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Montéhus…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé, PORTRAIT

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Amis du calembour d’origine et du camembert de Normandie réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 31 décembre 2012, onzième jour de Nivôse dédié au Granit. Je voulais terminer cette année en citant un chansonnier disparu de nombreuses mémoires. Connaissez vous Gaston Mardochée Brunswick? Non ! Si je vous dis Montéhus, ça vous aide? Non plus ! Et si je vous dis « la butte rouge »…Ah, vous voyez.

Montéhus est un chansonnier de la belle époque (il n’aurait pas tenu longtemps à France-Val-Inter), on lui doit notamment gloire au 17èmela butte rouge – Montéhus est né peu après la Commune un 9 juillet 1872 (aîné d’une fratrie de 22 enfants), il est mort en décembre 1952. Il publie sa première chanson en 1897 et choisit son pseudonyme plus facile à porter que son nom dans un contexte de fort antisémitisme.

A cette époque, la chanson a une place importante dans la culture populaire. Le temps des cerises, l’internationale, les anarchistes de Chicago, le chant du vote… On les doit à des auteurs comme Pottier, Gaston Couté ou Jean-Baptiste Clément dont je vous parle de temps à autre.

Dans ses chansons, Montéhus s’oppose à la guerre, à l’exploitation capitaliste, à l’hypocrisie religieuse: « au lieu d’imposer l’travailleur qui enrichit l’gouvernement imposez plutôt les noceurs qui gaspillent tant d’argent. ». C’est d’une actualité déconcertante. Il a aussi défendu la cause des femmes de façon remarquable. La grève des mères fut interdite par décision de justice en octobre 1905.

Ce n’est qu’en 1923 qu’il composera la butte rouge qui fait référence à la butte de Bapaume  en Champagne (et non la Butte Montmartre comme peut le laisser croire le premier couplet) , théatre de violents combats sur le front de la Somme. Il est mort en 1952, oublié de tous.

Allez, portez vous bien, Je vous adresse tous mes voeux et à demain l’année prochaine peut-être.

 

POURQUOI N’ALLEZ-VOUS PAS A PARIS ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la révolution tranquille et de la peinture à l’eau réunies, bonjour !

Juillet tire à sa fin, les agités de la seringue arrivent à Paris et du coup, ma fiancée et moi même avons reporté notre visite à la capitale pourtant programmée de longue date. N’y voyez pas une relation de cause à effet mais, mauvais temps, chassé croisé des vacanciers sur les routes, impératifs professionnels, bref, les conditions n’étaient pas réunies pour une ballade des plus tranquilles.

J‘emprunte le titre de ce billet à René-Guy Cadou, vous savez…L’odeur des lys.

Pour compenser, on est allé visiter une table locale qui nous tentait depuis un certain temps: L’hôtel restaurant « La butte » à Plouider. Accueil sympathique, service impeccable et, en entrée une terrine de foie gras fondante après une coupette d’un champagne « maison » (ils ont leur propre cru – veuve Becam), suivi d’un lieu jaune relevé à l’anis étoilé accompagné d’un Rully blanc de chez Jadot. Je passe sur la petite coquille au gingembre avec l’apéro et la mise en bouche du meilleur effet quoique un peu trop axé sur le poivron à mon goût. Une table tout à fait recommandable et qui se trouve à proximité des dunes de Keremma dont je vous ai déjà parlé à propos d’une tentative de phalanstère au début du siècle dernier.
Et puis tiens, puisque j’en parle, voici un conseil de lecture pour l’été: KEREMMA de François Lunel aux éditions Riveneuve.
Roman, poème d’amour, chacun se fera son op
inion. Ca se lit d’une traite et on se laisse prendre par ce tête à tête singulier, corps à corps éperdu entre un homme et une femme dans la solitude des dunes de Keremma.

A Douarnenez, le rassemblement de bateaux a permis de découvrir la mascotte « Poru » ! C’est à n’y pas croire, il s’agit d’un lapin…Quand on sait à quel point la bête est interdite de séjour sur les navires, c’est assez rigolo.
Le clou du spectacle restera sans aucun doute les tentatives pour faire entrer le Bélem dans la ria du Port-Rhu. Et pourquoi pas dans une bouteille pendant qu’on y est…

Pour ce qui me concerne, je préfère de Port-Rhu ce cimetière marin, théâtre de nos jeux d’enfant avant que les rond-de-cuir n’inventent le principe de précaution qui empêche aujourd’hui les gosses de grimper aux arbres.

Allez, vivement l’hiver, portez vous bien et à demain peut-être.

LA BUTTE ROUGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson réaliste et du poireau vinaigrette réunis, bonjour !

Connaissez vous Gaston Mardochée Brunswick? Non ! Si je vous dis Montéhus, ça vous aide? Non plus ! Et si je vous dis « la butte rouge »…Ah, vous voyez.
Montéhus est un chansonnier de la belle époque (il n’aurait pas tenu longtemps à France-Inter), on lui doit notamment gloire au 17èmela butte rouge – Montéhus est né peu après la Commune un 9 juillet 1872, il est mort en 1952. Il publie sa première chanson en 1897 et choisit son pseudonyme plus facile à porter que son nom dans un contexte de fort antisémitisme.
A cette époque, la chanson a une place importante dans la culture populaire. Le temps des cerises, l’internationale, les anarchistes de Chicago, le chant du vote… On les doit à des auteurs comme Pottier, Gaston Couté ou Jean-Baptiste Clément dont je vous parle de temps à autre.
Dans ses chansons, Montéhus s’oppose à la guerre, à l’exploitation capitaliste, à l’hypocrisie religieuse: « au lieu d’imposer l’travailleur qui enrichit l’gouvernement imposez plutôt les noceurs qui gaspillent tant d’argent. »

C‘est d’une actualité déconcertante. Il a aussi défendu la cause des femmes de façon remarquable. La grève des mères fut interdite par décision de justice en octobre 1905.
Ce n’est qu’en 1923 qu’il composera la butte rouge qui fait référence à la butte de Bapaume (et non pas à la Commune), théatre de violents combats sur le front de la Somme. Il est mort en 1952, oublié de tous.

Et bien, il méritait bien une petite place dans notre galerie de portraits. Faudra publier cela un jour pour la culture de nos petits enfants. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.