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Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la libre pensée et du pili-pili réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 18 octobre 2013, 27è jour de Vendémiaire dédié au piment. Vous êtes encore devant votre ordinateur, Valls est toujours socialiste et sa petite entreprise ne connait pas la crise…

Le 18 octobre 1844, naissance d’Amilcare CIPRIANI à Rimini, Italie. Révolutionnaire Garibaldien, internationaliste, communard, puis anarchiste et socialiste. A 15 ans il s’engage dans l’armée, puis déserte pour rejoindre les troupes de Garibaldi. Fait prisonnier, il s’évade et rejoint la Grèce où il prend part aux insurrections contre la monarchie. Expulsé, il part en Egypte puis à Londres où il participe à la fondation de « l’Internationale ».
En 1865, il va défendre l’Italie en guerre contre l’Autriche, puis il combat en Crête où il devient l’ami de Gustave Flourens. De retour à cipriani_aAlexandrie, il est blessé dans un attentat. il rejoint alors Londres.
En 1870, il est à Paris et il participe à la guerre contre les allemands. Apprenant que Flourens est à la prison de Mazas, il prend la tête d’un commando et le fait libérer.
Le 18 mars 1871, aux premiers rangs parmi les communards, on le nomme chef d’État major. Le 3 avril, effectuant une marche sur Versailles, il est blessé et arrêté. Condamné à mort, il sera finalement déporté en Nouvelle Calédonie et ne rentrera en France qu’à l’amnistie de 1880. Expulsé, il passe en Suisse, puis en Italie, où il est arrêté le 31 janvier 1881 pour « conspirations », et condamné à 20 ans de bagne. Une campagne pour le faire libérer (en l’élisant député) n’aboutira qu’en 1888.
Retour en France où il collabore à la presse anarchiste : Le plébéien, etc. En 1897, il part en Grèce se battre contre les Turcs (il y sera blessé). Le 30 juillet 1898, en Italie, on le condamnera à nouveau, avec cinq anarchistes, à 3 ans de prison. En France, il militera ensuite au sein du mouvement socialiste révolutionnaire. Il meurt à Paris le 2 mai 1918. Sources

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Eugène VARLIN…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la propédeutique et du café-calva réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 28 65062789_pmai 2013, neuvième jour de Prairial dédié au Serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet, c’est bon pour tout: en infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches… Ce proche cousin du thym est une vraie panacée? C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale.

Le 28 mai 1871 marque, au rouge, la fin de la Commune de Paris. Toute la 53539711_psemaine, les Versaillais ont assiègé les fédérés, les derniers tomberont au cimetière du père Lachaise. Les hommes de Thiers vont s’acharner sur les communards. Arrestations, exécutions sommaires, déportation, emprisonnement… Cet épisode de l’histoire, qui n’a pourtant duré que 70 jours, a marqué à jamais l’épopée du peuple parisien. Séparation de l’église et de l’Etat, respect des immigrants, droits des travailleurs, égalité des sexes et autres avancées sociales. Et puis, des milliers, sans doute des dizaines de milliers de morts. Parmi eux, Eugène VARLIN.

Le 5 octobre 1839, naissance d’Eugène VARLIN à Claye Souilly, près de Paris. Relieur, militant ouvrier, internationaliste, communard et libertaire. En 1865, il participe à la fondation d’une société d’épargne et de crédit mutuel des ouvrierstil21_luce_001z relieurs. A la création de « l’A.I.T » (l’Internationale), il adhère à l’organisation et devient un des secrétaires du bureau parisien. Il sera délégué au congrès de l’A.I.T à Genève en 1868, et de Bâle en 1869. Il s’y prononce pour l’égalité des sexes ou encore pour « la collectivisation de la terre par les communes solidarisées ». Il est aussi, en 1868, à l’origine de coopératives de consommation. Lorsque la répression s’abattra sur l’A.I.T, Varlin sera condamné une première fois à 3 mois de prison, puis contraint de s’exiler en Belgique pour se soustraire à une nouvelle condamnation en 1870. Il rentre en France à la chute de l’empire, devient le commandant d’un bataillon de la garde nationale, participe aux élections du 8 février 1871 puis, à partir du 18 mars, jour de l’insurrection, il fait partie du Comité central de la garde nationale.  En illustration, l’assassinat d’Eugène Varlin par Maximilien Luce.

Le 26 mars, il est élu membre de la Commune de Paris. Il participe aux derniers DownloadedFile-1combats de la semaine sanglante. Arrêté le 28 mai 1871, il est roué de coups, puis fusillé par les Versaillais, après avoir crié « Vive la République vive la Commune ». C’est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l’exploitation, de l’agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage, la Patrie, ses malheurs et ses désastres. Eugène Varlin, pendant la commune. Relisez le cri du peuple cette magnifique bande dessinée de Tardi d’après le roman de Vautrin.

Allez, soyez remercié d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LE TEMPS DES CERISES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la butte Montmartre et de la chakchouka réunies, bonjour !

Nous sommes le samedi 23 février 2013 correspondant au 5è jour de ventôse qui était généralement dédié au bouc, ce qui bien évidemment n’a rien à voir avec ce qui suit.

Je voudrais dédié ce billet à un auteur et militant dont la plupart des oeuvres ont été oubliées à l’exception de quelques chansons emblématiques comme le temps des cerises ou la semaine sanglante. J’ai déjà eu l’occasion d’ évoquer ici Jeanbaptiste Clément*, ce révolutionnaire , anarchiste, syndicaliste et Franc-maçon mais, l’art de la pédagogie c’est la répétition, n’est-il pas ? *oui, son prénom s’écrit sans trait d’union… Ecoutons Francesca Solleville interpréter La semaine sanglante, chanson d’une actualité déconcertante.

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Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jeanbaptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). Communard et auteur de la célèbre chanson « Le Temps des Cerises ». Avant 62102891_p1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets « Les Carmagnoles », « 89″, etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu’après l’amnistie de 1879. Il devient socialiste (nobody perfect), et s’engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc. Le « Temps des Cerises » fut écrit en 1866. Mais c’est en 1885 qu’il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris.

« Quand nous chanterons le temps des cerises

Et gai rossignol et merle moqueur                          62103098_p

Seront tous en fête.

Les belles auront la folie en tête

Et les amoureux, du soleil au coeur!

Quand nous chanterons le temps des cerises

Sifflera bien mieux le merle moqueur! (…) »

Dans quelques années, un poète arabe, dédiera à une jeune infirmière du croissant rouge, une complainte intitulée « le temps du Jasmin », souvenir de ces journées qui firent basculer les régimes de Ben Ali, de Moubarak, de Kadhafi, de… En attendant ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Encore un grand bonhomme…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’insurrection et du Fernet branca réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 11 juin, 23è jour de Prairial dédié au Chèvrefeuille.

Après avoir évoqué samedi les rapports de Barbara avec la ville de Nantes, voici quelques mots sur un célèbre Communard qui lui aussi a longtemps fréquenté Nantes.

Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay Haute Loire. Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain.Très tôt révolté, il prend part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes où il est renvoyé du lycée. En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’État en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père qui ne partage pas ses idées, le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. à droite: son portrait réalisé par Nadar. Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit. Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire », dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé, « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune. Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge », appel à l’insurrection, c’est tout naturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante » puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édités sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Encore un sacré bonhomme. J’ai franchement l’impression que le moule est cassé et qu’il s’agit d’une espèce en voie de disparition. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le banquet des affamés…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’histoire en marche et du café-croissants réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 08 juin, jour de la saint Médard… Comme disait mon aïeule, qui savait de quoi elle causait: S’il pleut à la saint Médard, on est dans le coltar !

Dans notre calendrier républicain, c’est le 20 de Prairial dédié à la fourche. Le 20 Prairial de l’an II voit l’apparition du culte de l’être suprême, une des fantaisies qu’affectionnait Robespierre. Ce dernier, déiste, avait vivement attaqué les tendances athées et la politique de déchristianisation des ultra-révolutionnaires, qui avaient institué le culte de la Raison fin 1793. Il leur opposa une religion naturelle – reconnaissance de l’existence de l’Être suprême et de l’immortalité de l’âme – et un culte rationnel (institution des fêtes consacrées aux vertus civiques) dont le but était, selon lui, « de développer le civisme et la morale républicaine ». Tiens, à propos de républicains, voici une idée de lecture pour vos vacances à venir: Le banquet des affamés de Didier Daeninckx chez Gallimard. Il fallait bien tout le talent de cet auteur pour nous remettre en mémoire la vie mouvementée de Maxime Lisbonne, héros de la Commune.

Maxime LISBONNE est né à Paris, le 24 mars 1839, il aura un sacré parcours. Il s’engage très jeune dans la vie militaire, et dès le 7 mai 1854, il embarque comme mousse sur la Belle Poule et participe ainsi à la campagne de Crimée. Maxime Lisbonne fait la campagne en Italie et en Syrie. Envoyé aux compagnies de discipline, il fut gracié pour s’être signalé pendant l’incendie de l’hôpital d’Orléansville.

Pendant le siège de Paris, il se range du côté des Fédérés, et joue un rôle très actif dans la défense de la capitale. Il prend part à plusieurs combats (Arcueil, Buzenval). Capitaine au 24ème bataillon de la garde nationale, lieutenant dans un régiment de marche, il prit une part active à la journée du 18 mars 1871, s’empara de la caserne des Minimes et fut nommé le 1er mai 1871 Lieutenant-colonel par la Commune.

 Louise Michel dira de lui : « Quand Lisbonne vint le matin ( à Clamart  ) amenant du monde, il fut à la foi content et furieux, secouant ses cheveux sous les balles qui recommençaient à siffler ainsi qu’il eut chassé  des mouches importunes ». Le 26 mai, il est blessé et arrêté. En décembre 1871, le Conseil de guerre le condamne à la peine de mort, mais un second conseil, en juin 1872, commue sa peine en travail forcé en Nouvelle-Calédonie. Après l’amnistie de 1880, il revient en France, reprend ses activités théâtrales aux Bouffes du Nord. Il se lance dans le journalisme avec L’Ami du peuple où il prône la révolution sociale. Il ouvre différents cabarets, La Taverne du BagneLe Casino des ConciergesLe Ministère des Contributions directes. Il s’y ruine. En juin 1889, un candidat de cinquante ans aux élections législatives à Paris publia un manifeste qui contenait ce passage : « SALTIMBANQUE Je suis ! SALTIMBANQUE Je reste ! Envoyez-moi grossir le nombre de ceux auxquels vous osez donner cette épithète, et vous verrez si j’hésite, en vrai acrobate, à crever le papier du cerceau sur lequel sera écrit : RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE ! » Le texte était signé de Maxime Lisbonne, ancien communard. Il termina sa vie comme débitant de tabac à la Ferté-Alais.

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la satirologie et du pain bénit réunis bonjour !

Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble jusqu’à ce 28 mai, 9è jour de prairial, qui s’enorgueillit d’être dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit…Encore faut-il rappeler que ce dernier n’est pas imputable aux dépenses des pauvres gens mais, en grande partie, aux mauvais, voire aux non-paiements du patronat…

Tout à fait autre chose: Ce 28 mai est jour anniversaire de la triste et funèbre fin de la Commune de Paris. Ce fut dans le sang, les pleurs, la déportation bref, la répression féroce et cruelle comme savent si bien la manier les forces de la réaction. Un siècle et demi plus tard, les méthodes n’ont guère changées…

La semaine sanglante.

Il y a 141 ans, le 28 mai 1871 marquait la fin de ce que l’histoire allait garder en mémoire sous le nom de semaine sanglante. C’était la fin d’une utopie joyeuse, d’un espoir en la capacité des hommes à vivre libres et égaux en droit. C’était la fin de la Commune.

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Aujourd’hui, j’ai une pensée pour tous les indignés de la planète de Madrid à Montréal en passant par Athènes et les pays arabes. Les sbires de Bachar al Assad en Syrie ou les flics de Québec ne connaissent qu’une logique: la répression. Mais je vous le dis, amis lecteurs, ça branle dans le manche !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

A LA BASTILLE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la libre pensée et du coq au vin réunis, bonjour!

Nous sommes le lundi 19 mars 2012, 29è jour de ventôse dédié au Frêne. Hier les troupes du front de gauche de Mélenchon et consort ont rejoué la prise de la Bastille histoire de commémorer les évènements qui allaient rester dans l’histoire sous l’appellation « La Commune de Paris », le 18 mars 1871.

 

Puisque nous sommes en pleine commémoration de la naissance de la Commune de Paris, je souhaitais épingler cet infatigable combattant à notre galerie de portraits. Il est certes moins célèbre que Louise Michel et d’autres protagonistes de cette époque mouvementée mais il a dédié sa vie entière à une certaine idée de la République. Le blog des « Cénobites » se devait de lui rendre hommage.

Le 19 mars 1820, naissance de Charles Ferdinand GAMBON à Bourges. Avocat à 19 ans puis magistrat, d’abord républicain modéré, il devient socialiste révolutionnaire puis anarchiste et pacifiste.Elu du peuple après la révolution de 1848, il est arrêté dès 1849 pour son hostilité au futur empereur, et emprisonné à Belle-Ile en mer, puis en Corse, jusqu’en 1859. (Jean-Yves Mollier lui a consacré un livre « Dans les bagnes de Napoléon III, mémoires de Ferdinand Gambon» aux Presses Universitaires de France en 1983). Par la suite, ne reconnaissant pas l’Empire, il refuse d’acquitter l’impôt. Il adhère à l’Internationale et participe à la fédération des sociétés ouvrières. Le 26 mars 1871, il est élu membre de la Commune de Paris. Désigné à la fonction de procureur, il refuse le poste, trop conscient des méfaits de la justice et de la prison. Il est partisan d’aider au soulèvement des villes de province, dans le but de former une grande fédération des communes. Présent sur les dernières barricades, le 28 mai, il parvient pourtant à échapper aux massacres et se réfugie en Suisse. Il devient propagandiste anarchiste et milite à la Fédération Jurassienne. A son retour en France,en 1880, il prend part au mouvement anarchiste aux côtés de Louise Michel, sans rompre avec les socialistes révolutionnaires il sera même élu député en 1882. Il défendra les anarchistes lyonnais emprisonnés lors du procès de 1883. Il est l’auteur, dans « Le cri du peuple », du célèbre slogan pacifiste « Guerre à la guerre ». Il meurt le 16 septembre 1887.J’ai retrouvé un texte de Eugène Pottier, auteur de chants magnifiques sur la Commune et de « l’Internationale », écrit en 1883 et dédié à Ferdinand Gambon, il s’intitule Abondance.

Toute une mer d’épis ondule et les sillons
Portent à la famine un défi ; l’été brille,
De chauds arômes d’ambre emplissant les rayons ;
Les blés murs, pleins et lourds, attendent la faucille.

Les moineaux, les mulots festinent ; les grillons
Poussent un chœur strident comme un feu qui pétille.
La brute semble croire à ce que nous croyons,
On entend tout chanter l’Abondance en famille.

Du sein de la nourrice, il coule en ce beau jour
Une inondation d’existence et d’amour.
Tout est fécondité, tout pullule et foisonne !

Mais, rentrant au faubourg, mon pied heurte en chemin
Un enfant et sa mère en haillons… morts de faim !
Qu’en dites-vous, blés mûrs, et qui donc vous moissonne?

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

UN ARTISTE POINTILLEUX…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du pointillisme et de l’eau de seltz réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 12 mars de l’an 2012, 22è jour de ventôse dédié au Persil… Demain nous commémorons l’anniversaire d’un peintre anarchiste : Maximilien LUCE. Allez, hop, dans la galerie…

 

Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules LUCE à Paris, (mort à Paris le 7 février 1941).
Peintre, graveur et militant anarchiste.
Enfant, il est témoin de plusieurs faits tragiques de la Commune de Paris. Dès 1881, il fréquente les anarchistes parisiens. Lecteur de « La révolte », il devient l’ami de
Jean Grave. En 1887, Pissaro, Seurat et Signac l’accueillent dans le groupe des néo-impressionnistes. Luce signe alors de nombreux dessins pour les journaux tels que « Le père Peinard », « La Révolte », « L’endehors », « La Feuille » etc. Il est à noter qu’en 1879, le 07 novembre pour être exact, il est incorporé au 48e régiment d’infanterie de ligne à GUINGAMP, au titre du service militaire, mais il peut regagner Paris en mai 1881. A droite, son portrait par Signac.

En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arrêté et jeté en prison. Désigné comme « Anarchiste dangereux » ses dessins sont jugés « inciter le peuple à la révolte »(Procès des 30). Sur la vie carcérale, Luce réalise une série des lithographies, accompagnées d’un texte de Jules Vallès. Libéré, il collabore à la revue « Les temps nouveaux ».
En 1934, il assure la présidence de la Société des artistes indépendants. La même année, il signait une pétition appelant à la lutte antifasciste. Il a laissé de nombreuses toiles ayant pour thème la Commune de Paris comme « la mort de Varlin », (à gauche) Luce donnera plusieurs versions (sept versions répertoriées) de la mort d’Eugène Varlin sur laquelle il s’est longuement documenté par le biais de témoignages d’anciens communards et de lectures historiques.Le choix de cette figure de la Commune n’est pas gratuit. Membre du conseil de la commune, de la commision des substances et directeur général des approvisionnements militaires,
Eugène Varlin (1839-1871) tenta de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo, pendant la semaine sanglante. Il fut arrêté le 28 mai 1871 et aussitôt emmené sous les injures jusqu’à Montmartre avant d’être exécuté rue des Rosiers.

Si le temps ne vous manque pas de trop, vous pouvez visiter la galerie de portraits des cénobites, y’a que du beau monde. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LE TEMPS DES CERISES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de la mémoire retrouvée et du pain perdu réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 04 mars 2012, 14è jour de ventôse dédié au Vélar, encore nommée la fausse giroflée.

Le 18 mars prochain, le Front de gauche appelle à une grande manifestation, joliment intitulée, la prise de la Bastille. Occasion de commémorer l’événement déclencheur de la Commune de Paris :

Le 18 mars 1871 après que Paris ait subi un long et pénible siège de la part de la Prusse de Bismarck, le gouvernement de Thiers décide de capituler et d’enlever les canons de la butte Montmartre afin d’éviter toute insurrection de la part des parisiens; ceux-ci voient en effet la capitulation comme une catastrophe. Cependant la troupe envoyée à Montmartre pour enlever les canons fraternise avec la population. Peuple et soldats se retrouvent unis face à l’abus. Cet événement déclenche l’insurrection parisienne, des généraux sont fusillés, le gouvernement se replie à Versailles. C’est le début de la Commune de Paris. Mouvement de panique:le gouvernement, la police, l’armée, les classes riches, la pègre, abandonnent Paris pour se réfugier à Versailles. Paris est aux mains des travailleurs…Cet épisode de notre histoire se terminera dans le sang au cours de « la semaine sanglante » du 21 au 28 mai : incendie de Paris, exécutions en masse (le gouvernement avouera 17 000 exécutions, les rescapés parleront de 100 000).

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Est-ce que les jeunes qui défileront ce 18 mars 2012 auront en tête que les massacreurs d’alors, Thiers, « le sinistre vieillard », Trochu, « ce crétin militaire », Favre le faussaire, Vinoy le coupe-jarret bonapartiste,Galliffet, « les loups, les cochons et les chiens de la vieille société » sont toujours là, sous d’autres noms. (les citations entre guillemets sont de Karl Marx). Aujourd’hui, les banksters ont mis les nations au pain sec et à l’eau ; ils se dissimulent derrière des noms qui sentent bon les dorures de Bilderberg, les salons de Davos, la soupe du diner du siècle, les comptoirs de Goldman-sachs ; mais qu’on ne s’y trompe pas, ce sont les mêmes. Pouvons nous espérer demain chanter encore « le temps des cerises », pouvons imaginer un instant que « tout ça n’empêche pas Nicolas que la commune n’est pas morte »…

Allez, c’est pas interdit de rêver, portez vous bien et à demain peut-être.

LA COMMUNE N’EST PAS MORTE…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la phylogénétique et du pâté en croûte réunis, bonjour !
Nous sommes le 25 janvier, 6è jour de pluviôse dédié au laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin…

Allez tiens, portrait d’un communard.

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray, né le 24 novembre 1838 à Toulouse et mort le 25 janvier 1901 à Paris, est un animateur littéraire, journaliste républicain socialiste indépendant et conférencier littéraire français.
Il est surtout réputé pour l’enquête qu’il a menée sur l’histoire de la Commune de 1871,  édité en 1876, et immédiatement interdit en France, événement auquel il a participé. On dira de lui qu’il fut le dernier combattant de la Commune. Il recueille ainsi des témoignages auprès de tous les survivants en exil, à Londres, en Suisse. C’est Eléanor MARX, la fille cadette de Karl, éprise de lui lors de son exil à Londres, de 1871 à 1880, qui va ainsi traduire l’histoire de la Commune en anglais.
Socialiste, républicain ; un « en-dehors » qui ne s’engagera ni pour l’Internationale, ni pour aucun autre parti, bien que ses sympathies aillent des Blanquistes anticléricaux, aux anarchistes.
Il est né en 1838, dans une famille basque. Après un voyage en Amérique, il s’installe à Paris en 1860, fondant une sorte d’Université Populaire. Il s’engage contre l’Empire et publie, en 1868, à Auch, le journal « l’Avenir ». Engagement qui lui vaudra de nombreuses condamnations.
A la chute de l’Empire, il est nommé par Gambetta, commissaire de la guerre, à Toulouse. Le 18 mars 1871, il participe à la Commune de Paris, et combat sur les barricades lors de la « semaine sanglante ». Il écrira « Huit journées de mai derrière les barricades », publié fin 1871 à Bruxelles où il trouve refuge, avant de s’exiler en Angleterre. Ce livre au titre prémonitoire a été réédité en 1968.
A l’amnistie de 1880, il rentre à Paris où il continue son combat en créant le journal « La bataille ». Un combat ponctué de condamnations et de duels. Il  sera également « Candidat aux élections législatives de 1885 et 1893 et à plusieurs élections partielles, non pour obtenir un siège, mais pour exprimer ses idées » ; ça vous rappelle quelqu’un ?

1901, suite à une laryngite, le « mousquetaire de la Sociale » meurt à l’âge de 63 ans et sera incinéré au Père-Lachaise  en présence de deux mille personnes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.