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Tout sur le sept…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de l’écologie et du point de croix réunis, bonjour !

Nous voici le lundi 18 juin 2012, lendemain de vote pour ces législatives censées donner à Fanch les moyens de sa politique.  En vérité, c’est le 30è et dernier jour de Prairial consacré au chariot (avec un seul « r ») cela fait partie des mystères de la langue française… S’il se trouve parmi vous un prof de français, qu’il m’explique pourquoi on met un seul « r » à chariot et deux à carriole, charrette, charrue et carrosse, je suis preneur. Le chariot est le septième arcane majeur du tarot. Il symbolise la réussite, la victoire, le but atteint. Dans la kabbale il est le zain, chiffre sept, et exprime hiéroglyphiquement la flèche. C’est le signe de la main mise de l’homme sur son destin. Le char du Triomphe qui caractérise le hiéroglyphe de cette lame dans le livre de Thoth, indique qu’il échappera aux lois de causalité du destin si le conducteur parvient constamment à dominer les deux sphinx de polarités magnétiques différentes que sont Jakin et Boas. En termes profanes : choisis ton camp camarade… Par chez nous on n’est pas chiche et du coup, en breton, on en met deux à Karrig.

Mon aïeule, dont je vous parle si souvent avec de l’émotion dans le clavier et qui avait le don inné de la pédagogie active avait toujours sous la main une histoire de l’Ankou et de son chariot.. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la  lueur vacillante de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir. Il est vrai qu’à cette époque là, on craignait davantage les manifestations surnaturelles que celles de la nature. Je ne sais si les proches de Thierry Roland ont entendu les sinistres et annonciateurs grincements de karrig an ankou mais ce qui est remarquable c’est que, le temps de monter dans la charrette et ce beauf xénophobe est devenu d’un seul coup un sacré brave type à qui tout le monde veut rendre hommage… Comme le dit si bien Georges Brassens dans « Le temps passé »:                                                                                                         Il est toujours joli, le temps passé
Un’ fois qu’ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés
Les morts sont tous des braves types.

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Allez, voilà pour ce lundi de juin qui entérine (de lapin) une majorité constituée d’une gôche plan-plan qui ne devrait guère effrayer les banksters. Néanmoins, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

KARRIG AN ANKOU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’écologie et du point de croix réunis, bonjour !


Nous voici le 18 juin, mais rassurez vous, je ne vais pas en remettre une couche sur l’appel du grand Charles. En vérité, c’est le dernier jour de Prairial consacré au chariot (avec un seul « r ») cela fait partie des mystères de la langue française… D’ailleurs, le Conseil Supérieur de la langue française, recommande l’orthographe charriot avec deux « r ». En effet, pourquoi en mettre deux à carrosse, charrue, charrette, carriole et un seul à chariot ?  D’ailleurs en Breton, on en met deux à Karrig.

Mon aïeule, dont je vous ai si souvent parlé, avait le don inné de la pédagogie active. C’est toujours tard le soir, lorsqu’il faisait bien noir, que l’orage grondait et que la faible lueur de la lampe Pigeon annonçait sa fin prochaine (de la lampe, pas de l’aïeule), qu’elle décidait de nous parler du chariot de la mort… Karrig an Ankou, c’est le nom que lui ont donné les Bretons. Un squelette des plus affriolants conduit une carriole dont l’essieu grince gravement. Lorsque vous l’entendez c’est qu’un proche va mourir.

Il est vrai qu’à cette époque là, on craignait davantage les manifestations surnaturelles que celles de la nature. L’urbanisation outrancière n’avait pas encore jeté les rivières hors de leurs lits et le bétonnage excessif et les constructions en zone inondables n’avaient pas encore produit les catastrophes que nous connaissons aujourd’hui. Après la Vendée et le drame de l’Aiguillon sur mer, c’est au tour du Sud-Est de payer son écot à la cupidité des promoteurs et à leurs alliés objectifs, ceux qui signent les permis de construire.

Mais voilà, nos contemporains ont les esgourdes ensablées et surtout, rebattues par le vrombissement des Vuvuzelas et ils n’ont pas entendu assez tôt le crissement alarmant de la charrette de l’Ankou.

Aujourd’hui, c’est le jour anniversaire de la disparition de René Dumont (18 juin 2001), lui qui fut parmi les premiers à prêcher dans le désert et qui fut aussi le premier candidat écologiste à une élection présidentielle (1974) dénonçait déjà à cette époque là, les dangers de l’urbanisation à outrance et de l’agriculture productiviste. Cet altermondialiste avant l’heure publiait dès 1973 « L’utopie ou la mort«   au Seuil, livre dans lequel il nous mettait en garde… Selon Dumont, les hommes ont trop voulu dominer la nature au lieu de chercher à s’associer à elle! Son livre, énonce les principaux travers du capitalisme « triomphant »:
Les firmes multinationales ( en diversifiant leurs activités ) et les conglomérats qui détiennent une part croissante des pouvoirs économiques…Tous ceux qui « font la pluie et le beau temps » (au propre comme au figuré) sur la planète, sans se soucier des personnes et de l’éthique! Dumont dénonce ces minorités de privilégiés qui détiennent le pouvoir tant dans les pays riches que dans les pays pauvres; ceux là dont le premier souci n’est pas le sous-emploi et la pauvreté mais leur maintien au pouvoir par tous les moyens!

Et bien voilà pour cette petite réflexion sur l’état du monde. Allez, le bonjour vous va, portez vous bien et à demain peut-être.