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C’EST R’PARTI POUR UN AN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des utopies souriantes et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !


A tout
seigneur, tout honneur, débutons l’année en ayant une pensée pour
Louis Auguste Blanqui dit « l’enfermé » à cause
des nombreuses années de sa vie passées en prison (près de 37
ans). Il était né en 1805 dans les Alpes-Maritimes et mourut à
Paris en 1881, un 1er janvier. Toute sa vie fut consacrée à
l’émancipation de l’homme, et de la femme, contre toutes les
discriminations, pour le suffrage universel (un homme-une voix)
contre le travail des enfants… On dit que ses obsèques furent
suivies par cent mille personnes qui écoutèrent Louise Michel lui
rendre un dernier hommage. Il est enterré au Père-Lachaise.

Début
mars 1871
, il est arrêté une fois encore et emmené à Morlaix. Là
il sera enfermé au château du taureau. C’est le début de la
Commune de Paris et plus tard, Karl Marx dira de lui que ce fut le
chef qui manquât à cette insurrection. Thiers refusa toujours de
céder à la demande des communards d’échanger tous les otages
détenus par la Commune contre le seul Blanqui. Il déclara que
rendre Blanqui à Paris équivalait à le renforcer d’un corps
d’armée.  Pourtant Blanqui n’était pas marxiste, loin s’en faut, il
ne croit pas au rôle prépondérant de la classe ouvrière ni au
mouvement des masses. Pour les blanquistes, le renversement de
l’ordre bourgeois et la révolution sont des fins qui se suffisent à
elles-mêmes, du moins dans un premier temps. A la fin de sa vie il
développa des thèses plus métaphysiques, notamment dans son
ouvrage
l’éternité par
les astres
en 1872.
Carbonaro
depuis 1824, au sein de cette
organisation secrète en lutte contre la restauration monarchique,
Auguste Blanqui est mêlé à toutes les conspirations républicaines
de son époque. Dès lors se succédèrent pour lui complots, coups
de force manqués et emprisonnements. Il fut aussi membre de la
société des amis du peuple. En 1879, il est élu député de
Bordeaux mais son élection est invalidée. Un an après, il fonde le
journal « ni Dieu ni maître ».

Ah quelle belle idée que celle de l’anarchisme ! A-t-elle disparue ? Peut-être pas…



Je ne résiste pas au plaisir de débuter l’année en revoyant cette courte vidéo revigorante.
Allez portez vous bien, le meilleur « rince-cochon » après vos excès c’est le maquereau au vin blanc. Portez vous bien et à demain peut-être.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun. »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’Internationale ouvrière et  du velouté de potimarron réunis,
bonjour !


Oui,
nous sommes le 4 octobre mais, je n’y suis pour rien. Le treizième
jour de vendémiaire était généralement le jour du potiron pour
nos amis républicains et le hasard a voulu que ma fiancée nous
cuisine une soupe de potimarron. Je dis velouté, ça fait plus chic.
C’était donnant donnant, hier soir c’est moi qui cuisinait: Filet
mignon aux girolles et poudre d’amande…

Le 4
octobre 1816 est aussi le jour qui va voir la naissance de Eugène
POTTIER
, poète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que
vous voudrez. sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun."">

Eugène
Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui
oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés
chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très
populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul
doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu
naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises
ou l’Internationale.

Membre
de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de
Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la commune dont il
sera élu pour le 2ème arrondissement.

Il
parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux Etats
Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après
l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses
poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique
par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale.
Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa
coloration libertaire.

« Il n’est pas de
sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,
Décrétons le salut commun. »

sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun."">
C
omme
quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses
semblables. Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début
des années 1900 et qui portaient le nom de
Gais
pipeaux
,
Lice
chansonnière
,
Les
bergers de Syracuse
,
ou la
Muse
rouge
ont
généré de nombreux « chefs- d’oeuvres » c’est ainsi
que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux
« p’tit Quinquin ».

Ici une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier.

Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie.

Tiens, j’aperçois un Clynelish qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis de l’illusion et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Je connais votre passion pour les jeux de l’esprits, en voici un fort amusant. Mais, passons à notre portrait du jour.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’illusion et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Je connais votre passion pour les jeux de l’esprits, en voici un fort amusant. Mais, passons à notre portrait du jour.

Après avoir évoqué mercredi les rapports de Barbara avec la ville de Nantes, voici quelques mots sur un célèbre Communard qui a longtemps fréquenté Nantes.

Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay (Haute Loire).
Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain.
Très tôt révolté, il prend part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes (où il est renvoyé du lycée). En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’Etat en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père (qui ne partage pas ses idées) le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. (à droite: son portrait réalisé par Nadar)

Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit. Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire » (dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé), « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune.
Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge » (appel à l’insurrection), c’est tout naturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante »puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y s’expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édité sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Et oui, illusion, tout est illusion, enfin, presque…Prenez ce blog par exemple: Le voici à présent ancré dans la réalité quotidienne d’un nombre impressionnant de lecteurs (j’exagère). Réalité virtuelle pourrait-on dire car, un orage, un tremblement de terre, un court circuit chez l’hébergeur, un jaloux, un doigt qui ripe sur la touche « supprimer ce blog » et tout disparaît. Etre ou ne pas être, telle est bien la question. Et les billes dans la vidéo est-ce qu’elles montent réellement ? Et vous amis visiteurs, serez vous au rendez vous du lendemain . En attendant, portez vous bien.

Bonjour, je pourrais vous parler de l’armistice mais, cela ne m’inspire guère. J’ai donc choisi de vous entretenir d’une Brestoise comme je les aime.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour, je pourrais vous parler de l’armistice mais, cela ne m’inspire guère. J’ai donc choisi de vous entretenir d’une Brestoise comme je les aime.

Le 8 mai 1921, mort de Nathalie LEMEL à l’hospice d’Ivry, elle était née à Brest où ses parents, les époux Duval, tenaient un bistro..
Révolutionnaire, internationaliste, communarde et féministe; voilà ce que l’on pourrait écrire sur sa carte de visite. Étonnante histoire que celle de ce petit bout de femme, elle mesurait moins de un mètre cinquante, qui fut une des meneuses de la Commune de Paris. (elle a pas l’air commode, la bougresse…)
Elle est née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un atelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du coeur de l’époque, on appelait cela:coopérative alimentaire. Pendant la Commune de Paris, des centaines de repas seront ainsi servis aux plus démunis.
En compagnie d’Élisabeth DMITRIEFF, une russe noble devenue socialiste, elle organise « L’union des femmes pour la Défense de Paris et les soins aux blessés ». On la retrouve également, un drapeau rouge à la main, sur la barricade de la place Pigalle qu’elle a elle-même érigée, exhortant les gardes nationaux à plus de courage.
Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe!), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos.
Graciée en 1879, elle revient à Paris et trouve un travail à « L’intransigeant ». Devenue aveugle, elle mourra dans la misère. Brest, Quimper et Paris ont rendu hommage à cette combattante en donnant son nom à une rue, mais je doute que quelques passants se souviennent de Nathalie Lemel née Duval.

Eugène Kerbaul lui a consacré une étude sous le titre « Une Bretonne, révolutionnaire et féministe » aux éditions Le temps des cerises. La chanson qui illustre ce billet s’intitule « la semaine sanglante » et nous la devons à J.B. Clément.

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Et puis, souvenons nous que c’est un 8 mai en 1999 que disparaissait une figure des plus pittoresques du pavé parisien et qui se définissait lui même comme: Anarcho-ploum-ploum-tralala…

C‘est en effet un 8 mai en 1999 que décède Aguigui MOUNA, de son vrai nom André Dupont.

Cavanna disait de lui : « Mouna c’est une manif à lui tout seul. C’est l’indignation. Sa philosophie ? Un amour universel, boulimique. »  Mouna hantait depuis plus de 40 ans

Sa philosophie est un mélange d’antimilitarisme, d’anarchisme et d’écologisme. Il a mené campagne contre le travail des enfants dans le tiers monde et pour l’aide aux réfugiés du Chili, et il a été l’un des premiers à s’opposer au programme nucléaire de la France.

Il fut nommé chevalier des arts et des lettres par le ministre de la culture Jack Lang qui médaillait beaucoup, il faut bien le reconnaître.

Pour certains, son prédécesseur se nommait Diogène, tandis que pour d’autres il s’appelait Ferdinand Lop, qui proposait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer afin que les étudiants puissent se baigner plus souvent. Pour beaucoup, Mouna était tout simplement un apôtre de la bonne humeur.

Quelques unes des citations qu’il aimait à faire:

  • C’est en parlant haut qu’on devient haut-parleur.

  • Du gazon, pas de béton, des moutons, pas de canons.

  • Aimez-vous les uns sur les autres.

  • La grossesse à 6 mois ! La retraite à 15 ans !

  • On vit peu mais on meurt longtemps. 

  • Riez et vous serez sauvé.

  • Aguigui, le cri de la vie !

  • Les valeurs morales ne sont pas cotées en bourse.

  • Mieux vaut être actif aujourd’hui que radioactif demain.

Allez, puisse cela vous apporter le sourire, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 6 avril 1871, lors de la Commune de Paris, un bataillon de la Garde Nationale dépose devant la statue de Voltaire deux guillotines qui sont brulées devant une foule en liesse, aux cris de: « A bas la peine de mort »!

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 6 avril 1871, lors de la Commune de Paris, un bataillon de la Garde Nationale dépose devant la statue de Voltaire deux guillotines qui sont brulées devant une foule en liesse, aux cris de: « A bas la peine de mort »!

Il faudra attendre un siècle, le mois d’octobre 1981 pour que celle-ci soit définitivement abolie en France. Regrettons que la « grande démocratie » Etatsunienne n’est pas encore franchit le pas et que les couloirs de la mort soient encore trop peuplés.

Bon, c’est pas que ça s’arrose mais, après les abolitionnistes, j’ai trouvé une « réclame » qui va pas faire plaisir aux prohibitionnistes.

C‘est pas réjouissant ça? Une époque où les assistantes maternelles s’appelaient encore des nounous…

Yeched mat !

Et maintenant, un peu de sérieux au fond de la classe.

Je ne résiste pas au « plaisir » de vous communiquer les résultats de cette enquète de l’insee. en titre, une maxime attribuée à Chamfort (maximes et pensées, 1795).

Les pauvres sont toujours aussi pauvres, et les très riches sont de plus en plus riches et nombreux. Dans sa dernière enquête sur Les revenus et le patrimoine des ménages, l’Insee constate que « les inégalités en France s’accroissent par le très haut » : quand le niveau de vie de la grande majorité de la population stagne, celui des plus riches s’est accru de façon spectaculaire entre 2004 et 2007.

Pour cette enquête, l’Insee s’est particulièrement intéressée à deux catégories de population en France : les personnes pauvres, et les très hauts revenus. Analyse des tendances :

Une explosion du nombre de personnes riches

Pour ces derniers, les années 2004 à 2007 ont été fastes. Les « très hauts revenus », ce sont les personnes se situant parmi les 1% les plus riches. Difficile toutefois de tirer des généralités. Car même dans cette tranche, où l’on gagne plus de 84 500 euros annuels, « l’hétérogénéité reste forte », explique l’Insee. Ainsi, parmi les « plus aisés » de ces très riches, 0,01% de la population (soit 5 800 personnes), le revenu s’étend entre 688 000 et 13 millions d’euros par an.

Mais la vue d’ensemble est claire : entre 2004 et 2007, le nombre de personnes dont le niveau de vie dépasse les 100 000 euros annuels a augmenté de 28%, et a gonflé de 70% pour ceux dépassant les 500 000 euros… « une explosion du nombre de personnes riches », constate l’Insee.

… qui s’enrichissent plus vite que les autres

C‘est l’autre enseignement de l’enquête : cet enrichissement est dû en bonne partie au patrimoine à disposition, mais aussi à l’augmentation des revenus d’activité. Alors que la hausse de ces revenus d’activité a été de 9% en trois ans pour 90% de la population – un rythme un peu plus soutenu que l’inflation – elle a atteint près de 30% chez les très aisés, près de 40% chez les plus aisés. En résumé : plus on est riche, plus on a de chances de s’enrichir. Cette augmentation soutenue, sans commune mesure avec les autres tranches de la population, fait dire à l’Insee que « les inégalités augmentent par le très haut ».

Plus de 8 millions de pauvres

A l’autre bout de l’échelle, la pauvreté reste bien ancrée en France. L’Insee remarque qu’elle stagne depuis le début des années 2000, après une longue période de réduction. A la date de 2007, le taux de pauvreté a même légèrement augmenté : il était de 13,4% – dépassant pour la première fois la barre des 8 millions de personnes pauvres – contre 13,1% en 2005.

Les immigrés, 3 fois plus pauvres que les autres

Et, pour la première fois, l’Insee a enquêté sur la pauvreté particulière aux immigrés en France. Pour constater que là encore les inégalités sont très fortes. Plus du tiers d’entre eux sont en situation de pauvreté. Le niveau de vie moyen des ménages immigrés est inférieur d’un tiers à celui des ménages non immigrés.

Et bien voila, c’est un peu copieux, roboratif peut-être, mais les infos c’est comme la bière…C’est nourissant ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). En vidéo, « la semaine sanglante » chantée par Marc Ogeret et que l’on doit aussi à JB Clément. Semaine durant laquelle la répression s’abattit sur les « insurgés » de la Commune (1871) et se termina au mur des fédérés… Communard, il le fut, et auteur de la célèbre chanson « Le Temps des Cerises ». Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise (il se trouve que la filleule de ma fiancée se prénomme Louise et habite…Rezé. Etonnant non !) ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris. Ici, une magnifique photographie que l’on doit à NADAR.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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En 1971, alors que mes pérégrinations professionnelles m’avaient conduit du coté de Rezé (44), nous avions organisé une semaine d’animation pour marquer le centenaire de « La Commune ». Ce fut un grand succès autant qu’il m’en souvienne. Il faut dire que sur le bassin industriel Nantais régnait encore à cette époque là une tradition anarcho syndicaliste très sensible.Il faut se rappeler par ailleurs, qu’en 1870, les « Communards » Nantais avaient précédé ceux de Paris de quelques mois. C’est ainsi que nous avons fait découvrir à beaucoup que « le temps des cerises » n’était pas une bluette pour noces et banquets mais un vrai chant révolutionnaire… L’homme du jour en est l’auteur: J.B. CLEMENT.

Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). En vidéo, « la semaine sanglante » chantée par Marc Ogeret et que l’on doit aussi à JB Clément. Semaine durant laquelle la répression s’abattit sur les « insurgés » de la Commune (1871) et se termina au mur des fédérés…
Communard, il le fut, et auteur de la célèbre chanson « 
Le Temps des Cerises
« . Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.
Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise (il se trouve que la filleule de ma fiancée se prénomme Louise et habite…Rezé. Etonnant non !) ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris. Ici, une magnifique photographie que l’on doit à NADAR.

En 1885, il fonde le cercle d’études socialiste, l’Étincelle de Charleville et la Fédération socialiste des Ardennes. Il est initié comme franc-maçon en 1898 à la Loge « Les Rénovateurs » à Clichy, près de Paris.

Lorsqu’il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 26 février 1903, entre quatre et cinq mille personnes assistèrent à la cérémonie. Ce fut certes un grand parolier mais pas un grand visionnaire… Un siècle et demi plus tard, les pauvres ne me semble pas sur le point de prendre leur revanche et le manche tient encore la cognée…

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Allez, il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer (un kilo de cerises à qui me retrouve la citation exacte) on finira bien par les avoir. En attendant ce jour, comme ce vieux général dans le désert attendait l’ennemi (mais il ne viendra pas) portez vous bien et à demain peut-être.

MURMURE POUR UN MUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Ainsi donc, LEVI-STRAUSS nous a quitté et les jeunes du 93 continue de penser qu’il vendait des jeans dans le sentier. Pour ma part, je lui doit d’avoir appris très jeune que « les Araras ne sont pas des Bororos« . Ethnologue, écolo avant l’heure, c’était surtout un grand humaniste. Lisez ou relisez « tristes tropiques » vous ne regarderez plus le monde tout à fait comme avant. Claude Levi-Strauss nous a fait découvrir qu’il n’y avait pas de hiérarchie dans les cultures et que celle-ci valait celle-là. Chacune, à sa manière participant de l’enrichissement de l’humanité. A force de regarder l’autre à l’aune de notre nombril (ethnocentrisme) on finit par ne plus rien voir et on se prend les pieds dans le tapis de l’identité nationale.

Si j’ai titré aujourd’hui: Murmure pour un mur, c’est parceque, à l’heure où tous les médias se sont mis à l’unisson pour célébrer la chute de celui de Berlin, je n’entend qu’un chuchotement inaudible pour réclamer la destruction de celui qui emprisonne les Palestiniens.

Lorsque j’étais enfant, à Douarnenez, le fond de la ria du Port Rhu était notre terrain de jeu. Il y avait là près du cimetière des bateaux, un vieux thonier qui portait le nom de « Eugène POTTIER« . Je ne savais pas encore ce que nous lui devions à ce grand monsieur et entre-autres, les paroles de l’Internationale. Révolutionnaire, il participe à la commune de Paris en 1871 et d’ailleurs, en fera le thème de magnifiques chansons. Marc OGERET en a fait un disque tout à fait sublime. On célèbre aujourd’hui l’anniversaire de sa disparition. Condamné à mort par contumace, il choisit l’exil et s’en va aux Etats Unis. Humaniste et Franc-maçon il nous lègue un héritage qui mériterait d’être largement diffusé. Le refrain d’une de ses chansons me revient en mémoire et, pourrait s’appliquer à la situation actuelle: « Tout ça n’empèche pas Nicolas, qu’la commune n’est pas morte ».

Tiens, en voila une autre qui s’apprète à subir les foudres de Nicolas 1er. Elle a oublié, notre vénus Hottentote de l’UMP, que ce parti comme ses prédécesseurs, RPR,UDR,MRP, ne produisait que des godillots et que la règle c’était, le petit doigt sur la couture du pantalon. RAMA YADE risque donc de faire les frais de cette discipline de parti qui ne pardonne pas, même si, comme c’est le cas ici, on est très populaire. Et si on la virait pour la remplacer par le gros David DOUILLET à la jeunesse et aux sports. Avouez qu’on y perdrait au change tout de même. Question du jour: Avant ou après les régionales ?

Voila pour aujourd’hui, j’ai un rendez vous que je ne veux pas manquer. Il y a dans une coin de forêt dont je dois taire le nom, une panièrée de trompettes de la mort qui attend et/ou qui attendent( l’un et l’autre se dit et/ou, l’un et l’autre se disent) ma visite. Allez, portez vous bien et, à demain…Peut-être.