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Quand viendra t-elle ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du Viandox réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 22 janvier 2016, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement fragondes vaisseaux sanguins. On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie).
Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais. Ainsi il a été vu à la vente aux marché des Lices (à Rennes) durant la dernière guerre, vendu roulé en boule et servant  à récurer le matériel de cuisine allant au feu de cheminée, les pointes des feuilles faisant office de grattoir. Un ancien couvreur se rappelle s’en être servi de hérisson pour ramoner: il s’agissait alors de lier tête-bêche de nombreuses tiges par le milieu pour fabriquer ce « hérisson ». En  Gallo, j’ai entendu Jaosé et René (humoristes locaux) parler de  « hayen » mais, je ne suis pas sûr de la  prononciation. Merci aux « gallophones » de laisser un commentaire.

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode 200px-SergeantGardeNationaleMobilisee-111x300peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. Une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). La foule rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville est clairsemée mais, vers 15 heures, des Gardes nationaux arrivent sur la place. Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par Le Bouëdec dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre chateau de Trévarez dans le Finistère) installés dans l’hôtel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. Ecoutez cette complainte d’Eugène Pottier interprétée par Mouloudji.

C‘est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les trochuprussiens mais contre les travailleurs parisiens. On relève cinq morts et quelques dizaines de blessés chez les manifestants. Le soir, la manifestation a échoué. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU. ici caricaturé par Faustin Betbeder en compagnie de Napoléon III. Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. »  Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

De Louise Michel à Aristide Briand…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la bande dessinée et de la bande à Siné réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 09 décembre 2014, 19è jour de Frimaire dédié à la Sabine (la sabine de bain comme disait l’autre). Je ne pouvais pas laisser passer cette date du 09 décembre sans rappeler ce jour de 1905 où fut adoptée la loi dite de séparation des églises et de l’État. Triste année en même temps qui vit le décès de  Louise MICHEL, Élisée RECLUS, Jules VERNE, José Maria de HEREDIA,
Alphonse ALLAIS.
Elle fut votée le 9 décembre 1905 mais elle était déjà dans l’air du temps. En effet, dès 1871, la Commune  déclare la séparation de l’Église et de l’État. Les classes populaires parisiennes sont en effet assez hostiles au catholicisme, très 500px-Almanach_1905lié au régime impérial et aux conservateurs. Une nouvelle constitution provisoire est rédigée en 1871. Puis Mac Mahon remplace Thiers à la présidence. C’est un légitimiste qui ne fait pas vraiment avancer la cause de la République et reprend des mesures bienveillantes envers l’Église catholique.

En 1875 une nouvelle constitution est rédigée, instaurant la République en douceur. Mac Mahon démissionne en 1879 et est remplacé par Jules Grevy (qui nomme Jules Ferry comme ministre de l’Instruction Publique, et Charles de Freycinet comme président du conseil). Jules Grevy et ses ministres Assiette au Beurre 001appliquent le Concordat cette fois dans le sens d’un plus grand contrôle de l’Église. Freycinet fait dissoudre de nombreuses associations, baisse régulièrement le budget des cultes, fait intervenir l’État pour choisir les évêques, fait soumettre tout nouveau texte à l’approbation de l’État, supprime les aumôneries militaires qui viennent d’être créées, soumet les clercs au service militaire, et retire les clercs (et membres des autres religions) des conseils de l’enseignement public. La loi Naquet autorise le divorce pour cause d’adultère. Les cimetières deviennent des lieux civils, et non plus spécifiquement chrétiens.

Après le renversement de Jules Ferry en 1883, cependant, les choses se tassent, et l’anticléricalisme perd de la vigueur. Rappelons que jusqu’à la révolution de 1789, l’enseignement FMprimaire est pris en charge par l’Église catholique, qui fournit l’instruction à tous les enfants de France… En 1833, la loi Guizot crée les écoles primaires pour les garçons, en maintenant l’enseignement religieux jusqu’ici administré. En 1850, la loi Falloux étend cette éducation aux filles, et maintient la coexistence d’écoles publiques et d’écoles privées ou libres. Cette loi est évidemment controversée, tant par les catholiques qui y voient la naissance d’une instruction laïque, que par les révolutionnaires qui y voient le maintien d’une éducation religieuse.

Mais de nombreux décrets et autres lois viendront la modifier les années suivantes. En 1902, Émile Combes (le petit père Combes) est porté au gouvernement par une poussée radicale au terme d’élections qui se sont faites sur le thèmecariloi pour ou contre le fait d’appliquer la loi de 1901 (sur les associations) avec une vigueur accrue. En effet, l’arrivée au pouvoir d’Émile Combes après les élections de 1902 modifie les données du problème. Car il ne cache pas dès son investiture sa volonté de mener une politique « énergique de laïcité ». N’oublions pas néanmoins, que c’est à un homme beaucoup plus modéré, Aristide BRIAND, que nous devons la rédaction de la loi et son adoption par l’assemblée. Gageons que cet ancrage dans la laïcité ne se verra pas de sitôt remis en cause et que des exceptions comme celles qui persistent en Alsace seront définitivement abolies.

Voila, j’espère n’avoir pas été trop long mais, l’histoire c’est comme la grippe… Il faut une petite piqûre de rappel de temps en temps. Allez, portez vous le mieux du monde et, à demain peut-être. Ah oui, j’oubliais: A bas les calottes…

Vous avez dit: Jules Ferry…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, HUMEUR

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Amis de l’histoire en marche et de l’apple strudel réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 15 mai 2012 et le nouveau président de la République va, aujourd’hui, 26è jour de Floréal dédié au Fusain, rendre hommage à Jules Ferry… Bonne idée ? Je n’en suis pas certain.

 

Nous sommes le 28 juillet 1885. Alors que l’Assemblée Nationale est écrasée par une forte chaleur, Jules Ferry fait son retour à la tribune. Jusqu’en mars dernier, il était président du conseil et ministre des Affaires étrangères. Aujourd’hui, il va donner un discours sur la colonisation… Il explique que la France s’est bien portée des colonisations précédentes, faites un peu par hasard. Il développe par la suite trois arguments en faveur de la poursuite des colonisations.

Le premier est économique. Selon lui, la fondation d’une colonie, c’est la création d’un débouché. « Les traités de 1860, dit-il, ont transformé et activé la production industrielle en France. L’industrie française ne peut plus se passer d’exportations ; or tandis que les nécessités d’exportations s’imposaient à nous, l’Allemagne s’entourait de barrières, les Etats-Unis se défendaient contre l’immigration des produits d’Europe, partout les traités de commerce devenaient de plus en plus difficiles à négocier et à conclure. » Tiens, tiens…

Le deuxième argument est celui relatif à la liberté des populations concernées. Ses réponses sont stupéfiantes. « Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… » « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures… » « De nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, avec grandeur et honnêteté, de ce devoir supérieur de civilisation. » Les citations sont extraites du compte-rendu des débats paru au journal officiel.

Comme il avait voulu éduquer les enfants français par l’école obligatoire, Jules Ferry voulait éduquer les peuples qu’il considérait comme inférieur par la force. L’opposition faisait remarquer à juste titre que ce que la République proposait, c’était la guerre, la guerre à des gens qui n’avaient rien demandé, et dont on n’était même pas sûrs qu’ils étaient si inférieurs que ça.

Si ce discours de Jules Ferry est resté célèbre, la réponse qui lui fit faite par son ennemi juré Georges Clemenceau deux jours plus tard l’est encore davantage. « Je ne comprends pas que nous n’ayons pas été unanimes ici à nous lever d’un seul bond pour protester violemment contre vos paroles. Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures… Ne parlons pas de droit, de devoir. La conquête que vous préconisez, c’est l’abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires pour s’approprier l’homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n’est pas le droit, c’en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence, l’hypocrisie. »

Tout bien pesé, le bilan politique de Jules Ferry est, à mes yeux, plutôt négatif et le culte dont il est l’objet aujourd’hui ne me semble pas justifié. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

TROCHU, THIERS, FERRY ET LES AUTRES…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la médecine par les plantes et du viandox réunis, bonjour !
Nous sommes le 22 janvier, troisième jour de pluviôse et, je vous le confirme, il pleut. C’est le jour du Fragon dans le calendrier républicain. Plante très commune dans nos sous-bois, on en fait de très jolis bouquets. Le fragon est aussi une plante médicinale appréciée pour son action contre l’inflammation et le rétrécissement des vaisseaux sanguins.
On l’utilise par voie interne mais aussi par voie externe, (contre les varices par exemple et en cosmétologie).
Les jeunes drageons tendres sont comestibles mais bon, je vous laisse faire l’expérience. Certains l’appellent la fragonnette et on l’utilisait autrefois pour fabriquer des balais.

Très franchement, l’actualité n’est guère folichonne : encore des morts en Afghanistan, mais qu’est-ce que l’on fait encore là-bas ?
Les cow-boys du FBI ont lancé un raid contre le site Megaupload et bien sûr, le petit monde d’internet est en émoi. De toute évidence, qu’ils soient du nouveau ou de l’ancien monde, les ceusses qui nous gouvernent veulent absolument réguler le Net. Les atteintes aux droits d’auteur ne sont que l’arbre qui cache la forêt.

Dans l’histoire, la date du 22 janvier 1871, nous renvoie à un épisode peu glorieux pour les bretons. C’est le jour d’un soulèvement populaire parisien pour empêcher le gouvernement de défense nationale de signer la capitulation devant les prussiens. une délégation des manifestants est reçue par Gustave Chaudey, adjoint du maire (Jules Ferry). La foule rassemblée sur la place de l’Hôtel de Ville est clairsemée. Mais, vers 15 heures, des Gardes nationaux arrivent sur la place. Soudain, un coup de feu est tiré par un provocateur. Les Gardes mobiles bretons, commandés par le Bouëdec dont fait partie le lieutenant James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu,(du célèbre chateau de Trévarez) installés dans l’hotel de ville tirent sur la foule qui s’éparpille tandis que des gardes nationaux ripostent. C’est ce jour où Louise Michel prendra pour la première fois les armes. Elle vient de découvrir que ces gens là ne se défendent pas contre les prussiens mais contre les travailleurs parisiens. On relève 5 morts et quelques dizaines de blessés chez les manifestants. Le soir, la manifestation a échoué. Le pouvoir était alors entre les mains du trop célèbre général breton TROCHU.ici caricaturé par Faustin Betbeder en compagnie de Napoléon III. Il fut vite remplacé par THIERS le massacreur des communards. Victor Hugo l’a marqué d’une définition cinglante : « Trochu, participe passé du verbe Trop Choir. » . Deux mois plus tard démarrait la Commune de Paris.
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’ARGENT DE LA VIEILLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’oxymore et du pâté en croûte réunis, bonjour !

Nous sommes le 16 juin, 28è jour de prairial dédié au thym.

Aujourd’hui rendons hommage à un grand petit homme qui était à la batterie ce que Petrucciani était au piano.

Quelques mots à propos de William Henry Webb dit Chick WEBB.

Batteur et chef d’orchestre étatsunien. Bossu et mesurant moins d’un mètre cinquante (1,24 m) Chick Webb se battit toute sa vie contre une tuberculose congénitale de la colonne vertébrale. Il devint ainsi un des batteurs et des chefs d’orchestre les plus compétitifs de l’ère des bigs bands. Benny Goodman emprunta à partir de 1935 quelques-uns de ses plus grands succès.Sur la photo à gauche ce n’est pas henri salvador…

A partir de 1930, il se produisit régulièrement avec son orchestre au Savoy Ballroom de Harlem. C’est notamment dans cet orchestre qu’Ella Fitzgerald fit ses débuts en 1935. la formation s’appela Ella Fitzgerald and Her Famous Band à la mort de Chick Webb en 39, propulsant la chanteuse à la tête de l’orchestre. Le temps de poser la galette sur l’électrophone et je vous fais écouter « LIZA »…

Ca balance juste ce qu’il faut!

Allez, tout à fait autre chose.

Ca swingue aussi chez les riches; regardez les Bettencourt, ils n’arrêtent pas de se chamailler pour quelques malheureux milliards. Cela me rappelle le magnifique film de Comencini « l’argent de la vieille« , en 1972 je crois. Il est question dorénavant de la placer sous curatelle…Parce que elle le vaut bien, certainement !

Pendant ce temps, on se demande comment faire payer ces cochons d’assistés qui sont au RSA, qui boivent l’argent des allocations familiales et qui se vautrent dans l’oisiveté quand ils ne se permettent pas de faire des ménages au black. ces gens là devraient s’inspirer de l’exemple de Luc Ferry. Jules, lui, avait inventé l’école gratuite, quand à Luc il a imaginé la non-école payante…

Allez, vous revenez quand vous voulez, c’est ouvert tous les jours. Portez vous bien et à demain peut-être.