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De Viviani à Garibaldi…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du matérialisme dialectique et de la crêpe suzette réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 02 Juin 2020 et, ce 14è jour de prairial, les républicains avaient décidé d’en faire le jour de l’acacia sur leur square René Vivianicalendrier. Plante, ô combien symbolique, qui illustre la légende d’Hiram, base de toute initiation aux différentes maçonneries. Vous pouvez en admirer un émouvant spécimen si vos pas vous conduisent à Paris dans le 5è jusqu’au square René Viviani, du nom d’un avocat et homme politique français, député socialiste cofondateur en 1904 du journal l’Humanité avec Jean Jaurès. La star incontestée du lieu est cet étrange arbre penché recensé comme le plus vieil arbre connu et identifié de la Capitale. Ce robinier ou faux-acacia aurait été planté en 1601 par Jean Robin arboriste du roi Henri IV.

Tiens, c’est amusant car c’est un 2 juin, en 1743, que vint au monde celui qui allait devenir célèbre sous le pseudonyme de Comte de Cagliostro mais qui s’appelait en vérité Joseph Balsamo. C’était un aventurier qui se prétendait descendant du Comte de St-Germain. Sa carrière fut brisée lors de l’affaire dite du collier de la reine où il se balsamotrouva engagé par le cardinal de Rohan. Il mourut en 1795, incarcéré depuis de longues années par les bons soins de la Sainte Inquisition. C’est lui qui importa en France la Franc-Maçonnerie dite égyptienne, connue aujourd’hui sous le nom de rite de Memphis-Misraïm. C’est sous la Grande Maîtrise de Garibaldi, en 1881, après bien des discussions, que les Rites de Memphis et de Misraïm, qui avaient dans la plupart des pays les mêmes Hauts Dignitaires, fusionnèrent. Cette fusion fut officialisée à Naples en 1899 et prit le nom de « Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm ». Garibaldi fut souvent désigné comme « véritable citoyen du Monde » et défini comme « Chevalier de l’Humanité”. Il était avant tout un « rassembleur » estimé pour sa sincère abnégation, son intégrité et son courage. Il eut un grand rêve : « Les Etats-Unis d’Europe ». Il prônait l’unité entre les hommes et était convaincu de la nécessité de lutter « pour l’Humanité et la Liberté en général ». C’est au cours de la défense de Montévidéo que les troupes italiennes qu’il commande vont endosser les fameuses chemises rouges qui vont tant contribuer à asseoir son mythe.

Adversaire irréductible de l’Église romaine, il réclamait la séparation de l’Église et de l’État. Il voulait introduire l’instruction obligatoire, gratuite et laïque en supprimant les congrégations religieuses ; cependant, garibaldiil refusait l’athéisme, l’indifférence et le « misérable matérialisme »; Victor Hugo écrivit de lui : « Garibaldi, qu’est-ce que Garibaldi ? C’est un homme, rien de plus. Mais un homme dans toute l’acception sublime du mot. Un homme de la liberté, un homme de l’humanité ». Son testament est aussi bref qu’éloquent: » Je lègue : mon amour pour la Liberté et la Vérité; ma haine du mensonge et de la tyrannie « . Bon ben dites moi, c’est une jolie promenade ça, on traine, on s’attarde, on musarde quelque peu. On parlait de l’acacia et on arrive à la création de l’Italie moderne… J’aurai du faire maitre d’école moi.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Voulez vous valser ?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du matérialisme dialectique et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! Nous sommes le JeAcacia_ss diamudi 02 juin 2016, 14è jour de Prairial que le calendrier républicain avait dédié à l’acacia. On compte plus de 1 500 espèces d’acacias à travers le monde dont près de 1 000 uniquement en Australie. C’est d’ailleurs un acacia ou mimosa, le mimosa doré (Acacia pycnantha) qui est la fleur nationale de l’Australie.

L‘homme du jour fait partie de ces artistes inclassables dont on continue à fredonner les rengaines en ayant oublié leurs auteurs. Souvenez vous la chanson de Charles Trénet: » Longtemps, longtemps après que les poètes aient disparus, leurs chansons courent encore dans les rues. » Je me souviens du personnage et de son côté Pierrot lunaire. Un peu de Boby Lapointe, un peu de Boris Vian. René-Louis Lafforgue, chanteur, compositeur, interprète et libertaire. Avec ses dufilhoparents anarchistes du Pays Basque Sud, il subit la guerre d’Espagne, puis l’exil en France, où son frère trouve la mort en participant à la résistance. Après avoir exercé plusieurs métiers, il devient comédien puis chanteur compositeur. Les années cinquante voient son talent reconnu, après les premières parties des spectacles de Georges Brassens, il passe à l’Olympia. Au théâtre, il a joué notamment « l’équarissage pour tous » de Boris Vian. Au cinéma, il a collaboré avec Jean-pierre Mocky sur le film « La cité de l’indicible peur ». Il est le 467ème « je me souviens » de Georges Perec. Ici à droite, on le voit en compagnie de Jacques Dufilho.

Ses chansons comme: « Julie la Rousse » lui assurent la popularité. Avec sa compagne Claudie, il ouvre un cabaret rue Mouffetard « L’Ecole rené-LouisBuissonnière », lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes pour qui il anima de nombreuses fêtes. Il est mort le 3 juin 1967 dans le sud de la France (Albi) lors d’un accident de voiture. René-Louis LAFFORGUE qui, selon les souvenirs de témoins oculaires, chantait « Le Grand Manitou » en se tenant ostensiblement à l’ordre d’Apprenti, était membre de la Loge parisienne L’Etoile Polaire. L’une de ses chansons rappelle son appartenance maçonnique:

Quand je passerai l’arme à gauche
S’il faut me faire pendre ailleurs,
Pour le pire et pour le meilleur,
Je ne raterai pas le coche.
Par la route la plus directe,
Si Dieu n’est pas un chicanier,
J’irai jusqu’au Grand Architecte,
Le jour du jugement dernier,
Le jour du jugement dernier.

Une gentille petite valse, après tout, c’est peut-être cela la solution pour échapper à cette actualité crasseuse où les mots de justice et d’équité semblent totalement incongrus. Vivement la coupe d’Europe, vivement le tour de France, les J. O. de Rio; que les jeux du cirque reprennent force et vigueur et que l’on puisse assassiner tranquillement sans courir le risque de se retrouver à la Une. Le terrorisme d’Etat est chose trop sérieuse pour laisser le petit peuple s’en approcher. Donnez lui son match de foot quotidien et il ne vous demandera plus combien de Palestiniens ou de Tchetchènes vous avez occis depuis hier. Le citations-sur-la-servitude-3citoyen lamda se fout de connaître le nombre de kilomètres de côtes souillés par le pétrole de BP tant qu’il peut jouer au loto. Le pékin de base se soucie des OGM comme de sa première chemise pourvu qu’on le laisse faire son tiercé dominical, gratter son Millionnaire, taquiner le bandit manchot… Dans son « Discours de la servitude volontaire », Etienne de la Boëtie nous prévenait dès le XVIè siècle:« Les hommes nés sous le joug, puis nourris et élevés dans la servitude, sans regarder plus avant, se contentent de vivre comme ils sont nés et ne pensent point avoir d’autres biens ni d’autres droits que ceux qu’ils ont trouvés ; ils prennent pour leur état de nature l’état de leur naissance ». Voila pourquoi, lorsque nos « dirigeants » nous annoncerons, le sourire en berne, qu’il faut désormais bosser jusqu’à 80 balais, il n’y aura ni grève générale ni révolution. Le troupeau est résigné, c’est inéluctable dit l’un, on n’y coupera pas reprend l’autre… Alors, hein, voulez vous valser ?

Bon, je vais peut-être m’arrêter là pour aujourd’hui, je voudrais éviter le coup de sang, c’est très mauvais pour la zénitude qui sied à un cénobite tranquille. Portez vous bien et à demain peut-être.