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LE TEMPS DES CERISES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de la mémoire retrouvée et du pain perdu réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 04 mars 2012, 14è jour de ventôse dédié au Vélar, encore nommée la fausse giroflée.

Le 18 mars prochain, le Front de gauche appelle à une grande manifestation, joliment intitulée, la prise de la Bastille. Occasion de commémorer l’événement déclencheur de la Commune de Paris :

Le 18 mars 1871 après que Paris ait subi un long et pénible siège de la part de la Prusse de Bismarck, le gouvernement de Thiers décide de capituler et d’enlever les canons de la butte Montmartre afin d’éviter toute insurrection de la part des parisiens; ceux-ci voient en effet la capitulation comme une catastrophe. Cependant la troupe envoyée à Montmartre pour enlever les canons fraternise avec la population. Peuple et soldats se retrouvent unis face à l’abus. Cet événement déclenche l’insurrection parisienne, des généraux sont fusillés, le gouvernement se replie à Versailles. C’est le début de la Commune de Paris. Mouvement de panique:le gouvernement, la police, l’armée, les classes riches, la pègre, abandonnent Paris pour se réfugier à Versailles. Paris est aux mains des travailleurs…Cet épisode de notre histoire se terminera dans le sang au cours de « la semaine sanglante » du 21 au 28 mai : incendie de Paris, exécutions en masse (le gouvernement avouera 17 000 exécutions, les rescapés parleront de 100 000).

Est-ce que les jeunes qui défileront ce 18 mars 2012 auront en tête que les massacreurs d’alors, Thiers, « le sinistre vieillard », Trochu, « ce crétin militaire », Favre le faussaire, Vinoy le coupe-jarret bonapartiste,Galliffet, « les loups, les cochons et les chiens de la vieille société » sont toujours là, sous d’autres noms. (les citations entre guillemets sont de Karl Marx). Aujourd’hui, les banksters ont mis les nations au pain sec et à l’eau ; ils se dissimulent derrière des noms qui sentent bon les dorures de Bilderberg, les salons de Davos, la soupe du diner du siècle, les comptoirs de Goldman-sachs ; mais qu’on ne s’y trompe pas, ce sont les mêmes. Pouvons nous espérer demain chanter encore « le temps des cerises », pouvons imaginer un instant que « tout ça n’empêche pas Nicolas que la commune n’est pas morte »…

Allez, c’est pas interdit de rêver, portez vous bien et à demain peut-être.

LA COMMUNE N’EST PAS MORTE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la phylogénétique et du pâté en croûte réunis, bonjour !
Nous sommes le 25 janvier, 6è jour de pluviôse dédié au laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin…

Allez tiens, portrait d’un communard.

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray, né le 24 novembre 1838 à Toulouse et mort le 25 janvier 1901 à Paris, est un animateur littéraire, journaliste républicain socialiste indépendant et conférencier littéraire français.
Il est surtout réputé pour l’enquête qu’il a menée sur l’histoire de la Commune de 1871,  édité en 1876, et immédiatement interdit en France, événement auquel il a participé. On dira de lui qu’il fut le dernier combattant de la Commune. Il recueille ainsi des témoignages auprès de tous les survivants en exil, à Londres, en Suisse. C’est Eléanor MARX, la fille cadette de Karl, éprise de lui lors de son exil à Londres, de 1871 à 1880, qui va ainsi traduire l’histoire de la Commune en anglais.
Socialiste, républicain ; un « en-dehors » qui ne s’engagera ni pour l’Internationale, ni pour aucun autre parti, bien que ses sympathies aillent des Blanquistes anticléricaux, aux anarchistes.
Il est né en 1838, dans une famille basque. Après un voyage en Amérique, il s’installe à Paris en 1860, fondant une sorte d’Université Populaire. Il s’engage contre l’Empire et publie, en 1868, à Auch, le journal « l’Avenir ». Engagement qui lui vaudra de nombreuses condamnations.
A la chute de l’Empire, il est nommé par Gambetta, commissaire de la guerre, à Toulouse. Le 18 mars 1871, il participe à la Commune de Paris, et combat sur les barricades lors de la « semaine sanglante ». Il écrira « Huit journées de mai derrière les barricades », publié fin 1871 à Bruxelles où il trouve refuge, avant de s’exiler en Angleterre. Ce livre au titre prémonitoire a été réédité en 1968.
A l’amnistie de 1880, il rentre à Paris où il continue son combat en créant le journal « La bataille ». Un combat ponctué de condamnations et de duels. Il  sera également « Candidat aux élections législatives de 1885 et 1893 et à plusieurs élections partielles, non pour obtenir un siège, mais pour exprimer ses idées » ; ça vous rappelle quelqu’un ?

1901, suite à une laryngite, le « mousquetaire de la Sociale » meurt à l’âge de 63 ans et sera incinéré au Père-Lachaise  en présence de deux mille personnes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.
 

TROCHU, THIERS, FERRY ET LES AUTRES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du viandox réunis, bonjour !
Nous sommes le 22 janvier, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des vaisseaux sanguins.
On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie).
Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais.

Très franchement, l’actualité n’est guère folichonne : encore des morts en Afghanistan, mais qu’est-ce que l’on fait encore là-bas ?
Les cow-boys du FBI ont lancé un raid contre le site Megaupload et bien sûr, le petit monde d’internet est en émoi. De toute évidence, qu’ils soient du nouveau ou de l’ancien monde, les ceusses qui nous gouvernent veulent absolument réguler le Net. Les atteintes aux droits d’auteur ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). La foule rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville est clairsemée. Mais, vers 15 heures, des Gardes nationaux arrivent sur la place. Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par le Bouëdec dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre chateau de Trévarez) installés dans l’hotel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. C’est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens. On relève 5 morts et quelques dizaines de blessés chez les manifestants. Le soir, la manifestation a échoué. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU.ici caricaturé par Faustin Betbeder en compagnie de Napoléon III. Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA COMPLAINTE DE LA BUTTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la géologie et du rougaï saucisse réunis, bonjour!

Nous sommes le 10 janvier, 21è jour de nivôse dédié à la pierre à plâtre, autrement dit le Gypse. On l’a extrait pendant fort longtemps des fameuses carrières de Montmartre, dont le gypse fut exploité depuis l’époque gallo-romaine et transformé par les nombreux fours à chaux de la butte Montmartre. Ils ont longtemps servi à confectionner le plâtre le plus fin et le plus réputé, tant pour la construction que pour les moulages : le « plâtre de Paris » ou « blanc parisien ».

À la fin du XIXe siècle, les carrières s’étendaient sur plus de 300 km de galeries. Le plâtre fut utilisé à grande échelle dans la capitale, d’où le dicton montmartrois : « Il y a bien plus de Montmartre dans Paris que de Paris dans Montmartre ! » Hélas, lors de la Commune de Paris, les carrières de Montmartre furent transformées en lieu d’exécution et en fosses communes. D’ailleurs, lors de votre prochaine visite, cheminez donc jusqu’au bout de la rue Ronsard, vous y trouverez le square Louise Michel ; c’était l’entrée des carrières. C’est au gypse que l’on doit ces merveilleuses concrétions sédimentaires que sont les roses des sables. Et puisque l’on parle de Montmartre, prenez deux minutes pour écouter « la complainte… »

 

Et voila, maintenant vous l’avez dans la tête pour toute la journée… Vous remarquerez que je fais court car les travaux des champs mobilisent mon temps libre. Chez vous, je ne sais pas, mais à Keramoal la nature est en avance de plusieurs semaines: Tout bougeonne, les narcisses pointent déjà le bout de leur queue et mes hortensias sont repartis pour un tour… Le réchauffement madame Michu!

En attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être

LA COMMUNE N’EST PAS MORTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la mémoire en chantant et du cassoulet réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 11 octobre, 20è jour de vendémiaire dédié au pressoir et c’est parti pour le deuxième tour des primaires citoyennes.

Les soirées risquant d’être quelque peu ennuyeuses, je vous conseille un livre que viennent de re-publier les éditions La découverte. Il s’agit des fameux Mes cahiers rouges que Maxime Vuillaume, cofondateur du Père Duchesne, écrivit au début du XXè siècle et qui représentent ses mémoires de communard. Une bonne occasion pour rappeler au petit Nicolas que la Commune n’est pas morte…

A l’heure où l’on s’interroge sur la meilleure façon de mettre à mal ce système qui étrangle les peuples un peu plus chaque jour, il est salutaire de se replonger dans de saines lectures. Ici restitués pour la première fois dans leur intégralité, Mes Cahiers rouges – parus entre 1908 et 1914 dans les célèbres Cahiers de la Quinzaine de Charles Péguy – constituent un classique de la littérature communarde. Durant l’Année terrible, leur auteur, Maxime Vuillaume (1844-1925), fut constamment aux premières loges, tantôt comme spectateur, le plus souvent comme protagoniste. Engagé volontaire dans la Garde nationale, il participe aux journées insurrectionnelles des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871. À compter du mois de mars, c’est par la plume qu’il poursuit son combat, en fondant l’un des journaux les plus lus – et certainement le plus populaire – de la révolution communaliste : Le Père Duchêne. Au cours de la Semaine sanglante, enfin, il n’hésite pas à prendre les armes pour résister à l’assaillant versaillais.
Rédigés dans un style franc et direct, Mes Cahiers rouges ressuscitent tout un pan de l’histoire de France, trop souvent négligé : l’opposition tumultueuse au Second Empire décadent, le siège de Paris, cette fraternelle utopie que fut la Commune de 1871, avec ses joies, son allégresse, ses déboires et ses désillusions. Des pages plus sombres également : la brutalité et la férocité de la répression, la proscription et son lot de souffrances, le retour des exilés et la nostalgie d’un espoir assassiné.
Aux antipodes de la solennité et du ton compassé qui caractérisent les traditionnels Mémoires, l’écriture incisive et alerte de Vuillaume conduit le lecteur à travers la ville révoltée, le fait sursauter quand claque un coup de feu, l’emplit d’effroi lorsqu’un communard est exécuté. Un livre vivant. Bien vivant. À (re)découvrir avec délectation. Pour mémoire, 900 morts du côté des versaillais, vainqueurs et 20 000 fusillés et 20 000 déportés du côté des vaincus… La chanson d‘Eugène Pottier est interprétée par Germaine Montero.

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Le 19 mars 1820, naissance de Charles Ferdinand GAMBON à Bourges.Avocat (à 19 ans) puis magistrat, d’abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste.Elu du peuple après la révolution de 1848, il est arrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en mer, puis en Corse, jusqu’en 1859; (Jean-Yves Mollier lui a consacré un livre « Dans les bagnes de Napoléon III, mémoires de Ferdinand Gambon» aux Presses Universitaires de France en 1983). Par la suite, ne reconnaissant pas l’Empire, il refuse d’acquitter l’impôt. Il adhère à l’Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d’aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires (il sera même élu député en 1882!). Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l’auteur, dans « Le cri du peuple », du célèbre slogan pacifiste « Guerre à la guerre ». Il meurt le 16 septembre 1887.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson républicaine et du baekeoff réunis, bonjour !

Nous voici le 19 mars, 29è jour de ventôse dédié au frène.


Point de vue (minoritaire je le crains).

 Bon et bien voilà, les dés sont jetés, la messe est dite, ce sera LA GUERRE

Le Conseil de sécurité de l’ONU, ce « machin » comme disait De Gaulle, a donné son feu vert pour que des frappes soient possibles sur la Lybie.

D’ores et déjà le porte-avions TOTAL est prêt, il sera accompagné du porte-hélicoptères BRITISH-PETROLEUM escorté par le sous marin EXXON.

C’est que ce fieffé coquin de Kadhafi se permet de tirer sur ses concitoyens avec des armes achetées à la France et au surplus, il s’apprêtait à vendre son pétrole à la Chine. Avouez que ça manque d’élégance.

Chez les voisins du Bahrein, cela n’a pas trainé. Ainsi que je le supputais il y a quelques jours dans un de mes billets, l’ami d’Arabie Saoudite et des USA réunis est intervenu immédiatement pour mettre fin à cette révolution de va-nu-pieds. De toute évidence, cette violence là n’a pas heurté la sensibilité de nos valeureux diplomates de l’ONU.

Mister Obama-yes-we-can l’a dit: « Les actions militaires contre les civils doivent cesser immédiatement. Notre cause est juste ». Croyez vous qu’il s’adressait à la junte Birmane, à Gbagbo, aux Chinois, à la Corée du Nord, à la Biélorussie, tous ces grands démocrates, défenseurs des droits de l’homme ?

Et de son côté mister Juppé-droit-dans-ses-bottes de rajouter: « tout est prêt », ce qui en langage diplomatique signifie, tout est prêt depuis longtemps.

Une fois de plus on nous prend pour des thons et les grands communicateurs vont maintenant nous expliquer le pourquoi du comment.

 En d’autres termes, le vieil adage de Vegetius « Si vis pacem para bellum » est toujours d’actualité. Est-il utile de préciser que je n’ai aucune sympathie pour ce régime et que sa disparition me remplirait de joie.

Tout à fait autre chose (quoique).

 

Puisque nous sommes en pleine commémoration de la naissance de la Commune de Paris, je souhaitais épingler cet infatigable combattant à notre galerie de portraits. Il est certes moins célèbre que Louise Michel et d’autres protagonistes de cette époque mouvementée mais il a dédié sa vie entière à une certaine idée de la République. Les « Cénobites » se devaient de lui rendre hommage.

Le 19 mars 1820, naissance de Charles Ferdinand GAMBON à Bourges.
Avocat (à 19 ans) puis magistrat, d’abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste.
Elu du peuple après la révolution de 1848, il est arrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en mer, puis en Corse, jusqu’en 1859; (Jean-Yves Mollier lui a consacré un livre « Dans les bagnes de Napoléon III, mémoires de Ferdinand Gambon» aux Presses Universitaires de France en 1983). Par la suite, ne reconnaissant pas l’Empire, il refuse d’acquitter l’impôt. Il adhère à l’Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d’aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires (il sera même élu député en 1882!). Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l’auteur, dans « Le cri du peuple », du célèbre slogan pacifiste « 
Guerre à la guerre« . Il meurt le 16 septembre 1887.

J‘ai retrouvé un texte de Eugène Pottier, auteur de chants magnifiques sur la Commune et de « l’Internationale », écrit en 1883 et dédié à Ferdinand Gambon, il s’intitule Abondance, en voici quelques lignes:

Toute une mer d’épis ondule et les sillons
Portent à la famine un défi ; l’été brille,
De chauds aromes d’ambre emplissent les rayons ;
Les blés mûrs, pleins et lourds, attendent la faucille…
Du sein de la nourrice, il coule en ce beau jour
Une inondation d’existence et d’amour.
Tout est fécondité, tout pullule et foisonne !
Mais, rentrant au faubourg, mon pied heurte en chemin
Un enfant et sa mère en haillons ! – morts de faim !
Qu’en dites-vous, blés mûrs, et qui donc vous moissonne ?

 

Voilà pour aujourd’hui, je vous remercie d’avoir fait le détour par « les cénobites tranquilles » dont vous venez de parcourir le 558è billet. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

Amis de l’utopie rafraîchissante et du lapin au cidre réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’utopie rafraîchissante et du lapin au cidre réunis, bonjour !

Il y a 140 ans, Le 18 mars 1871, débutait la Commune de Paris.
Alors que Paris est encerclé par l’armée prussienne, Thiers, chef du gouvernement de défense nationale, donne ordre à l’armée d’aller récupérer les canons en position sur les hauteurs de Montmartre. Mais la population, qui s’oppose à cette mesure, entoure la troupe. Le général Lecomte commande le feu, mais les soldats mettent crosse en l’air. Lecomte est arrêté ainsi que le général Thomas (un autre fusilleur!). Ils sont passés par les armes par une foule en colère. C’est le début de la révolution. Des groupes d’insurgés se répandent dans la ville. Les autorités, apeurées, se replient en catastrophe sur Versailles. Les révolutionnaires se concertent. Les Blanquiste proposent une marche sur Versailles pour se débarrasser du gouvernement, mais malheureusement leur avis n’est pas suivi. Blanqui a été arrêté la veille et expédié en Bretagne, emprisonné au château du taureau en baie de Morlaix. La Commune de Paris est en train de naître ; elle ne sera proclamée que le 28 mars. Elle s’achèvera fin mai par la semaine sanglante où les derniers combats eurent lieu au cimetière du Père-Lachaise. Des milliers de fédérés furent fusillés par les troupes versaillaises, on évoque le chiffre de 10 000 à 30 000. Cinq mille personnes furent condamnées à la déportation, la plupart vers la Nouvelle Calédonie.(à gauche, le mur des fédérés)

Quand vous ferez votre promenade romantique au pied de la basilique de Montmartre, souvenez vous qu’elle a été construite et financée par l’église et l’Etat pour « expier les crimes des fédérés »…

Souvenez vous de Louise Michel, de Jules Vallès, d’Eugène Varlin, de Gustave Courbet, de Blanqui, de Delescluze, de Maxime Vuillaume créateur du « Père Duchène », de Clément et son « temps des cerises » et de tant d’autres.

Souvenez vous que pendant ces quelques semaines, on imagina la séparation des églises et de l’Etat, la diminution du temps de travail, l’égalité homme-femme, la liberté de la presse, l’interdiction du travail de nuit, la journée de dix heures, le mariage libre par consentement mutuel, la fin de l’enseignement confessionnel… Demain je vous parlerai d’un autre communard injustement oublié et qui mériterait, sinon ceinture dorée du moins bonne renommée.

Allez, comme le dit la chanson d’Eugène Pottier: Tout ça n’empêche pas Nicolas que la Commune n’est pas morte. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

Amis de la butte Montmartre et de la chakchouka réunies, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la butte Montmartre et de la chakchouka réunies, bonjour !

Nous
sommes le mercredi 23 février 2011 correspondant au 5è jour de
ventôse qui était généralement dédié au bouc.

Je voudrais
dédié ce billet à un auteur et militant dont la plupart des
oeuvres ont été oubliées à l’exception de quelques chansons
emblématiques comme « le temps des cerises » ou « la
semaine sanglante ». J’ai déjà eu l’occasion d’ évoquer
ici Jeanbaptiste Clément*, ce révolutionnaire , anarchiste, syndicaliste et Franc-maçon mais, l’art de la
pédagogie c’est la répétition, n’est-il pas ? Tiens, laissons à
Mouloudji le soin de nous embarquer vers les hauteurs de la butte, ça craque un petit peu mais c’est là tout le charme:

*oui, le prénom s’écrit sans trait d’union…


Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne).
Communard et auteur de la célèbre chanson « Le Temps des Cerises ».
Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades.

Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.
Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris.

« Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur

Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux, du soleil au coeur!

Quand nous chanterons le temps des cerises

Sifflera bien mieux le merle moqueur! (…)
« 

Dans quelques années, un poète arabe, dédiera à une jeune infirmière du croissant rouge, une complainte intitulée « le temps du Jasmin », souvenir de ces journées qui firent basculer les régimes de Ben Ali, de Moubarak, de Kadhafi, de…
En attendant ce jour, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !


C’EST R’PARTI POUR UN AN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des utopies souriantes et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !


A tout
seigneur, tout honneur, débutons l’année en ayant une pensée pour
Louis Auguste Blanqui dit « l’enfermé » à cause
des nombreuses années de sa vie passées en prison (près de 37
ans). Il était né en 1805 dans les Alpes-Maritimes et mourut à
Paris en 1881, un 1er janvier. Toute sa vie fut consacrée à
l’émancipation de l’homme, et de la femme, contre toutes les
discriminations, pour le suffrage universel (un homme-une voix)
contre le travail des enfants… On dit que ses obsèques furent
suivies par cent mille personnes qui écoutèrent Louise Michel lui
rendre un dernier hommage. Il est enterré au Père-Lachaise.

Début
mars 1871
, il est arrêté une fois encore et emmené à Morlaix. Là
il sera enfermé au château du taureau. C’est le début de la
Commune de Paris et plus tard, Karl Marx dira de lui que ce fut le
chef qui manquât à cette insurrection. Thiers refusa toujours de
céder à la demande des communards d’échanger tous les otages
détenus par la Commune contre le seul Blanqui. Il déclara que
rendre Blanqui à Paris équivalait à le renforcer d’un corps
d’armée.  Pourtant Blanqui n’était pas marxiste, loin s’en faut, il
ne croit pas au rôle prépondérant de la classe ouvrière ni au
mouvement des masses. Pour les blanquistes, le renversement de
l’ordre bourgeois et la révolution sont des fins qui se suffisent à
elles-mêmes, du moins dans un premier temps. A la fin de sa vie il
développa des thèses plus métaphysiques, notamment dans son
ouvrage
l’éternité par
les astres
en 1872.
Carbonaro
depuis 1824, au sein de cette
organisation secrète en lutte contre la restauration monarchique,
Auguste Blanqui est mêlé à toutes les conspirations républicaines
de son époque. Dès lors se succédèrent pour lui complots, coups
de force manqués et emprisonnements. Il fut aussi membre de la
société des amis du peuple. En 1879, il est élu député de
Bordeaux mais son élection est invalidée. Un an après, il fonde le
journal « ni Dieu ni maître ».

Ah quelle belle idée que celle de l’anarchisme ! A-t-elle disparue ? Peut-être pas…



Je ne résiste pas au plaisir de débuter l’année en revoyant cette courte vidéo revigorante.
Allez portez vous bien, le meilleur « rince-cochon » après vos excès c’est le maquereau au vin blanc. Portez vous bien et à demain peut-être.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun. »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’Internationale ouvrière et  du velouté de potimarron réunis,
bonjour !


Oui,
nous sommes le 4 octobre mais, je n’y suis pour rien. Le treizième
jour de vendémiaire était généralement le jour du potiron pour
nos amis républicains et le hasard a voulu que ma fiancée nous
cuisine une soupe de potimarron. Je dis velouté, ça fait plus chic.
C’était donnant donnant, hier soir c’est moi qui cuisinait: Filet
mignon aux girolles et poudre d’amande…

Le 4
octobre 1816 est aussi le jour qui va voir la naissance de Eugène
POTTIER
, poète , Franc-maçon et révolutionnaire; dans l’ordre que
vous voudrez. sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun."">

Eugène
Pottier était ce que l’on appelle un goguettier, terme aujourd’hui
oublié qui désignait les membres des goguettes ces sociétés
chantantes d’où sont  issues de nombreuses chansons très
populaires. La plus célèbre de toutes les goguettes est sans nul
doute La lice chansonnière goguette parisienne qui a vu
naître j’irai revoir ma Normandie, Le temps des cerises
ou l’Internationale.

Membre
de la garde nationale, il prend part aux combats durant le siège de
Paris de 1870 puis s’engage activement auprès de la commune dont il
sera élu pour le 2ème arrondissement.

Il
parviendra à s’enfuir en Angleterre puis ira s’installer aux Etats
Unis d’où il organisera la solidarité pour les communards. Après
l’amnistie de 1880, il rentre en France et continue de publier ses
poèmes mais c’est bien sûr l’Internationale mis en musique
par Pierre de Geyter en 88 qui lui vaudra une renommée mondiale.
Même si cette chanson fut récupérée par l’URSS, elle garde sa
coloration libertaire.

« Il n’est pas de
sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,
Décrétons le salut commun. »

sauveurs suprêmes,Ni Dieu, ni César, ni Tribun,Producteurs
sauvons-nous nous-mêmes,Décrétons le salut commun."">
C
omme
quoi, on peut être en goguette et soucieux du bien être de ses
semblables. Ces goguettes qui ont prospéré en France jusqu’au début
des années 1900 et qui portaient le nom de
Gais
pipeaux
,
Lice
chansonnière
,
Les
bergers de Syracuse
,
ou la
Muse
rouge
ont
généré de nombreux « chefs- d’oeuvres » c’est ainsi
que l’on doit au goguettier Lillois  Alexandre Desrousseaux le fameux
« p’tit Quinquin ».

Ici une représentation d’une soirée à la Lice chansonnière par Daumier.

Ah, la belle époque, où les estaminets vous accueillaient jusqu’à pas d’heure et ou il vous était loisible de chanter, fumer et boire tout votre saoul en bonne compagnie.

Tiens, j’aperçois un Clynelish qui me tend les bras, la distillerie capte son eau dans le torrent Clynemilton Burn et la maturation en fûts de chêne ne dure pas moins de quatorze ans. Le temps de m’en bourrer une petite et je vous poste ça. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.