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CARPE DIEM…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’ichtyologie et du sandre au beurre blanc réunis, bonjour !

Puisque nous sommes le 14 mai, 25 de floréal, célébrons la carpe puisque les républicains lui ont dédié ce jour.

 

Selon une légende chinoise, les carpes du fleuve jaune, après avoir remonté le fleuve, s’envoleraient vers le ciel en se transformant en dragons. Cette légende serait à l’origine des koi nobori, qui représentent plus généralement la force et la persévérance des carpes qui remontent à contre-courant les rivières et cascades. Koinobori signifiant comme chacun le sait, « banderole de carpe » en japonais, sont des manches à air en forme de carpe Koï hissées au Japon pour célébrer Tango no sekku , évènement traditionnel qui est désormais une fête nationale, le Kodomo no hi (jour des enfants).

Ces bannières sont accrochées le long de perches en bambou, La première et la plus large, magoi, est noire et représente le père ; la deuxième, higoi , est rouge et représente la mère, puis l’on ajoute une carpe pour chaque enfant de la famille. Parfois, on suspend aussi des rubans rouges et blancs ou une manche à air multicolore symbolisant les flots des rivières.

Après Fukushima et avant la prochaine catastrophe, les japonais doivent surtout se dire aujourd’hui, CARPE DIEM en relisant le célèbre poème d’Horace:

Tremble, Leuconoé, de chercher à connaître
L’heure de notre mort; fuis les calculs pervers
De Babylone. À tout il vaut mieux se soumettre
Que Jovis te concède encor d’autres hivers,
Qu’il les borne au présent, dont mugit l’onde étrusque,
Sois sage, emplis ta cave, et d’un si court chemin
Ôte le long espoir. Je parle, et le temps brusque
S’enfuit. Cueille le jour, sans croire au lendemain.

 

Tout à fait autre chose.

 

Rapidement, quelques mots sur un musicien de jazz qui a poussé l’harmonie jusqu’à naître (1897) et mourir (1959) un 14 mai. Prodige musical, né au sein d’une famille créole (la famille serait originaire de Haute-Savoie, et plus précisément de Féternes), il a étudié auprès de Louis dit « Papa » Tio à la Nouvelle-Orléans. Je veux parler de Sidney BECHET .

 

Sacré bonhomme qui se fit connaître en participant au groupe de Duke Ellington mais aussi comme un bagarreur impénitent, expulsé de Grande Bretagne, et de France après avoir passé plusieurs mois en prison à Fresnes, nous sommes en 1928. Il venait de passer plusieurs années dans la revue nègre de Joséphine Baker.

En 1949 il revient s’installer définitivement en France. Il va imposer au monde entier son thème Petite fleur. A la fin de sa vie, en 56, au cours d’une grande tournée en Belgique, il adapte le doudou, cette fameuse musique traditionnelle qui anime les jeux de la non moins fameuse Ducasse de Mons (Belgique), procession rituelle et cérémonie multiséculaire qui est assez déjantée pour vous faire oublier la grande soirée des gras à Douarnenez (Finistère-France). Ma fiancée et moi même ne ratons jamais une occasion de nous arrêter sur la grand’place de Mons pour y savourer une de leurs merveilleuses bières. N’hésitez pas si vous êtes dans le coin, c’est actuellement la foire aux bières sur cette place de Mons.

Bon, je vois que je digresse un maximum, signe qu’il est temps de mettre un terme à ce billet. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.