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Le réveil de la Corse…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de Luke Skywalker et de la piste aux étoiles réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 18 décembre 2015, 28è jour de frimaire dédié à la truffe. En vérité on pourrait croire qu’il s’agit de la saint Georges Lucas à voir les milliers d’adeptes de cette secte étrange, vêtus de déguisements improbables, faire la queue devant les cinémas de quartier pour vénérer les dernier opus de leur grand maître. Le Kupkaréveil de la source, heuuu non, c’est pas ça. Ah, c’est trop ballot, ça m’échappe. Ah oui, La vieille et le féroce; non plus ? C’est trop bête, je vois encore l’affiche, ah oui, Les dindons de la force… Ça va me revenir, La force qui veille, non, L’union fait la force, Le réveil de la Corse; bof, à la vérité cela n’a guère d’importance. Et puisque Noël n’est plus très loin, voyez ci-dessus en cadeau de fin d’année ce magnifique croquis de KUPKA, peintre Tchèque né en Bohème, intitulé « La vérité ». Il est dédié à Malato, écrivain anarchiste qui accompagna Louise Michel en Nouvelle Calédonie. KUPKA est considéré comme un des pères de l’abstraction avec Kandinsky et Mondrian. Bien qu’antimilitariste, il a participé à la grande boucherie de 14/18, a fini capitaine et a même reçu la légion d’honneur. Ce qui n’enlève rien à son talent.

Allez tiens, histoire de respecter la parité, en mémoire d’une militante pour l’égalité des sexes avant l’heure. Le 18 décembre 1922, mort de Nelly ROUSSEL, née le 5 janvier 1878. Qui se souvient de cette femme, Libre penseuse, anarchiste, féministe? Elle fut la compagne du sculpteur Henri Godet libre penseur et Franc-Maçon. Elle même suivra les traces de Maria Deraismes (qui créa « Le droit humain ») et nellyroussel05-179x300Madeleine Pelletier ou Louise Michel en fréquentant « La Grande Loge Symbolique Ecossaise ». Elle milita avec Paul Robin à la diffusion des idées néo-malthusiennes, contre l’idéologie nataliste du pouvoir et la loi de 1920 qui réprimait la contraception et sa propagande. Oratrice de talent, elle donnait des conférences, à travers la France, exaltant la maternité consciente, pourfendant le machisme des hommes (militants compris). Elle réclamait l’indépendance complète pour les femmes, fondée sur de nouveaux rapports entre les sexes. l’une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l’avortement.

Voilà pour ce jour. Attendez une seconde, ça ne serait pas Le dégel de l’amorce ? Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

L’Assiette au Beurre…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la métempsychose et du caramel au beurre salé réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 04 avril 2015, quinzième jour de Germinal dédié à l’abeille.

Le 04 avril 1901 paraissait le premier numéro de L’assiette au Beurre. Dès son apparition, L’Assiette au Beurre se distingue de la plupart des autres feuilles humoristiques françaises par sa composition inédite : chaque numéro comprend majoritairement dessins et caricatures en bi ou trichromie et pleine (ou double) page (au lieu de quarts de page habituels), avec un minimum de 16 pages illustrées. Régulièrement, un médiocratieartiste se voit confier la réalisation d’un numéro sur un thème précis, ce qui fait de chaque livraison un véritable album. Des numéros spéciaux peuvent aller jusqu’à 48 pages. Son directeur et fondateur, Samuel-Sigismond Schwarz, est un immigrant hongrois naturalisé français et assez fortuné. Il arrive à Paris en 1878 et devient courtier en librairies, se spécialisant dans l’œuvre de Victor Hugo par le biais de Paul Meurice, puis gère Le Frou-frou (où Picasso livre des croquis), Le Tutu, Le Pompon, des magazines assez légers, voire grivois. Installé  rue Sainte-Anne à Paris en tant qu’éditeur de romans paraissant en feuilletons, il lance le premier numéro de L’Assiette au Beurre le 4 avril 1901 qui coûte 25 centimes et qui ne porte pas sur un thème précis.

La première de couverture est illustrée par Steinlen (« Caisse de grève ») et fait sans doute allusion aux mouvements ouvriers de Montceau-les-Mines et à Pierre Waldeck-Rousseau, entre autre ministre de l’Intérieur. Willette signe ensuite une liberté enseignementlettre illustrée qui joue sur l’expression « l’assiette au beurre ». Un dessin de Jean Veber occupe ensuite une double page, suivie par des créations de Charles Léandre, Jossot, Steinlein, Jacques Villon, Charles Huard, Vogel, Jeanniot, Ibels, Kupka, Roubille, et enfin Hermann-Paul. Peu de textes donc, et aucun programme anarchiste franchement avoué : en revanche, le ton est férocement satirique et irrespectueux des institutions et des nantis ; cette tendance ira croissante.

Le niveau des ventes des premiers numéros se situe entre 25 000 et 40 000 exemplaires ; l’éditeur Schwarz se montre donc satisfait, son titre est rentable. En 1902, il enregistre même des ventes approchant les 250 000. En octobre 1903, Schwarz passe la gérance à un certain De Boulay, les affaires semblent 1er maialler de nouveau mal pour lui. La qualité du journal ne baisse cependant pas, ni les ventes. En janvier 1905, l’hebdomadaire est définitivement repris par Joncières, et ce, jusqu’en octobre 1912. Joncières introduit de la publicité et des produits dérivés (cartes postales, almanachs, calendriers) il meurt en août 1920. Georges Anquetil relance L’Assiette au Beurre le 20 novembre 1921 dans une édition mensuelle. D’octobre 1925 à janvier 1927, Le Merle blanc en fait son supplément littéraire. Par la suite, les éditions se font plus rares jusqu’en 1936 où le titre disparaît officiellement, bien qu’entre 1943 et 1944 soient sortis des numéros spéciaux reprenant quelques anciens dessins des années 1910-1912.
Et voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.

La vérité toute nue…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’Hypnérotomachie et de la galette au lait ribot réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 18 décembre 2014, la vérité28è jour de frimaire dédié à la truffe. Et puisque Noël n’est plus très loin, voici en cadeau de fin d’année ce magnifique croquis de KUPKA, peintre Tchèque né en Bohème, intitulé « La vérité ». Il est dédié à Malato, écrivain anarchiste qui accompagna Louise Michel en Nouvelle Calédonie. KUPKA est considéré comme un des pères de l’abstraction avec Kandinsky et Mondrian. Le fait qu’il ait longtemps fréquenté les anarchistes explique peut-être que sa notoriété soit moindre que celle des deux autres.

Au printemps 1896, il arrive à Paris et s’installe dans le quartier de Montmartre, lieu de la bohème artistique où il vit d’abord pauvrement. En 1898, il loue un atelier et commence à travailler comme illustrateur. Il collabore à la célèbre revue satirique anarchisante « L’Assiette au Beurre » y réalisant kupka_autoportraitplusieurs numéros, mais aussi aux « Temps Nouveaux » de Jean Grave (qu’il soutiendra également en faisant des dons aux tombolas de 1908 et 1912), à « La Cravache », au « Rire », au « Cri de Paris », ainsi qu’à des revues anarchistes tchèques. De 1904 à 1908, il illustre « L’Homme et la Terre » d’Elisée Reclus, publié de façon posthume entre 1905 et 1908 par Paul Reclus.
En 1904, il s’installe définitivement avec Eugénie Straub à Puteaux, et poursuit des études de physiologie à la Sorbonne, puis de biologie et d’archéologie.

En 1909, il dessine la couverture pour la réédition de la brochure (n° 37) sur Le Salariat de Pierre Kropotkine. Il aurait préparé des illustrations pour « La Grande Révolution » de Argent-Kupka-01Kropotkine, mais le projet ne se réalisa pas et les dessins n’ont pas été retrouvés. En 1909, il était en correspondance avec Francisco Ferrer pour donner des illustrations à une série de brochures de l’école moderne (Escuela Moderna). Vers 1910, il s’oriente vers l’art non figuratif et abstrait. En 1912, il est au Salon d’automne avec des œuvres non-figuratives, puis au Salon des Indépendants où il est exposé avec les peintres cubistes, tout en refusant d’y être assimilé. Il se joint au Groupe de Puteaux ou Groupe de la Section d’Or, regroupant divers artistes comme Marcel Duchamp, Francis Picabia, etc.

En 1913, il publie un recueil de textes « La Création dans les arts plastiques ». A la déclaration de guerre en août 1914, bien qu’antimilitariste et fréquentant le milieu anarchiste, il s’engage comme volontaire et se retrouve sur le front de la Somme. En 1915, gravement malade, il est évacué sur Paris 250px-Assiette-au-beurre-162mais n’en poursuit pas moins son action auprès de la communauté tchèque. Il est de nouveau mobilisé en 1918 et finit la guerre comme capitaine et reçoit la Légion d’honneur. Après-guerre, il reprend sa palette, et participe à diverses expositions. En 1931, il participe à la fondation du mouvement « Abstraction-Création », mais quittera le groupe en 1934. En 1936, il participe à l’exposition « Cubism and Abstract Art » à New York. Entre 1939 à 1945, il vit à Beaugency avec sa compagne Eugénie Straub. Il meurt à Puteaux le 24 juin 1957. Il laisse de nombreuses œuvres, impressionnistes et symbolistes, avant 1910, abstraites après 1910. En 1958, le Musée d’art moderne de Paris organisera une rétrospective posthume. Plus récemment, Le Musée d’Orsay lui a consacré une importante exposition en 2002.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA VERITE SI JE MENS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de l’Hypnérotomachie* et de la galette au lait ribot réunies,
bonjour !


Après
tout
, nous sommes samedi et puisque Noël n’est plus très loin,
voici en cadeau de fin d’année ce magnifique croquis de KUPKA,
peintre Tchèque né en Bohème,
intitulé « La vérité ». Il est dédié à Malato,
écrivain anarchiste qui accompagna Louise Michel en Nouvelle
Calédonie.

KUPKA
est considéré comme un des pères de l’abstraction avec Kandinsky
et Mondrian.

Le fait qu’il ait longtemps fréquenté les anarchistes
explique peut-être que sa notoriété soit moindre que celle des
deux autres.

Il est mort en France, à Puteaux, en 1957 et c’est en
France qu’il a vécu une grande partie de sa vie. Bien qu’antimilitariste, il a participé à la grande boucherie de 14/18, a fini capitaine et a même reçu la légion d’honneur. Ce qui n’enlève rien à son talent.

*Dès que vous aurez quelques années devant vous, lancez vous dans la lecture de: « Hypnérotomachie ou le songe de Poliphile« 





Ca c’est un autre petit cadeau signé « Paris-Paname » groupe de jazz manouche et chansons swings animé par Gilles Cunin. A déguster sans modération, je sais que vous allez aimer.

Le froid  est là et à Keramoal, les mésanges ont pris leur quartier d’hiver. Il faut préciser que dans la pure tradition d’asile des cénobites, on leur assure le gite et le couvert. Pour autant, ça se bouscule au portillon et les rouge-gorges, moineaux et bergeronnettes aimeraient être du festin.

De temps à autre, un gros merle moqueur vient semer la zizanie dans la file d’attente. Allez savoir pourquoi, les lapins semblent avoir désertés le secteur, les enfoirés les chasseurs ont peut-être nettoyé les alentours. Tout cela ne semble pas perturber le quotidien des taupes qui ont décidé une fois pour toutes qu’elles auraient le dernier mot.

Allez, je vous abandonne, j’ai un long trajet à faire pour rejoindre le home de la « Giennoise » qui a eu la bonne idée de nous inviter ma fiancée et moi à quelques agapes d’avant Noël. Portez vous bien et à demain peut-être.