Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “La Ruche”

Page 1 de 1

Tant va la ruche à l’eau…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

, , , , ,

Amis de la métaphore et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le mercredi 09 avril 2014, vingtième jour de Germinal dédié à la ruche. Bien sur, il se trouvera bien parmi vous un pataphysicien pour m’opposer qu’en réalité nous sommes le Mercredi 18 Clinamen 141 – Les 27 Êtres Issus des Livres Pairs. A moins qu’un breton bretonnant ne s’insurge en m’affirmant que ce jour n’est autre que celui de la saint Meldroc, bien connu dans sa paroisse. Bref, la ruche, cela me fait penser à cette école libertaire créée en 1904 par Sébastien Faure, qui fut séminariste avant d’être libre-penseur, et 290px-La_Ruche,_couture_et_repassagesocialiste du parti ouvrier avant de devenir anarchiste en 1888. C’est lui qui, en 1895, fonde avec Louise Michel Le Libertaire. Lors de l’affaire Dreyfus, il soutient activement celui-ci et crééra Le journal du peuple. La Ruche s’inspire d’autres expériences d’éducation populaire comme l’orphelinat de Cempuis animé par Paul Robin dont j’ai parlé récemment, mais aussi, l’École moderne  fondée en 1901 à Barcelone par Francisco Ferrer. Elle ne cessera de se développer jusqu’à la ruche_farandoleguerre qui la contraindra à fermer en 1917. Entre l’État et l’Église, Sébastien Faure affirme son engagement libertaire dans ses Écrits pédagogiques : « L’école chrétienne, c’est l’école du passé, organisée par l’Église et pour elle ; l’école publique, c’est l’école du présent, organisée par l’État, et pour lui ; La Ruche, c’est l’école de l’avenir, l’école tout court, organisée pour l’enfant afin que, cessant d’être le bien, la chose, la propriété de la religion ou de l’État, il s’appartienne à lui-même et trouve à l’école le pain, le savoir et la tendresse dont ont besoin son corps, son cerveau et son cœur. »

La Ruche est une institution qui accueille gratuitement les enfants : seuls quelques parents qui le peuvent, contribuent à leur entretien. Les tournées de conférences de Sébastien Faure et les spectacles organisés par les enfants assurent les dépenses. L’école comporte des ateliers qui sont autant de centres d’apprentissage. Sur le modèle d’une coopérative, elle s’autofinance en partie : elle produit du miel, des produits 290px-La_Ruche,_départ_pour_les_champslaitiers, des légumes et adhère à la bourse de coopératives de production locale. Son imprimerie réalise des travaux de commande pour des éditions syndicalistes et libertaires. En outre, elle édite des cartes postales vendues lors d’une grande fête annuelle. Une fois par an, les enfants de 10 à 15 ans voyagent en France, ou même en Algérie, en mai 1914. Logés dans des familles, ils donnent spectacles ou concerts payants, qui contribuent aux recettes de la Ruche. Cette expérimentation pédagogique prendra fin en février 1917. L’école est fermée et ses derniers élèves dispersés.               Et bien voilà pour aujourd’hui, comme disait mon aïeule: il ne faut point fâcher une ruche; en attendant la suite portez vous bien et à demain peut-être.

Une sacrée bonne femme…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

, , ,

Amis du tango argentin et du gratin dauphinois réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 25 mars, cinquième jour de germinal dédié à la poule…

Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND. Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse. Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » fichier des antimilitaristes, elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche »" de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, La photo présente l’équipe de La ruche jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc. En 1944, son logement à Noisy-le-sec région parisienne, est détruit par les bombardements alliés. »Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympathies pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.


Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND.Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse.Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » (fichier des antimilitaristes), elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche » de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, (La photo présente l’équipe de La ruche)  jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc.En 1944, son logement à Noisy-le-sec (région parisienne), est détruit par les bombardements alliés. »Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympaties pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Le 25 mars 1960, mort de Julia BERTRAND.
Institutrice, militante anarchiste, antimilitariste, féministe et libre penseuse.
Elle est née le 14 février 1877 dans les Vosges. Elle fut déléguée au congrès International des libres penseurs, tenu à Paris, du 3 au 7 septembre 1905. Elle collabore au journal féministe « La Femme affranchie », puis au journal « La Vrille » publié à Epinal par l’anarchiste Victor Loquier. Inscrite au « Carnet B » (fichier des antimilitaristes), elle est arrêtée le 21 août 1914 et envoyée dans un camp. Suite à une campagne de protestation, elle est libérée le 18 février 1915, mais révoquée de l’enseignement. Elle part alors exercer à « La Ruche » de Sébastien Faure dont je vous ai entretenu à plusieurs reprises, (La photo présente l’équipe de La ruche)  jusqu’à sa fermeture en novembre 1917. Julia n’est réintégrée dans l’enseignement qu’en 1925. Elle participe à la presse anarchiste de l’époque « L’en dehors », « l’Idée libre » « Le Libertaire », etc.
En 1944, son logement à Noisy-le-sec (région parisienne), est détruit par les bombardements alliés.
« Je ne croirai jamais que c’est un crime d’aimer une doctrine de laquelle s’honorent d’honnêtes savants, de sincères grands hommes comme Elisée Reclus et Pierre Kropotkine. »
Extrait d’une lettre de réponse au préfet qui l’a révoquée pour avoir manifesté « ses sympaties pour l’antimilitarisme et son admiration pour la doctrine anarchiste ». Cette femme là…C’était un sacré bonhomme !

Coup de gueule.

Connaissez vous Madame la communauté internationale ? C’est une très grande dame, humaine, charitable et sensible. Dès qu’une catastrophe pointe le bout de son nez, elle se mobilise. Un tsunami par ci, un séisme par là, et la voilà dans tous ses états. Et que je mobilise des fonds et que je téléthonne, et que je gala-de-charitonne…La sécheresse au Sahel, j’arrive ! Tremblement de terre à Haïti, me voilà ! Innondation au Bengla Desh, en avant ! Bref, cette bonne dame patronesse n’en finit pas de se démener pour toutes les causes qui voient soufrir des pauvres gens.

Alors, qui veut bien m’expliquer l’assourdissant silence (oxymore, cher Capelo) de Madame la communauté internationale devant le sort réservé aux Palestiniens. Combien de temps encore va t-on rester muet face à la politique destuctrice d’Israël. La colonisation, les constructions de logements à Jérusalem Est, le mur de la honte, le blocus autour de Gaza, la politique de l’eau…Attend t-on la violence, la guerre, une nouvelle intifada, et une nouvelle répression, une nouvelle occupation. Qu’est-ce qu’on attend bordel de m…. pour dire NON, pour manifester, pour boycotter les produits Israëliens, pour exiger de nos dirigeants une condamnation ferme et sans appel de cette politique du pire. Madame la communauté internationale et son représentant de commerce -l’ONU- seraient bien inspirés d’intervenir avant la prochaine déflagration au Proche orient car, je crains fort que l’explosion en Palestine ait lieu avant que l’Iran ne maîtrise le nucléaire militaire;  après…Inch Allah !

Pour ceux qui se sentiraient frustés par les conséquences des régionales, ils peuvent encore voter pour ce blog, en haut de la colonne de droite.C’était hier la journée mondiale de la procrastination; j’avais donc remis à aujourd’hui le plaisir légitime de vous dire: Portez vous bien et, à demain, peut-être.