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Chaman où es tu ?

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la phytothérapie et du haddock à la crème réunis, bonjour !Nous sommes le Lundi 19 Février 2018 et, si l’on en croit le calendrier républicain, nous sommes le 1er jour de ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une LE-TUSSILAGE-EN-FLEURSdes plus ancienne utilisée dans la médecine traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques. Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait irrésistiblement penser Koropokkuruaux facéties de nos korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à droite sur la photo) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au nord du Japon et à l’extrême est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler des Tkamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

https://youtu.be/VW_Kyy54UnU

On se croirait dans les monts d’Arrée où se sont retiré nos korrigans à nous.(quand on vous dit que toutes les civilisations se valent). Petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois korrigan(grand elfologue devant l’éternel) les décrit comme des nains cornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat. Mon aïeule m’a raconté qu’autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à sa porte. Aujourd’hui les humains ne savent plus où réside le petit peuple. Quoique…Si vous passez du côté de Plaudren (dans le Morbihan), auprès du petit bourg de Locqueltas, il est une lande appelée Motenn-Dervenn mais… Je ne peux en dire davantage.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Oh Chaman où es-tu ?

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la Normandie et de Jean Gabin réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 19 février 2016 et, si l’on en croit le calendrier républicain, nous sommes le 1er jour de Ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une des plus ancienne utilisée dans la médecine 220px-Ventose-150x150traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule Classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques.

Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait irrésistiblement penser aux facéties de nos 220px-Koro-pok-guru_photo_01korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à gauche sur la photo) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au nord du Japon et à l’extrême est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler des kamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

On se croirait dans les monts d’Arrée où se sont retiré nos korrigans à nous. (quand on vous dit que toutes les civilisations se valent). Petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois (grand elfologue goblindevant l’éternel) les décrit comme des nains cornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat. Mon aïeule m’a raconté qu’autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à sa porte. Celui-ci sur la photo de droite est un Teuz, sorte de génie domestique chargé de veiller sur la maisonnée; chez nous son effigie trône fièrement sur la cheminée et, il est hors de question de ne point le saluer en entrant dans la maison…

Aujourd’hui les humains ne savent plus où réside le petit peuple. Quoique… Si vous passez du côté de Plaudren (dans le Morbihan), auprès du petit bourg de Locqueltas, il est une lande appelée Motenn-Dervenn. Suivez le chemin de terre au Sud-est jusqu’à… Je ne peux en dire davantage. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LE PETIT PEUPLE…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la phytothérapie et du haddock à la crème réunis, bonjour !

Si l’on en croit le calendrier républicain, nous sommes le 1er jour de ventôse dédié au tussilage. Cette plante qui fait penser un peu au pissenlit est une des plus ancienne utilisée dans la médecine traditionnelle. Elle est particulièrement réputée pour ses propriétés antitussives d’où son nom, tussilage. Les chinois l’utilisaient déjà sous la dynastie des Han pour lutter contre l’asthme. On en parle dans un ouvrage qui s’intitule classique de la matière médicale du laboureur céleste et qui sert encore de référence aux médecins traditionnels asiatiques. Pline l’ancien lui même en recommandait l’usage sous forme d’inhalation pour chasser la toux. Et comment ne pas relever cette anecdote amusante qui fait irrésistiblement penser aux facéties de nos korriganed bretons: Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue aïnoue – à gauche sur la photo) sont des « lutins » de la mythologie Aïnoue, population aborigène vivant au nord du Japon et à l’extrême est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d’un pied d’enfant, ces « lutins » sont à proprement parler deskamuys (« esprits » en langue Aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

On se croirait dans les monts d’Arrée où se sont retiré nos korrigans à nous.(quand on vous dit que toutes les civilisations se valent). Petits, noirs et velus, coiffés de chapeaux plats avec des rubans de velours, les filles étant coiffées de bonnets violets. Pierre Dubois (grand elfologue devant l’éternel) les décrit comme des nains cornus hauts d’une à deux coudées, aux pieds de boucs, aux sabots de fer et aux griffes de chat. Mon aïeule m’a raconté qu’autrefois, lorsqu’on avait perdu quelque chose, il suffisait de se rendre à leur résidence au commencement de la nuit, et de dire: ” Poulpican, j’ai perdu tel ou tel objet.” Le lendemain on le retrouvait à sa porte.

Aujourd’hui les humains ne savent plus où réside le petit peuple. Quoique…Si vous passez du côté de Plaudren (dans le Morbihan), auprès du petit bourg de Locqueltas, il est une lande appelée Motenn-Dervenn mais…Je ne peux en dire davantage.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.