne se posait pas en saint ou en prophète
Mais cherchait avant nous le bonheur et la fête… 

…Je voudrais rendre grâce à ce maître en sagesse
Qui ne demandait que le droit à la paresse
. »

 

Allez,c’est pas tout, j’veux pas louper la commémo (j’rigole). Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

VOUS CONNAISSEZ LA SUITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 27 février correspond au 9ème jour de ventôse et c’est le jour de Sophie, heu non, de Marsault (jeu de mot Capelo)

Le saule marsault (Salix caprea) est une espèce de saule commune en Europe et en Afrique du Nord.

Le nom scientifique Salix caprea (saule des chèvres) vient sans doute de la première illustration connue de l’espèce dans le livre de Hiéronymus Bock (bien connu dans son immeuble) où on voit la plante broutée par une chèvre. L’espèce a été historiquement aussi largement utilisée comme fourrage pour les chèvres. On dit qu’elle est excellente pour le miel car elle fleurit très tôt.

Décidément, le 27 février a un caractère fatidique.

En Russie, en 1917, depuis le début de l’année, des troubles éclatent. La situation dans la capitale Petrograd devient explosive, le 27 février, les Bochévicks appellent à la grève générale. L’armée refuse de tirer sur la foule et se rallie aux insurgés. Les soviets sont instaurés, les exilés dont Lénine peuvent rentrer au pays. L’avocat Kerenski (en blanc au centre de la photo) est à la tête de la Douma. Le Tsar abdique quelques jours plus tard. Les libertés individuelles sont rétablies. Tous les espoirs sont permis, malheureusement, vous connaissez la suite…

En 1933, en Allemagne le 27 février, incendie du Reichstag par un jeune Hollandais. Staliniens et fascistes se renvoient la balle. Le prétexte va servir d’alibi aux nazis pour leurs funestes desseins, ils prennent tous les pouvoirs. Vous connaissez la suite.

Le 27 février 1939, la France, qui n’était plus à une ignominie près, reconnaît le régime du sinistre Général Franco dit « Caudillo de Espagna por la gracia de Dios ». Malheureusement, vous connaissez la suite…

En Chine, en 1957, le 27 février marque le début du mouvement des « cent fleurs » sous la conduite du « Grand timonier, grand pilote, grand guide, grand commandant en chef, grand phare de la pensée, le plus rouge des soleils rouges qui illuminent mon coeur » (j’ai lu ça dans le petit livre rouge) Mao tsé toung. Malheureusement, vous connaissez la suite…

En 2008, le 27 février, sortie de « Bienvenue chez les… », vous connaissez la suite !

Bon, et bien voila, maintenant vous êtes prévenus. Vous n’avez plus aucune excuse si malgré tout vous démarrez quelque chose un 27 février. Mais n’en profitez pas pour ne rien faire, quoique…Le droit à la paresse, comme disait Paul Lafargue, devrait être inscrit dans la constitution.

Allez, portez vous bien, passez une excellente fin de semaine, merci encore d’avoir visité « Les cénobites tranquilles » et, à demain peut-être.